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	<title>Islamisme | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Islamisme | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 16:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Anti-occidentalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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		<category><![CDATA[Sunnites]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une internationale islamiste se dessine — unie non par la foi, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/" title="Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une <em>internationale islamiste</em> se dessine — unie non par la foi, mais par la même idéologie : la revanche contre l’Occident, la délégitimation d’Israël et la reconquête symbolique du monde musulman.</strong><br>Par Faraj Alexandre Rifai.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rivalité ancienne, transformée en convergence idéologique</h2>



<p>Depuis quatorze siècles, le clivage entre sunnisme et chiisme structure le monde musulman.<br>Mais depuis deux décennies, <strong>leurs branches islamistes</strong> ont su contourner ces divergences théologiques pour bâtir une <strong>coopération tactique</strong>, nourrie par un ennemi commun : <strong>l’Occident, Israël et la modernité libérale.</strong></p>



<p>Ce qui se joue n’est pas un rapprochement religieux, mais <strong>une alliance d’intérêts idéologiques.</strong><br>Les islamistes chiites de Téhéran et les islamistes sunnites liés aux Frères musulmans partagent une même vision du monde : celle d’une <strong>civilisation islamique humiliée</strong>, appelée à se redresser par la force, la propagande et la religion politisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas Hamas–Iran : l’exemple le plus frappant</h2>



<p>Le <strong>Hamas</strong>, issu des <strong>Frères musulmans</strong> (courant sunnite), reçoit depuis les années 1990 un soutien constant de l’<strong>Iran chiite</strong> [1]. Cette alliance défie toute logique théologique : d’un côté un mouvement sunnite palestinien, de l’autre un régime chiite théocratique. Mais la convergence idéologique l’emporte sur la divergence doctrinale : <strong>le rejet d’Israël et la haine de l’Occident deviennent le ciment commun.</strong></p>



<p>Téhéran finance, arme et entraîne les milices du Hamas, tandis que le <strong>Hezbollah</strong> — autre acteur chiite — sert de relais stratégique. C’est un exemple typique de <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong>, née d’un même projet de puissance et de revanche. Ce modèle s’étend via des <strong>parrains étatiques</strong>, qui instrumentalisent l’islamisme comme levier géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une internationale islamiste, pas confessionnelle</h2>



<p>Loin d’un dialogue interreligieux, cette alliance est une <strong>entente politique entre deux visions totalisantes.</strong>  Les islamistes chiites y voient un moyen d’étendre leur influence révolutionnaire.<br>Les islamistes sunnites, eux, trouvent en Iran et au Hezbollah des alliés puissants contre Israël et les régimes arabes modérés, mais aussi pour imposer leur charia. </p>



<p>De ce rapprochement découle une <strong>internationale islamiste</strong> qui dépasse les frontières du dogme.<br>Elle s’appuie sur trois piliers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La haine d’Israël</strong>, moteur symbolique ;</li>



<li><strong>Le rejet de l’Occident et de la laïcité</strong> ;</li>



<li><strong>Le rêve d’un ordre islamique mondial.</strong></li>
</ul>



<p>C’est moins une unité religieuse qu’une <strong>solidarité de ressentiment et d’ambition.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du sectarisme à la stratégie</h2>



<p>L’islamisme, qu’il soit chiite ou sunnite, n’est pas une théologie : c’est <strong>une stratégie de conquête politique.</strong> Les divergences historiques s’effacent dès qu’il s’agit d’entrer dans la logique du djihad ou de la propagande. La rhétorique victimaire devient un outil commun : <strong>l’humiliation coloniale, la “résistance” contre l’Occident, la “défense” des musulmans</strong> dans le monde. Ainsi se forge <strong>un récit unifié de la revanche islamiste</strong>, où le discours religieux n’est qu’un prétexte à la mobilisation politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des États : Téhéran, Doha, Ankara</h2>



<p>Cette convergence est encouragée par <strong>trois capitales</strong> qui utilisent l’islamisme comme instrument d’influence :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’Iran</strong>, chef de file chiite, soutient des mouvements sunnites radicaux — <em>Hamas</em>, et de manière tactique les <em>Talibans</em> afghans post-2021 [2] — quand cela sert sa stratégie régionale.</li>



<li><strong>Le Qatar</strong>, allié des Frères musulmans, finance la propagande médiatique (<em>Al Jazeera</em>) et les réseaux d’activistes.</li>



