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	<title>Vision 2030 | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Vision 2030 | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Golfe, au-delà des travailleurs précaires, le boom des talents qualifiés</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/golfe-ravailleurs-precaires-boom-talents/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 18 Nov 2025 08:31:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[brain drain Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Idée reçue N°4. Visas Golden, Vision 2030, emplois en IA/santé : le Golfe attire Européens et Arabes qualifiés. Finie l’idée des seuls travailleurs et ouvriers précaires – une mutation géopolitique en marche. L’image tenace en <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/golfe-ravailleurs-precaires-boom-talents/" title="Golfe, au-delà des travailleurs précaires, le boom des talents qualifiés">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Idée reçue N°4. Visas Golden, Vision 2030, emplois en IA/santé : le Golfe attire Européens et Arabes qualifiés. Finie l’idée des seuls travailleurs et ouvriers précaires – une mutation géopolitique en marche.</strong></p>



<p>L’image tenace en France : un Golfe de chantiers géants et de camps surpeuplés, où des millions d’ouvriers immigrés triment sans droits. Cette réalité pèse encore lourd – sur 30 millions d’expatriés dans le CCG, 60-70 % sont dans des jobs peu qualifiés. Mais depuis 2015, une mue s’opère : Émirats, Arabie, Oman deviennent des aimants à talents mondiaux en IA, santé, énergie verte. Une inversion qui interroge : et si le vrai brain drain n’était plus vers l’Europe, mais vers le Golfe ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un marché du travail en pleine inversion</h2>



<p>Les réformes post-2015 (Vision 2030 en SA, UAE Centennial 2071, Oman Vision 2040) ont pivoté l’économie : adieu pétrole pur, bonjour diversification. Résultat : les jobs qualifiés explosent.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Aux Émirats, 70 % des recrutements 2024 visent ingénieurs, data scientists, experts cybersécurité (rapport Ministry of Economy UAE/Fragomen). Ex. : 110 milliards $ de contrats signés en mai 2024 avec HKN Energy pour pétrole/gaz kurde et renouvelables.</li>



<li>En Arabie, 1,12 million d’emplois privés créés en 2023-2024, dont ~500k en secteurs pros (IA, santé, énergie propre) via NEOM et Red Sea Project.</li>



<li>Oman suit : +20 % de postes en numérique/santé en 2024, boostés par la National Digital Health Strategy (2024-2030).</li>
</ul>



<p>La pyramide s’inverse : les expats ne sont plus canon fodder ; ils conçoivent les mégaprojets.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Visas longue durée : la fin du kafala light</h2>



<p>Le système sponsorisé (kafala) craquelle, au profit de résidences autonomes pour élites.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>UAE : Golden/Talent/Green Visas (5-10 ans) pour pros à &gt;30k AED/mois (~7,5k €) – 100k+ délivrés depuis 2019, ciblant médecins, chercheurs, entrepreneurs. Nouveauté 2024 : extension aux éducateurs.</li>



<li>SA : Premium Residency (depuis 2019, boosté 2024 avec 5 nouvelles catégories : talents en santé/science, gifted en culture/sport) attire 10k+ pros/an.</li>



<li>Oman : Investor Residency (5-10 ans) pour experts en énergie verte/numérique, avec FDI à 77,9 milliards $ cumulés fin-2024.</li>
</ul>



<p>Ces sésames ne sont pas pour les manœuvres : ils visent les cerveaux qui font tourner l’innovation</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’attrait irrésistible : salaires, labs, zéro taxeLe Golfe vend du concret :</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Salaires nets 20-50 % supérieurs à l’UE (ex. : data scientist à Dubai : 150-250k €/an).</li>



<li>Infrastructures de pointe : labs IA à Abu Dhabi (Masdar City), hubs fintech à Dubaï (DIFC), souveraineté numérique à Riyad (NEOM).</li>



<li>Financement massif : universités comme KAUST (SA) ou NYU Abu Dhabi attirent chercheurs mondiaux.</li>
</ul>



<p>Brain drain inversé : 15k jeunes diplômés français/an partent à l’étranger, dont 20-30 % vers Golfe (étude 2024). Un ingénieur cité par The National : « En Europe, je quémandais des grants ; ici, on finance direct. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Europe en perte de vitesse : le vrai coût géopolitique</h2>



<p>La France pleure ses talents – 70 % des élites perçoivent un déclin national (sondage 2024) – mais ignore que le Golfe les capte : médecins français à Abu Dhabi (hôpitaux Cleveland Clinic), ingénieurs en défense à Riyad (giga-projets). Résultat : l’UE perd ~100k pros qualifiés/an vers CCG/Asie, affaiblissant sa tech et son énergie (transition verte contournée via routes saoudiennes).</p>



<p>Cette fuite n’est pas anodine : elle marginalise Téhéran (bypass energy via Oman/UAE) et challengue Ankara (concurrence logistique IMEC). Le Golfe investit là où l’Europe hésite.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une mosaïque élargie : au-delà des Indiens et Pakistanais</h2>



<p>Les flux arabes s’intensifient :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Syriens : +50k en santé/tech aux UAE/SA post-2023 (retours volontaires de Jordanie).</li>



<li>Libanais : hubs finance à Dubaï (échappant à Beyrouth).</li>



<li>Jordaniens/Palestiniens : architecture/éducation à Oman/Qatar (360k Palestiniens au Koweït, mais flux qualifiés vers CCG).</li>
</ul>



<p>Le Golfe n’est plus chantier ; c’est compétence globale.6. Les ombres au tableau : une attractivité fragileMéritocratie naissante, mais fissurée : quotas Saudisation/Omanisation (70 % locals d’ici 2030) créent tensions internes ; précarité persiste pour 60 % des expats (construction/agri) ; instabilité régionale (Houthi, Iran) mine la « stabilité promise ». Sans réformes sociales profondes, ce hub risque l’implosion – comme un mirage post-pétrole.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-orient.fr</h2>



<p>L’idée du Golfe « que des précaires » pourrait être obsolète. Elle flatte les clichés, mais occulte un labo géopolitique où la compétence prime – pour l’instant. Pendant que l’Europe ferme ses portes fiscales et administratives, le CCG les ouvre à bascule. Leçon : dans la course aux talents, la vraie précarité, c’est de les perdre.</p>



