<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Société | Moyen-Orient.fr</title>
	<atom:link href="https://moyen-orient.fr/tag/societe/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://moyen-orient.fr/tag/societe/</link>
	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Fri, 14 Nov 2025 11:26:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2022/04/cropped-icone-moyen-orient-32x32.png</url>
	<title>Société | Moyen-Orient.fr</title>
	<link>https://moyen-orient.fr/tag/societe/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La révolution silencieuse des écoles bilingues au Moyen-Orient : apprendre la coexistence</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/ecoles-bilingues-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 10:39:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe-Anglais]]></category>
		<category><![CDATA[Arabe-Hébreu]]></category>
		<category><![CDATA[Bilinguisme]]></category>
		<category><![CDATA[Coexistence]]></category>
		<category><![CDATA[Écoles bilingues]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2870</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans une région où les frontières linguistiques sont souvent des frontières identitaires, un mouvement discret mais profond se développe : celui des écoles bilingues. Dans ces établissements, arabes, juifs, anglophones et parfois druzes apprennent côte <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/ecoles-bilingues-au-moyen-orient/" title="La révolution silencieuse des écoles bilingues au Moyen-Orient : apprendre la coexistence">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/ecoles-bilingues-au-moyen-orient/">La révolution silencieuse des écoles bilingues au Moyen-Orient : apprendre la coexistence</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div></div>
<div>
<p class="chapo"><strong>Dans une région où les frontières linguistiques sont souvent des frontières identitaires, un mouvement discret mais profond se développe : celui des écoles bilingues. Dans ces établissements, arabes, juifs, anglophones et parfois druzes apprennent côte à côte, dès la maternelle. Loin des slogans et des négociations diplomatiques, ces salles de classe façonnent un autre Moyen-Orient à venir, où l’on apprend à vivre ensemble avant même de débattre de la paix.</strong></p>
</div>
<article class="mo-article-bilingue">
<h2 class="chapo">Une révolution discrète, loin des projecteurs</h2>
<p>Depuis des décennies, les langues ont servi de marqueurs politiques et culturels au Moyen-Orient. L’arabe, l’hébreu ou l’anglais ne sont pas seulement des outils de communication : ils portent des récits, des mémoires blessées, des appartenances parfois opposées. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, un modèle alternatif prend forme : celui d’une éducation où deux langues coexistent, se répondent, se complètent. Cette révolution est née du terrain, d’enseignants, de psychologues, de chercheurs, convaincus que la coexistence doit commencer dès l’enfance.</p>
<h2>En Israël : arabe et hébreu sur un pied d’égalité</h2>
<p>En Israël, les écoles bilingues arabe–hébreu incarnent le laboratoire le plus abouti de cette transformation. Le réseau Hand in Hand regroupe 6 écoles et environ 2 000 élèves en 2024 (rapport annuel). Sa philosophie est simple : si deux peuples sont voisins sur un territoire aussi étroit, ils doivent pouvoir partager une langue. Les classes sont codirigées par deux enseignants, l’un arabophone, l’autre hébréophone, et les matières sont enseignées dans les deux langues sans hiérarchie.</p>
<p>Les études de l’Université de Haïfa et de la Hebrew University (2016–2023) montrent des résultats clairs : les élèves développent une vision moins stéréotypée de l’autre, traversent l’enfance sans intérioriser la méfiance et nouent des amitiés qui résistent aux tensions politiques extérieures.</p>
<p>Il ne s’agit pas d’un miracle éducatif, mais d’une dynamique structurée : les enfants apprennent à raconter différemment les fêtes, les traditions, les histoires familiales. Ils découvrent que la réalité de l’autre n’est pas un danger, mais une expérience humaine parallèle à découvrir et à partager. Pour beaucoup de parents, envoyer un enfant dans ces écoles revient à parier sur une identité plus ouverte, plus confiante, moins obsédée par la menace.</p>
<h2>Dans le Golfe : le bilinguisme arabe–anglais comme moteur de modernité</h2>
<p>Dans les monarchies du Golfe, le bilinguisme prend une autre forme, mais poursuit un objectif similaire : préparer une génération capable de naviguer dans un monde globalisé tout en conservant une identité solide. Aux Émirats arabes unis, 70 % des écoles publiques d’Abu Dhabi suivent le modèle bilingue depuis 2020 (ADEK). Au Qatar, des établissements comme Qatar Academy ou GEMS American Academy intègrent l’arabe et l’anglais dès la maternelle. À Oman, le programme national vise 50 % d’écoles bilingues d’ici 2030.</p>
<p>Loin de la coexistence communautaire qui caractérise le cas israélien, il s’agit ici d’un bilinguisme de projection : l’anglais ouvre la porte à la science, au numérique, aux échanges internationaux, tandis que l’arabe garantit l’enracinement culturel. Selon Georgetown University Qatar (2021), les diplômés passent d’un univers linguistique à l’autre sans rupture, développant une identité flexible, polyglotte, apte à évoluer dans un Moyen-Orient post-pétrole.</p>
<h2>Les limites du modèle : une croissance fragile mais réelle</h2>
<p>Malgré leurs succès, ces initiatives restent minoritaires. En Israël, les écoles bilingues représentent moins de 1 % des élèves et dépendent à 80 % de financements privés. Lors d’escalades et conflit, (comme en mai 2021), certains parents retirent temporairement leurs enfants, mais la majorité revient. Dans le Golfe, le modèle public progresse, mais les établissements privés restent majoritaires dans ce domaine.</p>
<p>Ces obstacles n’annulent pas les avancées : les taux de rétention restent élevés (85 % à Hand in Hand) et les études longitudinales confirment des effets durables sur la tolérance.</p>
<h2>L’école comme espace neutre : la coexistence avant la politique</h2>
<p>Le point commun entre ces expériences, malgré leurs différences, est leur capacité à créer un espace neutre. Dans ces écoles, la politique ne domine pas le quotidien. Les enfants apprennent à comprendre l’autre avant même de comprendre les conflits. Ils s’aperçoivent que deux langues peuvent habiter la même phrase sans se contredire, que deux cultures peuvent s’enrichir sans se menacer, que la diversité n’est pas une anomalie mais un état naturel.</p>
<p>Beaucoup d’enseignants témoignent d’un phénomène frappant : les élèves deviennent parfois les médiateurs de leurs propres familles. Certains expliquent à leurs parents que « l’école n’enseigne pas la haine », que les fêtes de l’autre ne sont pas des manifestations politiques, mais des moments humains. Cette pédagogie de la nuance, presque imperceptible, produit des effets durables.</p>
<h2>Une transformation lente, mais irréversible</h2>
<p>Rien ne change du jour au lendemain. Les écoles bilingues ne résoudront pas les conflits régionaux, pas plus qu’elles ne remplaceront les accords diplomatiques. <strong>Mais elles agissent sur ce que la politique ignore : les perceptions, les réflexes, l’imaginaire.</strong> Elles évitent que l’autre soit réduit à un drapeau, une religion ou un slogan. <strong>Elles produisent des adultes qui ne découvrent pas la coexistence à 30 ans, mais qui la vivent depuis l’enfance.</strong></p>
<p>Le bilinguisme, dans cette région du monde doit être un levier d&rsquo;apprentissage culturel et civique. Une manière de dire que l&rsquo;identité n’est pas un mur, mais une porte.</p>
<div class="focus"><strong>Focus Moyen-Orient.fr : </strong>Les écoles bilingues montrent que la paix — ou du moins la coexistence civile — n’est pas un résultat : c’est un processus. Et ce processus commence à l&rsquo;école, bien avant les frontières, les armées et les négociateurs. Il commence quand un enfant apprend que la langue de l’autre n’est pas une menace, mais une possibilité; pas une frontière, mais une ouverture.</div>
<div></div>
<div></div>
<div class="focus">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/les-langues-du-moyen-orient-identite-memoire-et-avenir/">Les langues du Moyen-Orient : identité, mémoire et avenir</a></div>
<div class="focus">
<p><a href="https://www.handinhandk12.org/" target="_blank" rel="noopener">Photo : Hand in hand https://www.handinhandk12.org/</a></p>
<p>&#8212;</p>
<p data-start="5123" data-end="5203"><strong>Travaux universitaire :</strong></p>
<ul data-start="5121" data-end="5482">
<li data-start="5121" data-end="5203">
<p data-start="5123" data-end="5203">Université de Haïfa – Études sur les écoles bilingues arabe-hébreu (2018–2024)</p>
</li>
<li data-start="5204" data-end="5272">
<p data-start="5206" data-end="5272">Hebrew University of Jerusalem – Social Cohesion Research Center</p>
</li>
<li data-start="5273" data-end="5339">
<p data-start="5275" data-end="5339">Tel Aviv University – “Jewish-Arab Education in Shared Spaces”</p>
</li>
<li data-start="5340" data-end="5431">
<p data-start="5342" data-end="5431">Georgetown University Qatar – recherches sur le bilinguisme arabe–anglais dans le Golfe</p>
</li>
<li data-start="5432" data-end="5482">
<p data-start="5434" data-end="5482">UNESCO – rapports sur le multilinguisme éducatif</p>
</li>
</ul>
<p data-start="5484" data-end="5519"><strong data-start="5484" data-end="5519">Institutions et organisations :</strong></p>
<ul data-start="5520" data-end="5689">
<li data-start="5520" data-end="5560">
<p data-start="5522" data-end="5560">Hand in Hand</p>
</li>
<li data-start="5561" data-end="5631">
<p data-start="5563" data-end="5631">Abu Dhabi Department of Education – Emirati School Model documents</p>
</li>
</ul>
</div>
</article>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/ecoles-bilingues-au-moyen-orient/">La révolution silencieuse des écoles bilingues au Moyen-Orient : apprendre la coexistence</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Arabes israéliens sont des « citoyens de seconde zone »</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/arabes-israeliens-citoyens-seconde-zone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Arabes israéliens]]></category>
		<category><![CDATA[Coexistence]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2752</guid>