<li><strong>La Turquie d’Erdogan</strong>, héritière de la mouvance frériste, coopère ponctuellement avec Téhéran dans une logique d’opportunisme anti-occidental (ex. : Syrie, lutte contre les Kurdes).</li>
</ul>



<p>Trois agendas, un même levier : <strong>l’islam politique comme outil de puissance et de contestation mondiale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une alliance contre-nature, mais durable… avec des limites</h2>



<p>Cette <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong> n’est pas un signe de paix religieuse, mais de guerre idéologique.  Son unité repose sur <strong>le rejet de l’autre</strong> : Israël, les États-Unis, l’Europe, ou même les régimes arabes modérés. Tant que ces ennemis existeront, la coopération entre islamistes chiites et sunnites perdurera.</p>



<p>Mais cette convergence reste fragile. Dès que l’ennemi commun s’éloigne, les fractures refont surface — au <strong>Yémen</strong> (Houthis chiites vs. sunnites saoudiens), en <strong>Syrie</strong> (conflits entre milices pro-Iran et groupes fréristes), ou en <strong>Irak</strong> (rivalités post-2003). Leur union n’est donc pas fondée sur l’amour de Dieu, mais sur <strong>la haine partagée de la liberté.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>Les islamistes chiites et sunnites ne rêvent pas d’unité religieuse : <strong>ils partagent un projet de domination politique.</strong> L’islamisme est devenu <strong>la langue commune des extrêmes</strong>, unissant des adversaires d’hier autour d’un même combat : <strong>la destruction d’Israël, la diabolisation de l’Occident, et la tentative de régression des sociétés musulmanes</strong> — comme l’illustrent les lois répressives sur les femmes en Iran ou sous les Talibans.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p>[1] <em>Council on Foreign Relations</em>, <em>Iran’s Support for Hamas</em>, 2024.<br>[2] <em>International Crisis Group</em>, <em>Iran and the Taliban</em>, 2023.</p>



<p><a href="https://ashteret.org/2025/10/31/lextremisme-patient-les-multiples-visages-de-la-confrerie-des-freres-musulmans/">Lire aussi sur Ashteret : L’extrémisme patient : les multiples visages de la confrérie des Frères musulmans</a></p>



<p></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:37:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[universités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Loin des projecteurs médiatiques, les monarchies du Golfe construisent leur avenir à travers des réformes en profondeur de l’éducation. En investissant dans les universités internationales, l’innovation pédagogique et la formation des élites locales, elles cherchent <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/" title="Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Loin des projecteurs médiatiques, les monarchies du Golfe construisent leur avenir à travers des réformes en profondeur de l’éducation. En investissant dans les universités internationales, l’innovation pédagogique et la formation des élites locales, elles cherchent à préparer l’après-pétrole : une révolution silencieuse mais décisive, où la connaissance devient la première ressource stratégique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pétrole au savoir : un changement de paradigme</h2>



<p>Pendant des décennies, la prospérité du Golfe reposait sur une économie d’exportation énergétique. Aujourd’hui, l’or noir cède peu à peu la place à une autre richesse : le capital humain.<br>Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite (et le Qatar) ont compris que la compétitivité mondiale dépend désormais de la connaissance, de la recherche et de la créativité.<br>Les campus universitaires internationaux qui fleurissent à Abou Dhabi ou Riyad sont la traduction la plus visible de cette transformation.</p>



<p>À Abou Dhabi, <strong>NYU Abu Dhabi</strong> forme une génération d’étudiants issus de 120 nationalités, tandis que <strong>la Sorbonne Abu Dhabi</strong> incarne la continuité intellectuelle entre la France et le monde arabe. </p>



<p>En Arabie saoudite, le programme <strong>Vision 2030</strong> fait de l’éducation un pilier central de la transition économique, avec des universités réformées comme <strong>KAUST</strong> (King Abdullah University of Science and Technology), orientée vers la recherche et l’innovation appliquée.</p>



<p>Au Qatar, <strong>Education City</strong> regroupe des antennes de <strong>Georgetown, Carnegie Mellon, Northwestern</strong> ou <strong>HEC Paris</strong>, devenues de véritables laboratoires du savoir mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle éducatif en quête d’équilibre</h2>



<p>Mais cette ouverture internationale ne se limite pas à une simple importation de savoirs étrangers.<br>Les États du Golfe tentent d’élaborer un <strong>modèle éducatif hybride</strong>, conciliant identité locale et modernité académique.<br>Les programmes d’enseignement de l’arabe, de la culture islamique et de l’histoire régionale coexistent désormais avec les cursus d’intelligence artificielle, de finance comportementale ou de durabilité.</p>



