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	<title>Iran | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Sun, 24 May 2026 18:55:30 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Iran | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Riyad face aux Accords d’Abraham : l’Arabie saoudite revoit-elle déjà ses calculs ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 18:40:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre condamnation symbolique d’Israël, ambiguïtés sur les Accords d’Abraham et prudence face à une paix israélo-libanaise, l’Arabie saoudite semble réviser sa stratégie régionale après l’affaiblissement de l’Iran. Avant le 7 octobre 2023, tout laissait penser <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-israel/" title="Riyad face aux Accords d’Abraham : l’Arabie saoudite revoit-elle déjà ses calculs ?">[...]</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre condamnation symbolique d’Israël, ambiguïtés sur les Accords d’Abraham et prudence face à une paix israélo-libanaise, l’Arabie saoudite semble réviser sa stratégie régionale après l’affaiblissement de l’Iran.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avant le 7 octobre 2023, tout laissait penser que l’Arabie saoudite se dirigeait progressivement vers une normalisation historique avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les discussions existaient. Les signaux étaient nombreux. Washington poussait fortement en ce sens. Riyad, de son côté, semblait considérer qu’un rapprochement avec Israël pouvait servir ses intérêts stratégiques face à l’Iran tout en consolidant sa relation avec les États-Unis.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Puis le 7 octobre est arrivé, et avec lui, un bouleversement régional majeur. L’attaque du Hamas n’a pas seulement constitué un massacre d’une brutalité inédite. Elle a aussi été une tentative géopolitique de faire exploser le bloc émergent Israël-Golfe construit autour des Accords d’Abraham. De ce point de vue, l’opération a partiellement atteint son objectif.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, l’Arabie saoudite semble hésiter. Car un paradoxe apparaît désormais clairement : plus l’Iran s’affaiblit, moins Riyad semble considérer la normalisation avec Israël comme urgente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des années, la menace iranienne a poussé les monarchies du Golfe à regarder Israël comme un partenaire sécuritaire incontournable. Mais à mesure que Téhéran et ses proxys s’affaiblissent militairement et politiquement, l’Arabie saoudite recommence à penser en termes de leadership régional sunnite, de contrôle du monde arabe et d’équilibre symbolique vis-à-vis de sa propre opinion publique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et dans cette logique, une paix ouverte avec Israël devient plus complexe à assumer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le récent communiqué saoudien condamnant l’ouverture d’une ambassade du Somaliland à Jérusalem est révélateur de cette ambiguïté persistante.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="614" height="1024" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6605-614x1024.jpg" alt="" class="wp-image-3143" style="aspect-ratio:0.5996124482280926;width:199px;height:auto" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6605-614x1024.jpg 614w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6605-180x300.jpg 180w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6605-768x1281.jpg 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/05/IMG_6605.jpg 833w" sizes="(max-width: 614px) 100vw, 614px" /></figure>
</div>


<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, Riyad continue de défendre la ligne traditionnelle arabe sur Jérusalem. Mais politiquement, ce positionnement montre surtout que le royaume n’a jamais totalement rompu avec plusieurs décennies de rhétorique régionale fondée sur le rejet symbolique d’Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit : l’Arabie saoudite veut apparaître comme une puissance pragmatique et moderne sans assumer pleinement la révolution idéologique qu’implique une normalisation ouverte avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette ambiguïté apparaît également dans le dossier libanais. Alors qu’un dialogue direct entre Israël et le Liban aurait pu représenter un tournant historique majeur pour la région, Riyad a adopté une position particulièrement prudente, voire réticente. Encouragée par la diplomatie française d’Emmanuel Macron, l’Arabie saoudite semble avoir préféré encadrer, ralentir ou diluer cette dynamique plutôt que de la soutenir pleinement. Comme si une paix israélo-libanaise directe risquait de rebattre les cartes régionales sans contrôle saoudien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette position est loin d’être anodine. Car elle révèle une contradiction profonde de la stratégie saoudienne actuelle : le royaume veut bénéficier de la protection américaine, contenir l’Iran, moderniser son économie et attirer les investissements occidentaux, tout en continuant à ménager une partie de la rue arabe et certains réflexes idéologiques hérités d’un autre Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riyad veut les bénéfices stratégiques de la normalisation sans toujours vouloir assumer ses conséquences politiques et symboliques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément ce que Donald Trump semble aujourd’hui avoir compris. Le calcul du président américain pourrait paraître opportun s&rsquo;il se confirme : utiliser la question iranienne et la stabilité régionale comme levier pour pousser l’Arabie saoudite vers une nouvelle étape des Accords d’Abraham. En substance : si Riyad veut des garanties sécuritaires américaines et un apaisement temporaire avec l’Iran, alors le royaume devra avancer plus clairement sur le dossier israélien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pari trumpien, s&rsquo;il se confirme, serait risqué, mais potentiellement efficace. Car si une nouvelle dynamique des Accords d’Abraham devait émerger, elle pourrait permettre la constitution d’un véritable axe régional Israël-Golfe capable de traiter collectivement la question iranienne avec le soutien américain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais tout cela repose sur une interrogation fondamentale : l’Arabie saoudite est-elle réellement prête à choisir définitivement son camp stratégique et idéologique ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, rien n’est moins sûr. Le royaume oscille encore entre deux lignes contradictoires :</p>



<p class="wp-block-paragraph">– intégrer pleinement un axe régional pragmatique fondé sur la coopération avec Israël ;</p>