<p>Lire aussi :</p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/rail-moyen-orient-connectivite-durabilite/">Le réveil du rail au Moyen-Orient : connectivité, durabilité et intégration régionale</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le réveil du rail au Moyen-Orient : connectivité, durabilité et intégration régionale</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/rail-moyen-orient-connectivite-durabilite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 09:24:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[#DiplomatieFerroviaire]]></category>
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		<category><![CDATA[transport durable]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Oubliés pendant un siècle, les rails renaissent au Moyen-Orient. Des Émirats à Oman, d’Arabie saoudite à Israël, les trains ne transportent plus seulement des marchandises : ils tissent une nouvelle géographie régionale — durable, connectée, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/rail-moyen-orient-connectivite-durabilite/" title="Le réveil du rail au Moyen-Orient : connectivité, durabilité et intégration régionale">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- ARTICLE – Le réveil du rail au Moyen-Orient (Moyen-Orient.fr) --></p>
<article class="mo-rail">
<div class="chapo">
<div><strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3 r-1x3r274"><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Oubliés pendant un siècle, les rails renaissent au Moyen-Orient. Des Émirats à Oman, d’Arabie saoudite à Israël, les trains ne transportent plus seulement des marchandises : ils tissent une nouvelle géographie régionale — durable, connectée, et peut-être pacifiée.</span></span></strong></div>
<div>
<strong><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3 r-1x3r274"><span class="css-1jxf684 r-bcqeeo r-1ttztb7 r-qvutc0 r-poiln3">Voici un panorama non exhaustif des projets ferroviaires en cours et à venir.</span></span></strong></div>
</div>
<div class="sep"></div>
<p><!-- 1. Hafeet Rail --></p>
<h2>1) Hafeet Rail : la première couture Golfe–Golfe</h2>
<p>Le premier chemin de fer transfrontalier du Conseil de coopération du Golfe (CCG) est en train de naître. <strong>Hafeet Rail </strong>reliera <strong>Al Ain (Émirats arabes unis)</strong> à <strong>Sohar (Oman)</strong> sur <strong>238 km</strong> d’ici <strong>2026–2027</strong> (tests dès 2025). Pensée pour le fret et les passagers, la ligne vise une logistique plus propre, la désaturation des axes routiers et l’intégration des ports stratégiques (Sohar ↔ Jebel Ali).</p>
<h3>Objectifs clés</h3>
<ul>
<li>Transport mixte <em>fret / passagers</em></li>
<li>Réduction de <strong>70 000 camions/an</strong> → <strong>~2,5 millions de tonnes de CO₂ évitées</strong> (Etihad Rail ESG Report 2024)</li>
<li>Connexion portuaire Sohar–Jebel Ali et chaîne logistique verte</li>
</ul>
<h3>Gouvernance &amp; financement</h3>
<p>Joint-venture <strong>Oman Rail &amp; Etihad Rail</strong>, avec <strong>~3 milliards USD</strong> engagés dès 2023. Comme l’a résumé <em>Gulf Business</em> (2024) : « Le rail devient la colonne vertébrale d’une économie intégrée du Golfe. »</p>
<p><!-- 2. Etihad Rail --></p>
<h2>2) Etihad Rail : l’épine dorsale émiratie</h2>
<p>Le réseau national des Émirats (<strong>~1 200 km</strong>) relie la frontière saoudienne à <strong>Fujairah</strong> sur la mer d’Oman. Déjà <strong>~80 % achevé</strong> (2025), le segment <strong>Abu Dhabi–Dubaï</strong> est opérationnel (fret prioritaire). La phase passagers prévoit un trajet <strong>Abu Dhabi → Fujairah en ~50 minutes</strong>.</p>
<ul>
<li><strong>–30 % d’émissions logistiques</strong> visées sur le fret</li>
<li>Développement de l’<em>écotourisme ferroviaire</em> intérieur</li>
<li>Connexions futures vers <strong>Riyad</strong> et <strong>Mascate</strong> via Hafeet Rail</li>
</ul>
<p><!-- 3. Saudi Landbridge --></p>
<h2>3) Saudi Landbridge : le pont continental saoudien</h2>
<p>Sur <strong>~1 300 km</strong>, le <strong>Landbridge</strong> reliera <strong>Jeddah (mer Rouge)</strong> à <strong>Dammam (Golfe Persique)</strong>. C’est le plus grand projet de fret ferroviaire de la région, financé par le <strong>PIF</strong> (coût estimé <em>8–10 milliards USD</em>).</p>
<ul>
<li><strong>Contournement partiel</strong> du canal de Suez pour certains flux Asie–Europe</li>
<li>Intégré à <strong>Vision 2030</strong></li>
<li>Extensions vers <strong>NEOM</strong>, <strong>Tabuk</strong>, et potentiellement <strong>Jordanie</strong> (discussions)</li>
</ul>
<p><!-- 4. IMEC --></p>
<h2>4) IMEC : le corridor qui relie tout (Inde → Europe)</h2>
<p>Signé au <strong>G20 2023 (New Delhi)</strong>, l’<strong>India–Middle East–Europe Corridor (IMEC)</strong> est un corridor multimodal (rails, ports, pipelines, câbles).</p>
<p>Son tracé : <strong>Inde → Émirats → Arabie saoudite → Jordanie → Israël → Europe</strong>.</p>
<p>Objectif stratégique : <strong>contrepoids</strong> à la Belt and Road Initiative chinoise.</p>
<p><strong>Hafeet</strong>, <strong>Etihad</strong> et <strong>Landbridge</strong> constituent ses artères ferroviaires.</p>
<p><strong><em><span class="note">Réalité 2025 : calendrier freiné par la guerre à Gaza, mais tronçons déjà construits.</span></em></strong></p>
<p><!-- 5. Israël --></p>
<h2>5) Israël et le « corridor de paix » : hub logistique eurasiatique</h2>
<p>La <strong>ligne Est</strong> (Haïfa–Beit She’an–frontière jordanienne) est modernisée pour s’intégrer à IMEC.<br />
Ambition : acheminer des marchandises indiennes via <strong>Haïfa → Jordanie → Golfe</strong>. Sur le plan domestique, le train rapide <strong>Tel Aviv–Jérusalem</strong> (28 min) illustre la montée en gamme ferroviaire.</p>
<p>Vision : Israël comme <strong>hub logistique eurasiatique</strong>, en complément du port d’Ashdod.</p>
<p><em>Hypothèse étudiée</em> : une future liaison <strong>Haïfa–Beyrouth</strong> via Jordanie, à l’échelle IMEC (nécessite des conditions politiques favorables).</p>
<p><!-- 6. Tableau pays --></p>
<h2>6) Égypte, Jordanie, Irak, Turquie : le rail comme stabilisateur régional</h2>
<div class="mo-table-wrap" tabindex="0" role="region" aria-label="Projets ferroviaires – Égypte, Jordanie, Irak, Turquie">
<table class="mo-table">
<thead>
<tr>
<th style="width: 16%;">Pays</th>
<th>Projet phare</th>
<th style="width: 36%;">Impact</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Égypte</strong></td>
<td>Green Line Siemens (~2 000 km) : Alexandrie – Le Caire – Assouan – mer Rouge (mise en service progressive ~2026)</td>
<td>Train à grande vitesse durable, colonne vertébrale nord–sud</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Jordanie</strong></td>
<td>Ligne <em>Aqaba–Amman–Zarqa</em> (modernisation / nouvelle capacité)</td>
<td>Désengorgement de la route du désert, connexion industrielle au port d’Aqaba</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Irak</strong></td>
<td>Route du Développement (~1 200 km) : Bassorah → Turquie</td>
<td>Corridor stratégique vers l’Europe (cofinancements, participation turque, apports chinois partiels)</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Turquie</strong></td>
<td>Pivots Ankara–Istanbul–frontières UE / intégration corridors Irak &amp; Chine–Europe</td>
<td>Nœud ferroviaire eurasiatique, articulation avec les flux Moyen-Orient → Europe</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<p><!-- 7. Diplomatie ferroviaire --></p>
<h2>7) Le rail comme diplomatie silencieuse : connecter sans conquérir</h2>
<p>Ces infrastructures dépassent la technique. Elles incarnent une <strong>diplomatie du transport</strong> où la coopération technologique et la planification verte remplacent la confrontation. Au cœur du dispositif :</p>
<ul>
<li>Coopérations croisées <strong>Émirats–Oman–Arabie saoudite–Jordanie–Israël</strong></li>
<li>Chaînes <strong>énergies renouvelables</strong> et <strong>minerais critiques</strong> soutenues par le rail</li>
<li>Frontières transformées en <strong>passages</strong> plutôt qu’en barrières</li>
</ul>
<p>D’ici 2035, un train pourrait relier <strong>Dubaï à Haïfa</strong> en moins de 12 heures : moins un rêve qu’un<br />
<strong>agenda implicite</strong>, si les corridors transfrontaliers s’imbriquent comme prévu.</p>
<p>&#8212;</p>
<p><!-- KPI --></p>
<div class="mo-kpi">
<div class="txt"><strong>Le Chiffre : 70 000 camions/an en moins grâce à Hafeet Rail  =  ~2,5 Mt CO₂ évitées <span style="opacity: .8;">(Etihad Rail ESG Report 2024)</span></strong></div>
</div>
<p><!-- Focus --></p>
<div class="mo-box">
<div class="title">Focus Moyen-Orient.fr : Le Moyen-Orient du XXIᵉ siècle ne se construit plus seulement avec du pétrole, mais avec des rails. Chaque ligne, du désert d’Al Ain aux montagnes du Hedjaz, porte la promesse d’un monde plus connecté, plus durable — et peut-être plus pacifié.</div>
</div>
<p><!-- Sources rapides --></p>
<p class="note">Repères utiles  et sources : Etihad Rail (ESG 2024), annonces JV Oman Rail–Etihad Rail (2023), PIF / Vision 2030 (Landbridge),G20 New Delhi (IMEC, 2023), communiqués ministériels Égypte (Siemens HSR), Irak (Route du Développement), Israël (Ligne Est).</p>
</article>
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			</item>
		<item>
		<title>Les Frères musulmans, l’arme douce du Qatar et de la Turquie</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/freres-musulmans-influence-qatar-turquie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 09:52:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[FDD]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sous couvert d’action humanitaire et éducative, la confrérie des Frères musulmans reste un levier majeur d’influence pour le Qatar et la Turquie. Une stratégie idéologique à long terme, plus politique que religieuse. Un réseau ancien, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/freres-musulmans-influence-qatar-turquie/" title="Les Frères musulmans, l’arme douce du Qatar et de la Turquie">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sous couvert d’action humanitaire et éducative, la confrérie des Frères musulmans reste un levier majeur d’influence pour le Qatar et la Turquie. Une stratégie idéologique à long terme, plus politique que religieuse.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un réseau ancien, une stratégie renouvelée</h2>



<p>Longtemps marginalisée après les printemps arabes, la confrérie des <strong>Frères musulmans</strong> s’impose à nouveau comme un acteur d’influence central au Moyen-Orient. Mais son pouvoir ne repose plus sur les urnes ni sur la violence : il repose sur <strong>l’influence sociale et idéologique</strong>.</p>



<p>Selon un récent rapport du <a href="https://ashteret.org/2025/10/31/lextremisme-patient-les-multiples-visages-de-la-confrerie-des-freres-musulmans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Foundation for Defense of Democracies (FDD)</strong> (<em>Patient Extremism: The Many Faces of the Muslim Brotherhood</em>, octobre 2025)</a>, le mouvement a développé une stratégie d’<strong>« extrémisme patient »</strong> : une méthode de transformation lente des sociétés par l’éducation, la culture et les institutions, plutôt que par l’affrontement. Cette approche, adoptée par le Qatar et la Turquie, vise à remodeler le monde arabo-musulman selon une vision politique de l’islam, tout en entretenant une image de modération face à l’Occident.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Doha, centre nerveux de l’influence frériste</h2>