<p>Cette dualité traduit un enjeu plus profond : comment moderniser sans déraciner ?<br>Les autorités éducatives du Golfe encouragent les réformes de pédagogie active, l’esprit critique et la recherche interdisciplinaire — autant de domaines longtemps négligés au profit du conformisme.<br>La <strong>formation des enseignants</strong>, soutenue par des partenariats avec l’UNESCO et la Banque mondiale, joue un rôle central dans cette mutation silencieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers des programmes scolaires moins idéologiques</h2>



<p>Cette révolution éducative ne se limite pas aux universités : elle commence dès l’école.<br>Depuis 2022, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Arabie saoudite ont amorcé une <strong>réforme sans précédent des programmes scolaires</strong>, effaçant progressivement les contenus idéologiques hérités des décennies passées.<br>Les manuels scolaires ont été réécrits pour <strong>supprimer les passages hostiles à Israël, aux chrétiens ou aux autres courants de l’islam</strong>, et pour introduire des notions de <strong>tolérance religieuse, de coexistence et de citoyenneté mondiale</strong>.</p>



<p>Aux Émirats, ces changements s’inscrivent dans la <em><a href="https://moyen-orient.fr/vision-2071-emirats-arabes-unis/">Vision 2071</a></em> et la <em>Charte de la tolérance</em>, qui font de l’éducation à la paix un pilier de la formation civique.<br>En Arabie saoudite, le ministère de l’<a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Éducation a remplacé les anciens cours d’endoctrinement religieux </a>par des modules sur la pensée critique, l’innovation et l’histoire mondiale.<br>Bahreïn, pionnier discret de cette évolution, a introduit des cours d’“histoire des religions” et de “dialogue interculturel”.</p>



<p>Ces réformes traduisent une volonté claire : <strong>tourner la page de la haine institutionnelle</strong>.<br>Le regard sur Israël, en particulier, change subtilement : les manuels ne présentent plus l’État hébreu comme un “ennemi”, mais comme un pays avec lequel existent désormais des <strong>accords de coopération et de coexistence</strong>.<br>Une transformation culturelle profonde est en cours : <strong>l’éducation devient le lieu où se construit la paix avant la politique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce changement d’approche révèle aussi <strong>deux visions du monde arabe</strong>.</h2>



<p>Les Émirats et Bahreïn se sont affranchis d’un <strong>palestinisme primaire</strong> qui imprégnait les manuels et la rhétorique publique, assumant une approche de paix pragmatique.<br>Leur combat contre l’islamisme s’accompagne d’un recentrage sur la culture, la recherche et les projets éducatifs, piliers du <strong>nouveau Moyen-Orient post-idéologique</strong>.<br>L’Arabie saoudite, elle, avance avec prudence : réformiste sur la forme, mais encore hésitante sur le fond, freinée par ses cercles religieux et son besoin de consensus intérieur — même si son entrée prochaine dans les <strong>Accords d’Abraham</strong> laisse entrevoir un basculement.<br>À l’inverse, le <strong>Qatar</strong> incarne la trajectoire opposée : malgré ses moyens colossaux, il continue d’investir massivement dans les réseaux idéologiques islamistes et dans la sphère du <strong>palestinisme victimaire</strong>, en soutenant le Hamas et ses dérivés médiatiques.<br>Deux visions s’affrontent donc au cœur du monde arabe : <strong>celle de la réconciliation et du savoir</strong>, et <strong>celle de la manipulation religieuse et politique</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éducation comme levier de diplomatie et d’influence</h2>



<p>Derrière la transformation éducative se cache une <strong>stratégie géopolitique</strong>.<br>Les universités internationales sont aussi des instruments de <strong>soft power</strong> : elles attirent des étudiants du monde entier, créent des passerelles avec l’Occident, et contribuent à redorer l’image du Golfe comme centre du savoir.<br>La connaissance devient ainsi un outil de diplomatie d’influence, où les États rivalisent moins par les armes que par les idées.</p>



<p>Pour les Émirats comme pour le Qatar, l’enjeu est clair : se positionner non seulement comme des hubs économiques, mais aussi comme des <strong>capitales intellectuelles régionales</strong>.<br>Dans un Moyen-Orient longtemps perçu à travers le prisme des conflits, cette diplomatie du savoir ouvre un horizon nouveau — celui de la pensée, de la recherche et de la coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : une révolution silencieuse, mais irréversible</h2>