<p class="wp-block-paragraph">– ou continuer à ménager les vieux réflexes anti-israéliens de la région afin de préserver son leadership symbolique dans le monde arabe et musulman sunnite. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Et tant que cette ambiguïté persistera, il faudra rester prudent sur les véritables intentions saoudiennes au Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://moyen-orient.fr/alliance-arabie-saoudite-emirats-arabes-unis/" type="link" id="https://moyen-orient.fr/alliance-arabie-saoudite-emirats-arabes-unis/">Arabie saoudite – Émirats arabes unis : une alliance qui se défait ?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://moyen-orient.fr/etats-unis-arabie-saoudite-accord-semi-conducteurs/" type="link" id="https://moyen-orient.fr/etats-unis-arabie-saoudite-accord-semi-conducteurs/">États-Unis – Arabie saoudite : vers un accord stratégique sur les semi-conducteurs</a></p>
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		<item>
		<title>Iran : pourquoi les Pays du Golfe redoutent une intervention militaire</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-pourquoi-le-golfe-redoute-intervention-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:51:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[protestations Iran 2026]]></category>
		<category><![CDATA[qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux protestations qui secouent l’Iran depuis fin 2025, plusieurs États du Golfe ont activement œuvré à freiner toute frappe ou intervention militaire américaine contre Téhéran. Cette prudence révèle une lecture stratégique propre à ces <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-pourquoi-le-golfe-redoute-intervention-militaire/" title="Iran : pourquoi les Pays du Golfe redoutent une intervention militaire">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face aux protestations qui secouent l’Iran depuis fin 2025, plusieurs États du Golfe ont activement œuvré à freiner toute frappe ou intervention militaire américaine contre Téhéran. Cette prudence révèle une lecture stratégique propre à ces États : pour certains, une proximité politique ou fonctionnelle avec le régime iranien ; pour d’autres, la crainte prioritaire d’un effondrement incontrôlé et de ses répercussions régionales immédiates. Dans les deux cas, la gestion du risque l’emporte sur l’hypothèse d’une rupture brutale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte des protestations et l’inflexion américaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis fin décembre 2025, l’Iran est confronté à une vague de protestations nourries par l’effondrement économique et réprimées avec brutalité. Face à cette situation, les États-Unis ont brièvement adopté une posture de fermeté, laissant entendre que des options militaires restaient envisageables, avant de revenir à une approche plus attentiste à la mi-janvier 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue des États du Golfe, cette inflexion est perçue comme une évolution positive. Leur diplomatie s’est attachée à souligner auprès de Washington les risques d’une escalade incontrôlée, non seulement pour la région, mais aussi pour les intérêts américains eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rationalité sécuritaire fondée sur l’évitement du pire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue de plusieurs États du Golfe — notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, mais aussi le Qatar, pourtant plus proche politiquement de l’Iran — la question iranienne se pose avant tout en termes de gestion du risque. Leur retenue face à une éventuelle frappe américaine ne procède pas nécessairement d’une complaisance à l’égard du régime des mollahs ni d’une sous-estimation de sa dangerosité, mais s’inscrit dans une logique de prévention des scénarios jugés les plus coûteux à court et moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette lecture, l’effondrement soudain de l’État iranien apparaît comme un facteur d’instabilité plus inquiétant encore que la perpétuation d’un régime hostile mais connu. Le raisonnement est pragmatique : un adversaire prévisible, même agressif, reste plus gérable qu’un vide politique ou institutionnel aux contours incertains.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une chute jugée désirable, mais perçue comme trop risquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les capitales du Golfe ne contestent pas le caractère profondément déstabilisateur du régime iranien. Depuis des années, elles affichent une méfiance croissante à l’égard de ce qu’elles perçoivent comme la « pieuvre iranienne » chiite, à travers ses réseaux de milices, ses capacités asymétriques et sa pression maritime constante. Ce diagnostic est largement partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, lorsque l’option d’une frappe extérieure est évoquée, leur analyse converge vers un risque central : celui d’un effet contre-productif. Une intervention militaire pourrait, selon elles, resserrer les rangs nationalistes en Iran, renforcer l’appareil sécuritaire et militaire — potentiellement soutenu par des partenaires extérieurs ou des réseaux de milices régionales — et offrir au régime un sursis politique. Le calcul n’est pas de préserver Téhéran, mais d’éviter une dynamique qui transformerait une contestation interne en mobilisation contre un camp extérieur auquel ces États seraient associés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vulnérabilité stratégique et énergétique centrale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’un point de vue économique et stratégique, les États du Golfe se perçoivent comme les premiers exposés en cas d’escalade. Bases militaires, infrastructures énergétiques et voies maritimes constituent autant de cibles potentielles dans un scénario de confrontation. Dans leur lecture, le régime iranien chercherait moins à affronter frontalement ses adversaires qu’à étendre le conflit et à paralyser une zone géographique d’une importance stratégique majeure pour l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vulnérabilité est indissociable de la question énergétique. Le détroit d’Ormuz demeure un point de fragilité critique : une perturbation, même limitée, aurait des effets immédiats sur les marchés, sur les stratégies de transformation économique du Golfe et sur la crédibilité régionale auprès des partenaires internationaux. Dans cette perspective, la stabilité n’est pas seulement un choix politique, mais une condition de survie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadre explique pourquoi, du point de vue des États du Golfe, toute décision stratégique est filtrée à l’aune de ses conséquences sur l’énergie, les investissements et les flux commerciaux. Bloquer une action militaire sans proposer de scénario alternatif crédible n’est donc pas perçu comme une faiblesse, mais comme une nécessité stratégique dictée par leur exposition directe aux risques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle du Qatar dans la logique de désescalade</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette architecture régionale, le Qatar occupe une place particulière. En raison de ses interdépendances énergétiques avec l’Iran et de son positionnement diplomatique, Doha privilégie une stratégie de médiation permanente. Sa priorité affichée est la désescalade, au prix d’une grande prudence dans l’expression publique de toute position susceptible d’être interprétée comme un alignement contre Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, cette approche n’équivaut pas à un soutien au régime iranien. Mais elle limite de facto la pression exercée sur celui-ci à un moment de vulnérabilité interne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’après comme horizon d’incertitude permanente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des éléments centraux du raisonnement des États du Golfe demeure l’« après ». Les scénarios envisagés en cas de chute brutale du régime iranien — fragmentation interne, montée en puissance des factions les plus radicales, instabilités ethniques et régionales — sont considérés comme plus dangereux que la poursuite d’un ordre hostile mais stabilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette peur de l’après agit comme un frein structurel à toute dynamique de rupture, y compris lorsque le régime iranien semble fragilisé de l’intérieur. Ce raisonnement n’est pas inédit : une logique comparable avait prévalu face à la Syrie en 2011, où la crainte de l’après avait contribué à paralyser toute perspective d’évolution du dossier syrien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les États du Golfe ont intégré les leçons des désengagements occidentaux passés. Leur prudence traduit une méfiance structurelle à l’égard des interventions militaires sans garanties de long terme. Cette lucidité les conduit à privilégier la désescalade, quitte à accepter la prolongation d’un équilibre qu’ils jugent imparfait mais maîtrisable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Cette approche commence désormais à produire des tensions visibles avec Washington. Aux États-Unis, certaines voix dénoncent ouvertement ce qu’elles perçoivent comme un double discours de la part de plusieurs États du Golfe, accusés de privilégier la stabilité à court terme au détriment d’une opportunité historique de rupture avec le régime iranien.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage laisse paraître, à tort ou à raison, une complaisance envers Téhéran, et surtout un choc de rationalités stratégiques : d’un côté, une lecture américaine de plus en plus portée vers l’idée d’un moment de bascule ; de l’autre, une logique régionale fondée sur la gestion du risque et la peur d’un chaos incontrôlable. Cette fracture, plus que l’Iran lui-même, pourrait devenir l’un des principaux facteurs de tension dans la recomposition régionale à venir.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rationalité cohérente, aux effets paradoxaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue des États du Golfe, la prudence face à une frappe contre l’Iran relève d’une rationalité stratégique cohérente : éviter le pire, préserver la stabilité régionale immédiate et contenir les risques systémiques. Mais cette approche produit un effet paradoxal. En repoussant toute rupture, elle contribue à maintenir un régime perçu comme profondément déstabilisateur, tout en différant indéfiniment la question de son dépassement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/">Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</a></p>
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		<item>
		<title>De l&#8217;islamisme chiite iranien à l’islamisme sunnite : une recomposition régionale sous-estimée</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/du-chiisme-iranien-a-lislamisme-sunnite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Jan 2026 10:06:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[géopolitique Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme sunnite]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie Qatar]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’évolution récente de la politique étrangère de l’Arabie saoudite constitue l’un des faits géopolitiques majeurs — et pourtant largement sous-estimés — du Moyen-Orient contemporain. Alors que l’attention occidentale reste focalisée sur l’Iran et l’islamisme chiite, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/du-chiisme-iranien-a-lislamisme-sunnite/" title="De l&#8217;islamisme chiite iranien à l’islamisme sunnite : une recomposition régionale sous-estimée">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’évolution récente de la politique étrangère de l’Arabie saoudite constitue l’un des faits géopolitiques majeurs — et pourtant largement sous-estimés — du Moyen-Orient contemporain. Alors que l’attention occidentale reste focalisée sur l’Iran et l’islamisme chiite, c’est désormais autour de Riyad que se recompose une partie décisive du champ sunnite régional. Par Faraj Alexandre Rifai.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">À mesure que le pôle iranien s’affaiblit sous l’effet conjugué des sanctions, des fortes contestations internes et des revers stratégiques, l’Arabie saoudite ne se contente plus d’un rôle défensif ou strictement économique. Elle cherche à redevenir le centre de gravité politique et idéologique du sunnisme, quitte à revoir ses lignes rouges passées de manière tactique. Cette inflexion ouvre la voie à une recomposition régionale où la Turquie et le Qatar jouent un rôle central — et où l’islamisme sunnite pourrait redevenir un facteur structurant, bien que dans un contexte plus hybride et chaotique que jamais.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’Arabie saoudite : un pivot en recomposition</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs années, Riyad multiplie les signaux d’une politique étrangère plus autonome, moins alignée mécaniquement sur ses partenaires traditionnels, y compris au sein du Golfe. Cette évolution s’est traduite par un réajustement progressif de ses priorités : désescalade avec l’Iran, normalisation tactique avec des acteurs longtemps perçus comme hostiles, et redéfinition de son rapport à l’islam politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif n’est plus seulement la stabilité interne ou l’attractivité économique, mais la reconquête d’un leadership sunnite global. Cette ambition implique des compromis idéologiques et stratégiques, notamment vis-à-vis des forces islamistes sunnites les plus influentes. Ces compromis restent toutefois circonstanciels et réversibles, dictés par des impératifs tactiques plutôt que par un virage doctrinal assumé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Riyad contre Abou Dhabi : deux visions antagonistes du sunnisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recomposition ne peut être comprise sans évoquer la rivalité croissante entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Longtemps alignés face aux Frères musulmans et à la Turquie, les deux partenaires du Golfe suivent désormais des trajectoires divergentes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Abou Dhabi a fait le choix d’un autoritarisme sécularisé, radicalement hostile à l’islam politique, perçu comme une menace existentielle. Riyad privilégie aujourd’hui une approche plus différente : non plus éradiquer l’islamisme sunnite, mais chercher à l’encadrer, le canaliser et parfois l’intégrer de manière sélective. Cette divergence alimente des tensions croissantes sur la Syrie, la Turquie, le Qatar et la structuration du champ sunnite post-Iran, sans effacer les fractures internes entre autoritarisme nationaliste et islamisme politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Turquie et Qatar : le noyau idéologique islamiste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette configuration, la Turquie et le Qatar demeurent le cœur idéologique et politique de l’islamisme sunnite contemporain. Leur soutien assumé — ou toléré — aux Frères musulmans, leur rhétorique mobilisatrice autour de « l’unité du monde islamique » et leur instrumentalisation du conflit israélo-palestinien structurent une stratégie cohérente.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les déclarations répétées du ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, appelant à l’unité du monde islamique, relèvent moins d’un discours spirituel que d’une logique de puissance visant à hiérarchiser les loyautés dans un espace sunnite en recomposition. Malgré leur influence médiatique, les limites militaires et financières de l’axe turco-qatarien — accentuées par des revers en Libye ou au Soudan — freinent toutefois leur capacité à imposer un leadership régional total.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les Frères musulmans : de ligne rouge à variable intégrée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des marqueurs les plus significatifs de cette inflexion saoudienne réside dans l’évolution de son rapport aux Frères musulmans. Longtemps perçus comme une menace directe, ils apparaissent désormais moins comme un ennemi à abattre que comme un acteur incontournable du champ sunnite, porté par la Turquie et le Qatar.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’une adhésion idéologique, mais d’une acceptation pragmatique de leur centralité, limitée à certains théâtres comme le Yémen ou la Syrie. Riyad compose avec cette réalité, en reprenant ponctuellement réseaux et codes, sans pour autant réhabiliter doctrinalement le mouvement.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Du chiisme révolutionnaire à l’islamisme sunnite en mutation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’erreur majeure de nombreuses analyses occidentales consiste à croire que l’affaiblissement de l’Iran entraînerait mécaniquement un recul de l’islamisme. Or, ce qui se dessine est un déplacement de son centre de gravité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamisme sunnite promu par la Turquie et le Qatar se présente sous une forme plus souple, plus diplomatique, parfois plus compatible avec les codes occidentaux. Mais son socle idéologique demeure structuré par :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une vision conflictuelle des identités,</li>