<p>Le <strong>Qatar</strong> demeure le principal bailleur et promoteur de cette idéologie. Sous l’égide de la famille Al-Thani, il a transformé les symboles du soft power islamiste — chaînes satellitaires, ONG, universités religieuses — en instruments d’influence régionale. La chaîne <strong>Al Jazeera</strong>, notamment, a servi de plateforme médiatique à de nombreux prédicateurs liés aux Frères musulmans, dont Yusuf al-Qaradawi, figure tutélaire du mouvement jusqu’à sa mort. Le <strong>Qatar Charity</strong> finance, sous couvert d’humanitaire, des réseaux associatifs liés à la mouvance frériste en Afrique, en Europe et en Asie du Sud.</p>



<p>À travers ce réseau, Doha entretient un double discours : partenaire de Washington et des Accords d’Abraham sur le plan diplomatique, mais <strong>mécène idéologique</strong> de l’islam politique au niveau social et culturel. Cette ambivalence — que Donald Trump qualifiait déjà de <em>“jeu à deux visages”</em> — reste au cœur de la stratégie qatarie : influencer sans apparaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ankara, relais politique et militaire</h2>



<p>La <strong>Turquie d’Erdogan</strong> agit comme le prolongement institutionnel de ce dispositif. Depuis la chute de Mohamed Morsi en Égypte (2013), Ankara s’est présentée comme le refuge politique de la confrérie, accueillant ses cadres, médias et organisations. Les chaînes satellitaires égyptiennes pro-Frères ont trouvé asile à Istanbul, d’où elles continuent de diffuser vers le monde arabe.</p>



<p>Sur le plan diplomatique, la Turquie a cherché à légitimer ce réseau comme <strong>vecteur de stabilité régionale</strong> — une alternative aux régimes militaires arabes. Cette doctrine de « soft power islamo-nationaliste » permet à Ankara d’exercer une influence culturelle et religieuse dans les Balkans, en Afrique et jusqu’au Golfe, tout en maintenant une rivalité feutrée avec l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les adversaires : Riyad, Abou Dhabi et Le Caire</h2>



<p>Face à cette expansion idéologique, <strong>l’Arabie saoudite</strong>, <strong>les Émirats arabes unis</strong> et <strong>l’Égypte</strong> ont constitué un contre-bloc. Depuis 2017, ces États ont inscrit les Frères musulmans sur leurs listes d’organisations terroristes, accusant le mouvement d’infiltration politique et de subversion sociale. Les Émirats, en particulier, opposent au modèle frériste une vision <strong>post-islamiste et pragmatique</strong> : modernisation, tolérance religieuse, diplomatie économique. L’Arabie saoudite, plus prudente mais désormais réformiste sous l’impulsion de <strong>Vision 2030</strong>, combat l’influence idéologique qataro-turque tout en cherchant un équilibre stratégique avec Israël et les États-Unis. Cette rivalité entre islam politique et modernisation séculière structure désormais la nouvelle géographie du Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une bataille d’influence mondiale</h2>



<p>Au-delà du monde arabe, la confrérie conserve des relais puissants dans les <strong>diasporas musulmanes d’Europe</strong>. Ses réseaux associatifs, souvent financés par le Qatar, se présentent comme des défenseurs du dialogue interculturel, tout en diffusant un discours de séparation identitaire. C’est une diplomatie d’influence qui s’exerce dans les mosquées, les universités et les ONG, avec pour objectif de <strong>normaliser la pensée islamiste dans l’espace public</strong>. Le FDD souligne que cette stratégie s’inscrit dans un <strong>temps long</strong>, fondé sur la patience et la légitimation institutionnelle — un extrémisme « respectable » dont la dangerosité réside précisément dans la durée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : un affrontement d’idéologies plus que de territoires</h2>



<p>Le Moyen-Orient ne se divise plus entre blocs militaires, mais entre <strong>visions du monde</strong>. D’un côté, le Qatar et la Turquie investissent dans la continuité du projet frériste, combinant religion, médias et influence sociale. De l’autre, les monarchies du Golfe réformistes cherchent à bâtir un ordre régional dépolitisé, fondé sur la stabilité et le développement. Dans cette confrontation, les Frères musulmans ne sont plus une force révolutionnaire : ils sont devenus <strong>une matrice idéologique exportable</strong>, au service d’ambitions géopolitiques. Et c’est cette invisibilité — cet extrémisme patient — qui en fait aujourd’hui la forme la plus sophistiquée de l’islamisme politique.</p>
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		<title>2030-2050 : les capitales et métropoles du futur au Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/capitales-du-futur-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2025 12:08:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaï]]></category>
		<category><![CDATA[Futur]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caire]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[NEOM]]></category>
		<category><![CDATA[Technologies]]></category>
		<category><![CDATA[Tel Aviv]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dubaï, NEOM, Lusail, Tel-Aviv, Le Caire… Le Moyen-Orient réinvente la ville, ou les capitales, comme d’autres réinventent les États. Entre futurisme, stratégie et identité, ces métropoles, naissantes dessinent une géopolitique du futur urbain : là <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/capitales-du-futur-moyen-orient/" title="2030-2050 : les capitales et métropoles du futur au Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dubaï, NEOM, Lusail, Tel-Aviv, Le Caire… Le Moyen-Orient réinvente la ville, ou les capitales, comme d’autres réinventent les États. Entre futurisme, stratégie et identité, ces métropoles, naissantes dessinent une géopolitique du futur urbain : là où l’influence se mesure désormais en architecture, en data et en attractivité culturelle.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un monde où les villes remplacent les empires</h2>



<p>Le XXIᵉ siècle est celui des villes-pouvoirs. Dans une région longtemps marquée par les frontières, les conflits et les idéologies, <strong>les métropoles deviennent les nouveaux leviers d’influence</strong>. Le Moyen-Orient, jadis perçu à travers ses ressources naturelles, s’impose désormais comme <strong>le laboratoire mondial de l’urbanisme stratégique</strong>. De la mégapole numérique de <strong>NEOM</strong> à la capitale administrative du <strong>Caire</strong>, ces projets racontent une même ambition : <em>reprendre la main sur le futur</em>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">NEOM : l’utopie saoudienne en construction</h2>



<p>Sur la côte nord-ouest de l’Arabie saoudite, <strong>NEOM</strong> s’annonce comme la vitrine du Royaume à l’horizon 2050. « The Line », sa ville-ruban de 170 km sans voitures ni émissions, incarne <strong>l’urbanisme du contrôle intelligent</strong> : intelligence artificielle, énergie propre, surveillance totale. Mais au-delà du spectacle architectural, NEOM traduit <strong>la quête d’un nouvel imaginaire national</strong> : celui d’un pays longtemps conservateur qui veut désormais symboliser la modernité absolue. NEOM, c’est <strong>la promesse de la post-pétrole</strong> et le pari du leadership régional saoudien — une démonstration d’autorité autant qu’une projection culturelle.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/NEOM-arabie-saoudite-ville-du-moyen-orient-1024x683.webp" alt="NEOM" class="wp-image-2723" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/NEOM-arabie-saoudite-ville-du-moyen-orient-1024x683.webp 1024w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/NEOM-arabie-saoudite-ville-du-moyen-orient-300x200.webp 300w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/NEOM-arabie-saoudite-ville-du-moyen-orient-768x512.webp 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/NEOM-arabie-saoudite-ville-du-moyen-orient.webp 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">NEOM, Arabie saoudite </figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Dubaï : du rêve architectural à la diplomatie du possible</h2>



<p>Depuis trois décennies, <strong>Dubaï</strong> n’est plus seulement une ville : c’est une marque-monde. Elle a transformé la verticalité en stratégie et la démesure en discipline. La cité émiratie incarne <strong>le modèle de la ville-hub</strong>, connectée à tous les continents, capable de faire cohabiter finance islamique, start-ups, musées universels et art contemporain. Dubaï, c’est la <strong>géopolitique du possible</strong> : un laboratoire d’innovation urbaine où l’efficacité technologique s’allie à un cosmopolitisme assumé. Là où d’autres promettent le futur, <strong>Dubaï le vend, l’habite et le diffuse.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-2724" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-1024x768.jpg 1024w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-300x225.jpg 300w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-768x576.jpg 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-1536x1152.jpg 1536w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-678x509.jpg 678w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-326x245.jpg 326w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-80x60.jpg 80w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040-1320x990.jpg 1320w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/dubai-2040.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption"><a href="https://tekce.com/fr/blog/analyses-du-marche/plan-directeur-de-dubai-2040-la-ville-du-futur" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dubai Vision 2040</a></figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Lusail : la modernité sous influence</h2>



<p>Conçue pour la Coupe du Monde 2022, <strong>Lusail</strong> illustre la stratégie d’un <strong>Qatar en quête de légitimité et d’influence idéologique</strong>. Derrière ses façades ultramodernes, la ville traduit la volonté de Doha de se positionner comme <strong>le centre d’un nouvel islam politique “soft”</strong>, capable d’investir le sport, la culture et l’urbanisme. Architecture géométrique, durabilité énergétique, musées futuristes : tout semble incarner le progrès. Mais cette modernité contrôlée n’est pas neutre. Elle sert un récit : <strong>celui d’un islamisme rebrandé sous les traits d’une modernité “acceptable”</strong>, où le discours religieux se fond dans le langage du développement durable et du prestige international. Lusail n’est donc pas seulement un projet urbain : <strong>c’est un instrument de pouvoir</strong>. Un décor high-tech au service d’une diplomatie d’influence qui conjugue <strong>modernité de façade et continuité idéologique.</strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="576" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Lusai-Qatar-1024x576.webp" alt="" class="wp-image-2725" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Lusai-Qatar-1024x576.webp 1024w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Lusai-Qatar-300x169.webp 300w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Lusai-Qatar-768x432.webp 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Lusai-Qatar-678x381.webp 678w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Lusai-Qatar.webp 1280w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Lusai &#8211; Qatar</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Tel-Aviv : la métropole du réel et de l’innovation</h2>