<p>La modernisation éducative du Golfe est peut-être la plus profonde des révolutions arabes du XXIᵉ siècle — celle qui ne fait pas de bruit, mais transforme tout.<br>En investissant massivement dans le savoir, les monarchies du Golfe redessinent leur avenir économique et culturel, et inventent un modèle où la modernité s’enracine dans la tradition.</p>



<p>Cette révolution n’a pas de slogans, pas de révoltes, pas de printemps : elle avance par la connaissance, et elle pourrait bien être la seule à durer.</p>



<p>Lire aussi : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://moyen-orient.fr/vision-2071-emirats-arabes-unis/">Vision 2071 : l’avenir à cent ans des Émirats arabes unis</a></li>



<li><a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Arabie saoudite, l’éducation contre l’extrémisme</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Trump et le Qatar : le pari risqué de la stabilité à Gaza</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/trump-qatar-pari-stabilite-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 08:05:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
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		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Trump parie sur le Qatar pour stabiliser Gaza : un choix risqué et audacieux, entre cynisme stratégique et lucidité géopolitique. En escale à Doha dans la nuit du 26 octobre, Donald Trump a déclaré que <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/trump-qatar-pari-stabilite-gaza/" title="Trump et le Qatar : le pari risqué de la stabilité à Gaza">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Trump parie sur le Qatar pour stabiliser Gaza : un choix risqué et audacieux, entre cynisme stratégique et lucidité géopolitique.</strong></p>



<p>En escale à Doha dans la nuit du 26 octobre, Donald Trump a déclaré que le Qatar pourrait, si nécessaire, envoyer des troupes à Gaza. Par sa simplicité de langage, mais aussi sa manière de bouleverser les codes, le président américain serait-il en train d’essayer une autre méthode — une diplomatie du renversement et du pragmatisme ? Le Qatar, longtemps accusé d’avoir soutenu le Hamas, se retrouverait soudainement promu garant potentiel de la stabilité. Le pari est risqué, voire audacieux : transformer les anciens pyromanes en pompiers de toutes les vertus. <strong>Et si Trump était en train de tenter une manœuvre, malgré la rudesse de son style : associer le Qatar, mais en l’obligeant autrement ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du financement du Hamas à la “stabilisation” de Gaza</h2>



<p>L’idée qu’un pays ayant abrité les dirigeants du Hamas puisse participer à la sécurisation de Gaza aurait paru impensable il y a encore quelques mois. Mais pour Trump, il n’y a pas d’alliés éternels ni d’ennemis structurels — seulement des acteurs utiles à son “entreprise”, comme dans les affaires.<br>Le Qatar possède des leviers financiers, politiques et médiatiques qu’aucun autre pays arabe ne détient sur le Hamas. Plutôt que d’exclure Doha, Trump semble préférer le <strong>piéger dans la responsabilité</strong> : lui confier un rôle qui l’oblige à assumer les conséquences de ses propres compromissions.<br>C’est une manœuvre typiquement trumpienne : <strong>récompenser pour mieux neutraliser, impliquer pour mieux contrôler.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie du recyclage contrôlé</h2>



<p>Ce principe — transformer les anciens pyromanes en pompiers — traverse toute la doctrine Trump depuis 2017. On le retrouve dans sa gestion du monde arabe, mais aussi dans sa vision plus large de l’ordre international : <strong>réutiliser les contradictions au lieu de les effacer.</strong><br>À Gaza, le Qatar ; en Syrie, Ahmed al-Sharaa, ex-djihadiste devenu chef d’État. Deux figures d’un même modèle : celui des acteurs à la sauce islamiste, aujourd’hui réinsérés dans le jeu géopolitique au nom de la stabilité.<br>En Arabie Saoudite, Trump avait dit au nouveau président syrien : « Vous voulez la levée des sanctions et la reconnaissance ? Alors aidez-nous contre le terrorisme et entamez le dialogue avec Israël. »<br>La Syrie est loin d’intégrer les Accords d’Abraham, comme il l’a suggéré, mais on constate que le régime syrien, pourtant islamiste, a aussitôt adopté un nouveau langage : “paix régionale” et négociation avec Israël, sans passer par la case palestinienne. Le changement est plus que notable.<br>C’est Trump qui l’a amorcé, avec un mélange de <strong>fermeté et de bienveillance stratégique</strong>.<br>Trump ne réhabilite pas leurs idéologies ; il domestique leur pouvoir d’influence. L’avenir dira l’efficacité de cette tactique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour du cynisme stratégique</h2>