					<description><![CDATA[<p>Idée reçue N°3. Longtemps présentée comme une minorité marginalisée, la population arabe d’Israël incarne aujourd’hui une réalité bien plus complexe : une intégration progressive et réelle, certains diraient encore «&#160;imparfaite&#160;». Artistes, médecins, députés, entrepreneurs : <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/arabes-israeliens-citoyens-seconde-zone/" title="Les Arabes israéliens sont des « citoyens de seconde zone »">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/arabes-israeliens-citoyens-seconde-zone/">Les Arabes israéliens sont des « citoyens de seconde zone »</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Idée reçue N°3. Longtemps présentée comme une minorité marginalisée, la population arabe d’Israël incarne aujourd’hui une réalité bien plus complexe : une intégration progressive et réelle, certains diraient encore «&nbsp;imparfaite&nbsp;». Artistes, médecins, députés, entrepreneurs : les Arabes israéliens ne vivent pas en marge du pays — ils en sont une composante vivante, essentielle et souvent exemplaire.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une minorité nombreuse et visible</h2>



<p>Les Arabes israéliens représentent <strong>environ 21 % de la population</strong> du pays, soit près de deux millions de citoyens. Ils parlent hébreu, votent, étudient dans les mêmes universités, et bénéficient des mêmes droits civiques et sociaux que les autres Israéliens. La Loi fondamentale garantit leur citoyenneté pleine et entière depuis 1948.</p>



<p>Mais leur histoire particulière — celle de familles restées sur place après la création d’Israël — en a fait une minorité longtemps tiraillée entre <strong>identité arabe et appartenance israélienne.</strong><br>Ce dilemme existe encore, mais il ne se traduit plus par une exclusion systématique : <strong>la participation à la vie publique et économique progresse à grande vitesse.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Médecins, ingénieurs, entrepreneurs, députés : l’intégration par le travail</h2>



<p>Dans les hôpitaux israéliens, <strong>près de 25 % du personnel médical est arabe</strong> : médecins, chirurgiens, infirmières. À Haïfa, Nazareth ou Be’er Sheva, les facultés de médecine accueillent chaque année davantage d’étudiants arabes — certains en tête de promotion. L’intégration économique se voit aussi dans la high-tech : plus de <strong>9 000 ingénieurs arabes israéliens</strong> travaillent aujourd’hui dans les grandes entreprises du pays, du cyber au biomédical. (Estimation 2025, basée sur une croissance de 1 000 % depuis 2008). Le nombre total d&rsquo;étudiants arabes en ingénierie a doublé en 6 ans (jusqu&rsquo;en 2019), atteignant ~16 % des étudiants en STEM).</p>



<p>L’exemple le plus symbolique reste celui de <strong>Mansour Abbas</strong>, député et leader du parti islamique modéré Ra’am, qui a rejoint une coalition gouvernementale en 2021 — une première historique.<br>Ce tournant politique a brisé un tabou : <strong>être arabe et influencer directement la politique israélienne n’est plus une contradiction.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Artistes et culture : l’expression d’une double identité</h2>



<p>La vitalité culturelle arabe en Israël dément également le cliché de la marginalisation. <a href="https://moyen-orient.fr/en-israel-les-arabes-creent-dans-le-monde-arabe-ils-survivent/">Des artistes comme <strong>Hannan Abu-Hussein</strong>, <strong>Maria Saleh Mahameed</strong> ou <strong>Mohammed Abu Salameh</strong> sont exposés dans les plus grands musées du pays, dont le musée d’art de Tel-Aviv</a>. Ils parlent d’inégalités, de mémoire, de coexistence — mais depuis l’intérieur, pas depuis la marge. La littérature, le cinéma et la musique arabes israéliens ont trouvé leur place dans la scène nationale. Leur art témoigne d’une identité multiple, non pas effacée mais <strong>reconnue et discutée</strong>, reflet d’une société qui apprend à se regarder dans toute sa diversité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une égalité en construction, pas une illusion</h2>



