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	<title>Hamas | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Hamas | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Gaza : le Qatar et la Turquie à la manœuvre derrière le cessez-le-feu</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/gaza-qatar-turquie-cessez-le-feu-jeu-influence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 08:18:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Cessez-le-feu]]></category>
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<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>Alors que les États-Unis évoquent une transition de gouvernance et une force internationale de stabilisation à Gaza, le flou diplomatique ouvre un espace aux manœuvres régionales. Derrière les discours de cessez-le-feu, le Qatar et la Turquie cherchent à imposer leur propre agenda, en conditionnant toute évolution à un rôle central d’Ankara — y compris militaire. Un jeu d’influence qui interroge la réalité du désarmement du Hamas et les équilibres stratégiques de l’après-guerre.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une transition américaine encore largement théorique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Selon des informations relayées par <strong>Reuters</strong>, l’administration américaine travaille sur un schéma d&rsquo;accélération de la transition pour Gaza associant un conseil international, des technocrates palestiniens et, potentiellement, une force étrangère chargée de la stabilisation. Le secrétaire d’État <strong>Marco Rubio</strong> reconnaît lui-même que le statu quo n’est plus tenable, tout en admettant que rien n’est arrêté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington explore différentes pistes, allant jusqu’à sonder certains partenaires, dont le Pakistan, pour une participation éventuelle à une force de stabilisation. Mais aucun engagement formel n’a été pris. Cette prudence révèle une réalité centrale : à ce stade, il ne s’agit pas d’un plan opérationnel, mais d’une intention politique, encore fragile, exposée aux agendas concurrents des acteurs régionaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Hamas et l’illusion d’un désarmement négocié</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est précisément dans ce flou que s’insèrent les initiatives du Qatar et de la Turquie. Selon plusieurs sources impliquées dans les <a href="https://www.axios.com/2025/12/18/witkoff-miami-gaza-deal-turkey-qatar-egypt" target="_blank" rel="noreferrer noopener">discussions en cours aux États-Unis,</a> le <strong>Hamas</strong> se dirait prêt à envisager un désarmement partiel, à une condition essentielle :<strong> le déploiement de troupes turques à Gaza</strong> dans le cadre d’une force internationale de stabilisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La proposition est révélatrice. Aux yeux du Hamas, la présence militaire turque offrirait une garantie suffisante pour conserver une liberté de manœuvre politique et sécuritaire dans l’enclave. Autrement dit, il ne s’agirait pas d’un désarmement réel, mais d’un aménagement tactique destiné à assurer la survie du mouvement sous une nouvelle couverture régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette approche est présentée par certains intermédiaires comme la seule capable de « mettre le Hamas en confiance », la Turquie étant décrite comme l’unique acteur en mesure d’initier un processus de reddition des armes. Une affirmation contestée par de nombreux observateurs, qui y voient surtout une tentative de reconditionnement politique de l’islamisme armé.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle central — et partisan — du Qatar</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette dynamique, le <strong>Qatar</strong> apparaît moins comme un médiateur impartial que comme un acteur engagé. Doha agirait à la fois comme facilitateur diplomatique, soutien financier et relais d’influence auprès de partenaires arabes, européens et occidentaux, dans le but de rendre acceptable la présence turque à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu dépasse largement la question humanitaire ou administrative. Il s’agit de redéfinir les équilibres régionaux, en faisant basculer Gaza d’un ancrage historiquement lié à l’axe iranien vers un nouvel ensemble sunnite structuré autour d’Ankara. Cette recomposition n’a rien d’un processus de pacification ; elle s’inscrit dans une logique de substitution d’influence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La Turquie et le risque d’un ancrage durable à Gaza</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La perspective d’un déploiement militaire turc soulève une inquiétude majeure : celle d’une présence appelée à durer. L’idéologie néo-ottomane, assumée par les dirigeants actuels d’Ankara, confère à Gaza une valeur symbolique et stratégique particulière. La perte de la Palestine par l’Empire ottoman en 1917 demeure une référence récurrente dans la rhétorique turque, et l’enclave côtière est parfois présentée comme un point d’entrée historique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, accueillir des troupes turques sous couvert de stabilisation reviendrait à installer un nouvel acteur militaire permanent, sans garantie de retrait, et à transformer Gaza en zone d’influence stratégique. La stabilisation annoncée risquerait alors de se muer en gel du conflit, au profit d’intérêts régionaux extérieurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que ce scénario impliquerait concrètement pour Israël</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue israélien, ce schéma poserait des problèmes majeurs. Un désarmement partiel du Hamas sous protection turque permettrait au mouvement de survivre politiquement, de conserver son appareil idéologique et son contrôle social, tout en bénéficiant d’une forme de normalisation internationale. L’objectif central de la guerre — éliminer le Hamas comme force politico-militaire — serait ainsi contourné.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La présence de troupes turques à Gaza constituerait en outre une ligne rouge sécuritaire. Elle réduirait considérablement la liberté d’action militaire israélienne et transformerait toute intervention future en incident international potentiel entre Israël et la <strong>Turquie</strong>. Gaza deviendrait une zone sanctuarisée, non démilitarisée, où la dissuasion serait affaiblie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce scénario ne supprimerait pas la menace islamiste ; il la déplacerait. Israël passerait d’un adversaire soutenu par l’Iran à un mouvement protégé par un membre de l’OTAN, complexifiant dangereusement l’équation stratégique. Pire encore, accepter ce modèle reviendrait à légitimer l’idée qu’une organisation armée peut obtenir une reconnaissance politique après un massacre, créant un précédent lourd de conséquences pour la dissuasion régionale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un tel arrangement pourrait faire jurisprudence. Ce qui serait toléré à Gaza pourrait être revendiqué demain au Liban, sous couvert de forces internationales ou régionales, affaiblissant durablement la capacité d’Israël à contenir le <strong>Hezbollah</strong> sur son front nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une stabilisation de façade, une recomposition réelle</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière les mots de cessez-le-feu et de transition, l’écart entre l’intention affichée et la réalité du terrain demeure profond. La gouvernance de Gaza ne se joue pas uniquement sur des schémas administratifs, mais sur des rapports de force idéologiques, militaires et régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sous couvert de paix, c’est bien l’avenir stratégique de Gaza qui se négocie aujourd’hui : la survie politique du Hamas, la redistribution des parrainages régionaux et l’équilibre sécuritaire d’Israël. La stabilisation ne se décrète pas. Elle se construit — ou se compromet — par les choix faits maintenant.</p>
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		<title>Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Nov 2025 16:11:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Anti-occidentalisme]]></category>
		<category><![CDATA[Chiites]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une internationale islamiste se dessine — unie non par la foi, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/islamistes-sunnites-chiites-alliance/" title="Islamistes sunnites et chiites : l’alliance sacrée ou paradoxale ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Longtemps considérés comme ennemis, les islamistes sunnites et chiites se retrouvent désormais alliés de circonstance. Du Hamas à l’Iran, du Hezbollah aux Frères musulmans, une <em>internationale islamiste</em> se dessine — unie non par la foi, mais par la même idéologie : la revanche contre l’Occident, la délégitimation d’Israël et la reconquête symbolique du monde musulman.</strong><br>Par Faraj Alexandre Rifai.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une rivalité ancienne, transformée en convergence idéologique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quatorze siècles, le clivage entre sunnisme et chiisme structure le monde musulman.<br>Mais depuis deux décennies, <strong>leurs branches islamistes</strong> ont su contourner ces divergences théologiques pour bâtir une <strong>coopération tactique</strong>, nourrie par un ennemi commun : <strong>l’Occident, Israël et la modernité libérale.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue n’est pas un rapprochement religieux, mais <strong>une alliance d’intérêts idéologiques.</strong><br>Les islamistes chiites de Téhéran et les islamistes sunnites liés aux Frères musulmans partagent une même vision du monde : celle d’une <strong>civilisation islamique humiliée</strong>, appelée à se redresser par la force, la propagande et la religion politisée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cas Hamas–Iran : l’exemple le plus frappant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le <strong>Hamas</strong>, issu des <strong>Frères musulmans</strong> (courant sunnite), reçoit depuis les années 1990 un soutien constant de l’<strong>Iran chiite</strong> [1]. Cette alliance défie toute logique théologique : d’un côté un mouvement sunnite palestinien, de l’autre un régime chiite théocratique. Mais la convergence idéologique l’emporte sur la divergence doctrinale : <strong>le rejet d’Israël et la haine de l’Occident deviennent le ciment commun.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Téhéran finance, arme et entraîne les milices du Hamas, tandis que le <strong>Hezbollah</strong> — autre acteur chiite — sert de relais stratégique. C’est un exemple typique de <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong>, née d’un même projet de puissance et de revanche. Ce modèle s’étend via des <strong>parrains étatiques</strong>, qui instrumentalisent l’islamisme comme levier géopolitique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une internationale islamiste, pas confessionnelle</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin d’un dialogue interreligieux, cette alliance est une <strong>entente politique entre deux visions totalisantes.</strong>  Les islamistes chiites y voient un moyen d’étendre leur influence révolutionnaire.<br>Les islamistes sunnites, eux, trouvent en Iran et au Hezbollah des alliés puissants contre Israël et les régimes arabes modérés, mais aussi pour imposer leur charia. </p>



