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	<title>Société | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Société | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </title>
		<link>https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[IMPACT-se]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[programmes scolaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/" title="Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste ">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<article class="page">
<p class="p1">Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et l’effacement d’Israël structurent encore l’apprentissage de plus d’un million d’enfants. Aucune réforme n’a été engagée par l’Autorité palestinienne, malgré des engagements répétés auprès de la communauté internationale.</p>
<h2>Un curriculum structuré autour de la haine</h2>
<p>Ce qui frappe d’abord, ce n’est pas la présence isolée de passages problématiques dans les programmes scolaires 2025-2026. C’est leur cohérence d’ensemble. De l’histoire à la littérature, des études sociales aux sciences, le curriculum construit un récit unique : <strong>le conflit est sacré, l’ennemi est absolu, la mort est glorieuse</strong>.</p>
<p>IMPACT-se montre que les manuels 2025-2026 <strong>violent systématiquement les standards de paix et de tolérance de l’UNESCO</strong>. La glorification de la violence, la promotion du martyre, la déshumanisation des Juifs, l’effacement total d’Israël et la suppression des accords de paix ne sont pas des anomalies : ils constituent l’ossature du programme scolaire. Aucune des lignes essentielles pointées depuis des années n’a été retirée.</p>
<h2>À six ans, on apprend à mourir : le martyr comme vocabulaire de base</h2>
<p>Dans un exercice destiné aux élèves de première année, l’enfant apprend à lire et écrire le mot <em>shahid</em> – « martyr ». L’exemple n’est pas isolé et il est documenté précisément dans le rapport. Choisir ce mot parmi les premiers termes enseignés n’est pas anodin : il s’agit d’introduire tôt l’idée qu’une « belle mort », pour la cause, fait partie de l’horizon normal de l’existence.</p>
<p>À cet âge-là, ailleurs, on apprend « arbre », « maison » ou « soleil ». Ici, on inscrit dans l’imaginaire de l’enfance la figure du mort héroïsé. Ce n’est plus un simple lexique, c’est un projet de société.</p>
<h2>Le jihad présenté comme devoir individuel</h2>
<p>Plus loin, dans les manuels de religion et d’histoire, le jihad est décrit comme un <strong>devoir personnel du croyant</strong>, présenté comme le « summum de la foi » et un chemin vers l’honneur et la récompense divine. Le rapport montre comment cette notion est directement reliée au conflit avec Israël : le jihad n’est pas expliqué comme un effort moral ou spirituel, mais <strong>comme une lutte armée actuelle</strong>.</p>
<p>L’élève n’est plus seulement un enfant qui apprend l’histoire de sa région. Il devient, par le discours même de l’école, un soldat en formation. L’éducation ne prépare pas à la citoyenneté, mais à la mobilisation permanente.</p>
<h2>Des terroristes transformés en modèles nationaux</h2>
<p>Le cas de Dalal Mughrabi, que le rapport décrit en détail, est emblématique. Responsable d’une attaque qui a coûté la vie à 38 civils israéliens – dont treize enfants –, elle est présentée dans les manuels comme une figure héroïque, un modèle féminin de courage et de sacrifice. Des leçons l’érigent en référence positive pour les élèves, sans mention claire de la nature terroriste de l’attentat ni de ses victimes.</p>
<p>Quand un système éducatif célèbre ainsi l’auteure d’un massacre de civils, il ne se contente pas de réécrire l’histoire. Il envoie un message limpide : tuer des innocents peut être un acte de « résistance » admirable. On n’est plus dans la mémoire d’une lutte, mais dans la légitimation d’un registre d’action.</p>
<h2>La déshumanisation du Juif comme pilier doctrinal</h2>
<p>Une autre dimension, tout aussi centrale, ressort des analyses d’IMPACT-se : <strong>la représentation des Juifs</strong>. Dans de nombreux passages, le « Juif » n’est pas un individu, ni même un voisin ou un acteur politique. Il est décrit comme un collectif intrinsèquement négatif, associé à la corruption, au mensonge, à la perfidie, parfois assimilé à des créatures venimeuses.</p>
<p>Ces images s’appuient à la fois sur des motifs religieux classiques et sur des stéréotypes modernes (puissance financière, complots globaux, manipulations médiatiques). On ne critique pas ici un gouvernement ou une politique : on essentialise un peuple tout entier. C’est du carburant pur pour l’antisémitisme, transmis par l’institution la plus légitime qui soit aux yeux d’un enfant : l’école.</p>
<h2>Effacer Israël pour effacer la réalité</h2>
<p>Sur les cartes utilisées en classe, Israël n’existe pas. Le territoire est désigné comme « Palestine » du fleuve à la mer, sans frontières internationalement reconnues, sans mention des villes israéliennes, sans représentation de l’État juif.</p>
<p>Le rapport montre également que <strong>toutes les références aux accords de paix</strong> – Oslo, Camp David, Annapolis – ont été progressivement supprimées des manuels récents. Les appels à la coexistence, les textes évoquant une solution négociée, les passages rappelant l’existence de processus de paix ont disparu.</p>
<p>L’élève palestinien ne voit plus la paix comme une option débattue ou trahie. Il ne la voit tout simplement plus.</p>
<h2>Quand même les sciences deviennent des armes symboliques</h2>
<p>L’endoctrinement ne se limite pas aux matières « politiques ». IMPACT-se recense de nombreux exemples où les mathématiques, la physique ou la biologie sont <strong>instrumentalisées pour normaliser la violence</strong>. On y trouve des problèmes de mathématiques comptant les « martyrs », des exercices de physique utilisant des pierres lancées avec des frondes comme illustration, des leçons de sciences évoquant des gaz lacrymogènes utilisés contre les Palestiniens.</p>
<p>L’enfant est ainsi invité à manipuler la guerre comme matériau scolaire neutre. L’acte violent devient un objet de calcul, de mesure, d’observation. La frontière entre savoir et militarisation de l’imaginaire s’efface.</p>
<h2>Gaza : les versions « abrégées » qui reproduisent la même haine</h2>
<p>Après la guerre à Gaza, l’Autorité palestinienne a mis en avant des manuels « abrégés » destinés à l’enseignement en situation de crise. Sur le papier, l’occasion était unique : alléger les programmes, mais aussi expurger les contenus les plus violents. Or le rapport montre que ces versions condensées ne sont qu’une <strong>reformulation des mêmes thèmes : jihad, martyre, effacement d’Israël, diabolisation du Juif</strong>.</p>
<p>Autrement dit, même lorsque la guerre fournit un prétexte pour adapter les contenus, le choix n’est pas de réduire l’endoctrinement, mais de le diffuser sous un nouveau format.</p>
<h2>Abbas, la paix et le mensonge éducatif</h2>
<p>C’est ici que le contraste avec le discours diplomatique devient insoutenable. Mahmoud Abbas est présenté comme un « homme de paix » engagé dans une réforme politique. Mais <strong>un dirigeant qui refuse d’assainir l’école refuse en réalité de préparer les générations à un avenir différent</strong>.</p>
<p>On peut multiplier les annonces de « processus constitutionnel », de « négociations » ou de « reconnaissance » sur la scène internationale : si, dans les salles de classe, on continue d’apprendre que mourir est préférable à vivre avec l’autre, que l’État voisin n’a pas le droit d’exister et que le Juif n’est pas un être humain comme les autres, <strong>la politique n’est qu’un décor</strong>.</p>
<p>L’éducation n’est pas un volet secondaire du conflit. Elle doit en être l’infrastructure principale. Tant que cette infrastructure repose sur la haine, la paix restera un slogan, pas un projet.</p>
<section class="encadre-rapport-impact" style="margin: 2rem 0; padding: 1.2rem 1.4rem 1rem; background: #f5f7fb; border-left: 4px solid #1d3557; border-radius: 4px;">
<h2 style="margin-top: 0; margin-bottom: 0.8rem; font-size: 1.1rem; border: none; padding: 0; font-weight: 600;">Les exemples les plus révélateurs du rapport IMPACT-se</h2>
<ul style="margin: 0.2rem 0 0; padding-left: 1.2rem;">
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Le mot « shahid » enseigné dès la première année</strong><br />
(lecture de base) – p. 22</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Dalal Mughrabi présentée comme héroïne et modèle féminin</strong><br />
– p. 29–33</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Déshumanisation des Juifs</strong><br />
(assimilés à des êtres perfides ou venimeux) – p. 21–22, 129–153</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Cartes effaçant totalement Israël</strong>,<br />
territoire présenté « du fleuve à la mer » – p. 149–165</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Jihad défini comme obligation personnelle du croyant</strong><br />
– p. 48–52</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Maths et sciences politisées</strong><br />
(comptage des « martyrs », imagerie de violence) – p. 1–24</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Suppression des références aux accords de paix</strong><br />
(Oslo, Camp David, etc.) – p. 322–353</li>
</ul>
</section>
<section class="annexe-rapport-impact" style="margin-top: 2.5rem; padding-top: 1.5rem; border-top: 1px solid #e0e0e0;">
<h2 style="font-size: 1.25rem; margin-top: 0; border-left: 3px solid #a8a8a8; padding-left: 0.6rem;">Annexe : repères de lecture dans le rapport IMPACT-se 2025-2026</h2>
<p>Pour les lecteurs et chercheurs souhaitant aller plus loin, voici quelques repères de pages utiles dans le rapport :</p>
<ol style="margin-top: 1rem; padding-left: 1.2rem; line-height: 1.6;">
<li><strong>Glorification du martyre</strong><br />
Introduction du terme <em>shahid</em> en première année et célébration du martyre comme idéal moral : voir p. 22 et le bloc p. 39–55.</li>
<li><strong>Jihad comme obligation personnelle</strong><br />
Passages présentant le jihad armé comme devoir individuel lié au conflit avec Israël : bloc p. 48–52 et section thématique dédiée au jihad.</li>
<li><strong>Dalal Mughrabi et le récit héroïque de la violence</strong><br />
Exemples détaillés montrant comment Mughrabi est présentée comme modèle national : p. 29–33.</li>
<li><strong>Déshumanisation et antisémitisme</strong><br />
Analyse des passages décrivant les Juifs comme collectivité immorale, trompeuse ou menaçante, ainsi que des motifs visuels associés : p. 21–22 et p. 129–153.</li>
<li><strong>Effacement d’Israël et irredentisme</strong><br />
Cartes et descriptions géographiques niant l’existence d’Israël, présentant la totalité du territoire comme « Palestine » à libérer : p. 149–165.</li>
<li><strong>Suppression systématique des références à la paix</strong><br />
Retrait progressif des références aux accords de paix et à la coexistence : p. 322–353.</li>
<li><strong>Politisation des sciences et des mathématiques</strong><br />
Exercices de sciences et mathématiques incorporant violence, conflit et figure du « martyr » : p. 24–46.</li>
</ol>