<p>Certes, il existe encore certaines disparités, comme dans d&rsquo;autres sociétés occidentales et surtout arabes : on parle d&rsquo;écart de revenus, urbanisme inégal, représentations médiatiques parfois biaisées. Mais parler de “citoyens de seconde zone” est complètement inexact. Il y a même des mesures et de lois de « discrimination positive » pour y remédier. Ce que révèle l’expérience arabe israélienne, c’est <strong>un modèle unique mais fonctionnel</strong>, bien plus égalitaire que n&rsquo;importe quelle société arabe — un espace démocratique où la critique existe sans exclure, où la participation est possible sans reniement. L’intégration se mesure désormais moins en slogans qu’en faits :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>taux de scolarisation en hausse,</li>



<li>croissance du nombre d’élus arabes,</li>



<li>multiplication des entreprises mixtes.</li>
</ul>



<p>La coexistence est <strong>une réalité quotidienne</strong>, faite d’interdépendances, de débats, et parfois de tensions, mais toujours de citoyenneté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>L’idée que les Arabes israéliens seraient des “citoyens de seconde zone” relève d’un <strong>narratif politique</strong>, anti israélien, pas d’une réalité statistique. Ils ne sont ni isolés ni invisibles : ils soignent, enseignent, innovent, débattent, créent. Et c’est dans cette normalité partagée que réside, sans doute, <strong>le vrai visage de la coexistence israélienne.</strong></p>



<p>Sources principales : Central Bureau of Statistics (CBS), Israel Democracy Institute, Taub Center, et études publiées en 2025 (ex. : Israel Journal of Health Policy Research).</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/en-israel-les-arabes-creent-dans-le-monde-arabe-ils-survivent/">En Israël, les Arabes créent. Dans le monde arabe, ils survivent.</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/arabes-israeliens-citoyens-seconde-zone/">Les Arabes israéliens sont des « citoyens de seconde zone »</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Nov 2025 09:00:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes arabes]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Leadership]]></category>
		<category><![CDATA[Modernité]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2704</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au-delà des clichés et des slogans, les sociétés du Moyen-Orient connaissent une transformation silencieuse : les femmes y deviennent les actrices d’un changement durable. Éducation, entrepreneuriat, diplomatie, culture : leur influence redéfinit les équilibres du <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/" title="Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/">Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au-delà des clichés et des slogans, les sociétés du Moyen-Orient connaissent une transformation silencieuse : les femmes y deviennent les actrices d’un changement durable. Éducation, entrepreneuriat, diplomatie, culture : leur influence redéfinit les équilibres du monde arabe et annonce un nouvel âge de la modernité. Mais derrière cette « révolution tranquille », des inégalités persistantes et des voix dissidentes rappellent que l’émancipation reste sélective.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transformation profonde, sans rupture apparente… mais avec des ombres</h2>



<p>Depuis une décennie, le rôle des femmes dans le Golfe s’élargit à un rythme inédit, porté par des réformes <em>top-down</em> plutôt que par des mouvements de rue.</p>



<p>Dans les <strong>Émirats arabes unis</strong>, elles représentent <strong>77 % des diplômés universitaires</strong> (UNESCO, 2023), dirigent des institutions stratégiques comme la Bourse d’Abou Dhabi, et occupent <strong>50 % des sièges dans les conseils d’administration fédéraux</strong>.</p>



<p>En <strong>Arabie saoudite</strong>, les décrets royaux de 2018 (droit de conduire) et 2019 (voyages sans tuteur masculin) ont <strong>multiplié par deux la participation féminine au marché du travail</strong> (Banque mondiale, 2024). Elles entreprennent, investissent et représentent désormais <strong>33 % de la force de travail active</strong>.</p>



<p>À <strong>Bahreïn</strong> et <strong>Oman</strong>, des femmes occupent des postes clés : ambassadrices (Sheikha Rana bint Isa à Bahreïn), directrices de fonds souverains, ou chercheuses primées internationalement en biotechnologies.</p>



<p>Rien d’agressif ni de spectaculaire : le changement se fait sans drapeaux, mais avec méthode et quotas. C’est la marque de ce que beaucoup appellent désormais <strong>la “révolution tranquille” du Golfe</strong>.</p>



<p><strong>Nuance essentielle :</strong> cette tranquillité a un prix. La tutelle masculine (<em>wilaya</em>) reste légalement en vigueur en Arabie saoudite, même assouplie. Aucune femme n’occupe de ministère régalien (Intérieur, Défense, Affaires étrangères). Au <strong>Koweït</strong>, aucune femme ministre depuis 2005. Au <strong>Qatar</strong>, une seule élue au Conseil consultatif. La modernité est graduelle au Sud, stagnante au Nord.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éducation comme levier de pouvoir… et de dépendance</h2>



<p>Ce mouvement repose sur un choix stratégique : <strong>investir massivement dans l’éducation féminine</strong> comme moteur du développement national et de la diversification post-pétrole.</p>



<p>Aux Émirats, <strong>77 % des femmes accèdent à l’université</strong>, souvent dans les sciences, le numérique, les relations internationales ou la finance durable. Ces diplômées nourrissent aujourd’hui <strong>l’économie de la connaissance, la diplomatie culturelle, les médias et les startups technologiques</strong> — comme <em>Bayanat AI</em>, cofondée par une Émiratie.</p>



<p>En Arabie saoudite, le programme <strong>Vision 2030</strong> a ouvert des bourses internationales et des campus mixtes. Résultat : <strong>60 % des étudiants en STEM</strong> sont aujourd’hui des femmes.</p>



<p>Ce n’est plus un débat idéologique mais <strong>une politique d’État</strong> : le leadership féminin est considéré comme un facteur de stabilité, d’efficacité et de <em>soft power</em>. La participation économique féminine dans le Golfe a <strong>doublé en dix ans</strong>, passant de 20 % à 40 % en moyenne (Banque mondiale).</p>



<p><strong>Limite structurelle :</strong> près de 80 % des emplois féminins restent concentrés dans le secteur public, financé par la rente pétrolière. L’émancipation économique est réelle, mais <strong>dépendante de l’État</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un soft power féminin en expansion… mais sous contrôle</h2>



<p>Le monde découvre une <strong>nouvelle diplomatie arabe</strong> : plus pragmatique, moins idéologique, et souvent portée par des femmes comme : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Reem Al Hashimy (Émirats)</strong> : ministre d’État, architecte de la COP28, visage de la transition verte.</li>



<li><strong>Haifa Al-Mogrin (Arabie saoudite)</strong> : première femme à diriger une mission permanente saoudienne à l’ONU.</li>



<li><strong>Lubna Al Qasimi (Émirats)</strong> : pionnière de la tech et ex-ministre du Commerce extérieur.</li>
</ul>



<p>Ces figures incarnent une influence apaisée, fondée sur la compétence, la coopération et une modernité sans reniement identitaire. Leur narratif fascine jusqu’en <strong>Afrique subsaharienne</strong> et en <strong>Asie du Sud-Est</strong>, où des délégations féminines du Golfe forment désormais des cadres locaux.</p>



<p>Dans la culture, les médias et les arts, cette dynamique se traduit par une autre narration du féminin arabe : <strong>créative, confiante et responsable</strong>, loin des caricatures occidentales comme des conservatismes locaux. Exemples : la <strong>cinéaste Haifaa Al-Mansour</strong> (Arabie saoudite), la <strong>plasticienne Latifa Echakhch</strong> (Émirats), ou les plateformes audiovisuelles comme <strong>MBC Hope</strong>, portées par des productrices.</p>