<p class="wp-block-paragraph">De ce rapprochement découle une <strong>internationale islamiste</strong> qui dépasse les frontières du dogme.<br>Elle s’appuie sur trois piliers :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La haine d’Israël</strong>, moteur symbolique ;</li>



<li><strong>Le rejet de l’Occident et de la laïcité</strong> ;</li>



<li><strong>Le rêve d’un ordre islamique mondial.</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’est moins une unité religieuse qu’une <strong>solidarité de ressentiment et d’ambition.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du sectarisme à la stratégie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’islamisme, qu’il soit chiite ou sunnite, n’est pas une théologie : c’est <strong>une stratégie de conquête politique.</strong> Les divergences historiques s’effacent dès qu’il s’agit d’entrer dans la logique du djihad ou de la propagande. La rhétorique victimaire devient un outil commun : <strong>l’humiliation coloniale, la “résistance” contre l’Occident, la “défense” des musulmans</strong> dans le monde. Ainsi se forge <strong>un récit unifié de la revanche islamiste</strong>, où le discours religieux n’est qu’un prétexte à la mobilisation politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le rôle des États : Téhéran, Doha, Ankara</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette convergence est encouragée par <strong>trois capitales</strong> qui utilisent l’islamisme comme instrument d’influence :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’Iran</strong>, chef de file chiite, soutient des mouvements sunnites radicaux — <em>Hamas</em>, et de manière tactique les <em>Talibans</em> afghans post-2021 [2] — quand cela sert sa stratégie régionale.</li>



<li><strong>Le Qatar</strong>, allié des Frères musulmans, finance la propagande médiatique (<em>Al Jazeera</em>) et les réseaux d’activistes.</li>



<li><strong>La Turquie d’Erdogan</strong>, héritière de la mouvance frériste, coopère ponctuellement avec Téhéran dans une logique d’opportunisme anti-occidental (ex. : Syrie, lutte contre les Kurdes).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Trois agendas, un même levier : <strong>l’islam politique comme outil de puissance et de contestation mondiale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une alliance contre-nature, mais durable… avec des limites</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette <strong>coalition islamiste transconfessionnelle</strong> n’est pas un signe de paix religieuse, mais de guerre idéologique.  Son unité repose sur <strong>le rejet de l’autre</strong> : Israël, les États-Unis, l’Europe, ou même les régimes arabes modérés. Tant que ces ennemis existeront, la coopération entre islamistes chiites et sunnites perdurera.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette convergence reste fragile. Dès que l’ennemi commun s’éloigne, les fractures refont surface — au <strong>Yémen</strong> (Houthis chiites vs. sunnites saoudiens), en <strong>Syrie</strong> (conflits entre milices pro-Iran et groupes fréristes), ou en <strong>Irak</strong> (rivalités post-2003). Leur union n’est donc pas fondée sur l’amour de Dieu, mais sur <strong>la haine partagée de la liberté.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les islamistes chiites et sunnites ne rêvent pas d’unité religieuse : <strong>ils partagent un projet de domination politique.</strong> L’islamisme est devenu <strong>la langue commune des extrêmes</strong>, unissant des adversaires d’hier autour d’un même combat : <strong>la destruction d’Israël, la diabolisation de l’Occident, et la tentative de régression des sociétés musulmanes</strong> — comme l’illustrent les lois répressives sur les femmes en Iran ou sous les Talibans.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p class="wp-block-paragraph">[1] <em>Council on Foreign Relations</em>, <em>Iran’s Support for Hamas</em>, 2024.<br>[2] <em>International Crisis Group</em>, <em>Iran and the Taliban</em>, 2023.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://ashteret.org/2025/10/31/lextremisme-patient-les-multiples-visages-de-la-confrerie-des-freres-musulmans/">Lire aussi sur Ashteret : L’extrémisme patient : les multiples visages de la confrérie des Frères musulmans</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>L’Europe face au Moyen-Orient : entre indignation et realpolitik</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/europe-moyen-orient-indignation-realpolitik/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Oct 2025 12:54:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Moyen-Orient se redessine par des accords concrets, des réalignements sécuritaires et des projets de reconstruction. L’Europe, elle, s’enferme dans une diplomatie de l’émotion : plus morale que politique, plus gestuelle qu’efficace. Pendant que les <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/europe-moyen-orient-indignation-realpolitik/" title="L’Europe face au Moyen-Orient : entre indignation et realpolitik">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Moyen-Orient se redessine par des accords concrets, des réalignements sécuritaires et des projets de reconstruction. L’Europe, elle, s’enferme dans une diplomatie de l’émotion : plus morale que politique, plus gestuelle qu’efficace. Pendant que les autres construisent, l’Europe commente.</strong><br><strong>Par Faraj Alexandre Rifai.</strong> </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le déclin d’une diplomatie de principes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe fut jadis une référence en matière de droit international et de dialogue. Aujourd’hui, elle privilégie l’indignation à la stratégie. L’exemple palestinien est révélateur : plutôt que d’exiger des réformes structurelles avant toute reconnaissance, Bruxelles et Paris ont maintenu une aide inconditionnelle à l’Autorité palestinienne, malgré des rapports pointant depuis des décennies des détournements vers des programmes incitant à la violence.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : un statu quo récompensé, et une reconnaissance symbolique d’un « État palestinien » sans institutions viables ni contrôle territorial. Pire : cette reconnaissance précipitée et inconditionnelle est perçue comme une <strong>récompense au terrorisme</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, d’autres acteurs – États-Unis, Israël, Arabie saoudite, Émirats – ont imposé un agenda plus pragmatique. Sous l’impulsion, voire la pression, de Donald Trump, les pays arabes ont réussi à <strong>exercer une pression sur le Hamas, là où l’Europe reste floue.</strong><br>Résultat : une <strong>absence totale du théâtre moyen-oriental</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La morale contre le réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Moyen-Orient, la morale sans levier de puissance devient une faiblesse. Visiblement, les Américains l&rsquo;ont plus compris que les Européens. Les capitales arabes recherchent des partenariats concrets : investissements, garanties de sécurité, stabilité&#8230; avec Israël compris. </p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe condamne et finance sans condition pendant que Washington négocie et exige.<br>La différence est de taille.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://moyen-orient.fr/accords-abraham-paix-moyen-orient/">Les <strong>Accords d’Abraham (2020)</strong></a>, impulsés par la première administration Trump, ont normalisé les relations entre Israël et quatre pays arabes, générant <strong>12 milliards de dollars d’échanges commerciaux</strong> en trois ans (Banque mondiale, 2024). <strong>L’Europe les a ignorés, voire méprisés, alors qu’elle aurait pu en faire un levier de paix.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Arabie saoudite de Mohammed ben Salmane veut s’imposer comme une puissance d’équilibre, capable de dialoguer avec Tel-Aviv et Téhéran tout en lançant <strong>Vision 2030</strong>.<br>L’Europe ne l’encourage pas : au contraire, elle distille la méfiance et propose des solutions précipitées comme la reconnaissance de l’État palestinien.<br>Les États-Unis, eux, exercent une pression constante tout en profitant des meilleurs partenariats économiques.<br>Riyad a d’ailleurs abandonné la conférence qu’elle co-organisait avec la France au profit du plan Trump. Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les <strong>Émirats arabes unis</strong>, eux, ont investi <strong>2,7 milliards de dollars</strong> dans la tech israélienne depuis 2021 et pilotent des projets humanitaires à Gaza via des ONG privées.<br>Ils misent sur le <strong>nouveau Moyen-Orient</strong>, sans passer par la case palestinienne.<br>L’Europe, sous prétexte d’humanisme, ramène le conflit à sa vieille rhétorique, c’est-à-dire à <strong>l’immobilisme</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe théorise l’« équité » ; les acteurs régionaux négocient la « sécurité ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">La lucidité américaine, la passivité européenne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Washington traite le Moyen-Orient comme un <strong>système de forces</strong>, non comme un tribunal moral ou victimaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan Trump a esquissé un cadre clair :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>désengagement progressif du Hamas des institutions gazaouies ;</li>