</section>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le rapport IMPACT-se 2025-2026 ne se contente pas d’énumérer des dérives ponctuelles. Il décrit un système cohérent qui utilise l’école comme vecteur de guerre et non comme instrument de paix. Tant que cette architecture éducative restera intacte, les discours sur la « solution politique » ou sur le « processus de paix » ne seront que des formules creuses.</p>
<p>Si la communauté internationale veut sérieusement œuvrer à la paix, elle devra un jour poser la seule question qui compte : <strong>que raconte-t-on chaque matin aux enfants palestiniens ?</strong> Car un manuel scolaire, sur la durée, pèse plus lourd que n’importe quel communiqué de presse. Et c’est bien là que se joue, aujourd’hui, l’avenir de cette région.</p>
<p><a href="https://www.impact-se.org/wp-content/uploads/Review-of-the-2025-2026-Palestinian-Authority-School-Curriculum.pdf" target="_blank" rel="noopener">Retrouver l&rsquo;intégralité du rapport IMPACT-se 2025-2026</a></p>
</article>
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			</item>
		<item>
		<title>La révolution silencieuse des écoles bilingues au Moyen-Orient : apprendre la coexistence</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/ecoles-bilingues-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:39:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe-Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe-Hébreu]]></category>
		<category><![CDATA[Bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[Coexistence]]></category>
		<category><![CDATA[Écoles bilingues]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une région où les frontières linguistiques sont souvent des frontières identitaires, un mouvement discret mais profond se développe : celui des écoles bilingues. Dans ces établissements, arabes, juifs, anglophones et parfois druzes apprennent côte <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/ecoles-bilingues-au-moyen-orient/" title="La révolution silencieuse des écoles bilingues au Moyen-Orient : apprendre la coexistence">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div>
<p class="chapo"><strong>Dans une région où les frontières linguistiques sont souvent des frontières identitaires, un mouvement discret mais profond se développe : celui des écoles bilingues. Dans ces établissements, arabes, juifs, anglophones et parfois druzes apprennent côte à côte, dès la maternelle. Loin des slogans et des négociations diplomatiques, ces salles de classe façonnent un autre Moyen-Orient à venir, où l’on apprend à vivre ensemble avant même de débattre de la paix.</strong></p>
</div>
<article class="mo-article-bilingue">
<h2 class="chapo">Une révolution discrète, loin des projecteurs</h2>
<p>Depuis des décennies, les langues ont servi de marqueurs politiques et culturels au Moyen-Orient. L’arabe, l’hébreu ou l’anglais ne sont pas seulement des outils de communication : ils portent des récits, des mémoires blessées, des appartenances parfois opposées. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, un modèle alternatif prend forme : celui d’une éducation où deux langues coexistent, se répondent, se complètent. Cette révolution est née du terrain, d’enseignants, de psychologues, de chercheurs, convaincus que la coexistence doit commencer dès l’enfance.</p>
<h2>En Israël : arabe et hébreu sur un pied d’égalité</h2>
<p>En Israël, les écoles bilingues arabe–hébreu incarnent le laboratoire le plus abouti de cette transformation. Le réseau Hand in Hand regroupe 6 écoles et environ 2 000 élèves en 2024 (rapport annuel). Sa philosophie est simple : si deux peuples sont voisins sur un territoire aussi étroit, ils doivent pouvoir partager une langue. Les classes sont codirigées par deux enseignants, l’un arabophone, l’autre hébréophone, et les matières sont enseignées dans les deux langues sans hiérarchie.</p>
<p>Les études de l’Université de Haïfa et de la Hebrew University (2016–2023) montrent des résultats clairs : les élèves développent une vision moins stéréotypée de l’autre, traversent l’enfance sans intérioriser la méfiance et nouent des amitiés qui résistent aux tensions politiques extérieures.</p>
<p>Il ne s’agit pas d’un miracle éducatif, mais d’une dynamique structurée : les enfants apprennent à raconter différemment les fêtes, les traditions, les histoires familiales. Ils découvrent que la réalité de l’autre n’est pas un danger, mais une expérience humaine parallèle à découvrir et à partager. Pour beaucoup de parents, envoyer un enfant dans ces écoles revient à parier sur une identité plus ouverte, plus confiante, moins obsédée par la menace.</p>
<h2>Dans le Golfe : le bilinguisme arabe–anglais comme moteur de modernité</h2>
<p>Dans les monarchies du Golfe, le bilinguisme prend une autre forme, mais poursuit un objectif similaire : préparer une génération capable de naviguer dans un monde globalisé tout en conservant une identité solide. Aux Émirats arabes unis, 70 % des écoles publiques d’Abu Dhabi suivent le modèle bilingue depuis 2020 (ADEK). Au Qatar, des établissements comme Qatar Academy ou GEMS American Academy intègrent l’arabe et l’anglais dès la maternelle. À Oman, le programme national vise 50 % d’écoles bilingues d’ici 2030.</p>
<p>Loin de la coexistence communautaire qui caractérise le cas israélien, il s’agit ici d’un bilinguisme de projection : l’anglais ouvre la porte à la science, au numérique, aux échanges internationaux, tandis que l’arabe garantit l’enracinement culturel. Selon Georgetown University Qatar (2021), les diplômés passent d’un univers linguistique à l’autre sans rupture, développant une identité flexible, polyglotte, apte à évoluer dans un Moyen-Orient post-pétrole.</p>
<h2>Les limites du modèle : une croissance fragile mais réelle</h2>
<p>Malgré leurs succès, ces initiatives restent minoritaires. En Israël, les écoles bilingues représentent moins de 1 % des élèves et dépendent à 80 % de financements privés. Lors d’escalades et conflit, (comme en mai 2021), certains parents retirent temporairement leurs enfants, mais la majorité revient. Dans le Golfe, le modèle public progresse, mais les établissements privés restent majoritaires dans ce domaine.</p>
<p>Ces obstacles n’annulent pas les avancées : les taux de rétention restent élevés (85 % à Hand in Hand) et les études longitudinales confirment des effets durables sur la tolérance.</p>
<h2>L’école comme espace neutre : la coexistence avant la politique</h2>
<p>Le point commun entre ces expériences, malgré leurs différences, est leur capacité à créer un espace neutre. Dans ces écoles, la politique ne domine pas le quotidien. Les enfants apprennent à comprendre l’autre avant même de comprendre les conflits. Ils s’aperçoivent que deux langues peuvent habiter la même phrase sans se contredire, que deux cultures peuvent s’enrichir sans se menacer, que la diversité n’est pas une anomalie mais un état naturel.</p>
<p>Beaucoup d’enseignants témoignent d’un phénomène frappant : les élèves deviennent parfois les médiateurs de leurs propres familles. Certains expliquent à leurs parents que « l’école n’enseigne pas la haine », que les fêtes de l’autre ne sont pas des manifestations politiques, mais des moments humains. Cette pédagogie de la nuance, presque imperceptible, produit des effets durables.</p>
<h2>Une transformation lente, mais irréversible</h2>
<p>Rien ne change du jour au lendemain. Les écoles bilingues ne résoudront pas les conflits régionaux, pas plus qu’elles ne remplaceront les accords diplomatiques. <strong>Mais elles agissent sur ce que la politique ignore : les perceptions, les réflexes, l’imaginaire.</strong> Elles évitent que l’autre soit réduit à un drapeau, une religion ou un slogan. <strong>Elles produisent des adultes qui ne découvrent pas la coexistence à 30 ans, mais qui la vivent depuis l’enfance.</strong></p>
<p>Le bilinguisme, dans cette région du monde doit être un levier d&rsquo;apprentissage culturel et civique. Une manière de dire que l&rsquo;identité n’est pas un mur, mais une porte.</p>
<div class="focus"><strong>Focus Moyen-Orient.fr : </strong>Les écoles bilingues montrent que la paix — ou du moins la coexistence civile — n’est pas un résultat : c’est un processus. Et ce processus commence à l&rsquo;école, bien avant les frontières, les armées et les négociateurs. Il commence quand un enfant apprend que la langue de l’autre n’est pas une menace, mais une possibilité; pas une frontière, mais une ouverture.</div>
<div></div>
<div></div>
<div class="focus">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/les-langues-du-moyen-orient-identite-memoire-et-avenir/">Les langues du Moyen-Orient : identité, mémoire et avenir</a></div>
<div class="focus">
<p><a href="https://www.handinhandk12.org/" target="_blank" rel="noopener">Photo : Hand in hand https://www.handinhandk12.org/</a></p>
<p>&#8212;</p>
<p data-start="5123" data-end="5203"><strong>Travaux universitaire :</strong></p>
<ul data-start="5121" data-end="5482">
<li data-start="5121" data-end="5203">
<p data-start="5123" data-end="5203">Université de Haïfa – Études sur les écoles bilingues arabe-hébreu (2018–2024)</p>
</li>
<li data-start="5204" data-end="5272">
<p data-start="5206" data-end="5272">Hebrew University of Jerusalem – Social Cohesion Research Center</p>
</li>
<li data-start="5273" data-end="5339">
<p data-start="5275" data-end="5339">Tel Aviv University – “Jewish-Arab Education in Shared Spaces”</p>
</li>
<li data-start="5340" data-end="5431">
<p data-start="5342" data-end="5431">Georgetown University Qatar – recherches sur le bilinguisme arabe–anglais dans le Golfe</p>
</li>
<li data-start="5432" data-end="5482">
<p data-start="5434" data-end="5482">UNESCO – rapports sur le multilinguisme éducatif</p>
</li>
</ul>
<p data-start="5484" data-end="5519"><strong data-start="5484" data-end="5519">Institutions et organisations :</strong></p>
<ul data-start="5520" data-end="5689">
<li data-start="5520" data-end="5560">
<p data-start="5522" data-end="5560">Hand in Hand</p>
</li>
<li data-start="5561" data-end="5631">
<p data-start="5563" data-end="5631">Abu Dhabi Department of Education – Emirati School Model documents</p>
</li>
</ul>
</div>
</article>
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			</item>
		<item>
		<title>Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 09:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà des clichés et des slogans, les sociétés du Moyen-Orient connaissent une transformation silencieuse : les femmes y deviennent les actrices d’un changement durable. Éducation, entrepreneuriat, diplomatie, culture : leur influence redéfinit les équilibres du <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/" title="Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au-delà des clichés et des slogans, les sociétés du Moyen-Orient connaissent une transformation silencieuse : les femmes y deviennent les actrices d’un changement durable. Éducation, entrepreneuriat, diplomatie, culture : leur influence redéfinit les équilibres du monde arabe et annonce un nouvel âge de la modernité. Mais derrière cette « révolution tranquille », des inégalités persistantes et des voix dissidentes rappellent que l’émancipation reste sélective.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transformation profonde, sans rupture apparente… mais avec des ombres</h2>



