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	<title>Hezbollah | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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		<title>Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 10:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence internationale 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Effondrement économique]]></category>
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		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Drian]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique libanaise]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse. Qu’est-ce qu’un État qui <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/" title="Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable">[...]</a></p>
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<p><strong>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse.</strong></p>



<p>Qu’est-ce qu’un État qui n’exerce plus son autorité, qui n’a plus de monnaie stable, plus d’armée pleinement souveraine, plus d’institutions fonctionnelles, plus de stratégie nationale — mais qui continue d’exister diplomatiquement et juridiquement ? Le Liban est aujourd’hui l’exemple le plus avancé de cette zone grise : un pays légal survivant sur le papier, un pays réel fragmenté, affaibli, sous tutelles croisées. La visite de Jean-Yves Le Drian à Beyrouth cette semaine, l’annonce américaine d’une conférence internationale pour soutenir l’armée libanaise en janvier 2026 « probablement à Paris », et les initiatives discrètes mais actives de l’Égypte s’inscrivent dans une même logique : tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Mais que reste-t-il réellement du Liban en tant qu’État stratégique et souverain ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban n’est plus gouverné — il est géré à distance</strong></h2>



<p>Depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020, l’État libanais a cessé de fonctionner comme une structure capable de produire de l’ordre. Les indicateurs de 2025 en disent long : une inflation annuelle autour de 150 %, une livre ayant perdu 98,7 % de sa valeur depuis 2019, une dette publique dépassant 150 % du PIB. La pauvreté extrême touche désormais 82 % de la population selon la Banque mondiale. L’électricité est disponible deux à quatre heures par jour, les hôpitaux publics sont maintenus en vie par les ONG, l’eau potable est assurée par l’UNICEF, les universités publiques sont fermées ou agonisantes. Les routes sont défoncées, et la justice se trouve dans un coma artificiel. Le Liban est passé d’un État fragile à un État vitrifié : debout, mais sans colonne vertébrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Hezbollah : structure parallèle ou seule colonne restante ?</strong></h2>



<p>Toute analyse honnête doit partir de ce constat brutal : en décembre 2025, le Hezbollah demeure la seule structure pleinement fonctionnelle du pays. Son arsenal est estimé entre 120 000 et 150 000 roquettes et missiles, malgré la guerre de 2024 et les saisies massives de l’armée cette année, qui a confisqué ou détruit près de 400 000 munitions et équipements. Le mouvement contrôle des ports illégaux, des ministères clés, des réseaux financiers parallèles, la frontière syrienne et une grande partie du Sud. Il constitue la projection directe de l’Iran au Levant.</p>



<p>Les trois scénarios de désarmement restent inopérants. Le désarmement total est politiquement impossible, refusé par Téhéran et porteur d’un risque de guerre civile. L’intégration du Hezbollah dans l’armée libanaise, souvent évoquée, est rejetée par Washington et Riyad, car elle reviendrait à légaliser l’arsenal actuel. Le statu quo contrôlé, enfin, correspond à la réalité de 2025 : l’armée saisit des caches obsolètes pour la galerie, le Hezbollah conserve ses missiles de précision et ses drones, et chacun fait semblant de croire à un équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Drian, Washington, Paris, Riyad… et maintenant Le Caire</strong></h2>



<p>La visite de Jean-Yves Le Drian, du 8 au 10 décembre 2025, vise à verrouiller le cessez-le-feu et à pousser le président Joseph Aoun à accélérer les réformes. Morgan Ortagus a confirmé la tenue d’une conférence internationale en janvier 2026 pour soutenir l’armée libanaise. Les pays du Golfe demeurent extrêmement prudents : Riyad refuse de verser un dollar tant que l’influence iranienne reste dominante.</p>



<p>Dans ce paysage, l’Égypte s’affirme comme un acteur discret mais incontournable. Le Caire a multiplié les visites en 2025, coordonne étroitement avec Paris et Riyad, et voit dans un Liban stable un tampon indispensable contre les débordements islamistes. Sa doctrine est simple : la stabilité, même bancale, vaut toujours mieux que le chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Neutralisation ou satellisation ?</strong></h2>



<p>Certains diplomates évoquent encore l’idée d’une neutralité stratégique pour le Liban, à la manière de la Suisse ou de l’Autriche. Mais la neutralité n’a de sens que si les acteurs internes la respectent. Or l’Iran continue de traiter le Liban comme sa profondeur stratégique face à Israël, et le Hezbollah conditionne tout retrait à un départ israélien total — une condition dont il sait pertinemment qu’elle restera irréalisable, tant que le Hezbollah menace le nord d&rsquo;Israël. Un cercle vicieux. En réalité, le Liban parle d’équilibre, mais vit sous tutelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban : pays réel ou façade commode ?</strong></h2>



