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	<title>sécurité régionale | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Sat, 03 Jan 2026 14:39:52 +0000</lastBuildDate>
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	<title>sécurité régionale | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Iran : quand les cryptomonnaies deviennent une arme géopolitique</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-quand-les-cryptomonnaies-deviennent-une-arme-geopolitique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 14:27:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[cryptomonnaies]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[prolifération des armes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Financial Times révèle que l’Iran propose désormais la vente de systèmes d’armes avancés — missiles balistiques, drones, systèmes de défense aérienne et équipements navals — en échange de cryptomonnaies. Derrière cette information, se dessine <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-quand-les-cryptomonnaies-deviennent-une-arme-geopolitique/" title="Iran : quand les cryptomonnaies deviennent une arme géopolitique">[...]</a></p>
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<p><strong>Le Financial Times révèle que l’Iran propose désormais la vente de systèmes d’armes avancés — missiles balistiques, drones, systèmes de défense aérienne et équipements navals — en échange de cryptomonnaies.</strong></p>



<p>Derrière cette information, se dessine bien plus qu’un simple contournement technique des sanctions internationale : c’est une <strong>mutation stratégique</strong> du commerce militaire international et une nouvelle démonstration de l’adaptabilité des régimes des Mollahs sous embargo.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une réponse directe à l’asphyxie financière</strong></h2>



<p>Selon le <em>Financial Times</em>, cette offre serait portée par Modlex, l’organisme public iranien chargé des exportations d’armement. L’agence accepterait des paiements en actifs numériques, mais aussi sous forme de troc ou en rials iraniens, en rupture assumée avec les circuits financiers traditionnels.</p>



<p>Cette initiative intervient dans un contexte précis :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>renforcement des <strong>sanctions occidentales</strong>,</li>



<li>réactivation possible des sanctions onusiennes après l’échec des négociations nucléaires,</li>



<li>surveillance accrue des flux bancaires liés à l’Iran.</li>
</ul>



<p>Face à cette asphyxie, Téhéran choisit une stratégie pragmatique : <strong>sortir du système</strong> plutôt que tenter de s’y réintégrer.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La cryptomonnaie comme outil de souveraineté parallèle</strong></h2>



<p>Le recours aux cryptomonnaies n’est pas nouveau pour l’Iran. Mais leur utilisation dans le commerce d’armes stratégiques marque un seuil inédit. La logique est claire :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>pas d’intermédiaires bancaires,</li>



<li>traçabilité réduite,</li>



<li>contournement des régulateurs occidentaux,</li>



<li>paiements rapides et transnationaux.</li>
</ul>



<p>Autrement dit, la cryptomonnaie devient un <strong>instrument de souveraineté financière alternative</strong>, au service d’une diplomatie militarisée.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>À qui l’Iran s’adresse-t-il ?</strong></h3>



<p>Le <em>Financial Times</em> souligne que l’Iran disposerait déjà de clients dans plus de 35 pays, principalement des États ou acteurs soumis à des sanctions, marginalisés ou hostiles à l’ordre occidental.</p>



<p>Les acheteurs potentiels seraient connus :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>États africains ou asiatiques sous pression internationale,</li>



<li>régimes autoritaires cherchant des armements sans condition politique,</li>



<li>acteurs non étatiques ou zones grises du système international.</li>
</ul>



<p>Ce modèle favorise une militarisation<strong> </strong>opaque des relations internationales, hors de tout cadre multilatéral.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’échec structurel des sanctions occidentales</strong></h2>



<p>Cette évolution met en lumière une réalité dérangeante : les sanctions, conçues pour isoler, incitent à l’innovation clandestine. Plus les mécanismes de contrôle sont stricts, plus les États visés développent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>des circuits financiers alternatifs,</li>



<li>des alliances hors Occident,</li>



<li>des modèles hybrides mêlant crypto, troc et monnaies locales.</li>
</ul>



<p>L’Iran ne fait ici que pousser à son terme une logique déjà à l’œuvre chez la Russie, la Corée du Nord ou certains réseaux pro-iraniens au Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une menace directe pour la stabilité régionale</strong></h2>