<li>supervision multinationale sous contrôle américain pour la stabilisation de Gaza, sans passer par une Autorité palestinienne corrompue et inefficace — que Macron continue pourtant à présenter comme un « pilier de la paix » ;</li>



<li>intégration régionale d’Israël ;</li>



<li>réintégration conditionnelle de la Syrie dans le concert arabe et international, toujours sous condition de dialoguer avec Israël.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">L’Europe, paralysée par ses divisions internes, reste fixée sur le « droit au retour » et la « proportionnalité » des ripostes israéliennes. Sa diplomatie ressemble à un communiqué de presse, pas à une politique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Arabes pragmatiques, les Européens figés</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est frappant : le <strong>pragmatisme vient désormais du monde arabe</strong>.<br>Pas de l’Europe, ce vieux continent qui s’accroche à des illusions morales qui datent depuis les années soixante-dix, et veut maintenir les pays arabes dans un cadre idéologique dépassé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Émirats, Bahreïn, Oman et Arabie saoudite <strong>luttent contre l’islam politique et les Frères musulmans</strong>, là où l’Europe les laisse prospérer par naïveté, voire complaisance.<br>Les pays arabes <strong>modernisent leurs systèmes éducatifs</strong> contre la haine (suppression des contenus antisémites dans les manuels scolaires saoudiens, 2022-2024), tandis que <strong>l’antisémitisme progresse en Europe</strong>.<br>Ils normalisent leurs relations avec Israël sans attendre l’aval européen, alors que Paris et Bruxelles persistent à entretenir la méfiance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ne prétendent pas à la perfection morale ; ils assument leurs intérêts.<br>Pendant que Doha, Abou Dhabi et Riyad financent des hôpitaux à Gaza et des hubs logistiques à Haïfa, Paris organise des conférences sur la « solution à deux États » sans interlocuteur crédible, ni la moindre efficacité. Au contraire, les annonces du Président Macron sur la reconnaissance de l’état palestinien avaient ralenti les efforts pour la libération des otages et l&rsquo;arrêt de la guerre à Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe français : la compassion sélective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La France, jadis architecte d’une politique équilibrée et farouche défenseure de la laïcité, <a href="https://moyen-orient.fr/macron-illusion-palestinienne-diplomatie/">s’est enfermée dans une posture morale incohérente, rejoignant souvent les positions les plus hostiles à Israël</a>.<br>Elle dénonce avec vigueur les « excès » israéliens, mais reste discrète sur le rôle déstabilisateur du Hezbollah au Liban.<br>Pire, elle en inverse parfois les responsabilités : elle ne s’est même pas réjouie de l’élimination d’un haut responsable du mouvement chiite pro-iranien, pourtant impliqué dans la mort de militaires français.<br>Elle n’ose même plus nommer le Hezbollah ni les islamistes dans ses communiqués officiels.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle finance la société civile palestinienne (<strong>120 millions d’euros en 2023</strong>) sans contrôle suffisant sur l’usage des fonds, certains alimentant des réseaux proches du FPLP selon des audits internes de l’UE.<br>Ce n’est plus de la diplomatie, c’est une liturgie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle continue de financer l’<strong>UNRWA</strong> sans condition, alors que cet organisme onusien est presque <strong>co-responsable de la haine</strong> qui a conduit au 7 octobre.<br>Où est la cohérence ?<br>Comment peut-on financer ceux qui propagent la haine et prétendre ensuite œuvrer pour la paix ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une Europe hors du jeu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’Europe s’indigne, les États-Unis négocient, font pression et obtiennent des résultats.<br>En deux semaines, Trump a obtenu la libération d’otages et la reddition partielle du Hamas — là où Washington sous Biden échouait depuis deux ans. Pourquoi ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’Europe publie un communiqué, Israël sécurise ses frontières.<br>Même en Syrie, l’Europe s’est indignée contre Israël alors que ce dernier cherchait à <strong>protéger les minorités druzes et alaouites</strong>.<br>Quelle inversion morale !<br>Et quelle incohérence de recevoir Ahmed al-Sharaa à l’Élysée un mois après le massacre des Alaouites, quand Trump, lui, conditionnait toute reconnaissance et toute levée de sanctions à des engagements précis.<br>Et cela a d’ailleurs bien mieux fonctionné que les galas organisés à l’Élysée, sourires et accolades chaleureuses à l’appui.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand l’Europe prêche le droit, les Émirats investissent dans les ports de Haïfa.<br>L’Europe n’est plus médiatrice, ni garante, ni puissance : elle est devenue <strong>spectatrice</strong> d’un Moyen-Orient qu’elle juge sans le comprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : le retour du réel</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient entre dans une ère de <strong>pragmatisme assumé</strong>. Les alliances se nouent sur des intérêts, non sur des slogans pseudo humanistes et creux, sans la moindre efficacité sur le terrain. <br>Ceux qui gagnent sont ceux qui agissent, avec fermeté et conditions, non avec soumission et indignation.  L’Europe s’est enfermée dans une <strong>morale de substitution</strong> : quand on ne peut plus peser, on s’indigne.<br>Mais la géopolitique n’est pas un tribunal. Et dans un monde qui cherche des solutions, l’Europe semble encore chercher sa conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/syrie-reconstruction-nouvel-echiquier-regional/">Syrie : la reconstruction comme nouvel échiquier régional</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/europe-moyen-orient-indignation-realpolitik/">L’Europe face au Moyen-Orient : entre indignation et realpolitik</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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		<title>Le Hamas a perdu militairement, mais a-t-il gagné moralement ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/le-hamas-a-perdu-militairement-mais-a-t-il-gagne-moralement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 09:48:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Lucidité]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Occident]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Hamas a perdu militairement la guerre sur le terrain, mais dans certaines opinions occidentales, il continue de triompher sur le plan symbolique. Ce paradoxe révèle une vérité dérangeante : l’Occident, ému par des récits <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/le-hamas-a-perdu-militairement-mais-a-t-il-gagne-moralement/" title="Le Hamas a perdu militairement, mais a-t-il gagné moralement ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<article>
<header>
<p class="chapo"><strong>Le Hamas a perdu militairement la guerre sur le terrain, mais dans certaines opinions occidentales, il continue de triompher sur le plan symbolique. Ce paradoxe révèle une vérité dérangeante : l’Occident, ému par des récits simplistes, cède trop souvent à la rhétorique et la propagande bien rodée du mouvement islamiste.<br />
Par Faraj Alexandre Rifai, auteur / essayiste Franco-Syrien.</strong></p>
</header>
<h2>Une défaite militaire évidente</h2>
<p>À Gaza, les faits sont incontestables : infrastructures détruites, commandement décimé, réseaux souterrains démantelés. Le Hamas a perdu sa capacité à mener une guerre classique.  Ses dirigeants se terrent ou sont éliminés, et ses tunnels, jadis symboles d’invincibilité, sont devenus des tombeaux.<br />
Les opérations israéliennes, bien que critiquées par l&rsquo;Occident pour les milliers de civils tués dans les bombardements, ont réduit l’organisation terroriste à une fraction de sa puissance militaire.</p>
<p>Pourtant, alors que les faits militaires sont clairs, la bataille politique semble tout autre. Dans les médias, sur les réseaux sociaux comme <em>X</em>, et dans les universités occidentales, le Hamas s’érige en victime absolue, ou en champion de « la libération de la Palestine ». L’émotion supplante la raison, et le crime se pare d’une légitimité pseudo-humanitaire. L&rsquo;extrême gauche occidentale continue de porter à haute voix tous les éléments de langage du mouvement terroriste, sans nuance, et même après les milliers de morts et la destruction causés par le Pogrom du 7 octobre.</p>
<h2>La victoire symbolique volée</h2>
<p>En manipulant les images de souffrance, le Hamas a fait de la mort des civils son arme la plus efficace.<br />
Par exemple, en 2023, une vidéo virale montrant un hôpital de Gaza endommagé a été largement relayée sur X, attribuant la faute à Israël avant que des enquêtes ne révèlent l’implication d’une roquette du <strong>Jihad islamique</strong>. Aucun responsable de l&rsquo;extrême gauche n&rsquo;a condamné, alors qu&rsquo;ils le faisaient amplement quand c&rsquo;était attribué à Israël.<br />