<p>Depuis une décennie, le rôle des femmes dans le Golfe s’élargit à un rythme inédit, porté par des réformes <em>top-down</em> plutôt que par des mouvements de rue.</p>



<p>Dans les <strong>Émirats arabes unis</strong>, elles représentent <strong>77 % des diplômés universitaires</strong> (UNESCO, 2023), dirigent des institutions stratégiques comme la Bourse d’Abou Dhabi, et occupent <strong>50 % des sièges dans les conseils d’administration fédéraux</strong>.</p>



<p>En <strong>Arabie saoudite</strong>, les décrets royaux de 2018 (droit de conduire) et 2019 (voyages sans tuteur masculin) ont <strong>multiplié par deux la participation féminine au marché du travail</strong> (Banque mondiale, 2024). Elles entreprennent, investissent et représentent désormais <strong>33 % de la force de travail active</strong>.</p>



<p>À <strong>Bahreïn</strong> et <strong>Oman</strong>, des femmes occupent des postes clés : ambassadrices (Sheikha Rana bint Isa à Bahreïn), directrices de fonds souverains, ou chercheuses primées internationalement en biotechnologies.</p>



<p>Rien d’agressif ni de spectaculaire : le changement se fait sans drapeaux, mais avec méthode et quotas. C’est la marque de ce que beaucoup appellent désormais <strong>la “révolution tranquille” du Golfe</strong>.</p>