<p>Le danger n’est pas seulement financier. Il est avant tout sécuritaire. En banalisant l’usage des paiements numériques pour des ventes d’armes sophistiquées, l’Iran contribue à désarticuler les mécanismes internationaux de contrôle, à rendre les transferts toujours plus opaques, et à armer des acteurs déjà structurellement déstabilisateurs ; milices, proxies régionaux et régimes fragiles.<br>Dans un Moyen-Orient saturé de conflits, cette dérégulation accélérée du marché des armements augmente mécaniquement le risque d’une prolifération incontrôlée, hors de tout cadre politique, juridique ou sécuritaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une nouvelle ère du commerce de la guerre</strong></h2>



<p>En acceptant officiellement les cryptomonnaies pour ses ventes militaires, l’Iran assume une rupture stratégique majeure : celle de l’émergence d’un marché de la guerre partiellement déconnecté de l’ordre international, affranchi des règles, des contrôles et des arbitrages occidentaux. Le message est double, et parfaitement assumé. À ses adversaires, Téhéran signifie que le régime des sanctions a atteint ses limites. À ses partenaires, il indique qu’une alternative crédible existe, hors du système financier mondial classique, pour commercer, s’armer et coopérer sans rendre de comptes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p>L’Iran ne se contente plus de contourner les règles : il contribue à en fabriquer de nouvelles, dans lesquelles la technologie financière devient une arme stratégique à part entière. Une évolution que les chancelleries occidentales auraient tort de sous-estimer.</p>



<p><a href="https://www.ft.com/content/d1ceb1a4-3493-4776-ae22-c94d76dc478f" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Source : Iran offers to sell advanced weapons systems for crypto</a></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/">Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient 2025]]></category>
		<category><![CDATA[normalisation Israël]]></category>
		<category><![CDATA[paix au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[relations israélo-arabes]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps impensable, souvent instrumentalisée, la paix avec Israël s’impose aujourd’hui comme une question centrale au Levant. Non par adhésion idéologique, mais par contrainte stratégique. En Syrie comme au Liban, la stabilisation régionale, la reconstruction et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/" title="Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em><strong>Longtemps impensable, souvent instrumentalisée, la paix avec Israël s’impose aujourd’hui comme une question centrale au Levant. Non par adhésion idéologique, mais par contrainte stratégique. En Syrie comme au Liban, la stabilisation régionale, la reconstruction et même la survie de l’État passent désormais par une remise en cause d’un tabou fondateur.</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tabou historique qui se fissure</strong></h2>



<p>Pendant des décennies, la paix avec Israël a été reléguée au rang d’hérésie politique dans le discours syrien et libanais. Elle était dénoncée publiquement, tout en étant gérée de facto sur le plan sécuritaire. Ce double langage a longtemps structuré le Levant.</p>



<p>Mais le contexte a changé.</p>



<p>La guerre syrienne a épuisé les sociétés, ruiné les économies et révélé l’inanité des slogans hérités. La question israélienne ainsi que le rejet ne disparaissent pas — lls changent de statut. La question devient un <strong>dossier stratégique</strong>, non plus un mythe mobilisateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Syrie : la paix comme condition de la sortie de l’isolement</strong></h2>



<p>La Syrie d’après-guerre se reconstruit sous pression internationale. Et cette pression est aujourd’hui explicite.</p>



<p>Washington, sous l’impulsion de Donald Trump, a clairement lié la levée progressive des sanctions à des <strong>engagements sécuritaires concrets</strong> de Damas. Parmi eux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la désescalade durable avec Israël,</li>



<li>la fin de toute permissivité envers des acteurs hostiles opérant depuis le territoire syrien comme Daech,</li>



<li>la stabilisation stricte du front sud.</li>
</ul>



<p>Il ne s’agit pas d’un traité de paix formel imposé de l’extérieur, mais d’un <strong>préalable politique clair</strong> : sans apaisement sécuritaire avec Israël, il n’y aura pas se véritable reconstruction crédible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une évolution silencieuse du discours syrien</strong></h2>