De plus, ce type de contenu, amplifié par les algorithmes des réseaux sociaux qui privilégient l’émotion brute, efface les crimes du Hamas — comme les attaques du 7 octobre 2023, qui ont tué 1 200 Israéliens — pour le transformer en symbole universel de résistance.</p>
<p>Cette inversion morale ne relève pas seulement de la propagande. Elle répond à une attente : celle d’un récit simple savamment exploité où l’on peut aimer sans réfléchir, condamner sans connaître. Le Hamas exploite ce besoin de manichéisme, et les plateformes comme X, où les clips de 30 secondes dominent les analyses nuancées, amplifient son message. Si en plus des têtes d&rsquo;affiches comme Rima Hassan relaient ces mensonges fabriqués, l&rsquo;effet est certainement démultiplié.</p>
<h2>L’Occident piégé par sa morale sélective</h2>
<p>Dans certaines élites intellectuelles européennes, la grille de lecture « dominant/dominé » remplace toute réflexion objective. Israël est condamné, par défaut, parce qu’il est fort, le Hamas absous et justifié parce qu’il «représente » « un peuple faible en quête de libération ».<br />
Cette logique perverse excuse et « explique » les exactions du Hamas, comme l’utilisation de civils comme boucliers humains, tandis que les pertes civiles à Gaza, bien réelles et tragiques, alimentent une indignation sincère mais parfois mal informée, car la seule source est « le ministère de santé à Gaza », autrement dit le Hamas lui-même.<br />
Par exemple, des manifestations dans des universités comme Columbia ou à Paris ont vu des étudiants scander des slogans pro-Hamas, affirmer leur soutien au 7 Octobre. En réalité, souvent il s&rsquo;agit pas seulement de critique d’Israël mais de soutien sans scrupule à une organisation terroriste, sous prétexte de soutenir les Palestiniens.</p>
<p>Certains médias occidentaux, par souci d’équilibre ou sous pression de l’opinion, contribuent à ce phénomène. En 2023, des chaînes comme la BBC ont été critiquées pour avoir rapporté des allégations du Hamas sans vérification initiale, comme l’incident de l’hôpital Al-Ahli, renforçant ainsi son narratif de victime. Ce relativisme  transforme la responsabilité en une question de puissance, non d’intention.</p>
<h3><strong data-start="1720" data-end="1768">Et ce brouillage ne s’arrête pas aux médias.</strong></h3>
<p>La reconnaissance unilatérale d’un <strong data-start="1806" data-end="1826">État palestinien</strong> par certains gouvernements européens, au moment même où le Hamas revendique des massacres, revient à <strong data-start="1930" data-end="1978">valider politiquement les crimes terroristes</strong>.<br data-start="1979" data-end="1982" />Sous prétexte de « relancer le processus de paix », on récompense ceux qui l’ont saboté. Cette reconnaissance, déconnectée de toute exigence de désarmement ou de réforme morale, offre au Hamas une victoire diplomatique qu’il n’a pas gagnée sur le terrain. Elle envoie au monde arabe le message que la violence paye, et à Israël celui qu’il sera toujours jugé coupable, même quand il survit.</p>
<h2>Le véritable enjeu : désarmer la rhétorique</h2>
<p>Israël combat militairement le Hamas, mais le monde libre doit apprendre à combattre sa rhétorique.<br />
L’arme la plus redoutable du Hamas n’est plus la roquette, mais le récit qu&rsquo;il infuse dans notre jeunesse.<br />
Chaque vidéo, chaque slogan, chaque larme devient un projectile moral contre ceux qui refusent de se soumettre à son chantage émotionnel. Sur X, les hashtags comme <strong>#FreePalestine</strong>, souvent accompagnés d’images choc, dominent les débats, éclipsant les discussions sur les responsabilités du Hamas dans la prolongation du conflit, dans le « prétendu génocide » et dans la destruction de Gaza. Tout soutien au Palestinien devrait commencer par pointer et condamner ces responsabilités du mouvement terroriste.</p>
<p>Tant que les démocraties se contenteront d’excuser ou d’équilibrer l’incompréhensible, elles perdront la bataille des consciences. Le devoir n’est pas d’être neutre, mais lucide.<br />
Il ne s’agit pas de nier les souffrances des civils palestiniens,<br />
mais de refuser que leur tragédie soit instrumentalisée par une organisation qui prospère sur le chaos.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<blockquote><p>Le Hamas a perdu militairement, mais il gagne chaque fois que nous confondons compassion et lâcheté.<br />
Il triomphe dans nos silences, nos indignations sélectives, nos récits simplistes.<br />
Le jour où l’on cessera d’excuser ses crimes sous prétexte de pitié, il aura vraiment perdu.</p></blockquote>
<aside class="encadre">
<h3>À propos de la rubrique « Analyses &amp; Tribunes »</h3>
<p>Cette rubrique de <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a> s&rsquo;exprime sur les dynamiques politiques Moyen-Orient : des analyses rigoureuses et des tribunes engagées, avec exigence.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/cinq-verites-sur-le-nouveau-moyen-orient/">Cinq vérités sur le nouveau Moyen-Orient</a></p>
</aside>
</article>
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		<title>« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C’est l’une des accusations les plus répandues dans le monde arabe et en Occident : Israël aurait “créé” le Hamas. Un mythe commode, qui dédouane les islamistes de leur responsabilité et transforme les bourreaux en <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/" title="« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<article>
<header>
<p class="chapo">C’est l’une des accusations les plus répandues dans le monde arabe et en Occident : Israël aurait “créé” le Hamas.<br />
Un mythe commode, qui dédouane les islamistes de leur responsabilité et transforme les bourreaux en victimes.<br />
Les faits racontent une autre histoire — bien plus dérangeante, car elle oblige à regarder en face la nature réelle de ce mouvement.</p>
</header>
<h2>D’où vient cette idée ?</h2>
<p>L’accusation selon laquelle Israël aurait “créé” le Hamas circule depuis des décennies, souvent présentée comme une “vérité cachée”.<br />
Elle s’appuie sur des déclarations ambiguës d’anciens responsables israéliens, comme celles de l’ancien officier <strong>Avner Cohen</strong>, qui a reconnu a posteriori avoir sous-estimé la montée des islamistes face à l’OLP dans les années 1980.</p>
<p>De là à affirmer qu’Israël a “créé” le Hamas, il y a un gouffre.</p>
<p>Ce récit a prospéré dans les milieux pro-Hamas et anti-israéliens, amplifié par des médias comme <em>Al-Jazeera</em> dans les années 1990 ou par des figures publiques, relayant des théories conspirationnistes.<br />
Il a ensuite été repris par une partie de la gauche occidentale en quête d’une cause “anti-impérialiste”.<br />
C’est devenu un argument réflexe : Israël serait responsable de son propre malheur, et les terroristes, les produits de sa politique.</p>
<h2>Ce que les faits montrent</h2>
<p>Le Hamas naît officiellement en <strong>1987</strong>, lors de la première Intifada.<br />
Il s’inscrit dans la mouvance des <strong>Frères musulmans</strong>, active à Gaza depuis les années 1940.<br />
Son fondateur, <strong>Cheikh Ahmed Yassine</strong>, prêche le djihad et la charia et l&rsquo;extermination de l&rsquo;état juif.<br />
Le Hamas s’est formé sur fond de montée de l’islamisme régional, porté par les Frères musulmans —<br />
une dynamique interne à la société palestinienne et indépendante de toute intervention extérieure.</p>
<p>L’idéologie du Hamas est <strong>théologique avant d’être politique</strong> : elle vise la destruction d’Israël, la libération “de toute la Palestine” et l’établissement d’un État islamique.<br />
Sa charte de 1988 parle explicitement d’un “combat contre les Juifs” — pas seulement contre l’occupation.<br />
Aucune archive ni document officiel n’a jamais corroboré l’idée d’un financement ou d’une création délibérée du Hamas par Israël, contrairement à ce que certains prétendent.</p>
<h2>Pourquoi cette confusion persiste</h2>
<p>Ce mythe arrange tout le monde.<br />
Il permet à certains de nier la responsabilité des sociétés arabes dans la montée de l’islamisme,<br />
un phénomène qui dépasse largement le conflit israélo-palestinien.<br />
Il offre à une partie de la gauche occidentale un moyen de soutenir la cause palestinienne tout en évitant d’assumer les crimes du Hamas, comme les attentats suicides ou les tirs de roquettes indiscriminés.<br />
Et il entretient une illusion morale : celle d’un conflit dont Israël serait la cause unique, et non la cible.</p>
<p>Sur le plan psychologique, croire qu’Israël “a créé” le Hamas rassure.<br />
Cela évite d’admettre qu’un mouvement né au cœur du monde arabe puisse prôner la haine, la mort et le martyre.<br />
Par exemple, les prêches enflammés de Cheikh Yassine dans les années 1980, appelant au djihad, reflètent une idéologie ancrée localement, et non importée ou orchestrée de l’extérieur.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<blockquote><p>Non, Israël n’a pas créé le Hamas.<br />