<p>Pendant que ses voisines bâtissent des utopies de verre, <strong>Tel-Aviv</strong> avance sans plan marketing. Son modèle n’est pas architectural, mais <strong>urbain et fonctionnel</strong>. Ici, le futur ne se projette pas : il se vit. La ville s’est dotée en 2024 d’un <strong>réseau de métro ultramoderne</strong>, fruit d’un chantier colossal de plus de dix ans. Ce réseau, déjà en expansion, relie les quartiers d’affaires aux zones résidentielles et symbolise <strong>la vision pragmatique de la modernité israélienne</strong> : une technologie au service du quotidien, pas une vitrine. Avec plus de 6 000 start-ups, des laboratoires d’IA et des pôles de cybersécurité de rang mondial, <strong>Tel-Aviv</strong> incarne <strong>la métropole du XXIᵉ siècle</strong> : dense, fluide, inventive, ouverte sur la Méditerranée et connectée au monde. Là où NEOM rêve d’un futur parfait, Tel-Aviv <strong>l’expérimente chaque jour</strong> — entre innovation, urbanité et diversité. C’est la capitale du concret : celle où le <strong>métro, la data et la culture</strong> avancent dans la même direction.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="646" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel--1024x646.jpg" alt="" class="wp-image-2726" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel--1024x646.jpg 1024w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel--300x189.jpg 300w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel--768x485.jpg 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel--1536x970.jpg 1536w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel--1320x833.jpg 1320w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/Tel-Aviv-Israel-.jpg 1920w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Tel Aviv &#8211; Israël</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Le Caire administratif : la revanche de la planification</h2>



<p>À l’est du Nil, l’Égypte construit <strong>une nouvelle capitale administrative</strong>. Objectif : désengorger Le Caire historique et incarner une Égypte modernisée, rationnelle, technocratique. Gratte-ciel, quartiers gouvernementaux, infrastructures vertes : <strong>le symbole d’un État qui veut prouver sa capacité à gérer le XXIᵉ siècle.</strong> Mais ce projet révèle aussi <strong>la contradiction égyptienne</strong> : moderniser sans démocratiser.<br>Une capitale sans mémoire est-elle encore une capitale, ou seulement une vitrine du pouvoir ?</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="735" height="504" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/le-caier-la-nouvelle-ville-administrative-.webp" alt="" class="wp-image-2728" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/le-caier-la-nouvelle-ville-administrative-.webp 735w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/11/le-caier-la-nouvelle-ville-administrative--300x206.webp 300w" sizes="auto, (max-width: 735px) 100vw, 735px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le Caire &#8211; Nouvelle capitale administrative</figcaption></figure>
</div>


<h3 class="wp-block-heading">Une géopolitique du futur urbain</h3>



<p>Ces nouvelles métropoles sont plus que des projets d’urbanisme : <strong>elles sont des stratégies d’influence.</strong> Chacune traduit une identité politique :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dubaï</strong> : la réussite économique comme diplomatie.</li>



<li><strong>NEOM</strong> : l’utopie technologique comme autorité.</li>



<li><strong>Tel-Aviv</strong> : l’innovation comme souveraineté.</li>



<li><strong>Lusail</strong> : la modernité comme instrument idéologique.</li>



<li><strong>Le Caire administratif</strong> : la centralisation comme stabilité.</li>
</ul>



<p>Leur rivalité ne se joue plus sur les champs de bataille, mais sur <strong>la carte du futur</strong> : celle des infrastructures, de la data et du rayonnement symbolique. Et si cette compétition, paradoxalement, annonçait <strong>un Moyen-Orient en voie de pacification</strong> ?<br>Un espace où la prospérité, la technologie et la coopération économique remplaceraient peu à peu la logique des blocs et des guerres d’influence ?<br>L’urbanisation du futur pourrait bien devenir <strong>la diplomatie du réel</strong>, celle des interdépendances et des intérêts partagés.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>Entre 2030 et 2050, le Moyen-Orient pourrait devenir <strong>la région la plus futuriste du monde</strong> — mais aussi, peut-être, <strong>la plus pragmatique</strong>. Car si les villes du futur parviennent à relier innovation, stabilité et coexistence, <em>alors peut-être verrons-nous naître un Moyen-Orient qui s’unit non par les idéologies, mais par le désir commun d’habiter la paix.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 09:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Leadership]]></category>
		<category><![CDATA[Modernité]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au-delà des clichés et des slogans, les sociétés du Moyen-Orient connaissent une transformation silencieuse : les femmes y deviennent les actrices d’un changement durable. Éducation, entrepreneuriat, diplomatie, culture : leur influence redéfinit les équilibres du <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/" title="Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au-delà des clichés et des slogans, les sociétés du Moyen-Orient connaissent une transformation silencieuse : les femmes y deviennent les actrices d’un changement durable. Éducation, entrepreneuriat, diplomatie, culture : leur influence redéfinit les équilibres du monde arabe et annonce un nouvel âge de la modernité. Mais derrière cette « révolution tranquille », des inégalités persistantes et des voix dissidentes rappellent que l’émancipation reste sélective.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transformation profonde, sans rupture apparente… mais avec des ombres</h2>



<p>Depuis une décennie, le rôle des femmes dans le Golfe s’élargit à un rythme inédit, porté par des réformes <em>top-down</em> plutôt que par des mouvements de rue.</p>



<p>Dans les <strong>Émirats arabes unis</strong>, elles représentent <strong>77 % des diplômés universitaires</strong> (UNESCO, 2023), dirigent des institutions stratégiques comme la Bourse d’Abou Dhabi, et occupent <strong>50 % des sièges dans les conseils d’administration fédéraux</strong>.</p>



<p>En <strong>Arabie saoudite</strong>, les décrets royaux de 2018 (droit de conduire) et 2019 (voyages sans tuteur masculin) ont <strong>multiplié par deux la participation féminine au marché du travail</strong> (Banque mondiale, 2024). Elles entreprennent, investissent et représentent désormais <strong>33 % de la force de travail active</strong>.</p>



<p>À <strong>Bahreïn</strong> et <strong>Oman</strong>, des femmes occupent des postes clés : ambassadrices (Sheikha Rana bint Isa à Bahreïn), directrices de fonds souverains, ou chercheuses primées internationalement en biotechnologies.</p>



<p>Rien d’agressif ni de spectaculaire : le changement se fait sans drapeaux, mais avec méthode et quotas. C’est la marque de ce que beaucoup appellent désormais <strong>la “révolution tranquille” du Golfe</strong>.</p>



<p><strong>Nuance essentielle :</strong> cette tranquillité a un prix. La tutelle masculine (<em>wilaya</em>) reste légalement en vigueur en Arabie saoudite, même assouplie. Aucune femme n’occupe de ministère régalien (Intérieur, Défense, Affaires étrangères). Au <strong>Koweït</strong>, aucune femme ministre depuis 2005. Au <strong>Qatar</strong>, une seule élue au Conseil consultatif. La modernité est graduelle au Sud, stagnante au Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éducation comme levier de pouvoir… et de dépendance</h2>



<p>Ce mouvement repose sur un choix stratégique : <strong>investir massivement dans l’éducation féminine</strong> comme moteur du développement national et de la diversification post-pétrole.</p>



<p>Aux Émirats, <strong>77 % des femmes accèdent à l’université</strong>, souvent dans les sciences, le numérique, les relations internationales ou la finance durable. Ces diplômées nourrissent aujourd’hui <strong>l’économie de la connaissance, la diplomatie culturelle, les médias et les startups technologiques</strong> — comme <em>Bayanat AI</em>, cofondée par une Émiratie.</p>



<p>En Arabie saoudite, le programme <strong>Vision 2030</strong> a ouvert des bourses internationales et des campus mixtes. Résultat : <strong>60 % des étudiants en STEM</strong> sont aujourd’hui des femmes.</p>



<p>Ce n’est plus un débat idéologique mais <strong>une politique d’État</strong> : le leadership féminin est considéré comme un facteur de stabilité, d’efficacité et de <em>soft power</em>. La participation économique féminine dans le Golfe a <strong>doublé en dix ans</strong>, passant de 20 % à 40 % en moyenne (Banque mondiale).</p>



<p><strong>Limite structurelle :</strong> près de 80 % des emplois féminins restent concentrés dans le secteur public, financé par la rente pétrolière. L’émancipation économique est réelle, mais <strong>dépendante de l’État</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un soft power féminin en expansion… mais sous contrôle</h2>