<p>La rue syrienne reste hostile à Israël. Ce rejet est réel, nourri par des décennies de propagande et par une mémoire collective façonnée par le conflit. Mais un phénomène nouveau mérite attention : <strong>l’émergence de voix syriennes favorables à la paix</strong>, ou du moins à une normalisation pragmatique. Ces voix s’expriment rarement dans l’espace public, mais elles circulent dans les cercles intellectuels, économiques et politiques y compris proches du régime islamiste d’Ahmed al-Sharaa.</p>



<p>Chez nombre de ses soutiens, une conviction progresse : <em>la reconstruction de la nouvelle Syrie passera, tôt ou tard, par la paix avec Israël.</em></p>



<p>Non par adhésion affective, mais par calcul rationnel. Un État détruit, sous sanctions, ne peut se permettre un conflit latent avec la première puissance militaire régionale. La paix devient ici un <strong>outil de reconstruction</strong>, non un reniement idéologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Golan : d’icône figée à dossier pragmatique</strong></h2>



<p>Le dossier du Golan reste symboliquement explosif, mais il n’est plus traité comme un absolu intangible. Dans les faits, ce front est l’un des plus calmes de la région depuis des décennies.</p>



<p>Dans les cercles proches du pouvoir syrien, poussés par les Américains, l’idée progresse qu’un <strong>arrangement sécuritaire durable</strong>, même imparfait, vaut mieux qu’un conflit gelé sans horizon politique. Dans l&rsquo;état actuel des choses, la Syrie n&rsquo;a pas les moyens pour ouvrir un tel débat, encore moins un tel front. La reconstruction est l&rsquo;objectif primordial. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban face à ses contradictions</strong></h2>



<p>Si la Syrie avance vers une normalisation sécuritaire avec Israël, le Liban sera immédiatement confronté à un choc politique interne.</p>



<p>Officiellement en guerre avec Israël, le Liban n’en contrôle ni les leviers militaires ni les décisions stratégiques. Cette situation a permis l’installation durable d’un état d’exception, justifié par un conflit sans fin.</p>



<p>Une paix régionale poserait une question brutale : <strong>au nom de quoi le Liban resterait-il enfermé dans une logique de confrontation que ses voisins cherchent à dépasser ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un séisme politique plus qu’un tournant diplomatique</strong></h2>



<p>Pour le Liban, la paix avec Israël serait d&rsquo;abord une épreuve de vérité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la réalité de la souveraineté de l’État,</li>



<li>le rôle du Hezbollah et la capacité de le désarmer</li>
</ul>



<p>En contrepartie, elle ouvrirait des perspectives concrètes : stabilisation du Sud, désescalade durable, intégration économique régionale. Mais ces gains supposent un courage politique que le système libanais peine à produire pour l&rsquo;instant. </p>



<p>Paradoxalement, la paix avec Israël est moins taboue au Liban qu’en Syrie. Et pourtant, le pays demeure incapable de s’engager sur cette voie, prisonnier d’un conflit qu’il ne maîtrise pas, et otage d’une logique de confrontation entretenue par des acteurs armés agissant comme proxies régionaux, au premier rang desquels le Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand la paix devient un calcul de survie</strong></h2>



<p>En Syrie comme au Liban, la paix avec Israël cesse progressivement d’être un tabou, même si l&rsquo;on ne peut que douter encore de la sincérité ou de la capacité des gouvernements syriens et libanais à la concrétiser. Elle n’est plus un horizon idéologique ni repoussoir complet : elle devient un calcul de survie nationale et un enjeu de reconstruction. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr : une rupture de logiciel</strong></h2>



<p>La paix avec Israël ne résoudra pas tous les drames du Levant. Elle n’effacera ni les blessures, ni les mémoires, ni les fractures internes. Mais elle ferait tomber un verrou stratégique majeur. </p>