Ce narratif trompeur, en excusant les responsables, empêche un examen de conscience au sein de la société arabe et contre les mouvements islamistes, sur les racines de l’islamisme et les dynamiques du conflit israélo-palestinien.<br />
Démonter ce mythe, c’est ouvrir la voie à une réflexion réaliste qui permet d&rsquo;entrevoir de véritables solutions du conflit israélo-palestinien; où chaque acteur assume ses responsabilités, sans esquiver la violence inhérente à l’idéologie du Hamas.</p></blockquote>
<aside class="encadre">
<h3>Pourquoi cette rubrique ?</h3>
<p>La rubrique <strong>« Idées reçues »</strong> de <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a> démonte les clichés et les récits trompeurs sur la région.<br />
Parce que comprendre le Moyen-Orient, c’est d’abord apprendre à se méfier de tout ce qui paraît évident.</p>
</aside>
</article>
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		<title>Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 09:06:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité transitoire]]></category>
		<category><![CDATA[Board of Peace]]></category>
		<category><![CDATA[Cessez-le-feu]]></category>
		<category><![CDATA[Désarmement]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie arabe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Gita]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Plan Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Blair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le plan Trump : une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ? Contexte : ce que propose le plan Trump Le plan américano-israélien en 21 points prévoit <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/" title="Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">plan Trump </a>: une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Contexte : ce que propose le plan Trump</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan américano-israélien en 21 points prévoit un cessez-le-feu, un échange otages-prisonniers, un désarmement du Hamas, un retrait israélien par phases, et la création d’une gouvernance transitoire à Gaza composée de « Palestiniens qualifiés » et d’experts internationaux. Cette gouvernance serait supervisée par un organe international – appelé « Board of Peace » ou Gaza International Transitional Authority (<a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">GITA</a>) dans certaines versions – où Tony Blair est pressenti pour jouer un rôle de chef de file/président exécutif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs sources détaillent des éléments proches : autorité suprême internationale à durée limitée, coordination avec une force multinationale et un pilier investissement/reconstruction </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi Tony Blair à Gaza ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a testé l’idée : l’ex-Premier ministre britannique, ancien envoyé du Quartet au Proche-Orient (2007-2015), piloterait la transition et la reconstruction, avec un mandat adossé aux partenaires arabes et occidentaux. L’option Blair est sérieusement étudiée à la Maison Blanche et discutée avec Israël et des acteurs arabes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les points positifs d’une supervision Tony Blair</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1) Expérience de haut niveau &amp; réseau international</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Blair a déjà travaillé sur les dossiers économiques et institutionnels palestiniens, dispose d’entrées à Washington, Londres, Jérusalem, dans le Golfe, et connaît l’écosystème des bailleurs. Cela peut accélérer la mobilisation financière et la coordination inter-agences pour la reconstruction.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2) Lisibilité et centre de gravité unique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autorité clairement identifiée (GITA/Board of Peace), avec un chef politique visible, peut réduire la fragmentation bureaucratique des efforts humanitaires, sécuritaires et économiques, condition clé pour passer du secours à la stabilisation. Les brouillons évoquent une architecture hiérarchique et des guichets d’investissement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3) Capacité à arrimer des partenaires arabes et européens</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Qatar, les Émirats et les Européens s’alignent, l’effet de levier financier et diplomatique pourrait être significatif, surtout si la supervision n’enterre pas la perspective d’une unification avec la Cisjordanie réformée.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les angles morts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1) Fort rejet symbolique côté arabe et palestinien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Blair reste associé à l’Irak 2003 et à une image interventionniste. Son nom ravive la critique d’un « tutelle occidentale » et peut crisper l’opinion publique palestinienne et régionale, fragilisant la légitimité locale de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2) Flou sur l’articulation avec l’Autorité palestinienne (AP)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan écarte ou marginalise l’AP à court terme, ce que Paris et Riyad jugent problématique : sans feuille de route claire vers une gouvernance palestinienne unifiée et vers un État, des partenaires clés pourraient freiner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3) Risque de mandat sans horizon politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs critiques pointent l’absence de timeline précise pour le retrait israélien et le transfert de compétences. Une transition à durée indéterminée deviendrait ingouvernable et nourrirait l’accusation de « protectorat ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4) Conditions de sécurité très exigeantes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désarmement du Hamas et la mise en place d’une force multinationale sont des prérequis difficiles. Sans adhésion minimale du Hamas (ou son affaiblissement décisif), aucune autorité transitoire ne pourra opérer durablement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les conditions de réussite (minimum vital)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1) Paquet séquencé « Sécurité ↔ Politique ↔ Économie »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">– Sécurité : cessez-le-feu, mécanisme de vérification, police palestinienne formée, présence internationale à mandat clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Politique : calendrier de transfert vers une entité palestinienne réformée (Cisjordanie/Gaza), garde-fous juridiques et inclusion d’acteurs palestiniens crédibles non affiliés au Hamas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Économie : fonds fiduciaire pour la reconstruction, priorités (eau, électricité, hôpitaux, logements), contrôles anticorruption, guichet « PME &amp; emplois jeunes ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2) Parapluie diplomatique arabo-occidental</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, l’UE et des pays arabes clés demandent des assurances sur l’horizon étatique et la protection des droits. Ces exigences risquent de fragiliser l&rsquo;adhésion régionale. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3) Communication locale et légitimation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra palestiniser la transition  avec des visages en dehors du Hamas : donner des visages palestiniens à l’exécutif quotidien, des mécanismes de consultation communautaire et protéger les biens/fonciers (Property Rights) pour éviter un ressentiment massif. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les scénarios (du plus crédible au plus risqué)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scénario A — </strong> <strong>Supervision Blair limitée &amp; transitoire (le plus viable ?)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Blair préside une instance de supervision aux pouvoirs bornés, avec mandat de 12–18 mois, objectifs mesurables (sécurité de base, électricité/eau, reprise scolaire, 100 000 logements priorisés), et transfert programmé à une gouvernance palestinienne réformée. Chances : moyennes si un noyau d’États arabes s’engage et si la sécurité tient.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scénario B — Blair exécutif fort / GITA élargie</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autorité puissante, agenda reconstruction XXL, présence sécuritaire robuste. Risque : rejet local et accusations de néocolonialisme ; coût politique pour les partenaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scénario C — </strong> <strong>Échec d’entrée en fonction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas d’accord Hamas, violences persistantes, veto d’acteurs régionaux : la proposition Blair devient un sparadrap diplomatique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Verdict : Blair, -t-il une chance ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, sous conditions strictes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Mandat court, borné et lisible, avec palestinisation réelle de l’exécutif.</li>