<li>une lecture binaire du monde,</li>



<li>et la désignation systématique d’Israël comme ennemi central.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Changer d’acteurs ne signifie pas changer de logique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les minorités comme variable sacrificielle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette recomposition a une conséquence directe : les minorités deviennent des variables d’ajustement. Kurdes, Druzes, Alaouites, chrétiens — tous ceux qui échappent aux récits islamistes dominants sont progressivement marginalisés, souvent accusés de collusion avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mécanique reproduit, sous un vernis sunnite, les ressorts idéologiques jadis employés par l’axe chiite iranien : désigner Israël — et, par extension, les Juifs — comme ennemi absolu afin de souder les masses et neutraliser toute dissidence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’angle mort occidental persiste</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette recomposition, l’Occident continue de raisonner avec des grilles dépassées. Les États-Unis restent focalisés sur l’Iran, tandis que l’Europe se laisse séduire par la normalisation diplomatique et économique de l’Arabie saoudite, sans interroger suffisamment les évolutions idéologiques en cours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette cécité stratégique est dangereuse. Elle repose sur l’illusion qu’un islamisme chiite affaibli ouvrirait mécaniquement la voie à une stabilisation régionale, alors même qu’un islamisme sunnite en mutation occupe l’espace laissé vacant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient ne sort pas de l’islamisme. Il en change les formes, les acteurs et les modalités, dans un paysage marqué par des compromis réversibles et des fractures multiples.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Passer du chiisme iranien à l’islamisme sunnite ne constitue pas une rupture, mais une continuité idéologique sous une autre bannière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ne pas le voir, c’est préparer les erreurs de demain avec les certitudes d’hier.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/langle-mort-de-la-politique-de-trump-quand-erdogan-theorise-la-fin-de-loccident/">L’angle mort de la politique de Trump : quand Erdogan théorise la fin de l’Occident</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong><a href="https://alexandrerifai.substack.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cet article s’inscrit dans une réflexion plus large que je poursuis dans ma newsletter indépendante, Notes d’Alexandre Rifai.</a></strong></p>
</blockquote>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/du-chiisme-iranien-a-lislamisme-sunnite/">De l&rsquo;islamisme chiite iranien à l’islamisme sunnite : une recomposition régionale sous-estimée</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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			</item>
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		<title>Iran : quand les cryptomonnaies deviennent une arme géopolitique</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-quand-les-cryptomonnaies-deviennent-une-arme-geopolitique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 14:27:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[cryptomonnaies]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[prolifération des armes]]></category>
		<category><![CDATA[sanctions internationales]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Financial Times révèle que l’Iran propose désormais la vente de systèmes d’armes avancés — missiles balistiques, drones, systèmes de défense aérienne et équipements navals — en échange de cryptomonnaies. Derrière cette information, se dessine <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-quand-les-cryptomonnaies-deviennent-une-arme-geopolitique/" title="Iran : quand les cryptomonnaies deviennent une arme géopolitique">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Financial Times révèle que l’Iran propose désormais la vente de systèmes d’armes avancés — missiles balistiques, drones, systèmes de défense aérienne et équipements navals — en échange de cryptomonnaies.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière cette information, se dessine bien plus qu’un simple contournement technique des sanctions internationale : c’est une <strong>mutation stratégique</strong> du commerce militaire international et une nouvelle démonstration de l’adaptabilité des régimes des Mollahs sous embargo.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse directe à l’asphyxie financière</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le <em>Financial Times</em>, cette offre serait portée par Modlex, l’organisme public iranien chargé des exportations d’armement. L’agence accepterait des paiements en actifs numériques, mais aussi sous forme de troc ou en rials iraniens, en rupture assumée avec les circuits financiers traditionnels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette initiative intervient dans un contexte précis :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>renforcement des <strong>sanctions occidentales</strong>,</li>



<li>réactivation possible des sanctions onusiennes après l’échec des négociations nucléaires,</li>



<li>surveillance accrue des flux bancaires liés à l’Iran.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Face à cette asphyxie, Téhéran choisit une stratégie pragmatique : <strong>sortir du système</strong> plutôt que tenter de s’y réintégrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La cryptomonnaie comme outil de souveraineté parallèle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le recours aux cryptomonnaies n’est pas nouveau pour l’Iran. Mais leur utilisation dans le commerce d’armes stratégiques marque un seuil inédit. La logique est claire :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>pas d’intermédiaires bancaires,</li>



<li>traçabilité réduite,</li>



<li>contournement des régulateurs occidentaux,</li>



<li>paiements rapides et transnationaux.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Autrement dit, la cryptomonnaie devient un <strong>instrument de souveraineté financière alternative</strong>, au service d’une diplomatie militarisée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>À qui l’Iran s’adresse-t-il ?</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le <em>Financial Times</em> souligne que l’Iran disposerait déjà de clients dans plus de 35 pays, principalement des États ou acteurs soumis à des sanctions, marginalisés ou hostiles à l’ordre occidental.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les acheteurs potentiels seraient connus :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>États africains ou asiatiques sous pression internationale,</li>



<li>régimes autoritaires cherchant des armements sans condition politique,</li>



<li>acteurs non étatiques ou zones grises du système international.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Ce modèle favorise une militarisation<strong> </strong>opaque des relations internationales, hors de tout cadre multilatéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’échec structurel des sanctions occidentales</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution met en lumière une réalité dérangeante : les sanctions, conçues pour isoler, incitent à l’innovation clandestine. Plus les mécanismes de contrôle sont stricts, plus les États visés développent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des circuits financiers alternatifs,</li>