<p>En Syrie, elle s’impose progressivement comme une option rationnelle. Au Liban, elle poserait la question que tout le monde évite : peut-on encore différer indéfiniment la paix sans sacrifier l’avenir ?</p>



<p>En réalité, la paix, ne doit pas rester un slogan. Elle doit être une <strong>rupture de logiciel</strong>, et donc un test de maturité politique. </p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/hydro-paix-israel-golfe-2025/">Hydro-paix 2025 : quand la soif rapproche Israël et le Golfe</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/">Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 10:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence internationale 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse. Qu’est-ce qu’un État qui <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/" title="Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse.</strong></p>



<p>Qu’est-ce qu’un État qui n’exerce plus son autorité, qui n’a plus de monnaie stable, plus d’armée pleinement souveraine, plus d’institutions fonctionnelles, plus de stratégie nationale — mais qui continue d’exister diplomatiquement et juridiquement ? Le Liban est aujourd’hui l’exemple le plus avancé de cette zone grise : un pays légal survivant sur le papier, un pays réel fragmenté, affaibli, sous tutelles croisées. La visite de Jean-Yves Le Drian à Beyrouth cette semaine, l’annonce américaine d’une conférence internationale pour soutenir l’armée libanaise en janvier 2026 « probablement à Paris », et les initiatives discrètes mais actives de l’Égypte s’inscrivent dans une même logique : tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Mais que reste-t-il réellement du Liban en tant qu’État stratégique et souverain ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban n’est plus gouverné — il est géré à distance</strong></h2>



<p>Depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020, l’État libanais a cessé de fonctionner comme une structure capable de produire de l’ordre. Les indicateurs de 2025 en disent long : une inflation annuelle autour de 150 %, une livre ayant perdu 98,7 % de sa valeur depuis 2019, une dette publique dépassant 150 % du PIB. La pauvreté extrême touche désormais 82 % de la population selon la Banque mondiale. L’électricité est disponible deux à quatre heures par jour, les hôpitaux publics sont maintenus en vie par les ONG, l’eau potable est assurée par l’UNICEF, les universités publiques sont fermées ou agonisantes. Les routes sont défoncées, et la justice se trouve dans un coma artificiel. Le Liban est passé d’un État fragile à un État vitrifié : debout, mais sans colonne vertébrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Hezbollah : structure parallèle ou seule colonne restante ?</strong></h2>



<p>Toute analyse honnête doit partir de ce constat brutal : en décembre 2025, le Hezbollah demeure la seule structure pleinement fonctionnelle du pays. Son arsenal est estimé entre 120 000 et 150 000 roquettes et missiles, malgré la guerre de 2024 et les saisies massives de l’armée cette année, qui a confisqué ou détruit près de 400 000 munitions et équipements. Le mouvement contrôle des ports illégaux, des ministères clés, des réseaux financiers parallèles, la frontière syrienne et une grande partie du Sud. Il constitue la projection directe de l’Iran au Levant.</p>



<p>Les trois scénarios de désarmement restent inopérants. Le désarmement total est politiquement impossible, refusé par Téhéran et porteur d’un risque de guerre civile. L’intégration du Hezbollah dans l’armée libanaise, souvent évoquée, est rejetée par Washington et Riyad, car elle reviendrait à légaliser l’arsenal actuel. Le statu quo contrôlé, enfin, correspond à la réalité de 2025 : l’armée saisit des caches obsolètes pour la galerie, le Hezbollah conserve ses missiles de précision et ses drones, et chacun fait semblant de croire à un équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Drian, Washington, Paris, Riyad… et maintenant Le Caire</strong></h2>



<p>La visite de Jean-Yves Le Drian, du 8 au 10 décembre 2025, vise à verrouiller le cessez-le-feu et à pousser le président Joseph Aoun à accélérer les réformes. Morgan Ortagus a confirmé la tenue d’une conférence internationale en janvier 2026 pour soutenir l’armée libanaise. Les pays du Golfe demeurent extrêmement prudents : Riyad refuse de verser un dollar tant que l’influence iranienne reste dominante.</p>