<li>Package financier + sécuritaire crédible, incluant partenaires arabes et européens.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Non, si Blair incarne une tutelle occidentale sans horizon politique clair ni inclusion palestinienne, ou si la sécurité de base n’est pas assurée. Dans ce cas, sa nomination deviendrait contre-productive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">À surveiller dans les prochains jours</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <strong>fenêtre de réponse</strong> donnée au Hamas et la teneur de sa réponse. </li>



<li>Le <strong>format exact</strong> du mandat (Board of Peace vs GITA) publié par Washington.</li>



<li>Les <strong>lignes rouges</strong> de Paris/Riyad/Le Caire/Doha sur l’AP et l’horizon étatique. </li>
</ul>
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		<title>Le Plan de paix de Trump pour Gaza : une opportunité pour le Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Oct 2025 06:10:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Blair]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Gita]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[plan de paix]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Présenté le 29 septembre, le plan Trump pour Gaza propose cessez-le feu, démilitarisation, gouvernance neutre et développement. Opportunité unique mais pleine de défis pour la région. Dans un Moyen-Orient marqué par des décennies de conflits <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/" title="Le Plan de paix de Trump pour Gaza : une opportunité pour le Moyen-Orient">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Présenté le 29 septembre, le plan Trump pour Gaza propose cessez-le feu, démilitarisation, gouvernance neutre et développement. Opportunité unique mais pleine de défis pour la région.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Moyen-Orient marqué par des décennies de conflits sanglants et d&rsquo;instabilité chronique, le président américain Donald Trump a dévoilé, le 29 septembre 2025, un plan audacieux en 21 points visant à mettre fin à la guerre dévastatrice à Gaza. Baptisé « Plan de Paix pour Gaza », ce document, élaboré en consultation étroite avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et des leaders arabes, représente bien plus qu&rsquo;un simple cessez-le-feu : c&rsquo;est une vision pragmatique et inclusive pour une paix durable, une reconstruction massive et une intégration régionale qui pourrait transformer la région en un hub de prospérité. Soutenu par une coalition impressionnante de pays arabes, européens et musulmans, ce plan n&rsquo;est pas seulement une chance pour les Palestiniens et les Israéliens, mais une opportunité unique pour l&rsquo;ensemble du Moyen-Orient de tourner la page du terrorisme et de l&rsquo;extrémisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les éléments clés du plan : Un chemin clair vers la paix</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan de Trump est structuré autour de principes simples mais efficaces, inspirés des succès diplomatiques de son premier mandat, comme les Accords d&rsquo;Abraham qui ont normalisé les relations entre Israël et plusieurs nations arabes. Voici les piliers essentiels :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Cessez-le-Feu immédiat </strong> : Dès l&rsquo;acceptation du plan par toutes les parties, les hostilités cessent. Hamas libère tous les otages israéliens (vivants ou décédés) dans les 72 heures, en échange de la libération par Israël de 250 prisonniers palestiniens condamnés à perpétuité et de 1 700 détenus depuis le 7 octobre 2023. Pour chaque otage israélien décédé rendu, Israël restitue les dépouilles de 15 Palestiniens. Ce mécanisme, équilibré et humain, peut mettre fin à l&rsquo;horreur des enlèvements et ouvre la voie à une guérison collective.</li>