<li>des alliances hors Occident,</li>



<li>des modèles hybrides mêlant crypto, troc et monnaies locales.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran ne fait ici que pousser à son terme une logique déjà à l’œuvre chez la Russie, la Corée du Nord ou certains réseaux pro-iraniens au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une menace directe pour la stabilité régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le danger n’est pas seulement financier. Il est avant tout sécuritaire. En banalisant l’usage des paiements numériques pour des ventes d’armes sophistiquées, l’Iran contribue à désarticuler les mécanismes internationaux de contrôle, à rendre les transferts toujours plus opaques, et à armer des acteurs déjà structurellement déstabilisateurs ; milices, proxies régionaux et régimes fragiles.<br>Dans un Moyen-Orient saturé de conflits, cette dérégulation accélérée du marché des armements augmente mécaniquement le risque d’une prolifération incontrôlée, hors de tout cadre politique, juridique ou sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une nouvelle ère du commerce de la guerre</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En acceptant officiellement les cryptomonnaies pour ses ventes militaires, l’Iran assume une rupture stratégique majeure : celle de l’émergence d’un marché de la guerre partiellement déconnecté de l’ordre international, affranchi des règles, des contrôles et des arbitrages occidentaux. Le message est double, et parfaitement assumé. À ses adversaires, Téhéran signifie que le régime des sanctions a atteint ses limites. À ses partenaires, il indique qu’une alternative crédible existe, hors du système financier mondial classique, pour commercer, s’armer et coopérer sans rendre de comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Iran ne se contente plus de contourner les règles : il contribue à en fabriquer de nouvelles, dans lesquelles la technologie financière devient une arme stratégique à part entière. Une évolution que les chancelleries occidentales auraient tort de sous-estimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.ft.com/content/d1ceb1a4-3493-4776-ae22-c94d76dc478f" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Source : Iran offers to sell advanced weapons systems for crypto</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/">Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</a></p>
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		<title>Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe persique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[régime iranien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perspectives de chute du régime en Iran. La « Guerre des Douze Jours » de juin 2025 a brisé la colonne vertébrale de la République islamique. Aujourd’hui, alors que des protestations massives paralysent le pays, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/" title="Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Perspectives de chute du régime en Iran. La « Guerre des Douze Jours » de juin 2025 a brisé la colonne vertébrale de la République islamique. Aujourd’hui, alors que des protestations massives paralysent le pays, un Moyen-Orient plus stable et pacifié pourrait émerger d’un effondrement géré, loin des scénarios apocalyptiques agités par les conservateurs.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Iran 2025 : un régime fragilisé après la guerre et la crise économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la fin de la « Guerre des Douze Jours » en juin 2025, l’Iran n’est plus le même. Les frappes israélo-américaines ont détruit une grande partie de ses défenses antiaériennes, retardé son programme nucléaire et exposé la vulnérabilité d’un régime qui se présentait comme une forteresse imprenable. Six mois plus tard, les conséquences se font sentir : effondrement économique accéléré, perte d’influence régionale et, depuis fin décembre, à nouveau, des protestations d’une ampleur inédite depuis 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rial a plongé à des records historiques (plus de 1,4 million pour un dollar), l’inflation dépasse les 42 %, et les bazars de Téhéran, cœur historique de la contestation, se vident sous la grève des commerçants. Des étudiants sont dans la rue, ils bloquent des universités, des slogans anti-régime – « Ni Gaza ni Liban, ma vie pour l’Iran » ou « Mort au dictateur » – résonnent dans les rues de dizaines de villes. Le gouvernement des mollahs a ordonné la fermeture d’entreprises et d’administrations dans 21 provinces sur 31, un aveu d’impuissance face à une colère qui dépasse les seules revendications économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fin de l’axe iranien au Moyen-Orient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une simple crise conjoncturelle. C’est l’aboutissement de plusieurs revers : la décapitation du Hezbollah au Liban, l’affaiblissement du Hamas à Gaza, la chute du régime Assad en Syrie fin 2024 – coupant le corridor terrestre vers le Levant – et, surtout, l’humiliation militaire de juin 2025. L’Iran, qui contrôlait autrefois quatre capitales arabes via son « Axe de la Résistance », se retrouve isolé, affaibli et contesté de l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Chute du régime iranien : quelles conséquences régionales ?</strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une chute du régime des mollahs – scénario de plus en plus plausible, selon des analystes comme ceux de l’Institute for Science and International Security ou de Foreign Affairs – redessinerait profondément le Moyen-Orient, mais pas nécessairement dans le chaos que prédisent certains réticents, reprenant de facto la rhétorique du régime. Au contraire, une transition gérée, soutenue par l’opposition unifiée et l’aide internationale, pourrait mener à une stabilité accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, une paix relative s’installerait. Sans le financement iranien, le Hezbollah rentrerait dans le rang libanais, devenant une force politique comme les autres plutôt qu’un État dans l’État. Les Houthis au Yémen perdraient leur principal soutien logistique, réduisant les menaces en mer Rouge. Le Hamas, déjà laminé, verrait ses capacités de reconstitution limitées. Israël, ayant brisé le tabou des frappes directes sur le sol iranien, consoliderait sa supériorité aérienne régionale, favorisant une stabilisation des frontières nord et est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, y verraient une opportunité historique. Les Accords d’Abraham pourraient s’élargir, intégrant potentiellement une Syrie post-Assad normalisée et un Liban reconstruit. La Turquie, bien que gagnante à court terme (comblant partiellement le vide), ferait face à une concurrence accrue pour l’influence sunnite. Comme l’explique l’économiste Nouriel Roubini, un effondrement du régime boosterait la stabilité régionale, permettant une normalisation diplomatique entre Israël et l’Arabie saoudite, et ouvrant la voie à une solution plus rapide du conflit israélo-palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certains pessimistes parient sur les risques – balkanisation ethnique, insécurité nucléaire, perturbation du détroit d’Ormuz ou flux migratoires – ces risques sont exagérés par ceux qui préfèrent un régime affaibli mais prévisible. En réalité, une transition bien gérée les minimise. L’opposition, unifiée autour de figures comme Reza Pahlavi ou le Conseil national de la résistance iranienne, propose un conseil exécutif transitoire intégrant des leaders d’opposition, des technocrates de la diaspora et même des défecteurs du régime pour assurer une continuité administrative sur 100 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des modèles fédéraux pourraient intégrer les minorités kurdes, azéries, baloutches ou arabes, évitant toute fragmentation en favorisant l’autonomie locale sans indépendance. Historiquement, les Iraniens préfèrent la stabilité à la division, comme le montrent les sondages indiquant un rejet massif de la théocratie (85 % moins religieux en 2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le nucléaire, les stocks d’uranium enrichi (près de 400 kg selon l’Agence internationale de l’énergie atomique) ne tomberaient pas nécessairement entre de mauvaises mains : une nouvelle gouvernance non nucléaire, soutenue par l’Occident, sécuriserait les sites, et les frappes de 2025 ont déjà retardé le programme de plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n’accélérerait pas la prolifération chez l’Arabie saoudite ou la Turquie ; au contraire, un Iran dénucléarisé apaiserait les tensions régionales. Économiquement, le détroit d’Ormuz ne serait pas perturbé durablement : même pendant la guerre de 2025, l’Iran a évité de le fermer pour ne pas aggraver sa propre crise, et une nouvelle administration, tournée vers le commerce, stabiliserait les flux pétroliers pour attirer investissements et aide internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux migrations, elles resteraient limitées si la transition maintient les services essentiels (eau, électricité, aide humanitaire), comme le préconisent plusieurs think tanks : focus inward sur la reconstruction plutôt que sur l’exode.