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	<title>Analyses &amp; Tribunes | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Sun, 10 May 2026 09:28:04 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Analyses &amp; Tribunes | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Le Liban commence à comprendre ce que la Syrie refuse encore de voir</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/syrie-liban-lecon-des-milices-islamistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 09:17:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Liban, une partie des sunnites rejette désormais la logique des milices et du Hezbollah. En Syrie, beaucoup soutiennent encore Joulani malgré son passé djihadiste. La prise de position récente de certains responsables sunnites libanais <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/syrie-liban-lecon-des-milices-islamistes/" title="Le Liban commence à comprendre ce que la Syrie refuse encore de voir">[...]</a></p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Au Liban, une partie des sunnites rejette désormais la logique des milices et du Hezbollah. En Syrie, beaucoup soutiennent encore Joulani malgré son passé djihadiste.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La prise de position récente de certains responsables sunnites libanais en faveur d’un retour de l’État, du désarmement des milices et d’un dialogue pragmatique avec Israël marque une évolution politique majeure au Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des débats diplomatiques, elle révèle surtout une fatigue profonde d’une partie de la société sunnite face à des décennies de paralysie imposées par la logique des milices et des axes régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plus intéressant n’est pas seulement ce qui est dit sur Israël ou sur les négociations. Le véritable tournant est ailleurs : dans la remise en cause de l’idée selon laquelle une milice idéologique pourrait durablement remplacer l’État.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant longtemps, une partie des sunnites libanais a toléré, parfois par calcul, parfois par peur, l’existence du Hezbollah comme force autonome. Mais l’effondrement économique, l’isolement régional du Liban, la destruction progressive des institutions et la confiscation de la souveraineté nationale ont profondément modifié les perceptions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus en plus de Libanais comprennent désormais qu’aucun pays ne peut survivre avec :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>une armée parallèle,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>des réseaux financiers autonomes,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>des décisions de guerre et de paix prises hors des institutions,</li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>et une politique étrangère dictée par des intérêts extérieurs.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Cette évolution est particulièrement intéressante lorsqu’on la compare à la Syrie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car au même moment, une large partie de la société sunnite syrienne semble reproduire, sous une autre forme, les mêmes erreurs que celles qui ont contribué à détruire le Liban.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La haine légitime du régime Assad, après des décennies de dictature et des années de massacres, a conduit beaucoup de Syriens à soutenir presque sans réserve des groupes islamistes ou d’anciens djihadistes devenus soudainement fréquentables parce qu’ils étaient anti-Assad.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le phénomène Joulani illustre parfaitement cette dérive.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une partie importante de la société sunnite syrienne semble aujourd’hui prête à accepter un ancien cadre du jihadisme comme dirigeant « pragmatique » ou « modéré », tout simplement parce qu&rsquo;il remplace l’ancien régime, que cette société perçoit encore largement d’abord comme un régime alaouite avant de le voir comme un clan dictatorial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or cette logique pose une question fondamentale : peut-on réellement construire un État moderne avec des structures issues du jihadisme et de la logique sectaire et de revanche ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Beaucoup de Syriens dénoncent — à juste titre — le Hezbollah comme proxy des mollahs iraniens au Liban. Mais ces mêmes voix refusent souvent de voir que les groupes de Joulani ont longtemps évolué dans une logique comparable : dépendance à des puissances régionales, militarisation du politique, obscurantisme, haine d&rsquo;Israël et domination de factions armées sur la société civile. <br><br>Le Hezbollah veut imposer un modèle inspiré de la République islamique iranienne, tandis que le régime de Joulani, qui a introduit la charia dans la Constitution, cherche à imposer un ordre religieux inspiré de l’idéologie des Frères musulmans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, les contextes syrien et libanais sont différents. Le Hezbollah est une organisation chiite adossée à l’Iran ; Joulani est issu de la mouvance jihadiste sunnite et s’inscrit dans un autre jeu régional, notamment turc, mais aussi sous influence qatarie, les deux sponsors des Frères musulmans. Mais la logique profonde reste proche : celle d’acteurs islamistes et armés qui prétendent incarner seuls la légitimité nationale tout en marginalisant la société civile et la mosaïque confessionnelles et politique dans les deux pays.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Hezbollah justifiait son arsenal par la “résistance”.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les milices de Joulani justifient leur domination par la “révolution” et la justice contre l&rsquo;ancien régime « alaouite ». </p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les deux cas, le risque est le même : transformer des sociétés épuisées en terrains permanents de confrontation idéologique, religieux et géopolitique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le véritable clivage au Moyen-Orient n’est d’ailleurs plus seulement confessionnel. Il oppose désormais deux visions du pouvoir :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>celle des États souverains, imparfaits mais institutionnels et qui doivent être inclusifs; </li>
</ul>



<ul class="wp-block-list">
<li>et celle des milices idéologiques qui prétendent sauver les peuples tout en détruisant progressivement leurs institutions et en imposants des narratifs religieux obscurantistes. </li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le Liban, après avoir payé un prix immense, semble commencer à comprendre les conséquences de cette logique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Syrie, elle, risque encore de découvrir trop tard qu’un islamisme “reconditionné”, même soutenu par une partie de la population au nom de la lutte contre Assad, ne garantit ni la souveraineté, ni la stabilité, ni la reconstruction d’un véritable État moderne et prospère. </p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.amazon.fr/LISLAMISME-RECONDITIONN%C3%89-fabrication-destination-laboratoire-ebook/dp/B0GHLCJWGS/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&amp;crid=1MXYOX4X3RA4C&amp;dib=eyJ2IjoiMSJ9.7D6JTjQoo96Yho6YYKNZhQ.pMXWOoDot6l_goYdqfuDmAwEZ1y8nfppKu1VyuhfrAA&amp;dib_tag=se&amp;keywords=islamisme+reconditionn%C3%A9&amp;qid=1778404567&amp;sprefix=islamisme+recondionn%C3%A9%2Caps%2C241&amp;sr=8-1" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="642" height="1024" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-642x1024.png" alt="" class="wp-image-3106" style="width:172px;height:auto" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-642x1024.png 642w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-188x300.png 188w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-768x1226.png 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-963x1536.png 963w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-1283x2048.png 1283w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6-1320x2106.png 1320w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/01/couverture-13012026-6.png 1410w" sizes="(max-width: 642px) 100vw, 642px" /></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie : duplicité des islamistes face à un Occident naïf</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/syrie-duplicite-des-islamistes-face-a-un-occident-naif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 18:07:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Milices parallèles, pression sur les Kurdes et ingénierie démographique : les angles morts d’une illusion occidentale. Alors que les chancelleries occidentales saluent une prétendue « unification » de la Syrie, la réalité du terrain révèle <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/syrie-duplicite-des-islamistes-face-a-un-occident-naif/" title="Syrie : duplicité des islamistes face à un Occident naïf">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Milices parallèles, pression sur les Kurdes et ingénierie démographique : les angles morts d’une illusion occidentale</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que les chancelleries occidentales saluent une prétendue « unification » de la Syrie, la réalité du terrain révèle une tout autre dynamique : constitution de milices bédouines armées, marginalisation des Kurdes, violences contre les minorités et recomposition démographique. Analyse d’un aveuglement stratégique aux conséquences dangereuses.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Macron, les Kurdes et l’illusion de l’unification</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Emmanuel Macron se félicite de voir les forces kurdes se dissoudre — ou plutôt se soumettre — à l’armée syrienne, dont les dirigeants sont issus de mouvements djihadistes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, l’angle mort de cette vision, c’est que, dans le même temps, les islamistes laissent se constituer d’autres milices bédouines en dehors de l’armée officielle, et qui veulent combattre les Kurdes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces bédouins sont dans une continuité géographique, sociale, culturelle, mais aussi ethnique avec les monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite. Ils sont soutenus financièrement par le Qatar. Ils sont souvent considérés comme les « vrais Arabes » et bénéficient, à ce titre, d’une légitimité idéologique particulière. C’est aussi pour cela qu’ils sont devenus des piliers importants du régime syrien islamiste.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Des milices tolérées pour frapper les minorités</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rappelez-vous des violences perpétrées contre les Druzes et les Alaouites. À chaque fois, des hordes de bédouins et de djihadistes affluaient en masse dans les régions concernées pour punir ces « hérétiques », ces « suppôts de l’ancien régime », voire ces « traîtres au compte d’Israël ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime islamiste les a laissés circuler et aller « régler les comptes » à ces soi-disant « hors-la-loi sunnites ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, ils veulent constituer des groupes armés en dehors de l’armée officielle pour combattre les Kurdes et, plus largement, tous les « séparatistes ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, est-ce la mission d’un État qui prétend unifier le pays ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment peut-on combattre des populations pour leurs revendications d’autonomie tout en tolérant des forces armées hors contrôle étatique ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une idéologie de domination religieuse</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, ce n’est pas uniquement l’unification du pays qui compte pour cette idéologie islamiste au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit avant tout d’une volonté de soumettre les minorités non arabes ou non sunnites, considérées comme des « kouffars ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans une partie importante de la société sunnite conservatrice, cette vision est largement partagée : tout ce qui n’est pas sunnite ou arabe sunnite devient un ennemi de Dieu et du prophète.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est le cœur du problème.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les tribus bédouines comme instrument du pouvoir</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre angle mort de la naïveté occidentale concerne la volonté du gouvernement islamiste de s’appuyer massivement sur ces tribus.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Historiquement, ce sont des groupes presque nomades, vivant dans des zones isolées et jouissant d’une forte autonomie. Même sous Assad, ils n’ont jamais été totalement contrôlés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils ont entretenu des alliances variables avec Daech, Al-Qaïda et d’autres milices, en fonction des intérêts et des soutiens extérieurs, notamment venus d’Arabie saoudite, du Qatar ou de Turquie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, une stratégie semble viser à les installer dans les grandes villes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une ingénierie démographique assumée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette politique rappelle les pratiques du régime Assad soutenu par l’Iran, qui avait remplacé des populations déplacées par des communautés chiites voire étrangères loyales au pouvoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime de Joulani al-Sharaa semble aujourd’hui vouloir reproduire ce schéma.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Installer ces populations à Damas et dans d’autres centres urbains permettrait de modifier la composition sociale et politique, et d’assurer une domination durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s’agit de transformer le tissu social, ethnique et religieux en injectant une population acquise à une matrice religieuse conservatrice, hostile aux minorités et favorable au régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’aveuglement des « arabisants de salon »</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant ce temps, l’Occident reste largement déconnecté. Il écoute des « arabisants de salon » qui ne comprennent ni la mosaïque syrienne ni ses subtilités. Certains parlent à peine l’arabe mais prétendent pouvoir connaître et analyser le pays. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Ils influencent les décisions politiques et relaient la communication officielle auprès d’un Occident naïf qui continue de signer les chèques. Soit ils ne voient pas les angles morts. Soit ils les voient et laissent faire. Et c’est encore pire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Une politique qui conduit au chaos</strong></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, on exige des Kurdes qu’ils se soumettent, tout en soutenant ceux qui ont porté les idéologies djihadistes les plus violentes. À ce rythme, l’Occident n’aide pas la Syrie. Il la pousse vers le chaos. Et cet abîme risque de nous engloutir avec elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Syrie n’est pas un pari diplomatique. C’est un avertissement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Faraj Alexandre Rifai<br>Vidéo : combattants bédouins annoncent la création des unités armées en dehors de l&rsquo;armée syrienne officielle :</p>