<p>Il devient légitime de se demander si le Liban est encore un État opérationnel ou une simple coquille administrative utilisée par des acteurs plus puissants. Le président promet le monopole des armes pour fin 2025 alors que chacun sait que l’échéance sera repoussée. L’armée saisit 400 000 munitions en 2025 mais laisse les missiles balistiques intacts. Le gouvernement négocie avec le FMI sans contrôler la moitié du territoire. La justice n’ose pas enquêter sur l’explosion du port. Le pouvoir réel demeure, comme toujours, hors des institutions.</p>



<p>Cette façade tient parce que chacun y trouve son intérêt : le Hezbollah, l’Iran, la France, les États-Unis, le Golfe, l’Égypte et, bien sûr, la diaspora qui continue de croire qu’il y a quelque chose à sauver.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La conférence de janvier 2026 : dernier espoir ou énième sursis ?</strong></h2>



<p>Annoncée par Washington et confirmée par Paris, la conférence internationale se tiendra probablement à la mi-janvier 2026 à Paris. Son objectif est de mobiliser au moins 500 millions de dollars pour les Forces armées libanaises, afin de financer les salaires, les équipements non létaux, les drones et les formations, et de leur permettre de déployer massivement au sud du Litani tout en poursuivant les saisies d’armes du Hezbollah. Les grands donateurs — États-Unis, France, Arabie saoudite, Qatar, Émirats — posent cependant des conditions strictes : des progrès concrets et vérifiables sur le désarmement et les réformes structurelles.</p>



<p>Le risque est évident : si aucune avancée tangible n’est obtenue, cette aide ne fera que renflouer une façade et repousser encore l’échéance du monopole étatique déjà manqué en décembre 2025. En clair, on paiera les soldes des soldats pour qu’ils continuent à saisir des roquettes rouillées pendant que le Hezbollah garde ses missiles de précision.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p>Le Liban n’est pas mort. Mais il n’est plus souverain, plus stable, plus gouverné. Il survit dans une zone intermédiaire : ni État effondré à la somalienne, ni État fonctionnel. Un pays nominal, une identité suspendue, un territoire stratégique que personne ne veut voir sombrer &#8211; mais que personne n’est prêt à sauver vraiment tant que le Hezbollah conservera son arsenal, son veto et sa capacité de nuisance.</p>



<p>Les saisies d’armes de 2025, <a href="https://www.lorientlejour.com/article/1485833/joseph-aoun-nous-sommes-prets-a-nous-engager-pleinement-et-efficacement-dans-le-processus-de-paix.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le plan Aoun </a>et la conférence de janvier 2026 ne sont que des gestes qui retardent la seule question qui vaille : une refondation profonde ou un abandon progressif à la satellisation iranienne ? Le Liban reste, pour l’instant, le test grandeur nature de cette équation impossible.</p>



<p></p>
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		<title>Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 16:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Anti-occidentalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une internationale islamiste se dessine — unie non par la foi, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/" title="Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une <em>internationale islamiste</em> se dessine — unie non par la foi, mais par la même idéologie : la revanche contre l’Occident, la délégitimation d’Israël et la reconquête symbolique du monde musulman.</strong><br>Par Faraj Alexandre Rifai.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rivalité ancienne, transformée en convergence idéologique</h2>



<p>Depuis quatorze siècles, le clivage entre sunnisme et chiisme structure le monde musulman.<br>Mais depuis deux décennies, <strong>leurs branches islamistes</strong> ont su contourner ces divergences théologiques pour bâtir une <strong>coopération tactique</strong>, nourrie par un ennemi commun : <strong>l’Occident, Israël et la modernité libérale.</strong></p>



<p>Ce qui se joue n’est pas un rapprochement religieux, mais <strong>une alliance d’intérêts idéologiques.</strong><br>Les islamistes chiites de Téhéran et les islamistes sunnites liés aux Frères musulmans partagent une même vision du monde : celle d’une <strong>civilisation islamique humiliée</strong>, appelée à se redresser par la force, la propagande et la religion politisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas Hamas–Iran : l’exemple le plus frappant</h2>



<p>Le <strong>Hamas</strong>, issu des <strong>Frères musulmans</strong> (courant sunnite), reçoit depuis les années 1990 un soutien constant de l’<strong>Iran chiite</strong> [1]. Cette alliance défie toute logique théologique : d’un côté un mouvement sunnite palestinien, de l’autre un régime chiite théocratique. Mais la convergence idéologique l’emporte sur la divergence doctrinale : <strong>le rejet d’Israël et la haine de l’Occident deviennent le ciment commun.</strong></p>