<p>Mais cette émancipation reste <strong>sélective</strong>. Les activistes qui ont réclamé ces droits avant les décrets royaux paient le prix fort :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Loujain Al-Hathloul</strong> : emprisonnée de 2018 à 2021, libérée mais sous interdiction de voyage.</li>



<li><strong>Nassima Al-Sada (Qatif)</strong> : candidate aux municipales 2015, arrêtée, toujours en liberté conditionnelle.</li>
</ul>



<p>Selon <em>Human Rights Watch</em> (2024), il s’agit d’une <strong>« liberté sous surveillance »</strong> : les femmes peuvent conduire, mais pas critiquer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une modernité enracinée… et inégale</h2>



<p>La singularité du mouvement féminin du Golfe tient à son <strong>enracinement culturel et religieux</strong>. Ces sociétés n’opposent plus tradition et émancipation : elles les articulent via des <strong>fatwas progressistes</strong>, des <strong>conseils consultatifs mixtes</strong>, et une <strong>rhétorique de continuité</strong>. Cette approche graduelle – moderniser sans déstabiliser – donne aux femmes une <strong>légitimité sociale et politique durable</strong>.<br>Une manière de changer la société de l’intérieur, sans la fracturer ?</p>



<p>Mais la fracture existe ailleurs :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Au <strong>Koweït</strong>, les femmes votent depuis 2005, mais aucune n’a été ministre depuis 2009.</li>



<li>Au <strong>Qatar</strong>, une seule femme siège au Conseil consultatif (sur 45 membres).</li>



<li>À <strong>Bahreïn</strong>, des militantes chiites comme <strong>Hajar Mansoor</strong> restent emprisonnées pour « incitation à la haine ».</li>
</ul>



<p>La « révolution tranquille » est <strong>réelle au Sud</strong> (Émirats, Arabie saoudite), <strong>fragile au centre</strong> (Bahreïn), et <strong>quasiment absente au Nord</strong> (Koweït, Qatar).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le Moyen-Orient comme laboratoire d’avenir… contrasté</h2>



<p>Ce que l’on observe aujourd’hui dépasse la question féminine : c’est un <strong>modèle de transformation endogène</strong>, fondé sur la connaissance, la cohésion sociale et la diversification, plutôt que sur la confrontation ou l’importation de modèles étrangers.</p>



<p>Les femmes en sont le visage le plus visible, et peut-être le plus prometteur. Ce n’est pas une révolution de slogans, mais <strong>une révolution de fond</strong>, méthodique, pragmatique et pacifique — <strong>celle d’un monde arabe qui avance… quand l’État le décide.</strong>  Les femmes ne réclament pas toujours le pouvoir : certaines l’exercent. D’autres le contestent. Et c’est dans cette tension que se joue l’avenir.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p>Dans le Moyen-Orient contemporain, les femmes incarnent un changement concret, porteur d’équilibre et d’avenir — une modernité sans rupture apparente, mais avec des silences assourdissants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Sources</h3>



<p>UNESCO ; Banque mondiale ; <em>Vision 2030</em> ; <em>Human Rights Watch 2024</em> ; <em>Amnesty International</em> ; déclarations officielles.</p>



<p>Lire aussi : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/">Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</a></li>



<li><a href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/">Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/femmes-moyen-orient-liberte-leadership/">Le nouveau visage des femmes du Moyen-Orient : entre liberté et leadership</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 12:37:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation & Avenir au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie culturelle]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[réformes scolaires]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[tolérance]]></category>
		<category><![CDATA[universités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Vision 2030]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2633</guid>

					<description><![CDATA[<p>Loin des projecteurs médiatiques, les monarchies du Golfe construisent leur avenir à travers des réformes en profondeur de l’éducation. En investissant dans les universités internationales, l’innovation pédagogique et la formation des élites locales, elles cherchent <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/" title="Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/">Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Loin des projecteurs médiatiques, les monarchies du Golfe construisent leur avenir à travers des réformes en profondeur de l’éducation. En investissant dans les universités internationales, l’innovation pédagogique et la formation des élites locales, elles cherchent à préparer l’après-pétrole : une révolution silencieuse mais décisive, où la connaissance devient la première ressource stratégique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du pétrole au savoir : un changement de paradigme</h2>



<p>Pendant des décennies, la prospérité du Golfe reposait sur une économie d’exportation énergétique. Aujourd’hui, l’or noir cède peu à peu la place à une autre richesse : le capital humain.<br>Les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite (et le Qatar) ont compris que la compétitivité mondiale dépend désormais de la connaissance, de la recherche et de la créativité.<br>Les campus universitaires internationaux qui fleurissent à Abou Dhabi ou Riyad sont la traduction la plus visible de cette transformation.</p>



<p>À Abou Dhabi, <strong>NYU Abu Dhabi</strong> forme une génération d’étudiants issus de 120 nationalités, tandis que <strong>la Sorbonne Abu Dhabi</strong> incarne la continuité intellectuelle entre la France et le monde arabe. </p>



<p>En Arabie saoudite, le programme <strong>Vision 2030</strong> fait de l’éducation un pilier central de la transition économique, avec des universités réformées comme <strong>KAUST</strong> (King Abdullah University of Science and Technology), orientée vers la recherche et l’innovation appliquée.</p>



<p>Au Qatar, <strong>Education City</strong> regroupe des antennes de <strong>Georgetown, Carnegie Mellon, Northwestern</strong> ou <strong>HEC Paris</strong>, devenues de véritables laboratoires du savoir mondial.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un modèle éducatif en quête d’équilibre</h2>



<p>Mais cette ouverture internationale ne se limite pas à une simple importation de savoirs étrangers.<br>Les États du Golfe tentent d’élaborer un <strong>modèle éducatif hybride</strong>, conciliant identité locale et modernité académique.<br>Les programmes d’enseignement de l’arabe, de la culture islamique et de l’histoire régionale coexistent désormais avec les cursus d’intelligence artificielle, de finance comportementale ou de durabilité.</p>



<p>Cette dualité traduit un enjeu plus profond : comment moderniser sans déraciner ?<br>Les autorités éducatives du Golfe encouragent les réformes de pédagogie active, l’esprit critique et la recherche interdisciplinaire — autant de domaines longtemps négligés au profit du conformisme.<br>La <strong>formation des enseignants</strong>, soutenue par des partenariats avec l’UNESCO et la Banque mondiale, joue un rôle central dans cette mutation silencieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers des programmes scolaires moins idéologiques</h2>



<p>Cette révolution éducative ne se limite pas aux universités : elle commence dès l’école.<br>Depuis 2022, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Arabie saoudite ont amorcé une <strong>réforme sans précédent des programmes scolaires</strong>, effaçant progressivement les contenus idéologiques hérités des décennies passées.<br>Les manuels scolaires ont été réécrits pour <strong>supprimer les passages hostiles à Israël, aux chrétiens ou aux autres courants de l’islam</strong>, et pour introduire des notions de <strong>tolérance religieuse, de coexistence et de citoyenneté mondiale</strong>.</p>