<figure class="wp-block-video"><video height="1280" style="aspect-ratio: 720 / 1280;" width="720" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2026/02/88297AD3-48B2-4883-B17A-0DDE24003232-result-1.mp4"></video></figure>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Iran : pourquoi les Pays du Golfe redoutent une intervention militaire</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-pourquoi-le-golfe-redoute-intervention-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 07:51:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[détroit d’Ormuz]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
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		<category><![CDATA[protestations Iran 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Face aux protestations qui secouent l’Iran depuis fin 2025, plusieurs États du Golfe ont activement œuvré à freiner toute frappe ou intervention militaire américaine contre Téhéran. Cette prudence révèle une lecture stratégique propre à ces <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-pourquoi-le-golfe-redoute-intervention-militaire/" title="Iran : pourquoi les Pays du Golfe redoutent une intervention militaire">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Face aux protestations qui secouent l’Iran depuis fin 2025, plusieurs États du Golfe ont activement œuvré à freiner toute frappe ou intervention militaire américaine contre Téhéran. Cette prudence révèle une lecture stratégique propre à ces États : pour certains, une proximité politique ou fonctionnelle avec le régime iranien ; pour d’autres, la crainte prioritaire d’un effondrement incontrôlé et de ses répercussions régionales immédiates. Dans les deux cas, la gestion du risque l’emporte sur l’hypothèse d’une rupture brutale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le contexte des protestations et l’inflexion américaine</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis fin décembre 2025, l’Iran est confronté à une vague de protestations nourries par l’effondrement économique et réprimées avec brutalité. Face à cette situation, les États-Unis ont brièvement adopté une posture de fermeté, laissant entendre que des options militaires restaient envisageables, avant de revenir à une approche plus attentiste à la mi-janvier 2026.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue des États du Golfe, cette inflexion est perçue comme une évolution positive. Leur diplomatie s’est attachée à souligner auprès de Washington les risques d’une escalade incontrôlée, non seulement pour la région, mais aussi pour les intérêts américains eux-mêmes.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rationalité sécuritaire fondée sur l’évitement du pire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue de plusieurs États du Golfe — notamment l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, mais aussi le Qatar, pourtant plus proche politiquement de l’Iran — la question iranienne se pose avant tout en termes de gestion du risque. Leur retenue face à une éventuelle frappe américaine ne procède pas nécessairement d’une complaisance à l’égard du régime des mollahs ni d’une sous-estimation de sa dangerosité, mais s’inscrit dans une logique de prévention des scénarios jugés les plus coûteux à court et moyen terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette lecture, l’effondrement soudain de l’État iranien apparaît comme un facteur d’instabilité plus inquiétant encore que la perpétuation d’un régime hostile mais connu. Le raisonnement est pragmatique : un adversaire prévisible, même agressif, reste plus gérable qu’un vide politique ou institutionnel aux contours incertains.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une chute jugée désirable, mais perçue comme trop risquée</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les capitales du Golfe ne contestent pas le caractère profondément déstabilisateur du régime iranien. Depuis des années, elles affichent une méfiance croissante à l’égard de ce qu’elles perçoivent comme la « pieuvre iranienne » chiite, à travers ses réseaux de milices, ses capacités asymétriques et sa pression maritime constante. Ce diagnostic est largement partagé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, lorsque l’option d’une frappe extérieure est évoquée, leur analyse converge vers un risque central : celui d’un effet contre-productif. Une intervention militaire pourrait, selon elles, resserrer les rangs nationalistes en Iran, renforcer l’appareil sécuritaire et militaire — potentiellement soutenu par des partenaires extérieurs ou des réseaux de milices régionales — et offrir au régime un sursis politique. Le calcul n’est pas de préserver Téhéran, mais d’éviter une dynamique qui transformerait une contestation interne en mobilisation contre un camp extérieur auquel ces États seraient associés.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une vulnérabilité stratégique et énergétique centrale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">D’un point de vue économique et stratégique, les États du Golfe se perçoivent comme les premiers exposés en cas d’escalade. Bases militaires, infrastructures énergétiques et voies maritimes constituent autant de cibles potentielles dans un scénario de confrontation. Dans leur lecture, le régime iranien chercherait moins à affronter frontalement ses adversaires qu’à étendre le conflit et à paralyser une zone géographique d’une importance stratégique majeure pour l’économie mondiale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vulnérabilité est indissociable de la question énergétique. Le détroit d’Ormuz demeure un point de fragilité critique : une perturbation, même limitée, aurait des effets immédiats sur les marchés, sur les stratégies de transformation économique du Golfe et sur la crédibilité régionale auprès des partenaires internationaux. Dans cette perspective, la stabilité n’est pas seulement un choix politique, mais une condition de survie économique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce cadre explique pourquoi, du point de vue des États du Golfe, toute décision stratégique est filtrée à l’aune de ses conséquences sur l’énergie, les investissements et les flux commerciaux. Bloquer une action militaire sans proposer de scénario alternatif crédible n’est donc pas perçu comme une faiblesse, mais comme une nécessité stratégique dictée par leur exposition directe aux risques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le rôle du Qatar dans la logique de désescalade</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette architecture régionale, le Qatar occupe une place particulière. En raison de ses interdépendances énergétiques avec l’Iran et de son positionnement diplomatique, Doha privilégie une stratégie de médiation permanente. Sa priorité affichée est la désescalade, au prix d’une grande prudence dans l’expression publique de toute position susceptible d’être interprétée comme un alignement contre Téhéran.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement, cette approche n’équivaut pas à un soutien au régime iranien. Mais elle limite de facto la pression exercée sur celui-ci à un moment de vulnérabilité interne.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’après comme horizon d’incertitude permanente</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des éléments centraux du raisonnement des États du Golfe demeure l’« après ». Les scénarios envisagés en cas de chute brutale du régime iranien — fragmentation interne, montée en puissance des factions les plus radicales, instabilités ethniques et régionales — sont considérés comme plus dangereux que la poursuite d’un ordre hostile mais stabilisé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette peur de l’après agit comme un frein structurel à toute dynamique de rupture, y compris lorsque le régime iranien semble fragilisé de l’intérieur. Ce raisonnement n’est pas inédit : une logique comparable avait prévalu face à la Syrie en 2011, où la crainte de l’après avait contribué à paralyser toute perspective d’évolution du dossier syrien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les États du Golfe ont intégré les leçons des désengagements occidentaux passés. Leur prudence traduit une méfiance structurelle à l’égard des interventions militaires sans garanties de long terme. Cette lucidité les conduit à privilégier la désescalade, quitte à accepter la prolongation d’un équilibre qu’ils jugent imparfait mais maîtrisable.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Cette approche commence désormais à produire des tensions visibles avec Washington. Aux États-Unis, certaines voix dénoncent ouvertement ce qu’elles perçoivent comme un double discours de la part de plusieurs États du Golfe, accusés de privilégier la stabilité à court terme au détriment d’une opportunité historique de rupture avec le régime iranien.</p>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Ce décalage laisse paraître, à tort ou à raison, une complaisance envers Téhéran, et surtout un choc de rationalités stratégiques : d’un côté, une lecture américaine de plus en plus portée vers l’idée d’un moment de bascule ; de l’autre, une logique régionale fondée sur la gestion du risque et la peur d’un chaos incontrôlable. Cette fracture, plus que l’Iran lui-même, pourrait devenir l’un des principaux facteurs de tension dans la recomposition régionale à venir.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une rationalité cohérente, aux effets paradoxaux</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Du point de vue des États du Golfe, la prudence face à une frappe contre l’Iran relève d’une rationalité stratégique cohérente : éviter le pire, préserver la stabilité régionale immédiate et contenir les risques systémiques. Mais cette approche produit un effet paradoxal. En repoussant toute rupture, elle contribue à maintenir un régime perçu comme profondément déstabilisateur, tout en différant indéfiniment la question de son dépassement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/">Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</a></p>
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		<title>L’angle mort de la politique de Trump : quand Erdogan théorise la fin de l’Occident</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/langle-mort-de-la-politique-de-trump-quand-erdogan-theorise-la-fin-de-loccident/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jan 2026 17:54:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[islamisme politique]]></category>
		<category><![CDATA[Recep Tayyip Erdogan]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le discours d’Erdogan acte la rupture avec l’Occident, tandis que Trump persiste dans une logique de deal. Une incompréhension stratégique aux lourdes conséquences. Par Faraj Alexandre Rifai. Le 7 janvier 2026, devant les cadres de <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/langle-mort-de-la-politique-de-trump-quand-erdogan-theorise-la-fin-de-loccident/" title="L’angle mort de la politique de Trump : quand Erdogan théorise la fin de l’Occident">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le discours d’Erdogan acte la rupture avec l’Occident, tandis que Trump persiste dans une logique de deal. Une incompréhension stratégique aux lourdes conséquences.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Par Faraj Alexandre Rifai. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le 7 janvier 2026, devant les cadres de son parti, le président turc Recep Tayyip Erdogan a tenu un discours qui éclaire sans détour sa vision du monde :</p>