<p><strong>Nuance essentielle :</strong> cette tranquillité a un prix. La tutelle masculine (<em>wilaya</em>) reste légalement en vigueur en Arabie saoudite, même assouplie. Aucune femme n’occupe de ministère régalien (Intérieur, Défense, Affaires étrangères). Au <strong>Koweït</strong>, aucune femme ministre depuis 2005. Au <strong>Qatar</strong>, une seule élue au Conseil consultatif. La modernité est graduelle au Sud, stagnante au Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éducation comme levier de pouvoir… et de dépendance</h2>



<p>Ce mouvement repose sur un choix stratégique : <strong>investir massivement dans l’éducation féminine</strong> comme moteur du développement national et de la diversification post-pétrole.</p>



<p>Aux Émirats, <strong>77 % des femmes accèdent à l’université</strong>, souvent dans les sciences, le numérique, les relations internationales ou la finance durable. Ces diplômées nourrissent aujourd’hui <strong>l’économie de la connaissance, la diplomatie culturelle, les médias et les startups technologiques</strong> — comme <em>Bayanat AI</em>, cofondée par une Émiratie.</p>



<p>En Arabie saoudite, le programme <strong>Vision 2030</strong> a ouvert des bourses internationales et des campus mixtes. Résultat : <strong>60 % des étudiants en STEM</strong> sont aujourd’hui des femmes.</p>



<p>Ce n’est plus un débat idéologique mais <strong>une politique d’État</strong> : le leadership féminin est considéré comme un facteur de stabilité, d’efficacité et de <em>soft power</em>. La participation économique féminine dans le Golfe a <strong>doublé en dix ans</strong>, passant de 20 % à 40 % en moyenne (Banque mondiale).</p>



<p><strong>Limite structurelle :</strong> près de 80 % des emplois féminins restent concentrés dans le secteur public, financé par la rente pétrolière. L’émancipation économique est réelle, mais <strong>dépendante de l’État</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un soft power féminin en expansion… mais sous contrôle</h2>



<p>Le monde découvre une <strong>nouvelle diplomatie arabe</strong> : plus pragmatique, moins idéologique, et souvent portée par des femmes comme : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Reem Al Hashimy (Émirats)</strong> : ministre d’État, architecte de la COP28, visage de la transition verte.</li>



<li><strong>Haifa Al-Mogrin (Arabie saoudite)</strong> : première femme à diriger une mission permanente saoudienne à l’ONU.</li>



<li><strong>Lubna Al Qasimi (Émirats)</strong> : pionnière de la tech et ex-ministre du Commerce extérieur.</li>
</ul>



<p>Ces figures incarnent une influence apaisée, fondée sur la compétence, la coopération et une modernité sans reniement identitaire. Leur narratif fascine jusqu’en <strong>Afrique subsaharienne</strong> et en <strong>Asie du Sud-Est</strong>, où des délégations féminines du Golfe forment désormais des cadres locaux.</p>



<p>Dans la culture, les médias et les arts, cette dynamique se traduit par une autre narration du féminin arabe : <strong>créative, confiante et responsable</strong>, loin des caricatures occidentales comme des conservatismes locaux. Exemples : la <strong>cinéaste Haifaa Al-Mansour</strong> (Arabie saoudite), la <strong>plasticienne Latifa Echakhch</strong> (Émirats), ou les plateformes audiovisuelles comme <strong>MBC Hope</strong>, portées par des productrices.</p>



<p>Mais cette émancipation reste <strong>sélective</strong>. Les activistes qui ont réclamé ces droits avant les décrets royaux paient le prix fort :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Loujain Al-Hathloul</strong> : emprisonnée de 2018 à 2021, libérée mais sous interdiction de voyage.</li>



<li><strong>Nassima Al-Sada (Qatif)</strong> : candidate aux municipales 2015, arrêtée, toujours en liberté conditionnelle.</li>
</ul>



<p>Selon <em>Human Rights Watch</em> (2024), il s’agit d’une <strong>« liberté sous surveillance »</strong> : les femmes peuvent conduire, mais pas critiquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une modernité enracinée… et inégale</h2>



<p>La singularité du mouvement féminin du Golfe tient à son <strong>enracinement culturel et religieux</strong>. Ces sociétés n’opposent plus tradition et émancipation : elles les articulent via des <strong>fatwas progressistes</strong>, des <strong>conseils consultatifs mixtes</strong>, et une <strong>rhétorique de continuité</strong>. Cette approche graduelle – moderniser sans déstabiliser – donne aux femmes une <strong>légitimité sociale et politique durable</strong>.<br>Une manière de changer la société de l’intérieur, sans la fracturer ?</p>



<p>Mais la fracture existe ailleurs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Au <strong>Koweït</strong>, les femmes votent depuis 2005, mais aucune n’a été ministre depuis 2009.</li>



<li>Au <strong>Qatar</strong>, une seule femme siège au Conseil consultatif (sur 45 membres).</li>



<li>À <strong>Bahreïn</strong>, des militantes chiites comme <strong>Hajar Mansoor</strong> restent emprisonnées pour « incitation à la haine ».</li>
</ul>



<p>La « révolution tranquille » est <strong>réelle au Sud</strong> (Émirats, Arabie saoudite), <strong>fragile au centre</strong> (Bahreïn), et <strong>quasiment absente au Nord</strong> (Koweït, Qatar).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Moyen-Orient comme laboratoire d’avenir… contrasté</h2>



<p>Ce que l’on observe aujourd’hui dépasse la question féminine : c’est un <strong>modèle de transformation endogène</strong>, fondé sur la connaissance, la cohésion sociale et la diversification, plutôt que sur la confrontation ou l’importation de modèles étrangers.</p>



<p>Les femmes en sont le visage le plus visible, et peut-être le plus prometteur. Ce n’est pas une révolution de slogans, mais <strong>une révolution de fond</strong>, méthodique, pragmatique et pacifique — <strong>celle d’un monde arabe qui avance… quand l’État le décide.</strong>  Les femmes ne réclament pas toujours le pouvoir : certaines l’exercent. D’autres le contestent. Et c’est dans cette tension que se joue l’avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>Dans le Moyen-Orient contemporain, les femmes incarnent un changement concret, porteur d’équilibre et d’avenir — une modernité sans rupture apparente, mais avec des silences assourdissants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p>UNESCO ; Banque mondiale ; <em>Vision 2030</em> ; <em>Human Rights Watch 2024</em> ; <em>Amnesty International</em> ; déclarations officielles.</p>



<p>Lire aussi : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/">Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</a></li>



<li><a href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/">Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</a></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 10:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Soft power]]></category>
		<category><![CDATA[Sport féminin]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sport féminin en Arabie saoudite. En septembre 2025, l’Arabie saoudite dévoile SSC AWSN, une chaîne sportive 24h/24 dédiée aux femmes. Une première dans un pays où les femmes n’avaient accès aux stades qu’en 2019. Mais <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/" title="Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sport féminin en Arabie saoudite. En septembre 2025, l’Arabie saoudite dévoile SSC AWSN, une chaîne sportive 24h/24 dédiée aux femmes. Une première dans un pays où les femmes n’avaient accès aux stades qu’en 2019. Mais ce projet reflète-t-il une réelle avancée pour les Saoudiennes ou une opération d’image orchestrée par Riyad ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une chaîne inédite pour le sport féminin</h2>



<p>Lancée par la <em>Saudi Sports Company</em> et soutenue par le ministère des Sports, <strong>SSC AWSN</strong> promet de diffuser compétitions féminines locales et internationales, interviews d’athlètes et programmes éducatifs sur le sport. Une Saoudienne, Amal Bint Ahmed, première présentatrice de la chaîne, a déclaré sur X : « C’est un rêve de voir nos sportives à l’écran, un espoir pour les jeunes filles ! »</p>