<p>Aux Émirats, ces changements s’inscrivent dans la <em><a href="https://moyen-orient.fr/vision-2071-emirats-arabes-unis/">Vision 2071</a></em> et la <em>Charte de la tolérance</em>, qui font de l’éducation à la paix un pilier de la formation civique.<br>En Arabie saoudite, le ministère de l’<a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Éducation a remplacé les anciens cours d’endoctrinement religieux </a>par des modules sur la pensée critique, l’innovation et l’histoire mondiale.<br>Bahreïn, pionnier discret de cette évolution, a introduit des cours d’“histoire des religions” et de “dialogue interculturel”.</p>



<p>Ces réformes traduisent une volonté claire : <strong>tourner la page de la haine institutionnelle</strong>.<br>Le regard sur Israël, en particulier, change subtilement : les manuels ne présentent plus l’État hébreu comme un “ennemi”, mais comme un pays avec lequel existent désormais des <strong>accords de coopération et de coexistence</strong>.<br>Une transformation culturelle profonde est en cours : <strong>l’éducation devient le lieu où se construit la paix avant la politique.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce changement d’approche révèle aussi <strong>deux visions du monde arabe</strong>.</h2>



<p>Les Émirats et Bahreïn se sont affranchis d’un <strong>palestinisme primaire</strong> qui imprégnait les manuels et la rhétorique publique, assumant une approche de paix pragmatique.<br>Leur combat contre l’islamisme s’accompagne d’un recentrage sur la culture, la recherche et les projets éducatifs, piliers du <strong>nouveau Moyen-Orient post-idéologique</strong>.<br>L’Arabie saoudite, elle, avance avec prudence : réformiste sur la forme, mais encore hésitante sur le fond, freinée par ses cercles religieux et son besoin de consensus intérieur — même si son entrée prochaine dans les <strong>Accords d’Abraham</strong> laisse entrevoir un basculement.<br>À l’inverse, le <strong>Qatar</strong> incarne la trajectoire opposée : malgré ses moyens colossaux, il continue d’investir massivement dans les réseaux idéologiques islamistes et dans la sphère du <strong>palestinisme victimaire</strong>, en soutenant le Hamas et ses dérivés médiatiques.<br>Deux visions s’affrontent donc au cœur du monde arabe : <strong>celle de la réconciliation et du savoir</strong>, et <strong>celle de la manipulation religieuse et politique</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’éducation comme levier de diplomatie et d’influence</h2>



<p>Derrière la transformation éducative se cache une <strong>stratégie géopolitique</strong>.<br>Les universités internationales sont aussi des instruments de <strong>soft power</strong> : elles attirent des étudiants du monde entier, créent des passerelles avec l’Occident, et contribuent à redorer l’image du Golfe comme centre du savoir.<br>La connaissance devient ainsi un outil de diplomatie d’influence, où les États rivalisent moins par les armes que par les idées.</p>



<p>Pour les Émirats comme pour le Qatar, l’enjeu est clair : se positionner non seulement comme des hubs économiques, mais aussi comme des <strong>capitales intellectuelles régionales</strong>.<br>Dans un Moyen-Orient longtemps perçu à travers le prisme des conflits, cette diplomatie du savoir ouvre un horizon nouveau — celui de la pensée, de la recherche et de la coopération.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : une révolution silencieuse, mais irréversible</h2>



<p>La modernisation éducative du Golfe est peut-être la plus profonde des révolutions arabes du XXIᵉ siècle — celle qui ne fait pas de bruit, mais transforme tout.<br>En investissant massivement dans le savoir, les monarchies du Golfe redessinent leur avenir économique et culturel, et inventent un modèle où la modernité s’enracine dans la tradition.</p>



<p>Cette révolution n’a pas de slogans, pas de révoltes, pas de printemps : elle avance par la connaissance, et elle pourrait bien être la seule à durer.</p>



<p>Lire aussi : </p>



<ul class="wp-block-list">
<li><a href="https://moyen-orient.fr/vision-2071-emirats-arabes-unis/">Vision 2071 : l’avenir à cent ans des Émirats arabes unis</a></li>



<li><a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Arabie saoudite, l’éducation contre l’extrémisme</a></li>
</ul>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/education-revolution-golfe/">Éducation : la vraie révolution silencieuse du Golfe</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Sep 2025 10:09:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Soft power]]></category>
		<category><![CDATA[Sport féminin]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2368</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sport féminin en Arabie saoudite. En septembre 2025, l’Arabie saoudite dévoile SSC AWSN, une chaîne sportive 24h/24 dédiée aux femmes. Une première dans un pays où les femmes n’avaient accès aux stades qu’en 2019. Mais <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/" title="Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/">Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sport féminin en Arabie saoudite. En septembre 2025, l’Arabie saoudite dévoile SSC AWSN, une chaîne sportive 24h/24 dédiée aux femmes. Une première dans un pays où les femmes n’avaient accès aux stades qu’en 2019. Mais ce projet reflète-t-il une réelle avancée pour les Saoudiennes ou une opération d’image orchestrée par Riyad ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une chaîne inédite pour le sport féminin</h2>



<p>Lancée par la <em>Saudi Sports Company</em> et soutenue par le ministère des Sports, <strong>SSC AWSN</strong> promet de diffuser compétitions féminines locales et internationales, interviews d’athlètes et programmes éducatifs sur le sport. Une Saoudienne, Amal Bint Ahmed, première présentatrice de la chaîne, a déclaré sur X : « C’est un rêve de voir nos sportives à l’écran, un espoir pour les jeunes filles ! »</p>



<p>Ce lancement marque un tournant dans un royaume où, jusqu’en 2018, les femmes ne pouvaient ni conduire ni assister à des matchs. En 2024, seules 16 % des Saoudiennes pratiquaient une activité sportive régulière, contre 34 % aux Émirats (<em>General Authority for Statistics, KSA, 2024</em>).</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vision 2030 : une modernisation encadrée</h2>



<p>Cette initiative s’inscrit dans <strong>Vision 2030</strong>, le plan du prince héritier Mohammed ben Salmane pour diversifier l’économie et moderniser l’image du royaume. Le sport est un pilier clé : courses de Formule 1, tournois de golf LIV, et bientôt la Coupe du monde 2034. SSC AWSN vise à promouvoir les sportives saoudiennes, comme la coureuse Yasmeen Al-Dabbagh, qui a représenté le pays aux JO de Tokyo 2020.</p>



<p>Cependant, cette ouverture reste sous contrôle étatique. La chaîne, propriété de l’État, cadre strictement les contenus diffusés, limitant l’autonomie des voix féminines.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soft power : séduire l’international</h2>



<p>SSC AWSN s’inscrit dans une stratégie de <strong>soft power</strong>. En mettant en avant des sportives, Riyad cherche à contrer les critiques sur les droits humains et à se positionner comme un hub sportif régional. Le royaume a déjà investi 6,3 milliards de dollars dans le sport depuis 2021 (<em>Bloomberg, 2024</em>), attirant des événements comme les Jeux asiatiques 2029.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Contradictions et défis persistants</h2>