<p class="wp-block-paragraph">« Le monde occidental perd progressivement, un par un, tous les arguments qu’il a utilisés pendant des années pour menacer les autres pays. Nous sommes désormais au cœur d’une lutte impitoyable pour le partage, où ceux qui ne sont pas à table se retrouvent au menu. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce propos, prononcé dans un contexte de recomposition énergétique et géopolitique globale, ne relève pas de la simple rhétorique. Il constitue une déclaration idéologique assumée : celle d’un monde post-occidental, dominé par le rapport de force, dans lequel la Turquie entend jouer un rôle central. C’est précisément là que se situe l’angle mort majeur de la politique étrangère de Donald Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Erdogan ne cherche plus à composer avec l’Occident, il en annonce le dépassement</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à une lecture encore répandue à Washington, Erdogan ne négocie pas un rééquilibrage avec l’Occident. Il acte son déclin et revendique l’émergence d’un nouvel ordre, débarrassé des normes, des valeurs et des cadres hérités de l’après-guerre froide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette vision irrigue l’ensemble de la politique étrangère turque :<br>• projection militaire et économique en Afrique,<br>• présence stratégique dans la Corne de l’Afrique,<br>• politique de confrontation en Méditerranée orientale,<br>• interventions directes au Levant, notamment en Syrie et en Libye.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’anti-impérialisme revendiqué par Ankara masque mal une réalité plus brute : la Turquie mène sa propre politique impériale, sous couvert de souveraineté et de résistance à l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’angle mort idéologique : l’islamisme d’Erdogan</h2>