<p>Ce lancement marque un tournant dans un royaume où, jusqu’en 2018, les femmes ne pouvaient ni conduire ni assister à des matchs. En 2024, seules 16 % des Saoudiennes pratiquaient une activité sportive régulière, contre 34 % aux Émirats (<em>General Authority for Statistics, KSA, 2024</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision 2030 : une modernisation encadrée</h2>



<p>Cette initiative s’inscrit dans <strong>Vision 2030</strong>, le plan du prince héritier Mohammed ben Salmane pour diversifier l’économie et moderniser l’image du royaume. Le sport est un pilier clé : courses de Formule 1, tournois de golf LIV, et bientôt la Coupe du monde 2034. SSC AWSN vise à promouvoir les sportives saoudiennes, comme la coureuse Yasmeen Al-Dabbagh, qui a représenté le pays aux JO de Tokyo 2020.</p>



<p>Cependant, cette ouverture reste sous contrôle étatique. La chaîne, propriété de l’État, cadre strictement les contenus diffusés, limitant l’autonomie des voix féminines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soft power : séduire l’international</h2>



<p>SSC AWSN s’inscrit dans une stratégie de <strong>soft power</strong>. En mettant en avant des sportives, Riyad cherche à contrer les critiques sur les droits humains et à se positionner comme un hub sportif régional. Le royaume a déjà investi 6,3 milliards de dollars dans le sport depuis 2021 (<em>Bloomberg, 2024</em>), attirant des événements comme les Jeux asiatiques 2029.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contradictions et défis persistants</h2>



<p>Malgré cette avancée, les obstacles restent nombreux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Accès limité</strong> : seules 300 écoles saoudiennes sur 36 000 proposent des cours de sport pour filles (<em>Saudi Ministry of Education, 2023</em>).</li>



<li><strong>Contrôle politique</strong> : les initiatives féminines restent sous supervision étatique, limitant leur portée sociale.</li>



<li><strong>Comparaison régionale</strong> : les Émirats et le Qatar, avec des infrastructures plus développées, devancent Riyad. En Iran, les femmes sont encore largement exclues des stades.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Et ailleurs dans la région ?</h2>



<p>La place du sport féminin révèle un contraste saisissant au Moyen-Orient :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aux Émirats</strong>, les femmes participent activement aux compétitions locales et internationales, avec des programmes sportifs intégrés dans les écoles.</li>



<li><strong>Au Qatar</strong>, malgré l’accueil de la Coupe du monde 2022, la pratique féminine reste en retrait, même si le pays cherche à progresser pour exister sur la scène sportive mondiale.</li>



<li><strong>En Iran</strong>, la situation demeure la plus restrictive : interdictions d’accès aux stades, arrestations de militantes, et absence quasi totale de visibilité médiatique.</li>
</ul>



<p>Dans ce paysage, l’Arabie saoudite avance vite, mais ses réformes sont davantage perçues comme une vitrine internationale que comme une transformation sociale profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transformation réelle ou une vitrine ?</h2>



<p>SSC AWSN offre une visibilité inédite aux sportives saoudiennes, mais son impact dépendra de mesures concrètes : plus d’infrastructures, de financements et d’autonomie pour les femmes. Sans cela, la chaîne risque de rester une vitrine médiatique au service du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Le lancement de SSC AWSN est un signal fort, porteur d’espoir pour les Saoudiennes passionnées de sport. Mais il soulève une question : assiste-t-on à une conquête d’espace pour les femmes ou à une opération de soft power ? </p>



<p><a href="https://ddnews.gov.in/en/awsn-to-launch-24-hour-womens-sports-channel-in-saudi-arabia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AWSN to launch 24-hour women’s sports channel in Saudi Arabia</a></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/israel-turquie-syrie-entente-2025/">Israël et la Turquie : un terrain d’entente possible en Syrie avec l’appui des États-Unis ?</a></p>
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		<title>Les langues du Moyen-Orient : identité, mémoire et avenir</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/les-langues-du-moyen-orient-identite-memoire-et-avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Sep 2025 08:51:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Hébreu]]></category>
		<category><![CDATA[Langues du Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Persan]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le futur des sociétés du Moyen-Orient ne se conçoit pas sans ses langues. Au-delà des frontières politiques et des conflits, elles portent les mémoires, façonnent les identités et esquissent les horizons d’avenir. L’arabe, l’hébreu, le <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/les-langues-du-moyen-orient-identite-memoire-et-avenir/" title="Les langues du Moyen-Orient : identité, mémoire et avenir">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le futur des sociétés du Moyen-Orient ne se conçoit pas sans ses langues. Au-delà des frontières politiques et des conflits, elles portent les mémoires, façonnent les identités et esquissent les horizons d’avenir.</strong></p>



<p>L’arabe, l’hébreu, le persan, le turc, le kurde, l’araméen, mais aussi des langues moins visibles comme le baloutche ou le luri, racontent une histoire de conquêtes, de renaissances et de résistances. Leur vitalité ou leur fragilité reflète les dynamiques culturelles et politiques de la région : unités proclamées, fractures profondes, survivances précaires et renaissances spectaculaires.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’arabe : entre unité symbolique et diversité réelle</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une langue de civilisation</h3>



<p>L’arabe, parlé par environ 350 millions de personnes au Moyen-Orient et au-delà, est la langue du Coran, un marqueur religieux et culturel dans le monde musulman. C’est aussi une langue de littérature, de science et de diplomatie à travers l’histoire.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Diglossie et défis contemporains</h3>



<p>L’arabe se divise en deux réalités : l’arabe classique ou littéral, langue de la religion et des médias formels, et les dialectes vernaculaires (levantin, irakien, yéménite, etc.), souvent mutuellement inintelligibles.</p>



<p>Cette diglossie est une richesse culturelle, mais un défi pour l’éducation et la communication. Comment promouvoir une langue standard sans étouffer les dialectes ? Comment adapter l’arabe aux sciences modernes, par exemple via des initiatives comme les dictionnaires techniques arabes ou les plateformes numériques éducatives, sans le réduire à un symbole religieux ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’hébreu : la renaissance d’une langue antique</h2>



<h3 class="wp-block-heading">D’une langue liturgique à une langue vivante</h3>



<p>La renaissance de l’hébreu est un phénomène linguistique exceptionnel. Longtemps confiné aux textes sacrés, il a été revitalisé au tournant du XXᵉ siècle par Eliezer Ben Yehuda, qui a modernisé son vocabulaire pour en faire une langue nationale. Aujourd’hui, environ 9,5 millions de personnes parlent l’hébreu en Israël et dans les diasporas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un symbole de résilience</h3>



<p>L’hébreu est plus qu’une langue : c’est un vecteur de cohésion pour un État moderne, connecté aux technologies et à l’innovation, tout en restant ancré dans une mémoire biblique. Cette revitalisation inspire des modèles pour d’autres langues menacées, notamment via des programmes éducatifs immersifs ou des applications numériques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le persan : entre poésie millénaire et résistance contemporaine</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une langue de civilisation</h3>



<p>Le persan (farsi, dari, tadjik), parlé par environ 120 millions de personnes en Iran, Afghanistan et Tadjikistan, est une langue de poésie universelle, portée par Ferdowsi, Hafez ou Rûmi. Il incarne un héritage culturel prestigieux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Vitalité et contestations</h3>



<p>En Iran, le persan est un outil de résistance face à la censure : poètes et artistes l’utilisent pour contourner les restrictions, tandis que les jeunes s’en servent sur les réseaux sociaux pour exprimer des idées libres. Des initiatives comme les plateformes numériques persanophones ou les festivals de poésie en ligne renforcent cette créativité, mêlant tradition et modernité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le turc : langue d’empire et de puissance régionale</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Héritage ottoman</h3>