<li><strong>Démilitarisation et sécurité garantie</strong> : Gaza sera démilitarisée sous la supervision d&rsquo;observateurs internationaux indépendants. Les armes de Hamas seront mises hors d&rsquo;usage via un programme de rachat financé internationalement. Une Force de Stabilisation Internationale (ISF), composée de troupes arabes et musulmanes, assurera la sécurité intérieure, en collaboration avec la police palestinienne formée et des experts égyptiens et jordaniens. Israël conserve un périmètre de sécurité temporaire, mais le retrait progressif des forces israéliennes est enclenché une fois les conditions remplies. Ce cadre protège Israël des menaces futures tout en évitant une occupation prolongée, favorisant une coexistence pacifique.</li>



<li><strong>Gouvernance transitoire inclusive</strong> : Un « Comité palestinien technocratique et apolitique » gèrera les affaires courantes de Gaza, sous la supervision d&rsquo;un <a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">« Conseil de Paix » international présidé par Trump lui-même, avec des figures comme l&rsquo;ancien Premier ministre britannique Tony Blair.</a> Ce conseil, basé en Égypte, coordonnera l&rsquo;aide humanitaire immédiate et les réformes de l&rsquo;Autorité Palestinienne (AP) pour une reprise sécurisée du contrôle. Hamas n&rsquo;aura aucun rôle, mais ses membres acceptant la « coexistence pacifique » et le désarmement bénéficieront d&rsquo;une amnistie. Les autres pourront quitter Gaza en toute sécurité. Cette structure neutre évite les pièges des factions extrémistes et prépare un horizon politique stable.</li>



<li><strong>Reconstruction économique et développement</strong> : Un « plan économique Trump » mobilisera des experts ayant créé des « villes miracles » au Moyen-Orient pour rebâtir Gaza. Une zone économique spéciale avec des tarifs préférentiels attirera des investissements massifs, créant des emplois, des opportunités et de l&rsquo;espoir. L&rsquo;aide humanitaire reprend immédiatement, et un dialogue interconfessionnel favorisera la tolérance. Le plan encourage les résidents à rester et à bâtir un « Nouveau Gaza » prospère, sans forcer quiconque à partir – un virage positif par rapport aux idées initiales de Trump.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, le plan trace une « voie vers l&rsquo;autodétermination palestinienne, une fois les réformes achevées, intégrant Gaza à la Cisjordanie sous une direction unifiée. C&rsquo;est une ouverture pragmatique vers une éventuelle solution à deux États, sans les illusions irréalistes des plans passés.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ce plan est une chance pour le Moyen-Orient </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement aux initiatives précédentes, souvent paralysées par des idéaux abstraits, le plan de Trump est ancré dans la réalité : il priorise la sécurité d&rsquo;Israël tout en offrant aux Palestiniens une échappatoire au cycle de la violence. Netanyahu l&rsquo;a qualifié de « pas vers la fin de la guerre et l&rsquo;avancée de la paix au Moyen-Orient ». Pour les Palestiniens, épuisés par des milliers de morts et une crise humanitaire, ce pourrait être une bouée de sauvetage : fin des combats, aide immédiate et reconstruction qui pourrait transformer Gaza en un modèle de développement, comme les Accords d&rsquo;Abraham l&rsquo;ont fait pour les Émirats et le Maroc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les bénéfices sont immenses :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sécurité régionale renforcée</strong> : En neutralisant Hamas et en démilitarisant Gaza, le plan éradique la menace terroriste qui a déstabilisé la Jordanie, l&rsquo;Égypte et au-delà. L&rsquo;ISF, soutenue par des pays arabes, garantit une paix durable sans ingérence étrangère hostile.</li>



<li><strong>Opportunités économiques</strong> : Les investissements promis – via des partenariats avec l&rsquo;Arabie saoudite, les Émirats et l&rsquo;Inde – pourraient créer des milliers d&#8217;emplois, boostant le PIB palestinien et intégrant Gaza dans des corridors comme l&rsquo;India-Middle East-Europe Corridor. C&rsquo;est une chance pour les jeunes Palestiniens de rêver d&rsquo;avenir plutôt que de désespoir.</li>