<p class="wp-block-paragraph">C’est ici que la contradiction trumpienne devient structurelle.<br>Trump affirme combattre l’islamisme politique, marginaliser les Frères musulmans et assumer une ligne dure face aux réseaux islamistes. Or, Erdogan est le principal parrain étatique des Frères musulmans au Moyen-Orient. Il les protège, les accueille, les instrumentalise et les utilise comme levier d’influence régionale — de la Syrie à la Libye, du Qatar à Gaza. On ne peut durablement combattre l’islamisme sur le plan intérieur tout en traitant, sur le plan international, avec ceux qui en constituent l’ossature idéologique et organisationnelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trump et l’illusion du « deal »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie de Trump repose sur une logique transactionnelle : accords bilatéraux, ventes d’armes, concessions réciproques.<br>Mais Erdogan raisonne en termes de rapport de force civilisationnel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Croire qu’un accord tactique pourrait réaligner la Turquie sur le camp occidental revient à ignorer ce que le président turc affirme désormais explicitement : l’Occident n’est plus un modèle à intégrer, mais un système à dépasser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le F-35 : symptôme d’un désalignement profond</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le débat sur un éventuel retour de la Turquie dans le programme F-35 illustre ce malentendu. Ankara affirme que ces avions renforceraient l’OTAN. Mais le F-35 est un programme multinational intégrant des technologies critiques, notamment développées par Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël a clairement indiqué que ces technologies ne seraient pas partagées avec une puissance devenue idéologiquement hostile et stratégiquement imprévisible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gaza : la ligne rouge israélienne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre élément explique la fermeté israélienne : la volonté affichée d’Erdogan de jouer un rôle politique et sécuritaire à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Israël, une présence turque à Gaza — sous couvert de médiation ou d’aide humanitaire — reviendrait à introduire un acteur islamiste hostile au cœur même de son dispositif sécuritaire. Cette perspective constitue une ligne rouge absolue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le veto israélien ne relève donc pas d’un désaccord ponctuel, mais d’un impératif sécuritaire fondamental.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les S-400 : la rupture fondatrice</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’achat par la Turquie des systèmes russes S-400 a marqué le point de bascule. Ce choix n’était pas technique, mais politique. Il signalait déjà la volonté d’Ankara de sortir du cadre sécuritaire occidental, quitte à en affaiblir les fondements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le discours de janvier 2026 ne fait que mettre des mots sur une trajectoire engagée depuis des années.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Erdogan ne dissimule plus sa vision du monde. Il revendique un ordre post-occidental, fondé sur l’islamisme politique, le nationalisme et le rapport de force. Trump, en persistant à croire qu’un tel acteur peut être ramené dans l’orbite occidentale par la seule logique du deal, confond transaction et alignement stratégique. La Turquie peut réclamer les F-35, invoquer l’OTAN ou se proposer à Gaza.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant qu’elle contestera l’ordre occidental tout en exigeant ses bénéfices, cette contradiction restera insoluble. L’angle mort de la politique de Trump, c’est de négocier avec un dirigeant qui a déjà changé de monde</p>
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		<title>Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe persique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[régime iranien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perspectives de chute du régime en Iran. La « Guerre des Douze Jours » de juin 2025 a brisé la colonne vertébrale de la République islamique. Aujourd’hui, alors que des protestations massives paralysent le pays, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/" title="Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Perspectives de chute du régime en Iran. La « Guerre des Douze Jours » de juin 2025 a brisé la colonne vertébrale de la République islamique. Aujourd’hui, alors que des protestations massives paralysent le pays, un Moyen-Orient plus stable et pacifié pourrait émerger d’un effondrement géré, loin des scénarios apocalyptiques agités par les conservateurs.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Iran 2025 : un régime fragilisé après la guerre et la crise économique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis la fin de la « Guerre des Douze Jours » en juin 2025, l’Iran n’est plus le même. Les frappes israélo-américaines ont détruit une grande partie de ses défenses antiaériennes, retardé son programme nucléaire et exposé la vulnérabilité d’un régime qui se présentait comme une forteresse imprenable. Six mois plus tard, les conséquences se font sentir : effondrement économique accéléré, perte d’influence régionale et, depuis fin décembre, à nouveau, des protestations d’une ampleur inédite depuis 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le rial a plongé à des records historiques (plus de 1,4 million pour un dollar), l’inflation dépasse les 42 %, et les bazars de Téhéran, cœur historique de la contestation, se vident sous la grève des commerçants. Des étudiants sont dans la rue, ils bloquent des universités, des slogans anti-régime – « Ni Gaza ni Liban, ma vie pour l’Iran » ou « Mort au dictateur » – résonnent dans les rues de dizaines de villes. Le gouvernement des mollahs a ordonné la fermeture d’entreprises et d’administrations dans 21 provinces sur 31, un aveu d’impuissance face à une colère qui dépasse les seules revendications économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fin de l’axe iranien au Moyen-Orient</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce n’est pas une simple crise conjoncturelle. C’est l’aboutissement de plusieurs revers : la décapitation du Hezbollah au Liban, l’affaiblissement du Hamas à Gaza, la chute du régime Assad en Syrie fin 2024 – coupant le corridor terrestre vers le Levant – et, surtout, l’humiliation militaire de juin 2025. L’Iran, qui contrôlait autrefois quatre capitales arabes via son « Axe de la Résistance », se retrouve isolé, affaibli et contesté de l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Chute du régime iranien : quelles conséquences régionales ?</strong></strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Une chute du régime des mollahs – scénario de plus en plus plausible, selon des analystes comme ceux de l’Institute for Science and International Security ou de Foreign Affairs – redessinerait profondément le Moyen-Orient, mais pas nécessairement dans le chaos que prédisent certains réticents, reprenant de facto la rhétorique du régime. Au contraire, une transition gérée, soutenue par l’opposition unifiée et l’aide internationale, pourrait mener à une stabilité accrue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">D’abord, une paix relative s’installerait. Sans le financement iranien, le Hezbollah rentrerait dans le rang libanais, devenant une force politique comme les autres plutôt qu’un État dans l’État. Les Houthis au Yémen perdraient leur principal soutien logistique, réduisant les menaces en mer Rouge. Le Hamas, déjà laminé, verrait ses capacités de reconstitution limitées. Israël, ayant brisé le tabou des frappes directes sur le sol iranien, consoliderait sa supériorité aérienne régionale, favorisant une stabilisation des frontières nord et est.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, y verraient une opportunité historique. Les Accords d’Abraham pourraient s’élargir, intégrant potentiellement une Syrie post-Assad normalisée et un Liban reconstruit. La Turquie, bien que gagnante à court terme (comblant partiellement le vide), ferait face à une concurrence accrue pour l’influence sunnite. Comme l’explique l’économiste Nouriel Roubini, un effondrement du régime boosterait la stabilité régionale, permettant une normalisation diplomatique entre Israël et l’Arabie saoudite, et ouvrant la voie à une solution plus rapide du conflit israélo-palestinien.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si certains pessimistes parient sur les risques – balkanisation ethnique, insécurité nucléaire, perturbation du détroit d’Ormuz ou flux migratoires – ces risques sont exagérés par ceux qui préfèrent un régime affaibli mais prévisible. En réalité, une transition bien gérée les minimise. L’opposition, unifiée autour de figures comme Reza Pahlavi ou le Conseil national de la résistance iranienne, propose un conseil exécutif transitoire intégrant des leaders d’opposition, des technocrates de la diaspora et même des défecteurs du régime pour assurer une continuité administrative sur 100 jours.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des modèles fédéraux pourraient intégrer les minorités kurdes, azéries, baloutches ou arabes, évitant toute fragmentation en favorisant l’autonomie locale sans indépendance. Historiquement, les Iraniens préfèrent la stabilité à la division, comme le montrent les sondages indiquant un rejet massif de la théocratie (85 % moins religieux en 2024).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur le nucléaire, les stocks d’uranium enrichi (près de 400 kg selon l’Agence internationale de l’énergie atomique) ne tomberaient pas nécessairement entre de mauvaises mains : une nouvelle gouvernance non nucléaire, soutenue par l’Occident, sécuriserait les sites, et les frappes de 2025 ont déjà retardé le programme de plusieurs années.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela n’accélérerait pas la prolifération chez l’Arabie saoudite ou la Turquie ; au contraire, un Iran dénucléarisé apaiserait les tensions régionales. Économiquement, le détroit d’Ormuz ne serait pas perturbé durablement : même pendant la guerre de 2025, l’Iran a évité de le fermer pour ne pas aggraver sa propre crise, et une nouvelle administration, tournée vers le commerce, stabiliserait les flux pétroliers pour attirer investissements et aide internationale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quant aux migrations, elles resteraient limitées si la transition maintient les services essentiels (eau, électricité, aide humanitaire), comme le préconisent plusieurs think tanks : focus inward sur la reconstruction plutôt que sur l’exode.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et pour l’Occident ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’administration Trump, qui a revendiqué les frappes de juin, verrait une victoire stratégique : affaiblissement d’un adversaire sans intervention terrestre. L’Europe, souvent critique des actions unilatérales, pourrait jouer un rôle clé en soutenant la transition via des sanctions ciblées sur l’IRGC, du financement pour la société civile et des outils numériques (VPN, Starlink) pour amplifier l’opposition. Un Moyen-Orient sans l’ombre iranienne ouvrirait des opportunités : reconstruction du Liban, stabilisation de la Syrie, relance des négociations sur Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un printemps iranien ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le régime, malgré son âge (Khamenei, 86 ans, affaibli), dispose encore de forces répressives loyales. Mais la base sociale s’effrite : même parmi les classes moyennes autrefois fidèles, la frustration domine. Les slogans monarchistes ou appelant à la liberté montrent un rejet profond de l’idéologie khomeiniste.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si le régime tombe, ce ne sera pas par une intervention extérieure, mais par l’usure interne – comme en Syrie pour Assad. L’issue dépendra de la capacité de l’opposition (exilée ou intérieure) à proposer une alternative crédible : une république démocratique laïque, respectueuse des minorités, pourrait stabiliser le pays et pacifier la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p class="wp-block-paragraph">2026 s’ouvre sur un Moyen-Orient en mutation accélérée. La chute potentielle de Téhéran n’est pas une fin, mais un début : celui d’une ère post-islamiste révolutionnaire. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Aller plus loin : <a href="https://henryjacksonsociety.org/wp-content/uploads/2025/08/HJS-Regime-Collapse-in-Iran-Report-web.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Regime collapse in Iran: a necessity for regional stability?</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/moyen-orient-2025-axes-rivalites-de-puissances/">Moyen-Orient 2025 : la fin des axes, le retour des rivalités de puissances</a></p>
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		<title>Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient 2025]]></category>
		<category><![CDATA[normalisation Israël]]></category>
		<category><![CDATA[paix au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[relations israélo-arabes]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps impensable, souvent instrumentalisée, la paix avec Israël s’impose aujourd’hui comme une question centrale au Levant. Non par adhésion idéologique, mais par contrainte stratégique. En Syrie comme au Liban, la stabilisation régionale, la reconstruction et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/" title="Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Longtemps impensable, souvent instrumentalisée, la paix avec Israël s’impose aujourd’hui comme une question centrale au Levant. Non par adhésion idéologique, mais par contrainte stratégique. En Syrie comme au Liban, la stabilisation régionale, la reconstruction et même la survie de l’État passent désormais par une remise en cause d’un tabou fondateur.</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tabou historique qui se fissure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, la paix avec Israël a été reléguée au rang d’hérésie politique dans le discours syrien et libanais. Elle était dénoncée publiquement, tout en étant gérée de facto sur le plan sécuritaire. Ce double langage a longtemps structuré le Levant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le contexte a changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre syrienne a épuisé les sociétés, ruiné les économies et révélé l’inanité des slogans hérités. La question israélienne ainsi que le rejet ne disparaissent pas — lls changent de statut. La question devient un <strong>dossier stratégique</strong>, non plus un mythe mobilisateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Syrie : la paix comme condition de la sortie de l’isolement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Syrie d’après-guerre se reconstruit sous pression internationale. Et cette pression est aujourd’hui explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington, sous l’impulsion de Donald Trump, a clairement lié la levée progressive des sanctions à des <strong>engagements sécuritaires concrets</strong> de Damas. Parmi eux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la désescalade durable avec Israël,</li>