<p>Le turc, parlé par environ 90 millions de personnes en Turquie, à Chypre Nord et dans les diasporas, notamment en Allemagne (2,5 millions de locuteurs), fut la langue d’administration de l’Empire ottoman.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La réforme linguistique d’Atatürk</h3>



<p>Dans les années 1920, Mustafa Kemal Atatürk a modernisé le turc en adoptant l’alphabet latin et en simplifiant le vocabulaire, rompant avec l’héritage ottoman pour ancrer la Turquie dans la modernité occidentale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Un outil de soft power</h3>



<p>Aujourd’hui, le turc est un vecteur d’influence régionale grâce aux séries télévisées turques, exportées dans plus de 150 pays, et aux instituts Yunus Emre. Les applications d’apprentissage comme Duolingo ou les médias numériques turcs renforcent son rayonnement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le kurde : langue d’un peuple sans État</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une diversité linguistique</h3>



<p>Le kurde, avec ses dialectes (kurmandji, sorani, zazaki), est parlé par environ 20 à 30 millions de personnes en Turquie, Irak, Iran et Syrie. Cette diversité reflète la fragmentation géographique et politique du peuple kurde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Répression et reconnaissance</h3>



<p>Longtemps interdit en Turquie et en Syrie, le kurde a gagné une reconnaissance officielle dans le Kurdistan irakien depuis 1991. Des initiatives comme les écoles bilingues ou les médias kurdophones (télévision, radio) soutiennent sa revitalisation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une langue politique</h3>



<p>Le kurde est un symbole de la lutte pour la reconnaissance d’un peuple sans État. Les applications d’apprentissage en ligne et les réseaux sociaux amplifient son usage, notamment parmi la jeunesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’araméen et les langues menacées : mémoire vivante et fragilité</h2>



<h3 class="wp-block-heading">L’araméen : la langue de Jésus</h3>



<p>L’araméen, autrefois lingua franca du Proche-Orient, ne subsiste que dans quelques villages (Maaloula en Syrie, avec environ 1 000 locuteurs natifs) et dans les diasporas chrétiennes. Les guerres et l’exil menacent sa survie, mais des initiatives comme les écoles communautaires en diaspora ou les projets de documentation numérique (par exemple, via des bases de données linguistiques) tentent de le préserver.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Autres langues minoritaires</h3>



<p>Des langues comme le baloutche (environ 10 millions de locuteurs en Iran et au Pakistan) et le luri (environ 5 millions en Iran) reflètent la diversité linguistique du Moyen-Orient. Souvent marginalisées, elles bénéficient de peu de soutien institutionnel, mais des projets communautaires, comme des dictionnaires en ligne ou des chaînes YouTube, émergent pour les promouvoir.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Langues et avenir du Moyen-Orient</h2>



<p>Les langues du Moyen-Orient sont des marqueurs d’identité, des vecteurs de mémoire et des outils d’avenir.</p>



<p>L’arabe interroge son adaptation à la modernité, l’hébreu incarne une renaissance unique, le persan oscille entre héritage et contestation, le turc projette une influence régionale, le kurde porte une lutte identitaire, et l’araméen, le baloutche ou le luri rappellent la fragilité d’un patrimoine pluriel.</p>



<p>Préserver ces langues nécessite des actions concrètes : éducation bilingue, comme au Kurdistan irakien ; outils numériques, comme les applications d’apprentissage ou les bases de données linguistiques ; et politiques culturelles favorisant la diversité.</p>



<p>Une région sans ses langues serait amputée de son histoire et de ses identités, incapable d’imaginer un avenir pluraliste.</p>
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		<title>Le Qatar lance une encyclopédie sur l’Occident</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/le-qatar-lance-une-encyclopedie-sur-loccident/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 07:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Occident-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[qatar]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=1883</guid>

					<description><![CDATA[<p>La première encyclopédie visant à observer l’Occident et analyser ses tendances intellectuelles et philosophiques a été lancée au Qatar la semaine dernière. L&#8217;Encyclopédie « Al-Istigrab », (Occidentalisme) se veut la première initiative dans le monde arabe et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/le-qatar-lance-une-encyclopedie-sur-loccident/" title="Le Qatar lance une encyclopédie sur l’Occident">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La première encyclopédie visant à observer l’Occident et analyser ses tendances intellectuelles et philosophiques a été lancée au Qatar la semaine dernière.</p>



<p>L&rsquo;Encyclopédie « Al-Istigrab », (Occidentalisme) se veut la première initiative dans le monde arabe et au Moyen-Orient à vouloir « observer » et « analyser » de près le monde occidental et ses tendances intellectuelles, culturelles, philosophiques et civilisationnelles d&rsquo;un point de vue arabe, voire « musulmane ».</p>



<p>La première édition de cette encyclopédie &#8211; lancée en coopération le Ministère qatari des affaires étrangères, l’université du Qatar et l’ISESCO, comprendra d’abord quatre ouvrages qui représentent une introduction générale. L’encyclopédie sera ensuite complétée par un package de plus de vingt autres parties.</p>



<p>Selon les autorités du ministère qatari des affaires étrangères, « L&rsquo;encyclopédie sera la première publiée en langue arabe avec une vision objective et une méthodologie scientifique qui reflètent une compréhension de la réalité et des implications des transformations sociales, économiques et politiques dont l&rsquo;Occident est le témoin ».</p>



<p>Le projet de l’encyclopédie de l’Occident (vu par l’Orient) fait partie d’un plan plus global du pays nommé « Qatar Vision 2030 ». Il s’inscrit dans une volonté des autorités de soutenir « le dialogue entre les civilisations, la coexistence entre différentes cultures et la promotion de la compréhension entre les peuples », selon la porte-parole du ministère.</p>



<p>La genèse de l’encyclopédie remonte à 2017. En effet, l’université du Qatar avait annoncé les détails de son projet « Encyclopedia of Occidentalism », qui, selon elle, visait à « présenter un projet pour les générations à venir pour leur proposer de puiser dans diverses études liées à l&rsquo;Occident et à contribuer à la compréhension de son patrimoine intellectuel, religieux et social ». Pour cela, l’université avait sollicité la contribution de nombreux chercheurs et spécialistes dans différentes thématiques intellectuelles, scientifiques, sociales, philosophiques, psychologiques, politiques, religieux et d&rsquo;autres sujets liés au monde occidental.</p>



<p>Sources&nbsp;: <a href="https://alkhaleejonline.net/%D8%AB%D9%82%D8%A7%D9%81%D8%A9-%D9%88%D9%81%D9%86/%D9%82%D8%B7%D8%B1-%D8%AA%D8%AF%D8%B4%D9%91%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%82%D8%B3%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%A3%D9%88%D9%84-%D9%85%D9%86-%D9%85%D9%88%D8%B3%D9%88%D8%B9%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D8%A7%D8%B3%D8%AA%D8%BA%D8%B1%D8%A7%D8%A8-%D9%84%D9%81%D9%87%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%BA%D8%B1%D8%A8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alkhaleejonline</a> et <a href="http://www.qu.edu.qa/ar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Université du Qatar</a></p>
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		<title>Arabie saoudite : premier vol Flyadeal à équipage féminin</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/premier-vol-avec-un-equipage-feminin-en-arabie-saoudite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 May 2022 09:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Pilote femme arabie saoudite]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une compagnie aérienne saoudienne a effectué son premier vol interne avec un équipage majoritairement féminin dont la co-polite… Première en Arabie saoudite. La compagnie aérienne saoudienne Flyadeal a opéré le premier vol avec un équipage <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/premier-vol-avec-un-equipage-feminin-en-arabie-saoudite/" title="Arabie saoudite : premier vol Flyadeal à équipage féminin">[...]</a></p>
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<p>Une compagnie aérienne saoudienne a effectué son premier vol interne avec un équipage majoritairement féminin dont la co-polite…</p>