<p>Dans ce paysage, l’Égypte s’affirme comme un acteur discret mais incontournable. Le Caire a multiplié les visites en 2025, coordonne étroitement avec Paris et Riyad, et voit dans un Liban stable un tampon indispensable contre les débordements islamistes. Sa doctrine est simple : la stabilité, même bancale, vaut toujours mieux que le chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Neutralisation ou satellisation ?</strong></h2>



<p>Certains diplomates évoquent encore l’idée d’une neutralité stratégique pour le Liban, à la manière de la Suisse ou de l’Autriche. Mais la neutralité n’a de sens que si les acteurs internes la respectent. Or l’Iran continue de traiter le Liban comme sa profondeur stratégique face à Israël, et le Hezbollah conditionne tout retrait à un départ israélien total — une condition dont il sait pertinemment qu’elle restera irréalisable, tant que le Hezbollah menace le nord d&rsquo;Israël. Un cercle vicieux. En réalité, le Liban parle d’équilibre, mais vit sous tutelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban : pays réel ou façade commode ?</strong></h2>



<p>Il devient légitime de se demander si le Liban est encore un État opérationnel ou une simple coquille administrative utilisée par des acteurs plus puissants. Le président promet le monopole des armes pour fin 2025 alors que chacun sait que l’échéance sera repoussée. L’armée saisit 400 000 munitions en 2025 mais laisse les missiles balistiques intacts. Le gouvernement négocie avec le FMI sans contrôler la moitié du territoire. La justice n’ose pas enquêter sur l’explosion du port. Le pouvoir réel demeure, comme toujours, hors des institutions.</p>



<p>Cette façade tient parce que chacun y trouve son intérêt : le Hezbollah, l’Iran, la France, les États-Unis, le Golfe, l’Égypte et, bien sûr, la diaspora qui continue de croire qu’il y a quelque chose à sauver.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La conférence de janvier 2026 : dernier espoir ou énième sursis ?</strong></h2>



<p>Annoncée par Washington et confirmée par Paris, la conférence internationale se tiendra probablement à la mi-janvier 2026 à Paris. Son objectif est de mobiliser au moins 500 millions de dollars pour les Forces armées libanaises, afin de financer les salaires, les équipements non létaux, les drones et les formations, et de leur permettre de déployer massivement au sud du Litani tout en poursuivant les saisies d’armes du Hezbollah. Les grands donateurs — États-Unis, France, Arabie saoudite, Qatar, Émirats — posent cependant des conditions strictes : des progrès concrets et vérifiables sur le désarmement et les réformes structurelles.</p>



<p>Le risque est évident : si aucune avancée tangible n’est obtenue, cette aide ne fera que renflouer une façade et repousser encore l’échéance du monopole étatique déjà manqué en décembre 2025. En clair, on paiera les soldes des soldats pour qu’ils continuent à saisir des roquettes rouillées pendant que le Hezbollah garde ses missiles de précision.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p>Le Liban n’est pas mort. Mais il n’est plus souverain, plus stable, plus gouverné. Il survit dans une zone intermédiaire : ni État effondré à la somalienne, ni État fonctionnel. Un pays nominal, une identité suspendue, un territoire stratégique que personne ne veut voir sombrer &#8211; mais que personne n’est prêt à sauver vraiment tant que le Hezbollah conservera son arsenal, son veto et sa capacité de nuisance.</p>



<p>Les saisies d’armes de 2025, <a href="https://www.lorientlejour.com/article/1485833/joseph-aoun-nous-sommes-prets-a-nous-engager-pleinement-et-efficacement-dans-le-processus-de-paix.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le plan Aoun </a>et la conférence de janvier 2026 ne sont que des gestes qui retardent la seule question qui vaille : une refondation profonde ou un abandon progressif à la satellisation iranienne ? Le Liban reste, pour l’instant, le test grandeur nature de cette équation impossible.</p>