<li><strong>Unité arabe et musulmane</strong> : Huit pays (Qatar, Égypte, Jordanie, Émirats, Indonésie, Turquie, Arabie saoudite, Pakistan) ont salué le plan comme une « voie viable vers la paix, la sécurité et le développement ». L&rsquo;Europe, de l&rsquo;Allemagne à l&rsquo;Italie, y voit un « tournant unique ». Cette coalition transnationale marginalise les extrémistes et renforce une alliance anti-extrémisme.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Trump, en se positionnant comme médiateur via le Conseil de Paix, démontre un engagement personnel inédit. Comme l&rsquo;a noté Tony Blair, cela « signale une confiance énorme dans l&rsquo;avenir de Gaza et dans la possibilité d&rsquo;une paix entre Israéliens et Palestiniens ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Limites et les Défis du Plan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si ce plan représente une opportunité historique, son application n’est pas exempte de risques. La démilitarisation de Gaza, par exemple, nécessitera une coopération étroite entre acteurs régionaux souvent divisés, et il n’est pas certain que toutes les factions palestiniennes acceptent de se désarmer. De même, la mise en place d’une gouvernance technocratique neutre reste fragile : elle suppose l’exclusion effective du Hamas, mais aussi la réforme en profondeur d’une Autorité Palestinienne minée par la corruption et la défiance populaire. Enfin, le rôle personnel de Trump, perçu comme polarisant sur la scène internationale, pourrait susciter autant d’adhésions que de résistances. Ces incertitudes rappellent que le succès du plan dépendra moins de sa conception que de sa mise en œuvre sur le terrain.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une opportunité , un pas vers le nouveau Moyen-Orient ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Hamas dispose de « trois ou quatre jours » pour répondre, sous peine de conséquences sévères – un ultimatum clair pour forcer la main des radicaux. Rejeter ce plan serait une trahison des Palestiniens qu&rsquo;il prétend défendre, prolongeant la souffrance pour des idéaux périmés. Accepter, c&rsquo;est embrasser une ère de « paix éternelle au Moyen-Orient », comme l&rsquo;a proclamé Trump – une hyperbole justifiée par l&rsquo;ampleur des enjeux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Moyen-Orient, ce n&rsquo;est pas qu&rsquo;un plan : c&rsquo;est une renaissance. Il unit Arabes, Israéliens et Occidentaux contre la terreur, ouvre des portes économiques et pose les bases d&rsquo;un État palestinien viable. Les leaders régionaux l&rsquo;ont compris ; il est temps que tous saisissent cette opportunité historique. La paix n&rsquo;est pas un rêve – c&rsquo;est un choix rationnel, et Trump vient de le rendre possible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire : <a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA</a></p>
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		<title>L’annexion de la Cisjordanie : pourquoi le sujet revient dans le débat israélien ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/lannexion-de-la-cisjordanie-pourquoi-le-sujet-revient-dans-le-debat-israelien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 13:49:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Judée-Samarie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’annexion revient en Israël. Le débat sur une possible annexion de la Cisjordanie (Judée-Samarie) refait surface, porté à la fois par les courants religieux-nationalistes, par les impératifs de sécurité après le 7 octobre, et par <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/lannexion-de-la-cisjordanie-pourquoi-le-sujet-revient-dans-le-debat-israelien/" title="L’annexion de la Cisjordanie : pourquoi le sujet revient dans le débat israélien ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>L’annexion revient en Israël. Le débat sur une possible annexion de la Cisjordanie (Judée-Samarie) refait surface, porté à la fois par les courants religieux-nationalistes, par les impératifs de sécurité après le 7 octobre, et par les calculs politiques de Benyamin Netanyahou. Entre mémoire du retrait de Gaza, menace du Hamas et perspectives régionales comme les accords d’Abraham, le sujet illustre les dilemmes stratégiques de l’État hébreu.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dossier ancien réactivé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée d’une annexion, partielle ou totale, de la Cisjordanie — que les Israéliens nomment Judée-Samarie — n’est pas nouvelle. Elle ressurgit aujourd’hui dans le débat israélien pour des raisons à la fois politiques, sécuritaires et diplomatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poids du courant religieux-nationaliste</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein du paysage politique israélien, le sionisme religieux occupe une place visible mais minoritaire (10 à 15 sièges à la Knesset). Sa conviction est que cette terre, au cœur de la tradition biblique (Hébron fut la première capitale du roi David avant Jérusalem), appartient par essence au peuple juif. Cette approche idéologique reste cependant loin de représenter la majorité des Israéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La logique des « territoires contre la paix » remise en cause</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Durant plusieurs décennies, la majorité israélienne a soutenu l’idée d’échanges territoriaux en contrepartie d’accords de paix, comme ce fut le cas avec l’Égypte (1979) puis la Jordanie (1994). Mais la perspective d’un État palestinien n’a plus la même crédibilité : beaucoup d’Israéliens estiment que cette équation n’apporterait pas la sécurité promise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le traumatisme du retrait de Gaza</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le désengagement de 2005, pensé comme un premier pas vers un compromis territorial, a profondément marqué l’opinion. L’espoir d’une stabilisation a été suivi d’une intensification des tirs de roquettes depuis Gaza et du maintien d’attentats en Israël. Aux yeux de nombreux Israéliens, la promesse « retrait = paix » a perdu toute valeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’effet du 7 octobre 2023</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’attaque du Hamas a radicalement changé les perceptions. Elle a montré que l’existence d’une frontière n’était pas une garantie de sécurité. Pour beaucoup d’Israéliens, se retirer de Cisjordanie reviendrait à exposer directement le centre du pays, poumon démographique et économique, à de nouvelles menaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de contrôle, moins de vulnérabilité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce contexte, une majorité de l’opinion n’exige pas forcément une annexion totale, mais souhaite davantage de contrôle territorial. Le sentiment dominant est que la sécurité passe par la présence sur le terrain plutôt que par des retraits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre tactique politique et diplomatie régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’annonce de revendications maximalistes, comme celles portées par le ministre Bezalel Smotrich, est perçue par plusieurs analystes comme une tactique de négociation plus qu’un programme immédiat. Dans la logique du Proche-Orient, la démonstration de force et la menace servent souvent de levier dans les discussions, plus que la bonne volonté affichée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réponse indirecte au Hamas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains responsables israéliens veulent aussi envoyer un signal au Hamas : l’attaque du 7 octobre ne conduira pas à une reconnaissance accrue d’un État palestinien, mais au contraire à une réduction des perspectives de souveraineté. Une logique d’incitation et de sanction qui s’inspire d’approches déjà expérimentées sous Donald Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les marges de manœuvre de Netanyahu</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un système de coalition, le Premier ministre peut garder une certaine distance vis-à-vis des déclarations de ses ministres, tout en conservant un espace de négociation multiple : sur la scène intérieure, avec ses alliés religieux, et sur la scène internationale, avec Washington ou Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une séquence régionale plus large</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une annexion, même partielle, pourrait être perçue comme une concession symbolique au sionisme religieux, favorisant en retour une plus grande souplesse pour négocier un cessez-le-feu durable à Gaza. Elle s’inscrirait aussi dans une dynamique régionale plus large, où la normalisation avec l’Arabie saoudite et l’élargissement des accords d’Abraham restent en arrière-plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le retour du thème de l’annexion en Israël n’exprime pas seulement un choix idéologique. Il reflète un contexte où les leçons du retrait de Gaza, le choc du 7 octobre et les logiques de négociation au Moyen-Orient redessinent les équilibres. Plutôt qu’un consensus immédiat, c’est une <strong>tactique politique et diplomatique</strong> qui domine : afficher la fermeté pour négocier, dans une région où la perception de la force reste un langage incontournable.</p>


<div class="taxonomy-post_tag wp-block-post-terms"><a href="https://moyen-orient.fr/tag/autorite-palestinienne/" rel="tag">Autorité palestinienne</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://moyen-orient.fr/tag/cisjordanie/" rel="tag">Cisjordanie</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://moyen-orient.fr/tag/hamas/" rel="tag">Hamas</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://moyen-orient.fr/tag/israel/" rel="tag">Israël</a><span class="wp-block-post-terms__separator">, </span><a href="https://moyen-orient.fr/tag/judee-samarie/" rel="tag">Judée-Samarie</a></div>


<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>« Gaza, prison à ciel ouvert » – Déconstruction d’un mythe</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/gaza-prison-a-ciel-ouvert-deconstruction-dun-mythe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 16:59:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le slogan Depuis des années, militants et médias répètent que Gaza serait une “prison à ciel ouvert”. Cette formule, devenue un mantra, sert à accuser Israël d’enfermer deux millions de Palestiniens dans un territoire étouffant. <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/gaza-prison-a-ciel-ouvert-deconstruction-dun-mythe/" title="« Gaza, prison à ciel ouvert » – Déconstruction d’un mythe">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3 class="wp-block-heading">Le slogan</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis des années, militants et médias répètent que Gaza serait une “prison à ciel ouvert”. Cette formule, devenue un mantra, sert à accuser Israël d’enfermer deux millions de Palestiniens dans un territoire étouffant.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La réalité</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Retrait israélien en 2005</strong><br>Israël a évacué toutes ses colonies et ses soldats de Gaza. Depuis, le territoire est administré par l’Autorité palestinienne, puis par le Hamas qui s’en est emparé par la force en 2007.</li>



<li><strong>Blocus partagé</strong><br>Le blocus n’est pas israélien seulement : <strong>l’Égypte contrôle aussi la frontière sud de Gaza</strong> et ferme régulièrement le point de Rafah. Ce contrôle vise à limiter l’entrée d’armes, pas de biens humanitaires.</li>



<li><strong>Accès aux biens et à l’aide</strong><br>Chaque jour, des centaines de camions d’aide et de marchandises entraient à Gaza via Israël. L’électricité, l’eau et une grande partie des ressources étaient fournies par Israël, malgré l’hostilité du Hamas.</li>



<li><strong>Le vrai carcan : le Hamas</strong><br>Les habitants de Gaza ne sont pas enfermés par Israël mais par le Hamas, qui :</li>
</ol>



<ul class="wp-block-list">
<li>détourne l’aide humanitaire,</li>



<li>utilise les civils comme boucliers humains,</li>



<li>interdit toute opposition politique.<br>C’est lui qui transforme Gaza en piège pour ses habitants.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p class="wp-block-paragraph">“Prison à ciel ouvert” est un slogan, pas une réalité. Gaza est prise en otage par une organisation terroriste qui préfère investir dans les tunnels et les roquettes plutôt que dans des écoles ou des hôpitaux.<br>La responsabilité première de l’enfermement des Gazaouis ne repose pas sur Israël, mais sur le Hamas et ses parrains régionaux.</p>
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