<p>Malgré cette avancée, les obstacles restent nombreux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Accès limité</strong> : seules 300 écoles saoudiennes sur 36 000 proposent des cours de sport pour filles (<em>Saudi Ministry of Education, 2023</em>).</li>



<li><strong>Contrôle politique</strong> : les initiatives féminines restent sous supervision étatique, limitant leur portée sociale.</li>



<li><strong>Comparaison régionale</strong> : les Émirats et le Qatar, avec des infrastructures plus développées, devancent Riyad. En Iran, les femmes sont encore largement exclues des stades.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Et ailleurs dans la région ?</h2>



<p>La place du sport féminin révèle un contraste saisissant au Moyen-Orient :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aux Émirats</strong>, les femmes participent activement aux compétitions locales et internationales, avec des programmes sportifs intégrés dans les écoles.</li>



<li><strong>Au Qatar</strong>, malgré l’accueil de la Coupe du monde 2022, la pratique féminine reste en retrait, même si le pays cherche à progresser pour exister sur la scène sportive mondiale.</li>



<li><strong>En Iran</strong>, la situation demeure la plus restrictive : interdictions d’accès aux stades, arrestations de militantes, et absence quasi totale de visibilité médiatique.</li>
</ul>



<p>Dans ce paysage, l’Arabie saoudite avance vite, mais ses réformes sont davantage perçues comme une vitrine internationale que comme une transformation sociale profonde.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une transformation réelle ou une vitrine ?</h2>



<p>SSC AWSN offre une visibilité inédite aux sportives saoudiennes, mais son impact dépendra de mesures concrètes : plus d’infrastructures, de financements et d’autonomie pour les femmes. Sans cela, la chaîne risque de rester une vitrine médiatique au service du régime.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Le lancement de SSC AWSN est un signal fort, porteur d’espoir pour les Saoudiennes passionnées de sport. Mais il soulève une question : assiste-t-on à une conquête d’espace pour les femmes ou à une opération de soft power ? </p>



<p><a href="https://ddnews.gov.in/en/awsn-to-launch-24-hour-womens-sports-channel-in-saudi-arabia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">AWSN to launch 24-hour women’s sports channel in Saudi Arabia</a></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/israel-turquie-syrie-entente-2025/">Israël et la Turquie : un terrain d’entente possible en Syrie avec l’appui des États-Unis ?</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/sport-feminin-arabie-saoudite/">Sport féminin en Arabie saoudite : vitrine de modernité ou soft power ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 12:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2282</guid>

					<description><![CDATA[<p>Publié en arabe et récompensé par le Prix international de la fiction arabe 2025, The Prayer of Anxiety de l’écrivain égyptien Mohamed Samir Nada plonge dans la vie d’un village isolé. Entre peur, foi et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/" title="The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/">The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Publié en arabe et récompensé par le Prix international de la fiction arabe 2025, <em>The Prayer of Anxiety</em> de l’écrivain égyptien Mohamed Samir Nada plonge dans la vie d’un village isolé. Entre peur, foi et incertitudes, le roman donne voix à une communauté partagée entre traditions étouffantes et bouleversements modernes, miroir des fractures sociales et politiques de l’Égypte contemporaine.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un village comme microcosme</h2>



<p>Le roman se déroule dans le <strong>village de Nag’ Al-Manassi</strong>, en Haute-Égypte, isolé et presque oublié. Les habitants vivent dans la conviction qu’un champ de mines entoure leur territoire, rendant toute tentative de fuite mortelle.</p>



<p>Le monde extérieur reste flou et inaccessible : on ne sait que peu de choses, sinon qu’une guerre oppose l’Égypte à Israël depuis 1967 et que, selon les villageois, l’ennemi pourrait chercher à envahir l’Égypte à travers Nag’ Al-Manassi, présenté comme la première ligne de défense de la frontière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une intrigue entre guerre, épidémie et mystère</h2>



<p>Khalil Al-Khoja, représentant des autorités, est le seul lien des villageois avec l’extérieur. Il contrôle le commerce vital, publie un petit journal local intitulé <em>La Voix de la guerre</em> et commence à enrôler les habitants.</p>



<p>Un jour, un objet inconnu — peut-être une météorite ou un satellite — s’écrase sur le village. Peu après, une <strong>épidémie</strong> défigure la population, y compris les nouveau-nés. Dans le même temps, une main mystérieuse commence à inscrire sur les murs du village les péchés cachés de chacun.</p>



<p>Pour conjurer le mal, le cheikh local invente une nouvelle prière : la <strong>« Prière de l’Anxiété »</strong>.</p>



<p>À travers les voix de <strong>huit personnages différents</strong>, les lecteurs découvrent l’histoire du village, de la <strong>Naksa de 1967</strong> (la guerre des Six Jours) jusqu’à l’épidémie, dans une mosaïque où se mêlent peur, foi, culpabilité et illusions politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les thèmes majeurs</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Anxiété collective</strong> : le roman met en lumière une communauté piégée dans la peur et l’attente d’un avenir incertain.</li>



<li><strong>Religion et superstition</strong> : la prière et la croyance apparaissent comme des refuges, mais aussi comme des symptômes d’un désarroi existentiel.</li>



<li><strong>Pouvoir et oppression</strong> : la figure de Khalil Al-Khoja illustre le rôle des autorités dans le contrôle social et économique.</li>



<li><strong>Mémoire de la Naksa</strong> : l’ouvrage interroge le récit arabe de la défaite de 1967 et les illusions de victoire qui ont suivi.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un style réaliste et poétique</h2>



<p>Mohamed Samir Nada mêle réalisme social et dimension symbolique. Le quotidien du village est décrit avec précision, mais chaque élément — la mine invisible, l’épidémie, les inscriptions sur les murs — devient une <strong>métaphore politique et existentielle</strong>.</p>



<p>La polyphonie des voix permet de refléter la pluralité des expériences, tout en dessinant un portrait collectif d’une société en crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réception et portée</h2>



<p>En remportant l’<strong>International Prize for Arabic Fiction 2025</strong>, <em>The Prayer of Anxiety</em> a acquis une reconnaissance internationale. Le roman séduit par sa richesse narrative et sa capacité à transformer l’histoire d’un village en réflexion universelle sur la peur, l’attente et la quête de vérité.</p>



<p>Sa traduction est attendue, pour permettre aux lecteurs non arabophones d’accéder à cette œuvre majeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Avec <em>The Prayer of Anxiety</em>, Mohamed Samir Nada signe une fresque à la fois réaliste et allégorique. À travers Nag’ Al-Manassi, c’est toute une société égyptienne — et au-delà, arabe — qui se révèle dans ses contradictions, ses illusions et ses blessures. Une œuvre littéraire qui explore la fragilité humaine face à la peur, mais aussi la persistance de l’espoir.</p>