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et pour l’Occident ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump, qui a revendiqué les frappes de juin, verrait une victoire stratégique : affaiblissement d’un adversaire sans intervention terrestre. L’Europe, souvent critique des actions unilatérales, pourrait jouer un rôle clé en soutenant la transition via des sanctions ciblées sur l’IRGC, du financement pour la société civile et des outils numériques (VPN, Starlink) pour amplifier l’opposition. Un Moyen-Orient sans l’ombre iranienne ouvrirait des opportunités : reconstruction du Liban, stabilisation de la Syrie, relance des négociations sur Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un printemps iranien ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime, malgré son âge (Khamenei, 86 ans, affaibli), dispose encore de forces répressives loyales. Mais la base sociale s’effrite : même parmi les classes moyennes autrefois fidèles, la frustration domine. Les slogans monarchistes ou appelant à la liberté montrent un rejet profond de l’idéologie khomeiniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le régime tombe, ce ne sera pas par une intervention extérieure, mais par l’usure interne – comme en Syrie pour Assad. L’issue dépendra de la capacité de l’opposition (exilée ou intérieure) à proposer une alternative crédible : une république démocratique laïque, respectueuse des minorités, pourrait stabiliser le pays et pacifier la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p class="wp-block-paragraph">2026 s’ouvre sur un Moyen-Orient en mutation accélérée. La chute potentielle de Téhéran n’est pas une fin, mais un début : celui d’une ère post-islamiste révolutionnaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aller plus loin : <a href="https://henryjacksonsociety.org/wp-content/uploads/2025/08/HJS-Regime-Collapse-in-Iran-Report-web.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Regime collapse in Iran: a necessity for regional stability?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/moyen-orient-2025-axes-rivalites-de-puissances/">Moyen-Orient 2025 : la fin des axes, le retour des rivalités de puissances</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/">Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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		<title>Moyen-Orient 2025 : la fin des axes, le retour des rivalités de puissances</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/moyen-orient-2025-axes-rivalites-de-puissances/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Dec 2025 11:41:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Puissances intermédiaires]]></category>
		<category><![CDATA[Rivalités régionales]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fin de l’année 2025 marque un tournant stratégique au Moyen-Orient. Les grands axes idéologiques cèdent la place à des rivalités de puissances intermédiaires, diffuses mais structurantes. Israël, la Turquie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/moyen-orient-2025-axes-rivalites-de-puissances/" title="Moyen-Orient 2025 : la fin des axes, le retour des rivalités de puissances">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>La fin de l’année 2025 marque un tournant stratégique au Moyen-Orient. Les grands axes idéologiques cèdent la place à des rivalités de puissances intermédiaires, diffuses mais structurantes. Israël, la Turquie, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Iran s’affrontent désormais sur plusieurs théâtres simultanément — de la Méditerranée orientale à la Corne de l’Afrique — dans une logique de compétition permanente, souvent indirecte, toujours instable.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un Moyen-Orient fragmenté, sans axe dominant</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient n’est plus organisé autour d’un clivage lisible, opposant sunnites et chiites, pro-Occident et anti-Occident, ou encore « modérés » et « radicaux ». Ces grilles de lecture ont perdu leur capacité explicative. La région est désormais structurée par des conflits d’architecture régionale, où chaque acteur cherche avant tout à verrouiller des routes maritimes, des zones tampons, des relais locaux et des positions militaires clés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce nouvel équilibre repose sur des puissances intermédiaires capables de nuisance et de projection, mais incapables d’imposer un ordre régional durable. Aucun acteur ne domine, aucun ne stabilise. Tous cherchent à empêcher l’autre de s’imposer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Israël–Turquie : une rivalité stratégique désormais globale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rivalité entre Israël et la Turquie s’est nettement intensifiée en 2025. Elle ne se limite plus aux tensions diplomatiques ou à la question palestinienne. Elle est devenue structurelle, multisectorielle et géographiquement étendue. En Méditerranée orientale, Israël renforce son axe stratégique avec la Grèce et Chypre, marginalisant Ankara sur les dossiers énergétiques et sécuritaires. Sur le plan diplomatique, la Turquie se retrouve exclue des derniers formats de discussion autour de Gaza, malgré son activisme constant et son ambition affichée de jouer un rôle central.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan militaire, le déploiement de systèmes radar turcs en Syrie est perçu à Jérusalem comme une tentative de surveillance et de dissuasion indirecte. Dans le même temps, Israël cherche à freiner l’accès de la Turquie au programme F-35, considérant qu’un tel saut capacitaire créerait un déséquilibre stratégique majeur. Sur le terrain syrien enfin, Israël soutient discrètement certaines communautés locales, notamment druzes, dans une logique de containment simultané de l’influence iranienne et de l’expansion turque.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’un conflit idéologique. C’est une rivalité de puissance classique, territoriale, maritime et sécuritaire, appelée à durer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Somaliland : un coup géopolitique israélien dans la Corne de l’Afrique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La reconnaissance du Somaliland par Israël constitue l’un des gestes géopolitiques les plus significatifs de l’année. Ce choix n’a rien de symbolique. Il répond à une logique stratégique précise. Sur le plan sécuritaire, le Somaliland offre un accès indirect au détroit de Bab el-Mandeb, axe vital du commerce mondial et point névralgique pour la sécurité maritime israélienne. Sur le plan géopolitique, cette reconnaissance affaiblit frontalement la stratégie turque en Somalie, où Ankara soutient Mogadiscio et multiplie bases militaires et accords sécuritaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan diplomatique enfin, Israël démontre sa capacité à agir bien au-delà de son environnement immédiat, dans une logique de projection périphérique assumée. Pour la Turquie, c’est un revers net. Pour Israël, un message clair : la compétition régionale ne se joue plus uniquement au Levant.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Arabie saoudite : glissement tactique ou désorientation stratégique ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’attitude récente de l’Arabie saoudite soulève de lourdes interrogations. Au sud du Yémen, des forces engagées depuis 2015 contre les Houthis et AQAP accusent désormais l’aviation saoudienne de les avoir frappées alors qu’elles combattaient également le parti islamiste Islah, proche des Frères musulmans. Ce signal est révélateur d’un glissement préoccupant. Riyad semble réviser ses priorités sécuritaires, tolérer certains acteurs islamistes sunnites et s’éloigner de son alignement stratégique avec Abou Dhabi dans le sud yéménite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce repositionnement rapproche objectivement l’Arabie saoudite de l’axe Qatar–Turquie–islamistes, non par adhésion idéologique mais par calcul tactique. Une stratégie à haut risque, qui fragilise la cohérence régionale du royaume et brouille ses lignes rouges historiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Rivalités croisées : une région en compétition permanente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La fin de 2025 est marquée par une multiplication de conflits indirects et de rivalités croisées. Au Soudan, les Émirats arabes unis s’opposent à un axe saoudo-égyptien. En Libye, la Turquie affronte indirectement les Émirats. En Syrie, Ankara et Israël se font face sur fond d’influence iranienne. Au sud du Yémen, Riyad et Abou Dhabi poursuivent des stratégies de plus en plus divergentes. En Somalie et au Somaliland, la Turquie et Israël se disputent influence, accès portuaires et relais locaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces conflits ne visent pas la victoire totale. Ils cherchent le contrôle durable des équilibres locaux et l’empêchement réciproque.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’Iran : affaibli, mais toujours perturbateur</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré une série de revers en 2025, l’Iran n’a pas disparu du jeu régional. Son rôle a évolué. Moins de domination directe, davantage de stratégie d’obstruction. Téhéran ne cherche plus nécessairement à imposer un ordre, mais à maintenir un niveau de tension suffisant pour empêcher toute stabilisation durable. L’Iran ne gagne pas. Mais il empêche les autres de gagner.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Moyen-Orient entre dans une ère de conflictualité permanente </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient de 2025 n’est ni stabilisé ni multipolaire au sens classique. Il est fragmenté, concurrentiel et instable, dominé par des puissances intermédiaires agissant sans cadre collectif. Israël avance avec une cohérence stratégique assumée. La Turquie multiplie les fronts au risque de l’isolement. L’Arabie saoudite hésite dangereusement. Les Émirats consolident patiemment. L’Iran sabote sans reconstruire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et l’Occident, une fois encore, observe sans comprendre, confondant médiation, réalisme et renoncement.</p>