<li>la fin de toute permissivité envers des acteurs hostiles opérant depuis le territoire syrien comme Daech,</li>



<li>la stabilisation stricte du front sud.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’un traité de paix formel imposé de l’extérieur, mais d’un <strong>préalable politique clair</strong> : sans apaisement sécuritaire avec Israël, il n’y aura pas se véritable reconstruction crédible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une évolution silencieuse du discours syrien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue syrienne reste hostile à Israël. Ce rejet est réel, nourri par des décennies de propagande et par une mémoire collective façonnée par le conflit. Mais un phénomène nouveau mérite attention : <strong>l’émergence de voix syriennes favorables à la paix</strong>, ou du moins à une normalisation pragmatique. Ces voix s’expriment rarement dans l’espace public, mais elles circulent dans les cercles intellectuels, économiques et politiques y compris proches du régime islamiste d’Ahmed al-Sharaa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez nombre de ses soutiens, une conviction progresse : <em>la reconstruction de la nouvelle Syrie passera, tôt ou tard, par la paix avec Israël.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non par adhésion affective, mais par calcul rationnel. Un État détruit, sous sanctions, ne peut se permettre un conflit latent avec la première puissance militaire régionale. La paix devient ici un <strong>outil de reconstruction</strong>, non un reniement idéologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Golan : d’icône figée à dossier pragmatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier du Golan reste symboliquement explosif, mais il n’est plus traité comme un absolu intangible. Dans les faits, ce front est l’un des plus calmes de la région depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles proches du pouvoir syrien, poussés par les Américains, l’idée progresse qu’un <strong>arrangement sécuritaire durable</strong>, même imparfait, vaut mieux qu’un conflit gelé sans horizon politique. Dans l&rsquo;état actuel des choses, la Syrie n&rsquo;a pas les moyens pour ouvrir un tel débat, encore moins un tel front. La reconstruction est l&rsquo;objectif primordial. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban face à ses contradictions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Syrie avance vers une normalisation sécuritaire avec Israël, le Liban sera immédiatement confronté à un choc politique interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement en guerre avec Israël, le Liban n’en contrôle ni les leviers militaires ni les décisions stratégiques. Cette situation a permis l’installation durable d’un état d’exception, justifié par un conflit sans fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une paix régionale poserait une question brutale : <strong>au nom de quoi le Liban resterait-il enfermé dans une logique de confrontation que ses voisins cherchent à dépasser ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un séisme politique plus qu’un tournant diplomatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Liban, la paix avec Israël serait d&rsquo;abord une épreuve de vérité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la réalité de la souveraineté de l’État,</li>