<p><a href="https://en.arabicfiction.org/books/prayer-anxiety" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Prayer of Anxiety de Mohamed Samir Nada</a></p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/culture-societe/livres/">Lire aussi la rubrique Livres du Moyen-Orient</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/">The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le culte des martyrs au cœur du Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/le-culte-des-martyrs-au-coeur-du-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2025 14:57:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Conflits]]></category>
		<category><![CDATA[Idéologie]]></category>
		<category><![CDATA[Martyrs]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2272</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans plusieurs sociétés arabes, le culte des martyrs occupe une place centrale au Moyen-Orient : manuels scolaires, sermons, chansons et médias glorifient la mort au détriment de la vie. Pourtant, certains pays comme les Émirats <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/le-culte-des-martyrs-au-coeur-du-moyen-orient/" title="Le culte des martyrs au cœur du Moyen-Orient">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/le-culte-des-martyrs-au-coeur-du-moyen-orient/">Le culte des martyrs au cœur du Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans plusieurs sociétés arabes, le culte des martyrs occupe une place centrale au Moyen-Orient : manuels scolaires, sermons, chansons et médias glorifient la mort au détriment de la vie. Pourtant, certains pays comme les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite amorcent une rupture en réorientant l’éducation vers la tolérance, la coexistence et l’innovation.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La glorification du martyr : un langage quotidien</h2>



<p>Dans plusieurs régions du monde arabe, notamment celles marquées par des conflits prolongés, le terme <strong>« chahid » (martyr)</strong> est omniprésent. Slogans politiques, sermons religieux, affiches murales, chansons populaires : le martyr est partout, érigé en figure héroïque, symbole du sacrifice ultime.</p>



<p>Loin d’être un simple hommage aux défunts, cette glorification fait de la mort un idéal, souvent au détriment de la construction d’un avenir viable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les manuels scolaires : une pédagogie du conflit</h2>



<p>Des études, comme celle de l’ONG <strong>IMPACT-se (2022)</strong>, révèlent que les manuels scolaires dans certaines régions, notamment en Palestine, continuent de promouvoir une vision glorifiant la mort violente :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les cartes géographiques effacent toute mention d’Israël.</li>



<li>Des poèmes célèbrent le sacrifice et le sang versé comme des vertus suprêmes.</li>



<li>Les figures héroïques mises en avant sont souvent des combattants, rarement des intellectuels ou des bâtisseurs.</li>
</ul>



<p>Au Liban, sous l’influence de groupes comme le Hezbollah, et en Syrie, les programmes éducatifs valorisent également les « martyrs », préparant les enfants à voir le conflit comme un horizon inéluctable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les racines du culte des martyrs : conflits, politique et religion</h2>



<p>La glorification du martyr ne naît pas dans un vide culturel. Plusieurs facteurs expliquent son enracinement :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Conflits prolongés</strong> : guerres, occupations et luttes territoriales ont nourri une rhétorique du sacrifice.</li>



<li><strong>Dynamiques politiques</strong> : des régimes et factions utilisent le martyr pour légitimer leur pouvoir et mobiliser les foules.</li>



<li><strong>Rôle de la religion</strong> : le concept de « chahid », historiquement lié à la défense de la foi, a été instrumentalisé pour justifier des actes violents.</li>
</ul>



<p>Combinés à la pauvreté et au chômage, ces facteurs enferment certaines sociétés dans une spirale où la mort devient une issue glorieuse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contre-exemple : les réformes éducatives aux Émirats et en Arabie saoudite</h2>



<p>Face à cette culture du martyr, certains pays arabes amorcent une rupture.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Aux Émirats arabes unis</strong>, les manuels scolaires ont été révisés pour mettre en avant la tolérance religieuse, la coexistence et l’innovation.</li>



<li><strong>En Arabie saoudite</strong>, depuis 2017, une réforme éducative a réduit les références au jihad guerrier et aux discours hostiles, notamment envers les Juifs. Les <strong>Accords d’Abraham</strong> signés en 2020 apparaissent dans certains supports récents.</li>



<li><strong>Au Maroc</strong>, l’accent est mis sur l’éducation civique et le patrimoine culturel.</li>
</ul>



<p>Ces réformes, encore incomplètes, montrent qu’il est possible de transformer les imaginaires collectifs et de valoriser la vie plutôt que la mort.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La musique et les médias : diffuser la mort</h2>



<p>Le culte des martyrs imprègne aussi la culture populaire :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Des chansons diffusées lors de mariages célèbrent les « martyrs de la Palestine ».</li>



<li>Les télévisions retransmettent des funérailles comme des événements nationaux.</li>



<li>Des vidéos montrent des enfants jouant au « martyr », comme s’il s’agissait d’un destin héroïque.</li>
</ul>



<p>Cette omniprésence conditionne les esprits : la mort violente est présentée comme un idéal à atteindre plutôt qu’une tragédie à éviter.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une culture qui enferme</h2>



<p>Ce culte du martyr n’a pas apporté d’État palestinien, ni libéré les peuples, mais a enfermé des générations entières dans un cycle de violence et de haine.</p>



<p>À l’inverse, les exemples des <strong>Émirats</strong>, de l’<strong>Arabie saoudite</strong> ou du <strong>Maroc</strong> montrent qu’il est possible de réorienter l’éducation et la culture vers la construction, l’innovation et la coexistence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Choisir la vie plutôt que la mort</h2>



<p>Dénoncer le culte des martyrs ne revient pas à ignorer les injustices vécues par certains peuples, mais à reconnaître que cette idéologie a nourri plus de destruction que de liberté.</p>



<p>Le monde arabe peut se réinventer en misant sur l’éducation, la créativité et la coopération internationale. Tant que le martyr restera un modèle, l’avenir restera prisonnier du passé.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/tarab-arabe-musiques-israelo-orientales/">Musique et identité : du tarab arabe aux fusions israélo-orientales</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/le-culte-des-martyrs-au-coeur-du-moyen-orient/">Le culte des martyrs au cœur du Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite, l&#8217;éducation contre l&#8217;extrémisme</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 31 Aug 2025 18:07:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Extrémisme]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2074</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Arabie saoudite, l’éducation est au cœur de la lutte contre l’extrémisme. Réforme des manuels scolaires, institutions comme Etidal et programmes de réinsertion témoignent d’un effort inédit pour transformer les mentalités, promouvoir un islam modéré <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/" title="Arabie saoudite, l&#8217;éducation contre l&#8217;extrémisme">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Arabie saoudite, l&rsquo;éducation contre l&rsquo;extrémisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Arabie saoudite, l’éducation est au cœur de la lutte contre l’extrémisme. Réforme des manuels scolaires, institutions comme Etidal et programmes de réinsertion témoignent d’un effort inédit pour transformer les mentalités, promouvoir un islam modéré et contrer l’idéologie jihadiste.</strong></p>