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		<title>Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 10:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence internationale 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Effondrement économique]]></category>
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		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Drian]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique libanaise]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse. Qu’est-ce qu’un État qui <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/" title="Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable">[...]</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qu’un État qui n’exerce plus son autorité, qui n’a plus de monnaie stable, plus d’armée pleinement souveraine, plus d’institutions fonctionnelles, plus de stratégie nationale — mais qui continue d’exister diplomatiquement et juridiquement ? Le Liban est aujourd’hui l’exemple le plus avancé de cette zone grise : un pays légal survivant sur le papier, un pays réel fragmenté, affaibli, sous tutelles croisées. La visite de Jean-Yves Le Drian à Beyrouth cette semaine, l’annonce américaine d’une conférence internationale pour soutenir l’armée libanaise en janvier 2026 « probablement à Paris », et les initiatives discrètes mais actives de l’Égypte s’inscrivent dans une même logique : tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Mais que reste-t-il réellement du Liban en tant qu’État stratégique et souverain ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban n’est plus gouverné — il est géré à distance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020, l’État libanais a cessé de fonctionner comme une structure capable de produire de l’ordre. Les indicateurs de 2025 en disent long : une inflation annuelle autour de 150 %, une livre ayant perdu 98,7 % de sa valeur depuis 2019, une dette publique dépassant 150 % du PIB. La pauvreté extrême touche désormais 82 % de la population selon la Banque mondiale. L’électricité est disponible deux à quatre heures par jour, les hôpitaux publics sont maintenus en vie par les ONG, l’eau potable est assurée par l’UNICEF, les universités publiques sont fermées ou agonisantes. Les routes sont défoncées, et la justice se trouve dans un coma artificiel. Le Liban est passé d’un État fragile à un État vitrifié : debout, mais sans colonne vertébrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Hezbollah : structure parallèle ou seule colonne restante ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute analyse honnête doit partir de ce constat brutal : en décembre 2025, le Hezbollah demeure la seule structure pleinement fonctionnelle du pays. Son arsenal est estimé entre 120 000 et 150 000 roquettes et missiles, malgré la guerre de 2024 et les saisies massives de l’armée cette année, qui a confisqué ou détruit près de 400 000 munitions et équipements. Le mouvement contrôle des ports illégaux, des ministères clés, des réseaux financiers parallèles, la frontière syrienne et une grande partie du Sud. Il constitue la projection directe de l’Iran au Levant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois scénarios de désarmement restent inopérants. Le désarmement total est politiquement impossible, refusé par Téhéran et porteur d’un risque de guerre civile. L’intégration du Hezbollah dans l’armée libanaise, souvent évoquée, est rejetée par Washington et Riyad, car elle reviendrait à légaliser l’arsenal actuel. Le statu quo contrôlé, enfin, correspond à la réalité de 2025 : l’armée saisit des caches obsolètes pour la galerie, le Hezbollah conserve ses missiles de précision et ses drones, et chacun fait semblant de croire à un équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Drian, Washington, Paris, Riyad… et maintenant Le Caire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Jean-Yves Le Drian, du 8 au 10 décembre 2025, vise à verrouiller le cessez-le-feu et à pousser le président Joseph Aoun à accélérer les réformes. Morgan Ortagus a confirmé la tenue d’une conférence internationale en janvier 2026 pour soutenir l’armée libanaise. Les pays du Golfe demeurent extrêmement prudents : Riyad refuse de verser un dollar tant que l’influence iranienne reste dominante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce paysage, l’Égypte s’affirme comme un acteur discret mais incontournable. Le Caire a multiplié les visites en 2025, coordonne étroitement avec Paris et Riyad, et voit dans un Liban stable un tampon indispensable contre les débordements islamistes. Sa doctrine est simple : la stabilité, même bancale, vaut toujours mieux que le chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Neutralisation ou satellisation ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains diplomates évoquent encore l’idée d’une neutralité stratégique pour le Liban, à la manière de la Suisse ou de l’Autriche. Mais la neutralité n’a de sens que si les acteurs internes la respectent. Or l’Iran continue de traiter le Liban comme sa profondeur stratégique face à Israël, et le Hezbollah conditionne tout retrait à un départ israélien total — une condition dont il sait pertinemment qu’elle restera irréalisable, tant que le Hezbollah menace le nord d&rsquo;Israël. Un cercle vicieux. En réalité, le Liban parle d’équilibre, mais vit sous tutelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban : pays réel ou façade commode ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il devient légitime de se demander si le Liban est encore un État opérationnel ou une simple coquille administrative utilisée par des acteurs plus puissants. Le président promet le monopole des armes pour fin 2025 alors que chacun sait que l’échéance sera repoussée. L’armée saisit 400 000 munitions en 2025 mais laisse les missiles balistiques intacts. Le gouvernement négocie avec le FMI sans contrôler la moitié du territoire. La justice n’ose pas enquêter sur l’explosion du port. Le pouvoir réel demeure, comme toujours, hors des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette façade tient parce que chacun y trouve son intérêt : le Hezbollah, l’Iran, la France, les États-Unis, le Golfe, l’Égypte et, bien sûr, la diaspora qui continue de croire qu’il y a quelque chose à sauver.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La conférence de janvier 2026 : dernier espoir ou énième sursis ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncée par Washington et confirmée par Paris, la conférence internationale se tiendra probablement à la mi-janvier 2026 à Paris. Son objectif est de mobiliser au moins 500 millions de dollars pour les Forces armées libanaises, afin de financer les salaires, les équipements non létaux, les drones et les formations, et de leur permettre de déployer massivement au sud du Litani tout en poursuivant les saisies d’armes du Hezbollah. Les grands donateurs — États-Unis, France, Arabie saoudite, Qatar, Émirats — posent cependant des conditions strictes : des progrès concrets et vérifiables sur le désarmement et les réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque est évident : si aucune avancée tangible n’est obtenue, cette aide ne fera que renflouer une façade et repousser encore l’échéance du monopole étatique déjà manqué en décembre 2025. En clair, on paiera les soldes des soldats pour qu’ils continuent à saisir des roquettes rouillées pendant que le Hezbollah garde ses missiles de précision.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Liban n’est pas mort. Mais il n’est plus souverain, plus stable, plus gouverné. Il survit dans une zone intermédiaire : ni État effondré à la somalienne, ni État fonctionnel. Un pays nominal, une identité suspendue, un territoire stratégique que personne ne veut voir sombrer &#8211; mais que personne n’est prêt à sauver vraiment tant que le Hezbollah conservera son arsenal, son veto et sa capacité de nuisance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les saisies d’armes de 2025, <a href="https://www.lorientlejour.com/article/1485833/joseph-aoun-nous-sommes-prets-a-nous-engager-pleinement-et-efficacement-dans-le-processus-de-paix.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le plan Aoun </a>et la conférence de janvier 2026 ne sont que des gestes qui retardent la seule question qui vaille : une refondation profonde ou un abandon progressif à la satellisation iranienne ? Le Liban reste, pour l’instant, le test grandeur nature de cette équation impossible.</p>