<p>Le monde découvre une <strong>nouvelle diplomatie arabe</strong> : plus pragmatique, moins idéologique, et souvent portée par des femmes comme : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Reem Al Hashimy (Émirats)</strong> : ministre d’État, architecte de la COP28, visage de la transition verte.</li>



<li><strong>Haifa Al-Mogrin (Arabie saoudite)</strong> : première femme à diriger une mission permanente saoudienne à l’ONU.</li>



<li><strong>Lubna Al Qasimi (Émirats)</strong> : pionnière de la tech et ex-ministre du Commerce extérieur.</li>
</ul>



<p>Ces figures incarnent une influence apaisée, fondée sur la compétence, la coopération et une modernité sans reniement identitaire. Leur narratif fascine jusqu’en <strong>Afrique subsaharienne</strong> et en <strong>Asie du Sud-Est</strong>, où des délégations féminines du Golfe forment désormais des cadres locaux.</p>



<p>Dans la culture, les médias et les arts, cette dynamique se traduit par une autre narration du féminin arabe : <strong>créative, confiante et responsable</strong>, loin des caricatures occidentales comme des conservatismes locaux. Exemples : la <strong>cinéaste Haifaa Al-Mansour</strong> (Arabie saoudite), la <strong>plasticienne Latifa Echakhch</strong> (Émirats), ou les plateformes audiovisuelles comme <strong>MBC Hope</strong>, portées par des productrices.</p>



<p>Mais cette émancipation reste <strong>sélective</strong>. Les activistes qui ont réclamé ces droits avant les décrets royaux paient le prix fort :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Loujain Al-Hathloul</strong> : emprisonnée de 2018 à 2021, libérée mais sous interdiction de voyage.</li>



<li><strong>Nassima Al-Sada (Qatif)</strong> : candidate aux municipales 2015, arrêtée, toujours en liberté conditionnelle.</li>
</ul>



<p>Selon <em>Human Rights Watch</em> (2024), il s’agit d’une <strong>« liberté sous surveillance »</strong> : les femmes peuvent conduire, mais pas critiquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une modernité enracinée… et inégale</h2>



<p>La singularité du mouvement féminin du Golfe tient à son <strong>enracinement culturel et religieux</strong>. Ces sociétés n’opposent plus tradition et émancipation : elles les articulent via des <strong>fatwas progressistes</strong>, des <strong>conseils consultatifs mixtes</strong>, et une <strong>rhétorique de continuité</strong>. Cette approche graduelle – moderniser sans déstabiliser – donne aux femmes une <strong>légitimité sociale et politique durable</strong>.<br>Une manière de changer la société de l’intérieur, sans la fracturer ?</p>



<p>Mais la fracture existe ailleurs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Au <strong>Koweït</strong>, les femmes votent depuis 2005, mais aucune n’a été ministre depuis 2009.</li>



<li>Au <strong>Qatar</strong>, une seule femme siège au Conseil consultatif (sur 45 membres).</li>



<li>À <strong>Bahreïn</strong>, des militantes chiites comme <strong>Hajar Mansoor</strong> restent emprisonnées pour « incitation à la haine ».</li>
</ul>



<p>La « révolution tranquille » est <strong>réelle au Sud</strong> (Émirats, Arabie saoudite), <strong>fragile au centre</strong> (Bahreïn), et <strong>quasiment absente au Nord</strong> (Koweït, Qatar).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Moyen-Orient comme laboratoire d’avenir… contrasté</h2>



<p>Ce que l’on observe aujourd’hui dépasse la question féminine : c’est un <strong>modèle de transformation endogène</strong>, fondé sur la connaissance, la cohésion sociale et la diversification, plutôt que sur la confrontation ou l’importation de modèles étrangers.</p>



<p>Les femmes en sont le visage le plus visible, et peut-être le plus prometteur. Ce n’est pas une révolution de slogans, mais <strong>une révolution de fond</strong>, méthodique, pragmatique et pacifique — <strong>celle d’un monde arabe qui avance… quand l’État le décide.</strong>  Les femmes ne réclament pas toujours le pouvoir : certaines l’exercent. D’autres le contestent. Et c’est dans cette tension que se joue l’avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>Dans le Moyen-Orient contemporain, les femmes incarnent un changement concret, porteur d’équilibre et d’avenir — une modernité sans rupture apparente, mais avec des silences assourdissants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p>UNESCO ; Banque mondiale ; <em>Vision 2030</em> ; <em>Human Rights Watch 2024</em> ; <em>Amnesty International</em> ; déclarations officielles.</p>



<p>Lire aussi : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/">Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</a></li>



<li><a href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/">Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</a></li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:37:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[réformes scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
		<category><![CDATA[universités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Loin des projecteurs médiatiques, les monarchies du Golfe construisent leur avenir à travers des réformes en profondeur de l’éducation. En investissant dans les universités internationales, l’innovation pédagogique et la formation des élites locales, elles cherchent <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/" title="Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Loin des projecteurs médiatiques, les monarchies du Golfe construisent leur avenir à travers des réformes en profondeur de l’éducation. En investissant dans les universités internationales, l’innovation pédagogique et la formation des élites locales, elles cherchent à préparer l’après-pétrole : une révolution silencieuse mais décisive, où la connaissance devient la première ressource stratégique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pétrole au savoir : un changement de paradigme</h2>



<p>Pendant des décennies, la prospérité du Golfe reposait sur une économie d’exportation énergétique. Aujourd’hui, l’or noir cède peu à peu la place à une autre richesse : le capital humain.<br>Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite (et le Qatar) ont compris que la compétitivité mondiale dépend désormais de la connaissance, de la recherche et de la créativité.<br>Les campus universitaires internationaux qui fleurissent à Abou Dhabi ou Riyad sont la traduction la plus visible de cette transformation.</p>



<p>À Abou Dhabi, <strong>NYU Abu Dhabi</strong> forme une génération d’étudiants issus de 120 nationalités, tandis que <strong>la Sorbonne Abu Dhabi</strong> incarne la continuité intellectuelle entre la France et le monde arabe. </p>



<p>En Arabie saoudite, le programme <strong>Vision 2030</strong> fait de l’éducation un pilier central de la transition économique, avec des universités réformées comme <strong>KAUST</strong> (King Abdullah University of Science and Technology), orientée vers la recherche et l’innovation appliquée.</p>



<p>Au Qatar, <strong>Education City</strong> regroupe des antennes de <strong>Georgetown, Carnegie Mellon, Northwestern</strong> ou <strong>HEC Paris</strong>, devenues de véritables laboratoires du savoir mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle éducatif en quête d’équilibre</h2>



<p>Mais cette ouverture internationale ne se limite pas à une simple importation de savoirs étrangers.<br>Les États du Golfe tentent d’élaborer un <strong>modèle éducatif hybride</strong>, conciliant identité locale et modernité académique.<br>Les programmes d’enseignement de l’arabe, de la culture islamique et de l’histoire régionale coexistent désormais avec les cursus d’intelligence artificielle, de finance comportementale ou de durabilité.</p>



<p>Cette dualité traduit un enjeu plus profond : comment moderniser sans déraciner ?<br>Les autorités éducatives du Golfe encouragent les réformes de pédagogie active, l’esprit critique et la recherche interdisciplinaire — autant de domaines longtemps négligés au profit du conformisme.<br>La <strong>formation des enseignants</strong>, soutenue par des partenariats avec l’UNESCO et la Banque mondiale, joue un rôle central dans cette mutation silencieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers des programmes scolaires moins idéologiques</h2>



<p>Cette révolution éducative ne se limite pas aux universités : elle commence dès l’école.<br>Depuis 2022, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Arabie saoudite ont amorcé une <strong>réforme sans précédent des programmes scolaires</strong>, effaçant progressivement les contenus idéologiques hérités des décennies passées.<br>Les manuels scolaires ont été réécrits pour <strong>supprimer les passages hostiles à Israël, aux chrétiens ou aux autres courants de l’islam</strong>, et pour introduire des notions de <strong>tolérance religieuse, de coexistence et de citoyenneté mondiale</strong>.</p>



<p>Aux Émirats, ces changements s’inscrivent dans la <em><a href="https://moyen-orient.fr/vision-2071-emirats-arabes-unis/">Vision 2071</a></em> et la <em>Charte de la tolérance</em>, qui font de l’éducation à la paix un pilier de la formation civique.<br>En Arabie saoudite, le ministère de l’<a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Éducation a remplacé les anciens cours d’endoctrinement religieux </a>par des modules sur la pensée critique, l’innovation et l’histoire mondiale.<br>Bahreïn, pionnier discret de cette évolution, a introduit des cours d’“histoire des religions” et de “dialogue interculturel”.</p>



<p>Ces réformes traduisent une volonté claire : <strong>tourner la page de la haine institutionnelle</strong>.<br>Le regard sur Israël, en particulier, change subtilement : les manuels ne présentent plus l’État hébreu comme un “ennemi”, mais comme un pays avec lequel existent désormais des <strong>accords de coopération et de coexistence</strong>.<br>Une transformation culturelle profonde est en cours : <strong>l’éducation devient le lieu où se construit la paix avant la politique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce changement d’approche révèle aussi <strong>deux visions du monde arabe</strong>.</h2>