<p>La réforme des manuels scolaires et la création d’institutions comme <em>Etidal</em> traduisent un effort inédit pour transformer les mentalités à long terme. L’objectif est clair : purger les programmes des références à la haine, encourager un islam modéré et contrer l’idéologie jihadiste.<br>Mais ce chantier va bien au-delà des salles de classe. Il s’agit d’un repositionnement idéologique de l’État face à une société encore marquée par des décennies de discours religieux exclusif. La réhabilitation des anciens extrémistes, combinant théologie, psychologie et insertion sociale, constitue un pari audacieux : prévenir la récidive par la réintégration plutôt que par la répression seule.</p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-vision-2030-modernisation-economique-ou-pari-risque/">Lire aussi Arabie saoudite – Vision 2030</a></p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-entre-reformes-audacieuses-et-resistances-profondes/">Arabie saoudite : entre réformes audacieuses et résistances profondes</a></p>



<p><a href="https://www.vision2030.gov.sa/en" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.vision2030.gov.sa/en</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-education-extremisme/">Arabie saoudite, l&rsquo;éducation contre l&rsquo;extrémisme</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite : fin du règne des mutawa, un tournant</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-fin-mutawa-tournant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Aug 2025 18:06:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Mutawa]]></category>
		<category><![CDATA[réformes]]></category>
		<category><![CDATA[Religion]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2072</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Arabie saoudite, la réduction des pouvoirs des mutawa, la police religieuse wahhabite, marque un tournant historique. Cette réforme initiée par Mohammed ben Salmane brise un pilier du conservatisme, ouvre l’espace social et illustre le <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-fin-mutawa-tournant/" title="Arabie saoudite : fin du règne des mutawa, un tournant">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-fin-mutawa-tournant/">Arabie saoudite : fin du règne des mutawa, un tournant</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Arabie saoudite, la réduction des pouvoirs des mutawa, la police religieuse wahhabite, marque un tournant historique. Cette réforme initiée par Mohammed ben Salmane brise un pilier du conservatisme, ouvre l’espace social et illustre le bras de fer entre tradition religieuse et modernisation</strong></p>



<p>Pendant des décennies, la <strong>police religieuse d’Arabie saoudite</strong>, connue sous le nom de <em>mutawa</em>, symbolisait l’autorité du wahhabisme dans l’espace public. Ses agents surveillaient les comportements, contrôlaient la tenue vestimentaire, réprimaient les jeunes et intimidaient les femmes. Leur présence incarnait le poids du conservatisme religieux dans la société saoudienne.</p>



<p>En réduisant drastiquement leurs prérogatives, le prince héritier <strong>Mohammed ben Salmane (MBS)</strong> a brisé l’un des piliers les plus visibles du système wahhabite. Cette décision a eu des effets immédiats : plus de liberté individuelle pour les citoyens, assouplissement des règles sociales, et une image de modernisation adressée à la communauté internationale.</p>



<p>Mais cette réforme n’a pas été sans tensions. Une partie du clergé saoudien, qui voyait dans les <em>mutawa</em> un instrument de son influence, a exprimé des résistances discrètes. Le recul du pouvoir religieux illustre le nouvel équilibre que cherche à imposer MBS : une Arabie saoudite où l’État prime sur les gardiens de l’orthodoxie wahhabite.</p>



<p>La fin du règne des mutawa représente donc un <strong>tournant historique</strong>. Elle symbolise le basculement entre deux visions de l’Arabie : l’une attachée à la surveillance religieuse stricte, l’autre tournée vers la <strong>modernisation et l’ouverture sociale</strong>, en ligne avec les objectifs de la Vision 2030.</p>



<p>Lire aussi <a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-entre-reformes-audacieuses-et-resistances-profondes/">Arabie saoudite : entre réformes audacieuses et résistances profondes</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/arabie-saoudite-fin-mutawa-tournant/">Arabie saoudite : fin du règne des mutawa, un tournant</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Arabie saoudite : premier vol Flyadeal à équipage féminin</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/premier-vol-avec-un-equipage-feminin-en-arabie-saoudite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 May 2022 09:04:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Pilote femme arabie saoudite]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=1840</guid>

					<description><![CDATA[<p>Une compagnie aérienne saoudienne a effectué son premier vol interne avec un équipage majoritairement féminin dont la co-polite… Première en Arabie saoudite. La compagnie aérienne saoudienne Flyadeal a opéré le premier vol avec un équipage <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/premier-vol-avec-un-equipage-feminin-en-arabie-saoudite/" title="Arabie saoudite : premier vol Flyadeal à équipage féminin">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/premier-vol-avec-un-equipage-feminin-en-arabie-saoudite/">Arabie saoudite : premier vol Flyadeal à équipage féminin</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Une compagnie aérienne saoudienne a effectué son premier vol interne avec un équipage majoritairement féminin dont la co-polite…</p>



<p>Première en Arabie saoudite. La compagnie aérienne saoudienne Flyadeal a opéré le premier vol avec un équipage féminin. 5 femmes saoudiennes et une étrangère ont pris la commande d’un airbus 320 pour effectuer un vol intérieur reliant Riyad à Djeddah le 20 mai dernier.</p>



<p>Il s’agit là d’une nouvelle étape supplémentaire, et une première dans le pays, dans le cadre de l’ouverture sociale du pays et l’amélioration progressive des conditions de la femme entreprise depuis quelques années.</p>



<p>La compagnie a déclaré que la majorité de l&rsquo;équipage de l&rsquo;avion était composée de 6 femmes, 5 saoudiennes et une étrangère. Seule exception, le commandant de bord était u homme mais il était assisté par une femme.</p>



<p>La compagnie Flyadeal n’est pas à son premier essai. En 2019, elle avait annoncé le premier vol avec une assistante au pilote de nationalité saoudienne.</p>



<p>A noter que le pays accélère, sous l’impulsion du prince héritier Mohammed Ben Salmane (MBS) les réformes sociétales relatives aux droits de la femme dans le Royaume. Parmi les dernières évolutions, on notera singulièrement la levée de l&rsquo;interdiction pour les femmes de conduire une voiture et l’assouplissement des règles du tutorat qui donnent aux hommes le pouvoir sur leurs proches féminins.</p>



<p>Vision 2030 le plan de transformation<br>D’un autre côté, et dans le cadre du plan Vision 2030, les autorités saoudiennes tablent pour une augmentation du trafic aérien de plus de 33% par an, pour atteindre 300 millions de passagers en 2030. Pour atteindre cet objectif, le royaume wahhabite cherche à attirer 100 milliards de dollars d&rsquo;investissements, à créer une nouvelle compagnie aérienne nationale, à construire un nouvel aéroport à Riyad et à augmenter considérablement le fret.</p>



<p>Sources : <a href="https://alkhaleejonline.net/%D9%85%D8%AC%D8%AA%D9%85%D8%B9/%D8%A3%D9%88%D9%84-%D8%B1%D8%AD%D9%84%D8%A9-%D8%B7%D9%8A%D8%B1%D8%A7%D9%86-%D8%B3%D8%B9%D9%88%D8%AF%D9%8A%D8%A9-%D8%A8%D8%B7%D8%A7%D9%82%D9%85-%D9%85%D9%86-%D8%A7%D9%84%D9%86%D8%B3%D8%A7%D8%A1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alkhaleejonline</a> et <a href="https://twitter.com/flyadeal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Flyadeal</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/premier-vol-avec-un-equipage-feminin-en-arabie-saoudite/">Arabie saoudite : premier vol Flyadeal à équipage féminin</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