<p>Première en Arabie saoudite. La compagnie aérienne saoudienne Flyadeal a opéré le premier vol avec un équipage féminin. 5 femmes saoudiennes et une étrangère ont pris la commande d’un airbus 320 pour effectuer un vol intérieur reliant Riyad à Djeddah le 20 mai dernier.</p>



<p>Il s’agit là d’une nouvelle étape supplémentaire, et une première dans le pays, dans le cadre de l’ouverture sociale du pays et l’amélioration progressive des conditions de la femme entreprise depuis quelques années.</p>



<p>La compagnie a déclaré que la majorité de l&rsquo;équipage de l&rsquo;avion était composée de 6 femmes, 5 saoudiennes et une étrangère. Seule exception, le commandant de bord était u homme mais il était assisté par une femme.</p>



<p>La compagnie Flyadeal n’est pas à son premier essai. En 2019, elle avait annoncé le premier vol avec une assistante au pilote de nationalité saoudienne.</p>



<p>A noter que le pays accélère, sous l’impulsion du prince héritier Mohammed Ben Salmane (MBS) les réformes sociétales relatives aux droits de la femme dans le Royaume. Parmi les dernières évolutions, on notera singulièrement la levée de l&rsquo;interdiction pour les femmes de conduire une voiture et l’assouplissement des règles du tutorat qui donnent aux hommes le pouvoir sur leurs proches féminins.</p>



<p>Vision 2030 le plan de transformation<br>D’un autre côté, et dans le cadre du plan Vision 2030, les autorités saoudiennes tablent pour une augmentation du trafic aérien de plus de 33% par an, pour atteindre 300 millions de passagers en 2030. Pour atteindre cet objectif, le royaume wahhabite cherche à attirer 100 milliards de dollars d&rsquo;investissements, à créer une nouvelle compagnie aérienne nationale, à construire un nouvel aéroport à Riyad et à augmenter considérablement le fret.</p>



<p>Sources : <a href="https://alkhaleejonline.net/%D9%85%D8%AC%D8%AA%D9%85%D8%B9/%D8%A3%D9%88%D9%84-%D8%B1%D8%AD%D9%84%D8%A9-%D8%B7%D9%8A%D8%B1%D8%A7%D9%86-%D8%B3%D8%B9%D9%88%D8%AF%D9%8A%D8%A9-%D8%A8%D8%B7%D8%A7%D9%82%D9%85-%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%B3%D8%A7%D8%A1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alkhaleejonline</a> et <a href="https://twitter.com/flyadeal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Flyadeal</a></p>
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		<title>Jameel Rally, premier rallye féminin en Arabie saoudite</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/jameel-rally-premier-rallye-feminin-en-arabie-saoudite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 14 May 2022 14:01:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes au Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;Arabie saoudite a organisé le premier rallye féminin du Moyen-Orient. 15 pays et 35 équipes de duos de femmes ont participé. Une première&#8230; L’événement est sans doute passé inaperçu et pourtant c’est une première dans <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/jameel-rally-premier-rallye-feminin-en-arabie-saoudite/" title="Jameel Rally, premier rallye féminin en Arabie saoudite">[...]</a></p>
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<p>L&rsquo;Arabie saoudite a organisé le premier rallye féminin du Moyen-Orient. 15 pays et 35 équipes de duos de femmes ont participé. Une première&#8230;</p>



<p>L’événement est sans doute passé inaperçu et pourtant c’est une première dans le genre. Le premier rallye féminin en Arabie saoudite, Jamil Rally, s’est bien tenuen plein désert saoudien au mois de mars dernier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une traversée du désert de l&rsquo;Arabie saoudite</h2>



<p>L’initiative, première au Moyen-Orient, a recueillie la participation de 35 équipes en duos de femmes, un duo par voiture participantes. Elle a été lancée par le gouverneur de la province d’Haïl, une région au cœur du désert d&rsquo;Arabie. La ville d&rsquo;Haïl est aussi connue notamment pour son festival du désert et son Rallye international d&rsquo;Haïl. Le désert de cette région est également reconnu pour ses dunes de sable rouge, propice pour le surf sur sable et rallye de voiture de course.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcement des droits des femmes en Arabie saoudite</h2>



<p>Le rallye a été aussi marqué par la participation de la princesse Abeer bint Majid bin Saud bin Abdulaziz Al Saud, signe de l’importance donné à cet événement sportif dédié aux femmes. Le pays n’a octroyé aux femmes le droit de conduire que depuis 2018. S’il se poursuit, l’événement sera une forme de soutien aux femmes saoudiennes qui conduisent et une invitation pour se sentir en confiance et à l’aide derrière le volant.</p>



<p>Ce premier rallye de femmes en Arabie saoudite n’est pas basé sur la vitesse. Les participantes étaient surtout jugées sur leur endurance et leur capacité d’affronter une route désertique longue de plus de 1000 km, sur 4 ou 5 jours. Le parcours devait passer par la ville de Qassim pour terminer à la capitale saoudienne, Riyad.</p>



<p>Outre des femmes saoudiennes et des pays du Golf, le rallye a attiré la participation de 15 pays comme les Etats-Unis, la des pilotes étrangers de 15 pays à travers le monde tels que les États-Unis d&rsquo;Amérique et la Suède. Et c’est l’équipe suédoise qui a remporté le rallye.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="لقطات المرحلة الثانية من رالي جميل الملاحي  - Second Leg Highlights of Rally Jameel" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/kw5SmxkpSZ4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/2010/04/27/arabie-saoudite-nouvelles-libertes-nouvelles-perspectives-pour-les-femmes/">Lire aussi : Arabie saoudite, nouvelles libertés, nouvelles perspectives pour les femmes</a> (2010)</p>