<p>Cette logique rompt avec la diplomatie occidentale classique, encore prisonnière de son langage moral : droits, démocratie, modération. Trump parle un autre langage — celui du résultat.<br>Pour lui, si le Qatar peut contrôler le Hamas et participer à son désarmement et à la reconstruction, alors son passé n’a plus d’importance.<br>C’est une vision brutale, mais inédite. Toutes les chancelleries européennes reçoivent en grande pompe l’émir du Qatar, sans la moindre exigence ; aucune, même pas Macron, n’a osé ce mélange de <strong>fermeté et de bienveillance</strong>, préférant la complaisance et les remerciements éternels.<br>Trump, lui, veut visiblement oser transformer les faiblesses régionales en <strong>instruments de stabilisation.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pari dangereux, mais peut-être nécessaire</h2>



<p>Associer le Qatar à Gaza revient à miser sur une contradiction : demander au parrain de devenir arbitre. C’est un pari risqué, car Doha reste idéologiquement lié aux mouvances islamistes et entretient une rivalité de fond avec l’Arabie saoudite et les Émirats.<br>Mais c’est aussi un pari peut-être <strong>indispensable</strong>, car aucun autre acteur arabe ne dispose aujourd’hui d’un accès aussi direct aux réseaux politiques, financiers et humanitaires de Gaza.<br>Trump l’a compris : vouloir reconstruire Gaza sans le Qatar reviendrait à construire sans fondations. Le risque est immense, mais l’alternative — le vide — le serait davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réticences israéliennes : prudence ou méfiance stratégique ?</h2>



<p>Du côté israélien, la perspective d’une présence qatarie à Gaza suscite naturellement la méfiance.<br>Pour Jérusalem, Doha reste avant tout l’un des principaux bailleurs du Hamas, un acteur double ayant longtemps financé la guerre sous couvert d’aide humanitaire.<br>Les responsables israéliens redoutent que toute mission militaire ou civile du Qatar ne serve de couverture à une influence prolongée sur le territoire, voire à une résurrection politique du Hamas sous un autre nom.<br>Mais Trump calcule autrement.<br>Il considère que <strong>l’exclusion totale du Qatar est illusoire</strong> : aucune solution durable ne peut émerger à Gaza sans impliquer, d’une manière ou d’une autre, l’État qui a financé, hébergé et influencé les factions islamistes.<br>C’est là tout le paradoxe de son plan : ce que Jérusalem voit comme un risque, Trump le voit comme une <strong>opportunité.</strong><br>Peut-être estime-t-il que la seule manière de neutraliser le Qatar est <strong>de l’obliger à réussir</strong> ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : la stabilité sans vertu, le pari du réel</h2>



<p>Trump ne ramène pas la morale au Moyen-Orient, il ramène <strong>le calcul du réel</strong>.<br>Il ne cherche pas la paix juste, mais la paix possible et réaliste. Sa vision n’est pas celle d’un idéologue, mais d’un stratège businessman :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Mieux vaut un acteur compromis sous contrôle qu’un chaos incontrôlable. »<br>Faire du Qatar un garant de Gaza, c’est un pari dangereux — mais peut-être le seul qu’il reste à tenter.<br>Dans un Moyen-Orient fracturé, où chaque victoire morale a produit un désastre politique, ce pari incarne la brutalité du réel : la stabilité ne se conquiert plus par la vertu, mais par <strong>la fermeté bienveillante.</strong><br>Et Trump, cynique ou clairvoyant, semble l’avoir compris avant les autres : aujourd’hui, la survie de l’ordre passe par ceux qui l’ont autrefois menacé.</p>