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		<title>L’ombre de la Chine au Moyen-Orient, Pékin tisse son influence discrète</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/chine-influence-moyen-orient-infrastructures/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Nov 2025 08:52:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant que Washington dramatise et que Moscou s’enlise, la Chine avance sans bruit. Pas de bases militaires, pas de coalitions armées, pas de discours flamboyants. À la place : des câbles sous-marins, des data centers, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/chine-influence-moyen-orient-infrastructures/" title="L’ombre de la Chine au Moyen-Orient, Pékin tisse son influence discrète">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pendant que Washington dramatise et que Moscou s’enlise, la Chine avance sans bruit. Pas de bases militaires, pas de coalitions armées, pas de discours flamboyants. À la place : des câbles sous-marins, des data centers, des ports modernisés, des partenariats industriels. Pékin ne cherche pas à dominer le Moyen-Orient par la force, mais à l’intégrer dans un système de dépendances mutuelles — technologiques, logistiques, éducatives — qui redessine l’équilibre des puissances régionales. Une influence diffuse, patiente, souvent invisible. Et pourtant, elle change déjà la géopolitique du XXIᵉ siècle.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La stratégie du silence : quand Pékin avance là où les autres reculent</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine n’a jamais prétendu « sécuriser » le Moyen-Orient. Elle ne joue ni l’arbitre, ni le garant militaire. Elle occupe plutôt un espace laissé vacant par d’autres puissances : les États-Unis oscillent entre désengagement et interventions ciblées ; la Russie, affaiblie par l’Ukraine, n’a plus les moyens de son ambition syrienne. Pékin avance là où les autres reculent, en imposant un modèle simple : <strong>la présence par les infrastructures</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2024, le Moyen-Orient devient le premier destinataire mondial des investissements de la « Belt and Road Initiative », avec une hausse spectaculaire et l’Arabie saoudite en tête des montants engagés. Aux Émirats, la multiplication des centres de données d’Alibaba Cloud et de Huawei transforme Abu Dhabi en nœud du réseau numérique chinois. Tencent Cloud y ouvre même sa première région cloud en 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Arabie saoudite, les zones économiques spéciales attirent massivement la tech chinoise, séduite par la stabilité réglementaire de Vision 2030. Sans déployer un seul soldat, Pékin tisse ainsi un maillage dense dont le Golfe est devenu le pivot.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ports, câbles, logistique : les routes de la soie changent de rive</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’influence chinoise se joue autant dans les infrastructures numériques (cloud, IA, data) que dans les infrastructures physiques. Le port israélien de <strong>Haïfa</strong>, modernisé depuis 2021, modifie la carte maritime de la Méditerranée orientale. À Oman, le port de <strong>Duqm</strong>, agrandi par des investisseurs chinois, sert de point d’appui stratégique entre l’océan Indien et le Golfe. En Arabie saoudite, <strong>Jizan</strong> devient une porte avancée vers la mer Rouge et le canal de Suez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les câbles sous-marins chinois, en plein essor, visent une position dominante sur un marché vital : près de 95 % du trafic mondial de données passe par ces infrastructures sous-marines.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces chantiers ne sont jamais neutres : ils générèrent des dépendances logistiques, financières et juridiques. Pékin s’installe dans le temps long, là où d’autres misent sur les déclarations ou les frappes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>De l’accord Iran–Arabie à la diplomatie des campus : la géopolitique douce</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2023, Pékin joue un rôle central dans le rapprochement Iran–Arabie saoudite, facilitant la réouverture des ambassades et la reprise des échanges économiques. La Chine ne force rien : elle capitalise simplement sur sa position de principal acheteur énergétique des deux États, sans agenda idéologique, et devient un acteur crédible là où Washington perd du terrain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie s’étend au domaine éducatif. Les instituts Confucius se multiplient du Caire à Abu Dhabi, tandis que des centaines d’étudiants syriens, irakiens, saoudiens et jordaniens partent chaque année étudier à Pékin ou Shanghai.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces flux forment une génération familière des méthodes, langues et réseaux chinois — un soft power plus tenace que les bases américaines ou les escadrons russes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les limites d’une présence devenue trop efficace</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’influence chinoise, longtemps perçue comme bienvenue, suscite depuis 2024 des inquiétudes croissantes. Aux Émirats et en Arabie, les autorités resserrent le contrôle sur les infrastructures Huawei, en raison des vulnérabilités potentielles et de la sensibilité croissante des données. Riyad et Abu Dhabi développent désormais des <strong>zones cyber souveraines</strong>, limitant la dépendance vis-à-vis des géants chinois.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le plan géopolitique, la neutralité affichée de la Chine se fissure : Pékin investit en Israël tout en consolidant ses relations avec l’Iran, sans condamner les actions houthis en mer Rouge. Cette position équilibrée risque de devenir intenable si les rivalités régionales s’intensifient. La reconstruction de Gaza pourrait devenir un test majeur pour l’engagement chinois dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Moyen-Orient face à Pékin : fascination, prudence, opportunisme</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour les pays du Moyen-Orient, la Chine n’est ni un adversaire ni un allié inconditionnel : elle est un <strong>partenaire utile</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats profitent des technologies et des investissements chinois. L’Arabie saoudite y voit un contrepoids aux incertitudes de Washington. Israël adopte une posture plus prudente, notamment sur les infrastructures sensibles comme Haïfa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Partout dans la région, une même question domine : <strong>Comment capter les gains économiques chinois sans tomber dans une dépendance stratégique ?</strong> C’est l’un des grands dilemmes de la décennie 2030.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Implications élargies : un réseau qui défie les blocs</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La toile chinoise marginalise progressivement l’Iran en favorisant des routes énergétiques et logistiques alternatives via Oman ou les Émirats. Dans le même temps, les BRICS+ se renforcent grâce aux adhésions arabes, tandis que l’Europe perd de l’influence face à l’attractivité technologique et économique du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les risques demeurent : attaques contre les câbles sous-marins, cyber-sabotages, pressions américaines. Pékin ne conquiert pas ; <strong>elle interconnecte</strong> — jusqu’au jour où les nœuds pourraient céder sous la pression des rivalités régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’influence chinoise n’est pas un raz-de-marée. C’est un ruissellement continu qui redéfinit progressivement le terrain. Au Moyen-Orient, Pékin installe un réseau discret où les data centers, les ports, les campus et les câbles remplacent les canons. Comprendre ce réseau, c’est comprendre la nature du pouvoir au XXIᵉ siècle : invisible, interconnecté, implacable — tant qu’il reste fluide.</p>
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		<title>Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 16:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Anti-occidentalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
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		<category><![CDATA[Islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une internationale islamiste se dessine — unie non par la foi, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/" title="Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une <em>internationale islamiste</em> se dessine — unie non par la foi, mais par la même idéologie : la revanche contre l’Occident, la délégitimation d’Israël et la reconquête symbolique du monde musulman.</strong><br>Par Faraj Alexandre Rifai.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rivalité ancienne, transformée en convergence idéologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quatorze siècles, le clivage entre sunnisme et chiisme structure le monde musulman.<br>Mais depuis deux décennies, <strong>leurs branches islamistes</strong> ont su contourner ces divergences théologiques pour bâtir une <strong>coopération tactique</strong>, nourrie par un ennemi commun : <strong>l’Occident, Israël et la modernité libérale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue n’est pas un rapprochement religieux, mais <strong>une alliance d’intérêts idéologiques.</strong><br>Les islamistes chiites de Téhéran et les islamistes sunnites liés aux Frères musulmans partagent une même vision du monde : celle d’une <strong>civilisation islamique humiliée</strong>, appelée à se redresser par la force, la propagande et la religion politisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas Hamas–Iran : l’exemple le plus frappant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Hamas</strong>, issu des <strong>Frères musulmans</strong> (courant sunnite), reçoit depuis les années 1990 un soutien constant de l’<strong>Iran chiite</strong> [1]. Cette alliance défie toute logique théologique : d’un côté un mouvement sunnite palestinien, de l’autre un régime chiite théocratique. Mais la convergence idéologique l’emporte sur la divergence doctrinale : <strong>le rejet d’Israël et la haine de l’Occident deviennent le ciment commun.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran finance, arme et entraîne les milices du Hamas, tandis que le <strong>Hezbollah</strong> — autre acteur chiite — sert de relais stratégique. C’est un exemple typique de <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong>, née d’un même projet de puissance et de revanche. Ce modèle s’étend via des <strong>parrains étatiques</strong>, qui instrumentalisent l’islamisme comme levier géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une internationale islamiste, pas confessionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’un dialogue interreligieux, cette alliance est une <strong>entente politique entre deux visions totalisantes.</strong>  Les islamistes chiites y voient un moyen d’étendre leur influence révolutionnaire.<br>Les islamistes sunnites, eux, trouvent en Iran et au Hezbollah des alliés puissants contre Israël et les régimes arabes modérés, mais aussi pour imposer leur charia. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce rapprochement découle une <strong>internationale islamiste</strong> qui dépasse les frontières du dogme.<br>Elle s’appuie sur trois piliers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La haine d’Israël</strong>, moteur symbolique ;</li>