<li>le rôle du Hezbollah et la capacité de le désarmer</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En contrepartie, elle ouvrirait des perspectives concrètes : stabilisation du Sud, désescalade durable, intégration économique régionale. Mais ces gains supposent un courage politique que le système libanais peine à produire pour l&rsquo;instant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, la paix avec Israël est moins taboue au Liban qu’en Syrie. Et pourtant, le pays demeure incapable de s’engager sur cette voie, prisonnier d’un conflit qu’il ne maîtrise pas, et otage d’une logique de confrontation entretenue par des acteurs armés agissant comme proxies régionaux, au premier rang desquels le Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand la paix devient un calcul de survie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Syrie comme au Liban, la paix avec Israël cesse progressivement d’être un tabou, même si l&rsquo;on ne peut que douter encore de la sincérité ou de la capacité des gouvernements syriens et libanais à la concrétiser. Elle n’est plus un horizon idéologique ni repoussoir complet : elle devient un calcul de survie nationale et un enjeu de reconstruction. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr : une rupture de logiciel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La paix avec Israël ne résoudra pas tous les drames du Levant. Elle n’effacera ni les blessures, ni les mémoires, ni les fractures internes. Mais elle ferait tomber un verrou stratégique majeur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En Syrie, elle s’impose progressivement comme une option rationnelle. Au Liban, elle poserait la question que tout le monde évite : peut-on encore différer indéfiniment la paix sans sacrifier l’avenir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la paix, ne doit pas rester un slogan. Elle doit être une <strong>rupture de logiciel</strong>, et donc un test de maturité politique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/hydro-paix-israel-golfe-2025/">Hydro-paix 2025 : quand la soif rapproche Israël et le Golfe</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/">Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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		<item>
		<title>Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </title>
		<link>https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[IMPACT-se]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[programmes scolaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/" title="Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste ">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<article class="page">
<p class="p1">Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et l’effacement d’Israël structurent encore l’apprentissage de plus d’un million d’enfants. Aucune réforme n’a été engagée par l’Autorité palestinienne, malgré des engagements répétés auprès de la communauté internationale.</p>
<h2>Un curriculum structuré autour de la haine</h2>
<p>Ce qui frappe d’abord, ce n’est pas la présence isolée de passages problématiques dans les programmes scolaires 2025-2026. C’est leur cohérence d’ensemble. De l’histoire à la littérature, des études sociales aux sciences, le curriculum construit un récit unique : <strong>le conflit est sacré, l’ennemi est absolu, la mort est glorieuse</strong>.</p>
<p>IMPACT-se montre que les manuels 2025-2026 <strong>violent systématiquement les standards de paix et de tolérance de l’UNESCO</strong>. La glorification de la violence, la promotion du martyre, la déshumanisation des Juifs, l’effacement total d’Israël et la suppression des accords de paix ne sont pas des anomalies : ils constituent l’ossature du programme scolaire. Aucune des lignes essentielles pointées depuis des années n’a été retirée.</p>
<h2>À six ans, on apprend à mourir : le martyr comme vocabulaire de base</h2>
<p>Dans un exercice destiné aux élèves de première année, l’enfant apprend à lire et écrire le mot <em>shahid</em> – « martyr ». L’exemple n’est pas isolé et il est documenté précisément dans le rapport. Choisir ce mot parmi les premiers termes enseignés n’est pas anodin : il s’agit d’introduire tôt l’idée qu’une « belle mort », pour la cause, fait partie de l’horizon normal de l’existence.</p>
<p>À cet âge-là, ailleurs, on apprend « arbre », « maison » ou « soleil ». Ici, on inscrit dans l’imaginaire de l’enfance la figure du mort héroïsé. Ce n’est plus un simple lexique, c’est un projet de société.</p>
<h2>Le jihad présenté comme devoir individuel</h2>
<p>Plus loin, dans les manuels de religion et d’histoire, le jihad est décrit comme un <strong>devoir personnel du croyant</strong>, présenté comme le « summum de la foi » et un chemin vers l’honneur et la récompense divine. Le rapport montre comment cette notion est directement reliée au conflit avec Israël : le jihad n’est pas expliqué comme un effort moral ou spirituel, mais <strong>comme une lutte armée actuelle</strong>.</p>
<p>L’élève n’est plus seulement un enfant qui apprend l’histoire de sa région. Il devient, par le discours même de l’école, un soldat en formation. L’éducation ne prépare pas à la citoyenneté, mais à la mobilisation permanente.</p>
<h2>Des terroristes transformés en modèles nationaux</h2>
<p>Le cas de Dalal Mughrabi, que le rapport décrit en détail, est emblématique. Responsable d’une attaque qui a coûté la vie à 38 civils israéliens – dont treize enfants –, elle est présentée dans les manuels comme une figure héroïque, un modèle féminin de courage et de sacrifice. Des leçons l’érigent en référence positive pour les élèves, sans mention claire de la nature terroriste de l’attentat ni de ses victimes.</p>
<p>Quand un système éducatif célèbre ainsi l’auteure d’un massacre de civils, il ne se contente pas de réécrire l’histoire. Il envoie un message limpide : tuer des innocents peut être un acte de « résistance » admirable. On n’est plus dans la mémoire d’une lutte, mais dans la légitimation d’un registre d’action.</p>
<h2>La déshumanisation du Juif comme pilier doctrinal</h2>
<p>Une autre dimension, tout aussi centrale, ressort des analyses d’IMPACT-se : <strong>la représentation des Juifs</strong>. Dans de nombreux passages, le « Juif » n’est pas un individu, ni même un voisin ou un acteur politique. Il est décrit comme un collectif intrinsèquement négatif, associé à la corruption, au mensonge, à la perfidie, parfois assimilé à des créatures venimeuses.</p>
<p>Ces images s’appuient à la fois sur des motifs religieux classiques et sur des stéréotypes modernes (puissance financière, complots globaux, manipulations médiatiques). On ne critique pas ici un gouvernement ou une politique : on essentialise un peuple tout entier. C’est du carburant pur pour l’antisémitisme, transmis par l’institution la plus légitime qui soit aux yeux d’un enfant : l’école.</p>
<h2>Effacer Israël pour effacer la réalité</h2>
<p>Sur les cartes utilisées en classe, Israël n’existe pas. Le territoire est désigné comme « Palestine » du fleuve à la mer, sans frontières internationalement reconnues, sans mention des villes israéliennes, sans représentation de l’État juif.</p>
<p>Le rapport montre également que <strong>toutes les références aux accords de paix</strong> – Oslo, Camp David, Annapolis – ont été progressivement supprimées des manuels récents. Les appels à la coexistence, les textes évoquant une solution négociée, les passages rappelant l’existence de processus de paix ont disparu.</p>
<p>L’élève palestinien ne voit plus la paix comme une option débattue ou trahie. Il ne la voit tout simplement plus.</p>
<h2>Quand même les sciences deviennent des armes symboliques</h2>
<p>L’endoctrinement ne se limite pas aux matières « politiques ». IMPACT-se recense de nombreux exemples où les mathématiques, la physique ou la biologie sont <strong>instrumentalisées pour normaliser la violence</strong>. On y trouve des problèmes de mathématiques comptant les « martyrs », des exercices de physique utilisant des pierres lancées avec des frondes comme illustration, des leçons de sciences évoquant des gaz lacrymogènes utilisés contre les Palestiniens.</p>
<p>L’enfant est ainsi invité à manipuler la guerre comme matériau scolaire neutre. L’acte violent devient un objet de calcul, de mesure, d’observation. La frontière entre savoir et militarisation de l’imaginaire s’efface.</p>
<h2>Gaza : les versions « abrégées » qui reproduisent la même haine</h2>
<p>Après la guerre à Gaza, l’Autorité palestinienne a mis en avant des manuels « abrégés » destinés à l’enseignement en situation de crise. Sur le papier, l’occasion était unique : alléger les programmes, mais aussi expurger les contenus les plus violents. Or le rapport montre que ces versions condensées ne sont qu’une <strong>reformulation des mêmes thèmes : jihad, martyre, effacement d’Israël, diabolisation du Juif</strong>.</p>
<p>Autrement dit, même lorsque la guerre fournit un prétexte pour adapter les contenus, le choix n’est pas de réduire l’endoctrinement, mais de le diffuser sous un nouveau format.</p>
<h2>Abbas, la paix et le mensonge éducatif</h2>
<p>C’est ici que le contraste avec le discours diplomatique devient insoutenable. Mahmoud Abbas est présenté comme un « homme de paix » engagé dans une réforme politique. Mais <strong>un dirigeant qui refuse d’assainir l’école refuse en réalité de préparer les générations à un avenir différent</strong>.</p>
<p>On peut multiplier les annonces de « processus constitutionnel », de « négociations » ou de « reconnaissance » sur la scène internationale : si, dans les salles de classe, on continue d’apprendre que mourir est préférable à vivre avec l’autre, que l’État voisin n’a pas le droit d’exister et que le Juif n’est pas un être humain comme les autres, <strong>la politique n’est qu’un décor</strong>.</p>
<p>L’éducation n’est pas un volet secondaire du conflit. Elle doit en être l’infrastructure principale. Tant que cette infrastructure repose sur la haine, la paix restera un slogan, pas un projet.</p>
<section class="encadre-rapport-impact" style="margin: 2rem 0; padding: 1.2rem 1.4rem 1rem; background: #f5f7fb; border-left: 4px solid #1d3557; border-radius: 4px;">
<h2 style="margin-top: 0; margin-bottom: 0.8rem; font-size: 1.1rem; border: none; padding: 0; font-weight: 600;">Les exemples les plus révélateurs du rapport IMPACT-se</h2>
<ul style="margin: 0.2rem 0 0; padding-left: 1.2rem;">
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Le mot « shahid » enseigné dès la première année</strong><br />
(lecture de base) – p. 22</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Dalal Mughrabi présentée comme héroïne et modèle féminin</strong><br />
– p. 29–33</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Déshumanisation des Juifs</strong><br />
(assimilés à des êtres perfides ou venimeux) – p. 21–22, 129–153</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Cartes effaçant totalement Israël</strong>,<br />
territoire présenté « du fleuve à la mer » – p. 149–165</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Jihad défini comme obligation personnelle du croyant</strong><br />
– p. 48–52</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Maths et sciences politisées</strong><br />
(comptage des « martyrs », imagerie de violence) – p. 1–24</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Suppression des références aux accords de paix</strong><br />
(Oslo, Camp David, etc.) – p. 322–353</li>
</ul>
</section>
<section class="annexe-rapport-impact" style="margin-top: 2.5rem; padding-top: 1.5rem; border-top: 1px solid #e0e0e0;">
<h2 style="font-size: 1.25rem; margin-top: 0; border-left: 3px solid #a8a8a8; padding-left: 0.6rem;">Annexe : repères de lecture dans le rapport IMPACT-se 2025-2026</h2>
<p>Pour les lecteurs et chercheurs souhaitant aller plus loin, voici quelques repères de pages utiles dans le rapport :</p>
<ol style="margin-top: 1rem; padding-left: 1.2rem; line-height: 1.6;">
<li><strong>Glorification du martyre</strong><br />
Introduction du terme <em>shahid</em> en première année et célébration du martyre comme idéal moral : voir p. 22 et le bloc p. 39–55.</li>
<li><strong>Jihad comme obligation personnelle</strong><br />
Passages présentant le jihad armé comme devoir individuel lié au conflit avec Israël : bloc p. 48–52 et section thématique dédiée au jihad.</li>
<li><strong>Dalal Mughrabi et le récit héroïque de la violence</strong><br />
Exemples détaillés montrant comment Mughrabi est présentée comme modèle national : p. 29–33.</li>
<li><strong>Déshumanisation et antisémitisme</strong><br />
Analyse des passages décrivant les Juifs comme collectivité immorale, trompeuse ou menaçante, ainsi que des motifs visuels associés : p. 21–22 et p. 129–153.</li>
<li><strong>Effacement d’Israël et irredentisme</strong><br />
Cartes et descriptions géographiques niant l’existence d’Israël, présentant la totalité du territoire comme « Palestine » à libérer : p. 149–165.</li>
<li><strong>Suppression systématique des références à la paix</strong><br />
Retrait progressif des références aux accords de paix et à la coexistence : p. 322–353.</li>
<li><strong>Politisation des sciences et des mathématiques</strong><br />
Exercices de sciences et mathématiques incorporant violence, conflit et figure du « martyr » : p. 24–46.</li>
</ol>
</section>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le rapport IMPACT-se 2025-2026 ne se contente pas d’énumérer des dérives ponctuelles. Il décrit un système cohérent qui utilise l’école comme vecteur de guerre et non comme instrument de paix. Tant que cette architecture éducative restera intacte, les discours sur la « solution politique » ou sur le « processus de paix » ne seront que des formules creuses.</p>
<p>Si la communauté internationale veut sérieusement œuvrer à la paix, elle devra un jour poser la seule question qui compte : <strong>que raconte-t-on chaque matin aux enfants palestiniens ?</strong> Car un manuel scolaire, sur la durée, pèse plus lourd que n’importe quel communiqué de presse. Et c’est bien là que se joue, aujourd’hui, l’avenir de cette région.</p>
<p><a href="https://www.impact-se.org/wp-content/uploads/Review-of-the-2025-2026-Palestinian-Authority-School-Curriculum.pdf" target="_blank" rel="noopener">Retrouver l&rsquo;intégralité du rapport IMPACT-se 2025-2026</a></p>
</article>
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		<title>Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 06:50:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Golan]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Relations israélo-syriennes]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De retour de Washington, Ahmed al-Sharaa cherche à s’affirmer. Mais en Israël, ses déclarations sur le Golan, la Russie et les frappes israéliennes ravivent les tensions entre Jérusalem et Damas. 1. Une visite historique… suivie <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/" title="Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><br><strong>De retour de Washington, Ahmed al-Sharaa cherche à s’affirmer. Mais en Israël, ses déclarations sur le Golan, la Russie et les frappes israéliennes ravivent les tensions entre Jérusalem et Damas.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Une visite historique… suivie d’un retour sous haute tension</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="http://Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée">Le 10 novembre 2025, al-Sharaa est reçu par Donald Trump</a>. Sanctions Caesar allégées pour six mois, adhésion formelle de la Syrie à la coalition anti-État islamique, réouverture imminente de l’ambassade syrienne à Washington : symboliquement, le message est fort.Mais dès le lendemain, la tonalité change.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon Yediot Aharonot et la chaîne publique KAN, le président syrien serait rentré « sûr de lui » et aurait multiplié les déclarations jugées provocatrices par Israël : rappel des « plus de mille frappes israéliennes en Syrie depuis 2011 », accusation de violation répétée de l’Accord de désengagement de 1974, et surtout, refus catégorique d’exclure une présence militaire russe renforcée près du Golan « si les circonstances l’exigent ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Israël : « Il a commencé à faire des choses que nous ne pouvons pas accepter »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Lors d’une réunion du cabinet de sécurité, Benyamin Netanyahou résume la situation en une phrase : « Il a commencé à faire des choses que nous ne pouvons pas accepter. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le ministre de la Défense Israël Katz, lui, ironise : al-Sharaa est revenu « parfumé » de Washington — sous-entendu : grisé par l’attention américaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Derrière l’ironie, une vraie inquiétude stratégique : Damas semble estimer que la retenue observée jusqu’ici face aux frappes israéliennes n’était qu’un choix tactique lié à la guerre civile, et non une acceptation définitive du statu quo. Le simple fait de le rappeler publiquement, juste après avoir serré la main de Trump, est perçu comme un signal délibéré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Un jeu d’équilibriste entre trois capitales</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Al-Sharaa doit parler à trois auditoires à la fois, et ils ne veulent pas entendre la même chose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>À Washington, il promet coopération antiterroriste et distance avec l’Iran.</li>