<p>Téhéran finance, arme et entraîne les milices du Hamas, tandis que le <strong>Hezbollah</strong> — autre acteur chiite — sert de relais stratégique. C’est un exemple typique de <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong>, née d’un même projet de puissance et de revanche. Ce modèle s’étend via des <strong>parrains étatiques</strong>, qui instrumentalisent l’islamisme comme levier géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une internationale islamiste, pas confessionnelle</h2>



<p>Loin d’un dialogue interreligieux, cette alliance est une <strong>entente politique entre deux visions totalisantes.</strong>  Les islamistes chiites y voient un moyen d’étendre leur influence révolutionnaire.<br>Les islamistes sunnites, eux, trouvent en Iran et au Hezbollah des alliés puissants contre Israël et les régimes arabes modérés, mais aussi pour imposer leur charia. </p>



<p>De ce rapprochement découle une <strong>internationale islamiste</strong> qui dépasse les frontières du dogme.<br>Elle s’appuie sur trois piliers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La haine d’Israël</strong>, moteur symbolique ;</li>



<li><strong>Le rejet de l’Occident et de la laïcité</strong> ;</li>



<li><strong>Le rêve d’un ordre islamique mondial.</strong></li>
</ul>



<p>C’est moins une unité religieuse qu’une <strong>solidarité de ressentiment et d’ambition.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du sectarisme à la stratégie</h2>



<p>L’islamisme, qu’il soit chiite ou sunnite, n’est pas une théologie : c’est <strong>une stratégie de conquête politique.</strong> Les divergences historiques s’effacent dès qu’il s’agit d’entrer dans la logique du djihad ou de la propagande. La rhétorique victimaire devient un outil commun : <strong>l’humiliation coloniale, la “résistance” contre l’Occident, la “défense” des musulmans</strong> dans le monde. Ainsi se forge <strong>un récit unifié de la revanche islamiste</strong>, où le discours religieux n’est qu’un prétexte à la mobilisation politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des États : Téhéran, Doha, Ankara</h2>



<p>Cette convergence est encouragée par <strong>trois capitales</strong> qui utilisent l’islamisme comme instrument d’influence :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’Iran</strong>, chef de file chiite, soutient des mouvements sunnites radicaux — <em>Hamas</em>, et de manière tactique les <em>Talibans</em> afghans post-2021 [2] — quand cela sert sa stratégie régionale.</li>



<li><strong>Le Qatar</strong>, allié des Frères musulmans, finance la propagande médiatique (<em>Al Jazeera</em>) et les réseaux d’activistes.</li>



<li><strong>La Turquie d’Erdogan</strong>, héritière de la mouvance frériste, coopère ponctuellement avec Téhéran dans une logique d’opportunisme anti-occidental (ex. : Syrie, lutte contre les Kurdes).</li>
</ul>



<p>Trois agendas, un même levier : <strong>l’islam politique comme outil de puissance et de contestation mondiale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une alliance contre-nature, mais durable… avec des limites</h2>



<p>Cette <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong> n’est pas un signe de paix religieuse, mais de guerre idéologique.  Son unité repose sur <strong>le rejet de l’autre</strong> : Israël, les États-Unis, l’Europe, ou même les régimes arabes modérés. Tant que ces ennemis existeront, la coopération entre islamistes chiites et sunnites perdurera.</p>



<p>Mais cette convergence reste fragile. Dès que l’ennemi commun s’éloigne, les fractures refont surface — au <strong>Yémen</strong> (Houthis chiites vs. sunnites saoudiens), en <strong>Syrie</strong> (conflits entre milices pro-Iran et groupes fréristes), ou en <strong>Irak</strong> (rivalités post-2003). Leur union n’est donc pas fondée sur l’amour de Dieu, mais sur <strong>la haine partagée de la liberté.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>Les islamistes chiites et sunnites ne rêvent pas d’unité religieuse : <strong>ils partagent un projet de domination politique.</strong> L’islamisme est devenu <strong>la langue commune des extrêmes</strong>, unissant des adversaires d’hier autour d’un même combat : <strong>la destruction d’Israël, la diabolisation de l’Occident, et la tentative de régression des sociétés musulmanes</strong> — comme l’illustrent les lois répressives sur les femmes en Iran ou sous les Talibans.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p>[1] <em>Council on Foreign Relations</em>, <em>Iran’s Support for Hamas</em>, 2024.<br>[2] <em>International Crisis Group</em>, <em>Iran and the Taliban</em>, 2023.</p>



<p><a href="https://ashteret.org/2025/10/31/lextremisme-patient-les-multiples-visages-de-la-confrerie-des-freres-musulmans/">Lire aussi sur Ashteret : L’extrémisme patient : les multiples visages de la confrérie des Frères musulmans</a></p>



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