<p>Les Émirats et Bahreïn se sont affranchis d’un <strong>palestinisme primaire</strong> qui imprégnait les manuels et la rhétorique publique, assumant une approche de paix pragmatique.<br>Leur combat contre l’islamisme s’accompagne d’un recentrage sur la culture, la recherche et les projets éducatifs, piliers du <strong>nouveau Moyen-Orient post-idéologique</strong>.<br>L’Arabie saoudite, elle, avance avec prudence : réformiste sur la forme, mais encore hésitante sur le fond, freinée par ses cercles religieux et son besoin de consensus intérieur — même si son entrée prochaine dans les <strong>Accords d’Abraham</strong> laisse entrevoir un basculement.<br>À l’inverse, le <strong>Qatar</strong> incarne la trajectoire opposée : malgré ses moyens colossaux, il continue d’investir massivement dans les réseaux idéologiques islamistes et dans la sphère du <strong>palestinisme victimaire</strong>, en soutenant le Hamas et ses dérivés médiatiques.<br>Deux visions s’affrontent donc au cœur du monde arabe : <strong>celle de la réconciliation et du savoir</strong>, et <strong>celle de la manipulation religieuse et politique</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éducation comme levier de diplomatie et d’influence</h2>



<p>Derrière la transformation éducative se cache une <strong>stratégie géopolitique</strong>.<br>Les universités internationales sont aussi des instruments de <strong>soft power</strong> : elles attirent des étudiants du monde entier, créent des passerelles avec l’Occident, et contribuent à redorer l’image du Golfe comme centre du savoir.<br>La connaissance devient ainsi un outil de diplomatie d’influence, où les États rivalisent moins par les armes que par les idées.</p>



<p>Pour les Émirats comme pour le Qatar, l’enjeu est clair : se positionner non seulement comme des hubs économiques, mais aussi comme des <strong>capitales intellectuelles régionales</strong>.<br>Dans un Moyen-Orient longtemps perçu à travers le prisme des conflits, cette diplomatie du savoir ouvre un horizon nouveau — celui de la pensée, de la recherche et de la coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : une révolution silencieuse, mais irréversible</h2>



<p>La modernisation éducative du Golfe est peut-être la plus profonde des révolutions arabes du XXIᵉ siècle — celle qui ne fait pas de bruit, mais transforme tout.<br>En investissant massivement dans le savoir, les monarchies du Golfe redessinent leur avenir économique et culturel, et inventent un modèle où la modernité s’enracine dans la tradition.</p>



<p>Cette révolution n’a pas de slogans, pas de révoltes, pas de printemps : elle avance par la connaissance, et elle pourrait bien être la seule à durer.</p>



<p>Lire aussi : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://moyen-orient.fr/vision-2071-emirats-arabes-unis/">Vision 2071 : l’avenir à cent ans des Émirats arabes unis</a></li>



<li><a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Arabie saoudite, l’éducation contre l’extrémisme</a></li>
</ul>
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		<title>Les Émirats et la Turquie : la rivalité devenue partenariat</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/les-emirats-et-la-turquie-la-rivalite-devenue-partenariat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 13:31:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[alliances régionales]]></category>
		<category><![CDATA[commerce]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[énergie verte]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après une décennie de tensions et de rivalités régionales, les Émirats arabes unis et la Turquie ont engagé un rapprochement aussi stratégique qu’inattendu. Motivées par des intérêts économiques et sécuritaires communs – énergie, IA, logistique <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/les-emirats-et-la-turquie-la-rivalite-devenue-partenariat/" title="Les Émirats et la Turquie : la rivalité devenue partenariat">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Après une décennie de tensions et de rivalités régionales, les Émirats arabes unis et la Turquie ont engagé un rapprochement aussi stratégique qu’inattendu. Motivées par des intérêts économiques et sécuritaires communs – énergie, IA, logistique –, Abu Dhabi et Ankara redéfinissent leurs priorités dans un Moyen-Orient marqué par les recompositions post-guerres arabes, le retrait américain et les chocs énergétiques mondiaux. La fin des blocs idéologiques ? Une réalité pragmatique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">De la confrontation idéologique à la réconciliation pragmatique</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Les années 2010 : une méfiance viscérale</h3>



<p>Les années 2010 ont été marquées par une profonde méfiance entre Ankara et Abu Dhabi. Les Émirats voyaient dans la politique étrangère turque – notamment son soutien aux Frères musulmans après les printemps arabes – une menace directe à la stabilité régionale. La rivalité s’est intensifiée avec les crises en Égypte (2013), en Libye (2019-2020) et au Qatar (2017), où la Turquie s’est posée en protectrice du camp islamiste, tandis qu’Abu Dhabi soutenait les généraux anti-islamistes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le pivot de 2021 : Biden, inflation et post-pandémie</h3>



<p>Mais dès 2021, un tournant s’est opéré. L’arrivée de Joe Biden, le retrait américain progressif de la région et les priorités économiques post-pandémie ont poussé les deux puissances à revoir leur approche. Recep Tayyip Erdoğan, confronté à une inflation galopante (85 % en 2022) et à un isolement diplomatique croissant, a vu dans le rapprochement avec Abu Dhabi une bouée de sauvetage pour relancer les flux d’investissements. Les Émirats, de leur côté, ont privilégié la stabilité économique à la confrontation idéologique, optant pour une diplomatie de désescalade. En 2025, des frictions persistent en Libye (soutiens émiratis discrets à Haftar) et en Méditerranée orientale, mais elles sont désormais encadrées par un dialogue régulier.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour du commerce et des investissements croisés</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Des accords phares pour 40 milliards d’ici 2030</h3>



<p>Ce rapprochement s’est rapidement matérialisé par des accords économiques de grande ampleur. En 2022, les deux pays ont signé des contrats d’une valeur de plus de 10 milliards de dollars couvrant l’énergie, la logistique, les technologies et la finance. L’Accord de partenariat économique global (CEPA), conclu en mars 2023, vise à faire passer le volume des échanges bilatéraux de 5,7 milliards (2021) à 40 milliards de dollars d’ici 2030.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’offensive émiratie : énergie verte et IA</h3>



<p>L’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) et d’autres fonds souverains émiratis ont annoncé plusieurs projets en Turquie, notamment :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Énergies renouvelables</strong> : 2 milliards $ dans des parcs solaires anatoliens (Vision 2030).</li>



<li><strong>Infrastructures</strong> : Modernisation du port d’Izmir pour en faire un hub gazier post-Ukraine.</li>



<li><strong>Startups et IA</strong> : 1,5 milliard $ dans des fintechs turques, positionnant Ankara comme « low-cost Dubaï » pour l’intelligence artificielle.</li>
</ul>



<p>Cette offensive s’inscrit dans la logique émiratie de diversification stratégique, transformant la rivalité passée en levier de coopération. En 2025, les échanges ont déjà bondi à plus de 15 milliards $.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une coordination prudente sur les dossiers régionaux</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Dialogue malgré les divergences</h3>



<p>Sur le plan régional, la méfiance demeure, mais elle est désormais encadrée par un dialogue régulier. Les divergences sur la Libye (Turquie pro-GNA, Émirats pro-Haftar), la Syrie (opérations turques vs. neutralité émiratie) ou la Méditerranée orientale (gaz) persistent, mais les deux capitales privilégient la concertation à la confrontation.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Visites symboliques et nouveaux équilibres</h3>



<p>La visite du président Erdoğan à Abu Dhabi en novembre 2023, suivie de celle de Mohammed ben Zayed à Ankara en mai 2024, a symbolisé cette volonté de tourner la page. En 2025, une coordination anti-iranienne émerge en Syrie, tandis que la Turquie modère le Qatar pour Abu Dhabi.<br>Les Émirats voient dans la Turquie un partenaire capable de contrebalancer l’influence iranienne (Syrie, Yémen) et de jouer un rôle modérateur vis-à-vis du Qatar. De son côté, Ankara cherche à sécuriser ses relations avec les États du Golfe pour renforcer son poids économique et diplomatique dans un contexte international incertain (élections US 2024, guerre Ukraine).</p>



<p>Risque de rechute ? Fragile face aux chocs : 20 % de probabilité si crise qatarie ou victoire pro-Iran à Washington.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un rapprochement sous le signe du pragmatisme</h2>



<p>Ce rapprochement n’efface pas les divergences profondes entre les deux puissances, mais il illustre une tendance lourde au Moyen-Orient : la fin des blocs idéologiques et la montée des alliances pragmatiques. Les Émirats et la Turquie, autrefois symboles de deux visions opposées du monde arabe, se retrouvent aujourd’hui liés par la nécessité de coopérer.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Évolution des rôles</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Émirats</strong> : d’un activisme idéologique à une diplomatie de consolidation, se posant en arbitre du Golfe (Vision 2030).</li>



<li><strong>Turquie</strong> : respiration stratégique dans un environnement hostile, avec Ankara comme hub eurasiatique.</li>
</ul>



<p>L’économie, la sécurité énergétique et la stabilité régionale sont devenues des priorités communes, au-delà des clivages politiques et religieux. Impact bonus : renforce l’axe UE-Sahel via des projets communs en Afrique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De la méfiance à la convergence d’intérêts – Vers 2026 ?</h2>