<li>À Moscou (qu’il a visité en octobre), il laisse entendre qu’il reste ouvert à une présence militaire russe renforcée.</li>



<li>À l’intérieur, il doit montrer qu’il ne brade pas la souveraineté syrienne — surtout sur le Golan, symbole national par excellence.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Résultat : des messages contradictoires qui passent mal à Jérusalem et qui, même à Washington, commencent à susciter des haussements de sourcils. Plusieurs responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont déjà fait savoir que « la patience a des limites » si Damas se met à jouer la carte russe sur la frontière sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Le Golan, levier intérieur et source de friction extérieure</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En insistant sur le Golan dès son retour, al-Sharaa sait parfaitement ce qu’il fait : il parle à sa base nationaliste et aux officiers de l’ancien régime qu’il a intégrés dans le nouvel appareil sécuritaire.<br>Mais dans la région, ce type de rhétorique, même sans acte concret, est immédiatement lu comme une tentative de renégocier les règles du jeu par la bande. D’autant que les forces syriennes, aidées par des conseillers russes, ont déjà commencé à se redéployer plus au sud ces dernières semaines — un mouvement que Tsahal suit à la jumelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Ni rupture, ni lune de miel : un test grandeur nature</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour l’instant, personne ne parle de rupture. Washington continue d’appeler al-Sharaa un « partenaire potentiel ». Israël, elle, a déjà fait savoir qu’elle répondrait « avec force » à tout changement du statu quo sur le Golan.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui se joue en réalité, c’est la capacité d’un régime encore jeune à calibrer sa marge de manœuvre. Al-Sharaa a compris qu’il avait une fenêtre étroite fenêtre d’opportunité entre la bienveillance relative de Trump et la faiblesse actuelle de l’Iran. Il cherche à l’exploiter au maximum — quitte à frôler la ligne rouge.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La visite à Washington restera historique. Ce qui se passera dans les trois à six prochains mois dira si elle aura été un tournant… ou un faux départ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des déclarations, tout se jouera dans les gestes concrets : niveau de coopération avec les forces américaines à l’est, degré de présence russe au sud, attitude face aux prochaines frappes israéliennes.<br>Pour l’instant, al-Sharaa avance sans doctrine étrangère claire, en misant sur l’ambiguïté. Dans une région où l’ambiguïté est souvent punie, le pari est risqué.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/">Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée</a></p>
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		<title>Le pacte géant USA–Arabie qui redessine le Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/pacte-usa-arabie-qui-redessine-le-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 20 Nov 2025 10:00:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Pacte stratégique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Moyen-Orient &#8211; USA -Arabie saoudite. Quand Washington et Riyad annoncent, les 18 et 19 novembre 2025, un méga-pacte de 600 milliards de dollars immédiatement mobilisables — avec une trajectoire dépassant les 1 000 milliards sur <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/pacte-usa-arabie-qui-redessine-le-moyen-orient/" title="Le pacte géant USA–Arabie qui redessine le Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Moyen-Orient &#8211; USA -Arabie saoudite. Quand Washington et Riyad annoncent, les 18 et 19 novembre 2025, un méga-pacte de 600 milliards de dollars immédiatement mobilisables — avec une trajectoire dépassant les 1 000 milliards sur dix ans —, ce n’est pas qu’une transaction : c’est un signal tectonique. Ce deal colossal, le plus important jamais conclu entre les deux pays, dépasse de très loin le vieux schéma « pétrole contre sécurité ». Il redessine les équilibres stratégiques, technologiques et économiques de tout le Moyen-Orient. Pourquoi maintenant ? Comment ça change la donne ? Et quelles conséquences pour les acteurs régionaux ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un nouveau paradigme de partenariat</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’accord officialisé cette semaine à la Maison Blanche porte sur 600 milliards de dollars d’engagements concrets et immédiatement exécutables, avec un objectif global supérieur à 1 000 milliards de dollars à l’horizon 2035. Il ne se limite plus à l’énergie ou à la défense : il englobe technologie de pointe, infrastructures critiques, semi-conducteurs, intelligence artificielle, hydrogène vert, espace, aviation et logistique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La dimension nucléaire civile est bien présente, mais avec la garantie saoudienne réaffirmée de ne pas enrichir d’uranium sur son sol — un point clé qui lève les dernières réticences américaines. Riyad ne veut plus être seulement un client richissime : elle se positionne comme co-concepteur, investisseur stratégique et future plaque tournante technologique mondiale. Cet accord est la traduction concrète de l’Arabie post-pétrolière que Mohammed ben Salmane dessine depuis 2016 avec <a href="https://moyen-orient.fr/defis-arabie-saoudite-vision-2030-modernisation/">Vision 2030.</a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Enjeux pour Israël et pour les Accords d’Abraham</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des effets les plus spectaculaires concerne Israël et l’architecture de sécurité régionale. Jusqu’ici, l’extension des Accords d’Abraham semblait conditionner tout rapprochement arabo-américain à une normalisation visible avec l’État hébreu. Ce pacte change la donne : Riyad obtient un statut de partenaire stratégique majeur sans passer par une normalisation publique immédiate.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Jérusalem, c’est un moment délicat. L’alliance avec Washington reste intacte, mais l’autonomie diplomatique et économique saoudienne réduit mécaniquement le levier israélien sur les décisions américaines dans le Golfe. Le message est limpide : certains États arabes n’attendent plus l’aval de quiconque pour avancer leurs intérêts.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les dimensions géo-économiques et technologiques</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oubliez le cliché du chèque pétrolier. Les 600 milliards se répartissent ainsi (chiffres déjà rendus publics) :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>142 milliards en contrats défense (nouveaux et accélérés)</li>



<li>270 milliards via Aramco et les chaînes d’approvisionnement énergie</li>



<li>Des centaines de milliards supplémentaires en IA, cloud, semi-conducteurs, hydrogène, mining de minerais critiques et infrastructures intelligentes</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’est la diversification saoudienne à marche forcée, soutenue par le leader mondial technologique. Riyad veut devenir le hub entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique, maître des flux physiques et numériques. Les Émirats, le Qatar et même Oman regardent ça de très près : la compétition régionale pour attirer les mêmes géants tech (Nvidia, Google, Microsoft, xAI…) vient de passer à la vitesse supérieure.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une redéfinition de la géopolitique régionale</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce pacte acte la fin du modèle purement militaire américain dans le Golfe. Les bases restent, mais le cœur de la relation se déplace vers l’industrie, les data centers, les usines de puces et les pipelines d’hydrogène. L’Arabie saoudite se pose en pivot tripolaire : Occident, Asie, monde musulman.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël demeure incontournable sur le plan sécuritaire, mais son rôle évolue. L’Iran, la Turquie et le Qatar ajustent déjà leurs stratégies. Et surtout, la coopération régionale future ne passera plus uniquement par Washington : des partenariats bilatéraux ou trilatéraux (USA–Arabie–Corée, USA–Arabie–Japon, etc.) se multiplient, tous centrés sur la tech et l’énergie du futur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Limites, risques et incertitudes</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Rien n’est jamais acquis. Ce méga-contrat porte des risques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>dépendance technologique accrue vis-à-vis des États-Unis</li>