<p><a href="https://rallyjameel.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">A voir aussi le site de Rally Jameel en Arabie saoudite</a></p>
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		<title>Prends une Kasra et fais bouger les choses !</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/prends-une-kasra-et-fais-bouger-les-choses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Dec 2010 08:09:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Situation de la femme au Liban. Il y a quelques mois, la Fondation Hariri qui œuvre pour les droits des femmes au Liban a lancé une campagne de sensibilisation, Kasra (accent en arabe), pour encourager la société libanaise à parvenir à l'égalité des sexes et des chances. Depuis son lancement, la campagne, conçue par Leo Burnett Beirut, a remporté de nombreux prix internationaux.</p>
<p> <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/prends-une-kasra-et-fais-bouger-les-choses/" title="Prends une Kasra et fais bouger les choses !">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Situation de la femme au Liban. Il y a quelques mois, la Fondation Hariri qui œuvre pour les droits des femmes au Liban a lancé une campagne de sensibilisation, Kasra (accent en arabe), pour encourager la société libanaise à parvenir à l&rsquo;égalité des sexes et des chances. Depuis son lancement, la campagne, conçue par Leo Burnett Beirut, a remporté de nombreux prix internationaux.</p>
<p>L&rsquo;objectif de la campagne est de mieux faire connaître les inégalités qui persistent entre les femmes et les hommes dans la société libanaise, mais aussi à mettre la lumière sur toutes les injustices subies par les femmes. En effet, au Liban, comme dans la plupart des pays au Moyen-Orient, les droits de la femme sont loin d&rsquo;être à égalité avec les hommes. Une femme libanaise ne peut pas donner la nationalité à ses enfants nés d&rsquo;un mari étranger, comme par exemple c&rsquo;est le cas de beaucoup de mariages mixtes entre Libanais et Palestiniens. Autre exemple, la garde des enfants, inspirée de la loi islamique dans les pays arabes, en cas de divorce, les femmes libanaises perdent automatiquement la garde de leurs enfants quand ces derniers atteignent l&rsquo;âge de neuf ans. Mais le but de la campagne ne s&rsquo;arrête pas sur ces inégalités, elle dénonce également la violence domestique contre les femmes et appelle la société à faire plus de place aux femmes libanaises pour participer davantage dans la vie active.</p>
<p><strong>Concept de la campagne Kasra, « Prends une Kasra et fais bouger les choses ! »</strong></p>
<p>Le constat de départ pour le concept était que la parole ainsi que le discours officiel des médias étaient toujours destinés à un public masculin. A partir de là, l&rsquo;agence Leo Burnett Beirut a choisi de s&rsquo;attaquer à l&rsquo;inégalité entre les sexes en utilisant la Kasra, un accent en arabe qui désigne le féminin.</p>
<p style="text-align: center;">
<object data="http://www.youtube.com/v/KEEeWUI_Z38&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344"><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/KEEeWUI_Z38&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1&amp;"><param name="allowfullscreen" value="true"></object></p>
<p>Ainsi, les femmes libanaises étaient appelées, Khede Kasra, à mettre une Kasra rouge sur toutes les affiches dans les lieux publics. Une campagne parallèle a été lancée dans les journaux, les radios et sur les médias télévisés, même les séries les plus populaires s&rsquo;y étaient mises. Le net n&rsquo;était pas épargné non plus, la campagne a été aussi numérique: email, YouTube et Facebook ainsi que la toile des blogueurs. Ainsi, cette <a href="http://khedekasra.com/" target="_blank" rel="noopener">campagne</a> a suscité des débats et de nombreuses tables rondes sur la réglementation dans le système judiciaire libanais. En attendant, ce débat a donné l&rsquo;espoir d&rsquo;aboutir à une réforme généralisée. <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.hariri-foundation.org.lb/" target="_blank" rel="noopener">Hariri Fondation</a></span>. <span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.leoburnett.com/" target="_blank" rel="noopener">Leo Burnett</a></span>.</p>
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		<title>Al-Aïd el Kabîr, c&#8217;est quoi ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/al-aid-el-kabir-cest-quoi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Nov 2010 15:00:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chaque année, les musulmans célèbrent deux fêtes, l'une appelée "la petite", elle suit le mois du jeûne de ramadan, et l'autre, "la grande" a lieu au moment même du pèlerinage annuel à la Mecque. Au-delà de son origine religieuse, la grande fête, Al Aïd el Kabîr, est un moment festif et de retrouvailles sociales au Moyen-Orient.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque année, les musulmans célèbrent deux fêtes, l&rsquo;une appelée « la petite », elle suit le mois du jeûne de ramadan, et l&rsquo;autre, « la grande » a lieu au moment même du pèlerinage annuel à la Mecque. Au-delà de son origine religieuse, la grande fête, Al Aïd el Kabîr, est un moment festif et de retrouvailles sociales au Moyen-Orient.</p>
<p>Al Aïd el Kabîr est l&rsquo;une de ces deux grandes fêtes chez les musulmans. Elle débute le premier jour du pèlerinage, lorsque les pèlerins montent le Mont d&rsquo;Arafat qui surplombe la ville sainte « La Mecque ». Cette montée doit se coïncider avec la vision de la nouvelle lune.</p>
<p>Mais cette grande fête est également appelée la fête du sacrifice, Eid al Adha. Historiquement et religieusement parlant, il s&rsquo;agit du sacrifice donné par Abraham. La fête célèbre le geste d&rsquo;Abraham lorsqu&rsquo;il a accepté de sacrifier son fils pour Dieu. D&rsquo;après les textes de l&rsquo;Islam, ainsi que la Bible, Dieu a fini par envoyer un mouton à la place pour remplacer l&rsquo;enfant. D&rsquo;où l&rsquo;appellation « la fête du mouton » également. C&rsquo;est donc en souvenir de cette action que les musulmans sacrifient les moutons, ou d&rsquo;autres animaux, pour distribuer la viande aux pauvres.</p>
<p><strong>Rituel social</strong></p>
<p>C&rsquo;est donc cette distribution de la chaire sanctifiée aux plus démunis qui marque cette fête. Suit ensuite une série de rituels que la plupart de gens pratiquent. Pour les plus croyants, ça commence par prendre un bain spécifique avant de manger et de sortir prier à la Mosquée. Il est à noter que les croyants se voient interdire de manger la viande avant cette prière, prière qui aura comme rôle de sanctifier la nourriture.</p>
<p>L&rsquo;aspect social de ce rituel peut alors commencer. Les gens, pratiquants ou pas, se mettent à se saluer et se complimenter mutuellement. De nos jours, ça commence par le téléphone, et ce pour souhaiter la bonne fête aux plus éloignés.</p>
<p><a href="http://www.amazon.fr/gp/product/2271056047?ie=UTF8&amp;tag=itribulanouve-21&amp;linkCode=as2&amp;camp=1642&amp;creative=6746&amp;creativeASIN=2271056047" target="_blank" rel="noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="caption" src="images/stories/0121231642.jpg" border="0" alt="La Fête du mouton : Un sacrifice musulman dans l'espace urbain" title="La Fête du mouton : Un sacrifice musulman dans l'espace urbain" width="195" height="300" align="right" /></a>Ensuite, place aux visites. Les uns rendent visitent aux autres. Et pour sortir, il faut porter ses plus beaux vêtements. De nos jours, la tradition veut que l&rsquo;on porte des vêtements neufs, surtout pour les enfants. Justement pour les enfants, il est devenu habituel de voir des manèges et des aires de jeux spécialement montés au coin de chaque rue et ce durant tous les jours de la fête. Il est même habituel que l&rsquo;on donne aux enfants un peu d&rsquo;argent pour aller jouer et s&rsquo;amuser. D&rsquo;autres optent pour les cadeaux, comme à Noël en Occident.</p>
<p>Pour les plus grands, on continue à échanger des visites. Des repas sont organisés pour réunir les familles et les amis. Il est également indispensable, presque obligatoire comme rituel, de pratiquer une hospitalité « généreuse » pendant la fête.  Des tables dressées certes, mais l&rsquo;on peut surtout voir les femmes préparer mille et une sortes de pâtisserie, chocolaterie et autre confiseries. Certaines familles offrent également des fruits de saison. Sans oublier le thé et café à la cardamone.</p>
<p>Mais au Moyen-Orient, la grande fête, comme toutes les fêtes, est surtout l&rsquo;occasion de rendre visites aux défunts proches, dans les cimetières. Normalement, cela se passe très tôt le matin, juste après la première prière.</p>
<p>La fête dure 3 ou quatre jours, ça dépend du pays. Mais elle ne se termine pas au dernier jour pour autant. L&rsquo;ambiance festive se prolonge aussitôt avec le retour des pèlerins qui arrivent de la Mecque. Les façades des maisons sont décorées de guirlandes spécifiques, souvent faites avec des ballons en couleurs et avec des feuilles en papier sur lesquelles on peut lire des versets du Coran. Les maisons des pèlerins sont alors ouvertes à tout monde, à tous ceux qui veulent féliciter le pèlerin de son voyage sacré. Là, les règles de l&rsquo;hospitalité changent un peu. L&rsquo;on offre aux visiteurs d&rsquo;abord et avant tout l&rsquo;eau sacrée des puits de Zamzam de la Mecque et que les pèlerins ramènent avec eux. On peut également offrir le fameux café amer, les dattes d&rsquo;Arabie ainsi qu&rsquo;une sorte de ballotin à dragées colorées, tout comme le baptême en Occident.</p>
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