<p>En se rapprochant d’Ankara, Abu Dhabi confirme sa capacité à s’adapter à un paysage géopolitique mouvant. L’alliance turco-émiratie demeure fragile mais symbolique d’un Moyen-Orient post-idéologique, où les rivalités cèdent progressivement la place aux calculs économiques et stratégiques.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Perspectives 2026</h3>



<p>Objectif 40 Md$ atteint dès 2027, coordination anti-Iran renforcée, et 50 000 emplois tech créés.<br>Mais si Erdoğan perd en 2028 ? Le tandem survivra via les fonds souverains.</p>



<p>Ce nouvel axe, fondé sur le pragmatisme, reflète une réalité : dans un monde en recomposition, la stabilité vaut désormais plus que l’idéologie.<br>La fin des rivalités arabes ? L’histoire le dira.</p>
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		<title>États-Unis – Arabie saoudite : vers un accord stratégique sur les semi-conducteurs</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/etats-unis-arabie-saoudite-accord-semi-conducteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 10:19:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[semi-conducteurs]]></category>
		<category><![CDATA[Technologie]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que les États-Unis et l’Arabie saoudite progressent vers un accord stratégique sur les semi-conducteurs, Washington cherche à consolider son partenariat technologique avec Riyad pour renforcer sa présence dans le Golfe et contenir l’influence croissante <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/etats-unis-arabie-saoudite-accord-semi-conducteurs/" title="États-Unis – Arabie saoudite : vers un accord stratégique sur les semi-conducteurs">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Alors que les États-Unis et l’Arabie saoudite progressent vers un accord stratégique sur les semi-conducteurs, Washington cherche à consolider son partenariat technologique avec Riyad pour renforcer sa présence dans le Golfe et contenir l’influence croissante de la Chine.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un partenariat stratégique en gestation</h2>



<p>Selon le <em>Wall Street Journal</em>, <strong>les États-Unis et l’Arabie saoudite réalisent des progrès significatifs dans un accord sur les semi-conducteurs</strong>, un dossier désormais au cœur de la rivalité technologique mondiale.<br>Des sources proches du dossier ont indiqué que <strong>l’administration Trump</strong> et <strong>le Royaume saoudien</strong> avancent dans la mise en œuvre d’un cadre de coopération visant <strong>l’exportation de puces électroniques américaines</strong> vers Riyad, avec une <strong>signature officielle attendue prochainement</strong>.</p>



<p>Les discussions, amorcées depuis plusieurs mois, portent sur des <strong>partenariats technologiques entre des entreprises américaines et saoudiennes</strong>, notamment avec <strong>Advanced Micro Devices (AMD)</strong>, pour développer une filière locale de semi-conducteurs au sein du Golfe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’intelligence artificielle au cœur du projet</h2>



<p>Cet accord s’inscrit dans une vision plus large : <strong>la création de centres de données et de plateformes d’intelligence artificielle</strong> au sein du Royaume et des Émirats arabes unis.<br>Riyad ambitionne ainsi de devenir un <strong>acteur majeur de la technologie mondiale</strong>, conformément à la <strong>Vision 2030</strong> initiée par le prince héritier Mohammed ben Salmane.<br>Ces infrastructures sont appelées à devenir des <strong>piliers de la transformation numérique</strong> et à positionner la région comme <strong>nouvelle plaque tournante des industries de pointe.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une vigilance face à la Chine</h2>



<p>Le <em>Wall Street Journal</em> précise toutefois que <strong>l’accord a pris du retard</strong> en raison des <strong>préoccupations américaines</strong> concernant la possibilité d’un <strong>transfert de technologies sensibles vers la Chine</strong>, via certains partenaires régionaux.<br>Washington veille à préserver son avance stratégique, alors que Pékin investit massivement dans la recherche en intelligence artificielle et la production de semi-conducteurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une recomposition géotechnique du Moyen-Orient</h2>



<p>Si cet accord venait à être signé, il marquerait une <strong>reconfiguration majeure des équilibres technologiques et stratégiques dans la région</strong>.<br>Les États-Unis cherchent à <strong>renforcer leur ancrage économique et industriel au sud du Royaume</strong>, à travers <strong>des investissements de grande ampleur</strong>, dans le cadre d’une politique visant à <strong>endiguer l’influence chinoise</strong>.</p>



<p>Cette dynamique s’inscrit dans une <strong>stratégie de reconquête américaine</strong> du Moyen-Orient, fondée non plus sur la seule énergie, mais sur la <strong>technologie, la recherche et la souveraineté numérique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux et perspectives</h2>



<p>En associant puissance technologique et diplomatie d’investissement, Riyad et Washington posent les jalons d’un partenariat appelé à <strong>redéfinir la coopération Nord–Sud</strong>.<br>Au-delà du simple transfert de puces, il s’agit d’une <strong>bataille pour le leadership technologique mondial</strong>, où chaque accord signé trace <strong>les lignes d’un nouvel ordre industriel</strong>.</p>



<p><a href="https://www.wsj.com/livecoverage/stock-market-today-dow-sp-500-nasdaq-10-09-2025/card/u-s-saudi-arabia-advance-chips-agreement-oPT7myWdOrLxwsm3mCoM?gaa_at=eafs&amp;gaa_n=ASWzDAhDr15v1wRl8n5NhRYlSQyHdyTKg4vsSlT4CUEEHJzgqH52PEvyxUyQ&amp;gaa_sig=PDgbjQGyPkE1z6EVs_ZXB23uWP4h9d16cjLDnXXag8zNo6ajwIYAAVrQsTl7oJ79wsO2DE6N7qvlvd4V7WHNTw%3D%3D&amp;gaa_ts=68e8dd0a&amp;utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Source et image : The Wall Street Journal </a></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/red-sea-international-saf/">Arabie saoudite : Red Sea International mise sur le carburant durable</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/etats-unis-arabie-saoudite-accord-semi-conducteurs/">États-Unis – Arabie saoudite : vers un accord stratégique sur les semi-conducteurs</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite : Red Sea International mise sur le carburant durable</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/red-sea-international-saf/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 10:06:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[aviation durable]]></category>
		<category><![CDATA[carburant durable]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Red Sea International]]></category>
		<category><![CDATA[SAF]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’aéroport Red Sea International, inauguré sur la côte ouest de l’Arabie saoudite, devient le premier du Golfe à intégrer le carburant d’aviation durable (SAF) dans ses opérations régulières. Ce choix stratégique, en ligne avec Vision <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/red-sea-international-saf/" title="Arabie saoudite : Red Sea International mise sur le carburant durable">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/red-sea-international-saf/">Arabie saoudite : Red Sea International mise sur le carburant durable</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’aéroport Red Sea International, inauguré sur la côte ouest de l’Arabie saoudite, devient le premier du Golfe à intégrer le carburant d’aviation durable (SAF) dans ses opérations régulières. Ce choix stratégique, en ligne avec Vision 2030, positionne le royaume comme pionnier de l’aviation verte et renforce l’image du projet Red Sea comme vitrine mondiale du tourisme durable.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Arabie saoudite : Red Sea International en pionnier de l’aviation verte</h2>



<p>L’ouverture de l’aéroport Red Sea International marque une étape majeure dans la transition énergétique de l’Arabie saoudite. Pour la première fois dans le Golfe, des vols commerciaux opèrent avec un mélange de 35 % de carburant d’aviation durable (SAF) et 65 % de kérosène traditionnel, réduisant les émissions de CO₂ jusqu’à 35 %, selon les normes internationales de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et de l’Association du transport aérien international (IATA). </p>



<p>Cette initiative, annoncée par Red Sea Global (RSG) le 26 février 2025 en partenariat avec daa International et Arabian Petroleum Supply Company (APSCO), s’inscrit dans l’ambition de Vision 2030 de faire du tourisme durable un pilier stratégique du royaume. Comme l’explique John Pagano, Group CEO de RSG : « Le voyage est une façon de relier les cultures, d’élargir les horizons et de régénérer l’esprit, le corps et l’âme. Mais le voyage a un coût, surtout pour notre planète. C’est pourquoi nous avons promis de transformer l’industrie, en la dirigeant vers un avenir durable et régénératif. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une première dans le Golfe</h2>



<p>L’intégration du carburant d’aviation durable (SAF) dans les opérations régulières de l’aéroport Red Sea International est une avancée inédite au Moyen-Orient. Si des compagnies comme Emirates et Etihad ont effectué des vols expérimentaux avec du SAF à Dubaï et Abu Dhabi, l’Arabie saoudite est la première à adopter ce carburant comme standard pour un aéroport, grâce à un partenariat avec APSCO pour son approvisionnement. Selon RSG, ce mélange de SAF, produit à partir de sources renouvelables, des déchets ou de l’hydrogène propre, permet de réduire significativement l’empreinte carbone des vols opérés par Saudia (6 vols hebdomadaires depuis Riyad, 2 depuis Djeddah et 2 depuis Dammam) et Flynas (2 vols hebdomadaires depuis Dammam, lancés en décembre 2024), ainsi que Flydubai (2 vols depuis Dubaï). La filiale Fly Red Sea utilisera exclusivement du SAF pour ses hydravions (transferts, charters et tours). Cette initiative positionne le royaume comme un pionnier régional de l’aviation verte, dans un contexte où le secteur aérien mondial est sous pression pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tourisme durable comme vitrine</h2>