<li>tensions internes possibles entre ouverture et contrôle souverain</li>



<li>réticences écologiques face à certains projets</li>



<li>mise en œuvre qui peut s’étaler sur des années (gouvernance, formation, transparence)</li>



<li>réactions des rivaux régionaux qui se sentent marginalisés</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, tout dépendra de la stabilité politique américaine : un changement d’administration en 2028 pourrait ralentir certains volets.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un nouveau chapitre régional</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les 600 milliards de dollars d’aujourd’hui (et le trillion à venir) ne règlent ni le conflit israélo-palestinien, ni les tensions avec l’Iran, ni les crises yéménite ou syrienne. Mais ils marquent un basculement historique : la technologie, l’économie et les infrastructures deviennent les nouveaux champs de bataille de la puissance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient n’est plus seulement le théâtre des stratégies des autres : il impose désormais ses propres termes. Et ce pacte USA–Arabie, le plus massif de l’histoire contemporaine, en est la preuve éclatante.</p>
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		<item>
		<title>Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rencontre historique du 10 novembre 2025 entre Donald Trump et Ahmed al-Sharaa à la Maison-Blanche marque un tournant inattendu. Pour la première fois depuis 1946, un président syrien foule le sol de Washington. Ancien <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/" title="Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- TRIBUNE & DÉBATS – Le pari audacieux de Trump sur Ahmed al-Sharaa --></p>
<article class="mo-tribune">
<p class="chapo"><strong>La rencontre historique du 10 novembre 2025 entre Donald Trump et Ahmed al-Sharaa à la Maison-Blanche marque un tournant inattendu. Pour la première fois depuis 1946, un président syrien foule le sol de Washington. Ancien chef du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) – ex-branche d’al-Qaïda –, al-Sharaa est désormais reçu en allié potentiel. Ce pari, typiquement trumpien, conjugue audace stratégique et ambiguïté morale : une main tendue au réalisme, mais sur un fil.</strong></p>
<h2>Les motivations : redessiner la carte régionale autour d’une Syrie « réhabilitée »</h2>
<p>Trump applique à la Syrie sa doctrine du <em>deal</em> pragmatique. Il ne s’agit plus de transformer le Moyen-Orient par la démocratie, mais de stabiliser la région en s’appuyant sur les nouveaux rapports de force. L’objectif est triple : <strong>affaiblir l’axe russo-iranien</strong>, <strong>relancer la reconstruction économique</strong>, et <strong>étendre les Accords d’Abraham</strong> à la Syrie.</p>
<ul>
<li><strong>Affaiblir Téhéran et Moscou.</strong> Depuis la chute d’Assad en décembre 2024 – orchestrée par des factions issues d’Idlib –, la présence iranienne s’est effondrée. La rencontre Trump–al-Sharaa accélère ce retrait et ouvre la voie à une Syrie plus indépendante.</li>
<li><strong>Reconstruire et réintégrer.</strong> La suspension pour 180 jours des sanctions César pourrait libérer un afflux d’investissements et enclencher la remise en route d’une économie exsangue.</li>
<li><strong>Vers la paix régionale.</strong> Al-Sharaa vient de signer l’intégration à la coalition anti-EI et promet l’exploration d’une normalisation progressive avec Israël, marginalisant le Hezbollah et remodelant l’équilibre du Levant.</li>
</ul>
<h2>La stratégie : de l’ennemi djihadiste au partenaire sous condition</h2>
<p>L’approche repose sur un <strong>rebranding progressif</strong> et une <strong>diplomatie transactionnelle</strong>. Washington mise sur des engagements mesurables plutôt que sur des promesses idéologiques.</p>
<ul>
<li><strong>Rebranding politique.</strong> De Riyad (mai 2025) à Washington (novembre), al-Sharaa passe du chef de guerre au chef d’État, mais avec des conditions posées par l&rsquo;Administration de Trump.</li>
<li><strong>Coopération sécuritaire.</strong> Des opérations conjointes anti-EI ont été engagées ; l’intégration partielle des SDF à l’armée nationale est en cours ; des milliers de combattants étrangers devront être expulsés. selon l&rsquo;accord.</li>
<li><strong>Rôle des alliés régionaux.</strong> Ankara soutient la transition, Riyad finance, et une présence logistique américaine autour de Damas est évoquée comme garantie. Et pour couronner cette stratégie, <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">un accord triparti (USA, ISraël et Syrie) sur le Mont Hermon pour garantir la sécurité d&rsquo;Israël et</a> prévenir les tensions.</li>
</ul>
<h2>Les risques : une réhabilitation sous haute surveillance</h2>
<p>Le pari comporte des contradictions sérieuses. Les mises en garde portent sur une possible <strong>légitimation prématurée</strong> d’un écosystème politico-sécuritaire dont les réflexes n’auraient pas disparu.</p>
<p><!-- Tableau responsive --></p>
<div class="mo-table-wrap" tabindex="0" role="region" aria-label="Tableau des risques et analyses d’experts">
<table class="mo-table">
<thead>
<tr>
<th style="width: 18%;">Catégorie</th>
<th>Risques principaux</th>
<th style="width: 35%;">Analyses d’experts</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Sécuritaires</strong></td>
<td>Résurgence de l’EI ou d’al-Qaïda si HTS conserve ses réseaux ; porosité entre structures locales et transnationales.</td>
<td>Alertes récurrentes sur des <em>liens persistants</em> et sur une “optique trompeuse” si les factions d’Idlib perdurent sous d’autres formes.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Humanitaires</strong></td>
<td>Risque de pressions sur minorités (druzes, kurdes, chrétiens) ; nominations de cadres contestés ; déficit d’inclusion des femmes.</td>
<td>ONG : “Façade inclusive, mais pratiques autoritaires possibles.” Craintes pour les communautés anciennes et les dissidents. Les poursuites ne sont pas encore pérennisées.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Géopolitiques</strong></td>
<td>Réserves d’Israël (Golan) et des Kurdes (SDF) ; perception ambivalente dans la base sunnite.</td>
<td>Risque d’un équilibre instable si la coopération anti-EI est perçue comme purement opportuniste.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Réputationnels</strong></td>
<td>Crédibilité occidentale fragilisée si la réhabilitation se fait sans garde-fous vérifiables.</td>
<td>“Victoire de communication” possible pour Damas ; pression accrue pour des <em>benchmarks</em> publics et datés.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<blockquote><p>« Al-Sharaa change de visage et de costume : il devra prouver qu’il change de fond. »</p></blockquote>
<h2>Et la France ? Le choix de l’immobilisme moral</h2>
<div class="mo-encadre-fr">
<p>Macron avait reçu al-Sharaa à l’Élysée, quelques semaines après les massacres d’Alaouites. Un geste perçu comme hâtif, sans condition ni contrepartie, motivé par le symbole plus que par la stratégie. Trump, lui, a attendu presque un an avant d’ouvrir les portes de la Maison-Blanche — avec des exigences précises : coopération sécuritaire avec Israël, lutte contre Daech, désengagement iranien, inclusion minoritaire.</p>
<p><b>La différence est frappante :</b></p>
<ul>
<li><b>Trump impose des conditions</b>, avant de signer et de recevoir, la France distribue des accolades.</li>
<li><b>Trump parle de stabilité</b>, Macron d’image et de symbole creux.</li>
<li><b>Trump parie sur les rapports de force</b>, la France sur la rhétorique des principes.</li>
</ul>
<p><b>Résultat :</b> Washington façonne et prépare le terrain, pendant que Paris commente depuis les tribunes et conférences, sans effets.</p>
</div>
<h2>Conclusion : un pari stratégique, pas moral</h2>
<p>Le pari de Trump peut être considéré comme un <strong>coup de réalisme</strong>, pas un acte de foi. Il offre à la Syrie une seconde chance, mais à conditions : transparence, inclusion et rupture avec l’extrémisme. S’il réussit, la Syrie pourrait devenir le maillon marquant des <strong>Accords d’Abraham élargis</strong>. S’il échoue, elle replongera dans son rôle de poudrière régionale.</p>
<p>Trump, fidèle à sa logique de joueur, parie sur un ancien ennemi pour remodeler le Moyen-Orient. Mais la mise est haute, la marge d’erreur peut être large, et le résultat imprévisible.</p>
<div class="focus"><strong>🔍 Focus Moyen-Orient.fr</strong><br />
En misant sur la réhabilitation d’un ex-djihadiste devenu président, Washington redéfinit la diplomatie de la rédemption. La question n’est plus seulement : <em>peut-on faire la paix avec ses ennemis ?</em> mais : <em>jusqu’où peut-on aller pour stabiliser un monde sans morale ?</em></div>
</article>
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