<li><strong>Le rejet de l’Occident et de la laïcité</strong> ;</li>



<li><strong>Le rêve d’un ordre islamique mondial.</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’est moins une unité religieuse qu’une <strong>solidarité de ressentiment et d’ambition.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du sectarisme à la stratégie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamisme, qu’il soit chiite ou sunnite, n’est pas une théologie : c’est <strong>une stratégie de conquête politique.</strong> Les divergences historiques s’effacent dès qu’il s’agit d’entrer dans la logique du djihad ou de la propagande. La rhétorique victimaire devient un outil commun : <strong>l’humiliation coloniale, la “résistance” contre l’Occident, la “défense” des musulmans</strong> dans le monde. Ainsi se forge <strong>un récit unifié de la revanche islamiste</strong>, où le discours religieux n’est qu’un prétexte à la mobilisation politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des États : Téhéran, Doha, Ankara</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence est encouragée par <strong>trois capitales</strong> qui utilisent l’islamisme comme instrument d’influence :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’Iran</strong>, chef de file chiite, soutient des mouvements sunnites radicaux — <em>Hamas</em>, et de manière tactique les <em>Talibans</em> afghans post-2021 [2] — quand cela sert sa stratégie régionale.</li>



<li><strong>Le Qatar</strong>, allié des Frères musulmans, finance la propagande médiatique (<em>Al Jazeera</em>) et les réseaux d’activistes.</li>



<li><strong>La Turquie d’Erdogan</strong>, héritière de la mouvance frériste, coopère ponctuellement avec Téhéran dans une logique d’opportunisme anti-occidental (ex. : Syrie, lutte contre les Kurdes).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Trois agendas, un même levier : <strong>l’islam politique comme outil de puissance et de contestation mondiale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une alliance contre-nature, mais durable… avec des limites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong> n’est pas un signe de paix religieuse, mais de guerre idéologique.  Son unité repose sur <strong>le rejet de l’autre</strong> : Israël, les États-Unis, l’Europe, ou même les régimes arabes modérés. Tant que ces ennemis existeront, la coopération entre islamistes chiites et sunnites perdurera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette convergence reste fragile. Dès que l’ennemi commun s’éloigne, les fractures refont surface — au <strong>Yémen</strong> (Houthis chiites vs. sunnites saoudiens), en <strong>Syrie</strong> (conflits entre milices pro-Iran et groupes fréristes), ou en <strong>Irak</strong> (rivalités post-2003). Leur union n’est donc pas fondée sur l’amour de Dieu, mais sur <strong>la haine partagée de la liberté.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les islamistes chiites et sunnites ne rêvent pas d’unité religieuse : <strong>ils partagent un projet de domination politique.</strong> L’islamisme est devenu <strong>la langue commune des extrêmes</strong>, unissant des adversaires d’hier autour d’un même combat : <strong>la destruction d’Israël, la diabolisation de l’Occident, et la tentative de régression des sociétés musulmanes</strong> — comme l’illustrent les lois répressives sur les femmes en Iran ou sous les Talibans.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p class="wp-block-paragraph">[1] <em>Council on Foreign Relations</em>, <em>Iran’s Support for Hamas</em>, 2024.<br>[2] <em>International Crisis Group</em>, <em>Iran and the Taliban</em>, 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://ashteret.org/2025/10/31/lextremisme-patient-les-multiples-visages-de-la-confrerie-des-freres-musulmans/">Lire aussi sur Ashteret : L’extrémisme patient : les multiples visages de la confrérie des Frères musulmans</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>Cinq vérités sur le nouveau Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/cinq-verites-sur-le-nouveau-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 10:11:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Fareed Zakaria]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la guerre de Gaza redéfinit les équilibres régionaux, le journaliste américain Fareed Zakaria identifie cinq vérités clés sur le « nouveau Moyen-Orient » : l’ascension stratégique d’Israël, le recul de l’Iran et de <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/cinq-verites-sur-le-nouveau-moyen-orient/" title="Cinq vérités sur le nouveau Moyen-Orient">[...]</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que la guerre de Gaza redéfinit les équilibres régionaux, le journaliste américain Fareed Zakaria identifie cinq vérités clés sur le « nouveau Moyen-Orient » : l’ascension stratégique d’Israël, le recul de l’Iran et de la Turquie, la fin de l’idéologie au profit du réalisme, et la naissance d’une diplomatie arabe pragmatique tournée vers la stabilité et la paix.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un article publié récemment par le journaliste et essayiste américain <strong>Fareed Zakaria</strong> (<em>The New York Times</em>), l’auteur estime que <strong>l’accord de cessez-le-feu à Gaza</strong> reflète un <strong>changement profond dans les équilibres de pouvoir</strong> au Moyen-Orient.<br>Il identifie <strong>cinq vérités fondamentales</strong> qui, selon lui, redessinent les contours du « nouveau Moyen-Orient ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Israël, une puissance régionale sans précédent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La première vérité est que <strong>l’État d’Israël occupe aujourd’hui une position stratégique inégalée</strong>.<br>Zakaria rappelle que, malgré les tensions et les critiques, Israël a su imposer un rapport de force qui dépasse largement ses dimensions géographiques.<br>Les récentes négociations de cessez-le-feu ont confirmé que <strong>toute initiative régionale passe désormais par Jérusalem</strong>, et que <strong>la sécurité d’Israël est devenue un paramètre incontournable</strong> dans toute équation régionale — une réalité que même ses anciens adversaires reconnaissent tacitement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. L’équilibre des intérêts avant tout</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Zakaria, le second constat est que <strong>les alliances au Moyen-Orient ne sont plus idéologiques, mais pragmatiques</strong>.<br>Les États arabes, notamment ceux signataires des Accords d’Abraham, privilégient aujourd’hui <strong>leurs intérêts économiques et sécuritaires</strong> à toute autre considération.<br>Israël, de son côté, tire profit de cette mutation en consolidant des partenariats avec les puissances régionales, des Émirats à l’Égypte, dans une logique de stabilité et de prospérité partagée.<br>C’est, selon Zakaria, une <strong>transformation stratégique profonde</strong>, amorcée sous Donald Trump et poursuivie, parfois malgré lui, par l’administration Biden.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. La Turquie et l’Iran reléguées au second plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La troisième vérité est la <strong>marginalisation progressive de deux acteurs longtemps influents : la Turquie et l’Iran</strong>.<br>Si Ankara tente de revenir à la table diplomatique, notamment par l’intermédiaire de médiations opportunistes, sa crédibilité régionale reste affaiblie.<br>Quant à Téhéran, Zakaria souligne que <strong>l’usure de son influence et les revers de ses alliés (notamment le Hamas)</strong> ont révélé les limites de sa stratégie expansionniste.<br>Le “croissant chiite” qui prétendait encercler Israël est aujourd’hui fissuré par les recompositions arabes et la lassitude des populations face aux idéologies religieuses.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Le recul de l’idéologie au profit du réalisme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Zakaria observe également que <strong>le discours idéologique anti-israélien s’épuise</strong>.<br>Même parmi les opinions publiques arabes, une part croissante perçoit le Hamas comme un obstacle à la paix et à la reconstruction.<br>Les États arabes, eux, misent sur <strong>la stabilité et la croissance économique</strong> plutôt que sur la confrontation permanente.<br>C’est, selon lui, <strong>le signe d’un tournant générationnel</strong> : une région longtemps prisonnière de ses mythes commence à regarder vers l’avenir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Le chemin vers une diplomatie de paix pragmatique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, Zakaria conclut que la région tend vers <strong>une diplomatie de la réalité</strong>, où les États arabes, Israël et les puissances occidentales cherchent des formules de coexistence fondées sur <strong>le désarmement des groupes terroristes, la reconstruction et l’intégration régionale</strong>.<br>Cette approche ne relève plus de l’utopie mais d’une <strong>nécessité stratégique partagée</strong>, face à la montée des menaces transnationales et au déclin des blocs idéologiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En somme, les cinq « vérités » du nouveau Moyen-Orient selon Fareed Zakaria montrent <strong>une mutation silencieuse mais irréversible</strong> :<br>celle d’une région où les nations commencent à préférer <strong>la coopération à la confrontation</strong>, <strong>le réalisme à la rhétorique</strong>, et <strong>la stabilité à la victimisation</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.washingtonpost.com/opinions/2025/10/09/trump-gaza-ceasefire-middle-east/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;article complet de <strong>Fareed Zakaria</strong></a></p>
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