<p>Le projet Red Sea, situé sur la côte ouest saoudienne, ambitionne de devenir une destination touristique mondiale axée sur la durabilité, avec un accent sur la préservation des récifs coralliens et des écosystèmes désertiques. L’utilisation du SAF à l’aéroport Red Sea International renforce cette vision : elle réduit l’impact environnemental des vols tout en servant de vitrine pour le marketing territorial du royaume. En intégrant des technologies vertes, l’Arabie saoudite cherche à attirer des visiteurs et investisseurs sensibles aux enjeux climatiques, tout en consolidant l’image d’un tourisme de luxe responsable. Michael White, Chief Commercial Officer de RSI, souligne : « L’introduction du SAF marque une étape significative dans notre engagement envers la gestion environnementale et la durabilité. Cette initiative novatrice réduit non seulement les émissions de carbone, mais s’aligne aussi sur notre mission plus large de protéger l’écosystème unique et fragile de la mer Rouge. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un levier pour Vision 2030</h2>



<p>L’adoption du SAF s’aligne avec les objectifs de Vision 2030, qui vise à diversifier l’économie saoudienne au-delà du pétrole et à attirer des investissements étrangers dans les secteurs innovants. En investissant dans des carburants durables, le royaume envoie un signal clair aux partenaires internationaux : il est prêt à jouer un rôle de leader dans les technologies vertes. Cette initiative soutient également la création de nouvelles opportunités économiques, notamment via des partenariats avec des fournisseurs de SAF et des acteurs de l’industrie aéronautique, renforçant l’attractivité de l’Arabie saoudite comme hub d’innovation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un laboratoire au Moyen-Orient pour l’aviation verte</h2>



<p>L’aéroport Red Sea International se positionne comme un laboratoire pour l’avenir de l’aviation durable au Moyen-Orient. L’utilisation inédite de 35 % de SAF témoigne de l’engagement saoudien à transformer la logistique aérienne et à faire du projet Red Sea une référence mondiale du tourisme durable. Cependant, des défis subsistent : le coût élevé du SAF et les limites de production à grande échelle pourraient freiner son adoption dans d’autres hubs, comme Riyad ou Djeddah. Si l’Arabie saoudite parvient à sécuriser des approvisionnements durables et à réduire ces coûts, cette initiative pourrait redéfinir les standards de l’aviation régionale face à une demande croissante de voyages aériens.</p>



<p>Lire aussi :</p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/aviation-durable-les-emirats-en-pionniers-de-linnovation-verte/">Aviation durable : les Émirats arabes unis en pionniers de l’innovation verte</a></p>



<p><a href="https://www.redseaglobal.com/en/w/media-center/red-sea-global-brings-sustainable-aviation-fuel-to-the-kingdom-for-the-first-time-2/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daa International et Arabian Petroleum Supply Company (APSCO),  le communiqué officiel </a></p>
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		<title>Livre : Centres de pouvoir dans le Golfe selon Ulrichsen</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/centres-pouvoir-golfe-ulrichsen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Oct 2025 09:15:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Bahreïn]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
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		<category><![CDATA[Kristian Coates Ulrichsen]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Oman]]></category>
		<category><![CDATA[pouvoir]]></category>
		<category><![CDATA[qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Soft power]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2071]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié en 2023 par l’éditeur Hurst, le livre « Centers of Power in the Arab Gulf » States de Kristian Coates Ulrichsen propose une lecture novatrice de la gouvernance dans le Golfe. Plutôt que d’envisager ces monarchies <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/centres-pouvoir-golfe-ulrichsen/" title="Livre : Centres de pouvoir dans le Golfe selon Ulrichsen">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Publié en 2023 par l’éditeur Hurst, le livre « <em>Centers of Power in the Arab Gulf » States</em> de Kristian Coates Ulrichsen propose une lecture novatrice de la gouvernance dans le Golfe. Plutôt que d’envisager ces monarchies comme des blocs homogènes, l’auteur démontre que leur stabilité repose sur l’entrecroisement de centres de pouvoir multiples – militaires, économiques, religieux et narratifs – qui coexistent, se complètent ou se concurrencent.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Le pouvoir comme réseau complexe</h2>



<p>Ulrichsen s’oppose à une vision monolithique des régimes du Golfe. Le pouvoir n’y est pas concentré en un seul centre mais se déploie dans un réseau imbriqué. Les forces armées et les services de sécurité constituent une première source d’autorité, mais l’économie pétrolière et financière façonne tout autant la légitimité. La religion, utilisée comme instrument de légitimation, joue un rôle central, tandis que le récit national et le soft power deviennent des leviers stratégiques. L’auteur insiste sur cette pluralité pour comprendre la capacité des monarchies du Golfe à s’adapter aux pressions internes et aux mutations régionales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La légitimité par les récits</h2>



<p>Au-delà des ressources matérielles, la durabilité des régimes du Golfe repose largement sur les récits qu’ils élaborent pour justifier leur pouvoir. Ulrichsen souligne que la survie politique dépend autant de la rente pétrolière que de la construction de projets symboliques comme Vision 2030 en Arabie saoudite ou Vision 2071 aux Émirats. Ces récits de modernisation et de prospérité future sont conçus comme des instruments de cohésion et de légitimité face aux sociétés locales et aux partenaires internationaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Coopération et rivalité entre monarchies</h2>



<p>Les monarchies du Golfe partagent un espace géographique et une histoire commune, mais leurs visions divergent. La rivalité entre Riyad et Abu Dhabi pour le leadership régional, les tensions avec le Qatar autour du rôle médiatique d’Al-Jazeera, les différences d’approche face à l’Iran ou à la Turquie montrent que la coopération est toujours traversée par la compétition. Ulrichsen décrit une dialectique permanente où convergences et rivalités coexistent et structurent la politique régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Études de cas et terrains d’analyse</h2>



<p>Le livre multiplie les exemples empiriques. Il montre comment l’Arabie saoudite a renforcé son appareil militaire pour consolider son autorité, comment le wahhabisme a été à la fois un instrument d’influence et un facteur de contestation, ou encore comment les Émirats et le Qatar ont mobilisé leur soft power culturel et médiatique pour s’imposer sur la scène internationale. Oman et le Koweït apparaissent, quant à eux, comme des cas d’équilibre fragile, pris entre les contraintes dynastiques, les institutions parlementaires et la pression de sociétés plus actives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Citations marquantes</h2>



<p>« Le pouvoir dans le Golfe n’est pas monolithique mais se constitue à travers un réseau de centres militaires, économiques, religieux et narratifs, qui coexistent et rivalisent de manière complexe. »</p>



<p>« La pérennité des régimes du Golfe repose autant sur les récits qu’ils construisent pour justifier leur pouvoir que sur les ressources matérielles dont ils disposent. »</p>



<p>« Les États du Golfe partagent une géographie mais pas toujours une vision ; leurs centres de pouvoir s’entrecroisent et divergent, générant autant de coopération que de compétition. »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Analyse critique</h2>



<p>L’un des apports majeurs du livre est de dépasser la lecture strictement rentière des monarchies pétrolières. En mettant en avant le rôle du soft power, de la communication politique et des récits nationaux, Ulrichsen renouvelle la compréhension des dynamiques de légitimation. Toutefois, l’ouvrage reste centré sur les élites et sur les mécanismes institutionnels, laissant moins de place à la société civile ou aux mouvements sociaux. Cette limite ne retire rien à sa pertinence, mais souligne que l’analyse gagnerait à être complétée par des travaux sur les dynamiques sociales émergentes dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une référence pour comprendre les équilibres des pays du Golfe</h2>



<p><em>Centers of Power in the Arab Gulf States</em> s’impose comme une référence incontournable pour comprendre les équilibres du Golfe. L’approche de Kristian Coates Ulrichsen, en identifiant les multiples centres de pouvoir et en montrant leur articulation, éclaire la résilience et la complexité des régimes du CCG. À l’heure où les monarchies du Golfe multiplient les initiatives de diversification économique, de modernisation et d’ouverture diplomatique, ce livre fournit des clés essentielles pour analyser les trajectoires futures de la région.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><a href="https://www.amazon.com/Centers-Power-Arab-Gulf-States/dp/1805260294" target="_blank" rel=" noreferrer noopener"><img loading="lazy" decoding="async" width="654" height="1024" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/10/Livre-Centres-de-pouvoir-dans-le-Golfe-selon-Ulrichsen-654x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2450" style="width:174px;height:auto" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/10/Livre-Centres-de-pouvoir-dans-le-Golfe-selon-Ulrichsen-654x1024.jpg 654w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/10/Livre-Centres-de-pouvoir-dans-le-Golfe-selon-Ulrichsen-192x300.jpg 192w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/10/Livre-Centres-de-pouvoir-dans-le-Golfe-selon-Ulrichsen-768x1203.jpg 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/10/Livre-Centres-de-pouvoir-dans-le-Golfe-selon-Ulrichsen.jpg 958w" sizes="auto, (max-width: 654px) 100vw, 654px" /></a></figure>
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