<p>Lire aussi :<a href="https://moyen-orient.fr/gaza-trump-pragmatisme-vs-diplomatie-du-spectacle/"> Gaza : quand Trump privilégie l’action à la communication</a></p>
</blockquote>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’une des accusations les plus répandues dans le monde arabe et en Occident : Israël aurait “créé” le Hamas. Un mythe commode, qui dédouane les islamistes de leur responsabilité et transforme les bourreaux en <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/" title="« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire">[...]</a></p>
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<p class="chapo">C’est l’une des accusations les plus répandues dans le monde arabe et en Occident : Israël aurait “créé” le Hamas.<br />
Un mythe commode, qui dédouane les islamistes de leur responsabilité et transforme les bourreaux en victimes.<br />
Les faits racontent une autre histoire — bien plus dérangeante, car elle oblige à regarder en face la nature réelle de ce mouvement.</p>
</header>
<h2>D’où vient cette idée ?</h2>
<p>L’accusation selon laquelle Israël aurait “créé” le Hamas circule depuis des décennies, souvent présentée comme une “vérité cachée”.<br />
Elle s’appuie sur des déclarations ambiguës d’anciens responsables israéliens, comme celles de l’ancien officier <strong>Avner Cohen</strong>, qui a reconnu a posteriori avoir sous-estimé la montée des islamistes face à l’OLP dans les années 1980.</p>
<p>De là à affirmer qu’Israël a “créé” le Hamas, il y a un gouffre.</p>
<p>Ce récit a prospéré dans les milieux pro-Hamas et anti-israéliens, amplifié par des médias comme <em>Al-Jazeera</em> dans les années 1990 ou par des figures publiques, relayant des théories conspirationnistes.<br />
Il a ensuite été repris par une partie de la gauche occidentale en quête d’une cause “anti-impérialiste”.<br />
C’est devenu un argument réflexe : Israël serait responsable de son propre malheur, et les terroristes, les produits de sa politique.</p>
<h2>Ce que les faits montrent</h2>
<p>Le Hamas naît officiellement en <strong>1987</strong>, lors de la première Intifada.<br />
Il s’inscrit dans la mouvance des <strong>Frères musulmans</strong>, active à Gaza depuis les années 1940.<br />
Son fondateur, <strong>Cheikh Ahmed Yassine</strong>, prêche le djihad et la charia et l&rsquo;extermination de l&rsquo;état juif.<br />
Le Hamas s’est formé sur fond de montée de l’islamisme régional, porté par les Frères musulmans —<br />
une dynamique interne à la société palestinienne et indépendante de toute intervention extérieure.</p>
<p>L’idéologie du Hamas est <strong>théologique avant d’être politique</strong> : elle vise la destruction d’Israël, la libération “de toute la Palestine” et l’établissement d’un État islamique.<br />
Sa charte de 1988 parle explicitement d’un “combat contre les Juifs” — pas seulement contre l’occupation.<br />
Aucune archive ni document officiel n’a jamais corroboré l’idée d’un financement ou d’une création délibérée du Hamas par Israël, contrairement à ce que certains prétendent.</p>
<h2>Pourquoi cette confusion persiste</h2>
<p>Ce mythe arrange tout le monde.<br />
Il permet à certains de nier la responsabilité des sociétés arabes dans la montée de l’islamisme,<br />
un phénomène qui dépasse largement le conflit israélo-palestinien.<br />
Il offre à une partie de la gauche occidentale un moyen de soutenir la cause palestinienne tout en évitant d’assumer les crimes du Hamas, comme les attentats suicides ou les tirs de roquettes indiscriminés.<br />
Et il entretient une illusion morale : celle d’un conflit dont Israël serait la cause unique, et non la cible.</p>
<p>Sur le plan psychologique, croire qu’Israël “a créé” le Hamas rassure.<br />
Cela évite d’admettre qu’un mouvement né au cœur du monde arabe puisse prôner la haine, la mort et le martyre.<br />
Par exemple, les prêches enflammés de Cheikh Yassine dans les années 1980, appelant au djihad, reflètent une idéologie ancrée localement, et non importée ou orchestrée de l’extérieur.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<blockquote><p>Non, Israël n’a pas créé le Hamas.<br />
Ce narratif trompeur, en excusant les responsables, empêche un examen de conscience au sein de la société arabe et contre les mouvements islamistes, sur les racines de l’islamisme et les dynamiques du conflit israélo-palestinien.<br />
Démonter ce mythe, c’est ouvrir la voie à une réflexion réaliste qui permet d&rsquo;entrevoir de véritables solutions du conflit israélo-palestinien; où chaque acteur assume ses responsabilités, sans esquiver la violence inhérente à l’idéologie du Hamas.</p></blockquote>
<aside class="encadre">
<h3>Pourquoi cette rubrique ?</h3>
<p>La rubrique <strong>« Idées reçues »</strong> de <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a> démonte les clichés et les récits trompeurs sur la région.<br />
Parce que comprendre le Moyen-Orient, c’est d’abord apprendre à se méfier de tout ce qui paraît évident.</p>
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