<p></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/">Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Israël–Syrie : la paix impossible ou la frontière réinventée ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/israel-syrie-paix-frontiere-reinventee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 08:45:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après le plan de Trump pour Gaza, une autre paix se dessine aussi ailleurs. Entre Israël et la Syrie d’Ahmed al-Sharaa, un dialogue discret émerge sous médiation américaine. Loin des illusions diplomatiques, cette « paix <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/israel-syrie-paix-frontiere-reinventee/" title="Israël–Syrie : la paix impossible ou la frontière réinventée ?">[...]</a></p>
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<p><strong>Après le plan de Trump pour Gaza, une autre paix se dessine aussi ailleurs. Entre Israël et la Syrie d’Ahmed al-Sharaa, un dialogue discret émerge sous médiation américaine. Loin des illusions diplomatiques, cette « paix des marges » redéfinit la frontière nord et préfigure un nouvel équilibre régional. <em>Israël–Syrie : la paix impossible ou la frontière réinventée ?</em> Par Faraj Alexandre Rifai.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La paix viendra-t-elle des marges ?</strong></h2>



<p>La paix au Moyen-Orient d’après-guerre ne se redessinera peut-être pas à Gaza, mais ailleurs — là où les lignes de fracture se muent en lignes de contact. Depuis plusieurs mois, les signaux d’un rapprochement discret entre <strong>Israël et la Syrie post-Assad</strong> se multiplient.</p>



<p>Sur fond de médiation américaine, un nouvel équilibre se cherche : celui d’une <strong>stabilisation frontalière</strong>, surtout d’un dialogue sécuritaire et d’une diplomatie <strong>pragmatique et progressive</strong>, loin des discours et des conférences. </p>



<p>Cette dynamique, amorcée depuis la <strong>chute du régime Assad en décembre 2024</strong> et l’arrivée au pouvoir du président <strong>Ahmed al-Sharaa</strong>, par les pressions américaines, n’est pas un traité de paix mais une forme de normalisation stratégique et sécuritaire. Et c’est peut-être ainsi que se joue le vrai futur du Moyen-Orient. D&rsquo;autres formes de la paix seraient envisagées ? </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le précédent du Mont Hermon : le laboratoire d’une coexistence sous contrôle</strong></h2>



<p>L’accord en discussion sur le <strong>Mont Hermon</strong>, révélé fin octobre 2025, symbolise cette transformation.<br>Pour la première fois depuis 1974, Israël, la Syrie et les États-Unis envisagent une <strong>présence tripartite</strong> de surveillance sur la frontière. C&rsquo;est éviter la guerre et les tension, à défaut d&rsquo;installer immédiatement un traité de paix. Ce modèle — mi-militaire, mi-politique — sert d’expérimentation : établir une zone de sécurité gérée conjointement, prévenir le retour de milices iraniennes et créer un cadre minimal de dialogue.</p>



<p>Officiellement, les deux parties restent en guerre. Mais dans les faits, les échanges de renseignement, les contacts militaires indirects et la coordination via Washington tracent déjà les contours d’une <strong>paix fonctionnelle</strong>, sans traité ni cérémonie.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une Syrie « post-Assad » en quête de légitimité</strong></h2>



<p>Malgré les signaux inquiétants — notamment les massacres de minorités alaouites et druzes —, le nouveau dirigeant s’efforce de projeter l’image d’un homme d’État pragmatique.<br>Sous pression américaine et saoudienne, il cherche à se repositionner comme un acteur légitime du nouvel ordre régional. Ses priorités : la <strong>reconstruction économique</strong>, la <strong>reconnaissance internationale</strong> et la <strong>sécurisation des frontières</strong>, un pari qu’il semble, du moins sur le plan diplomatique, avoir en partie réussi.</p>



<p>Dans ce cadre, <strong>le dialogue indirect avec Israël devient une monnaie d’échange</strong>. En montrant sa capacité à coopérer contre le reste de Daech, à contenir les milices islamistes, à éloigner la présence iranienne, et à stabiliser le sud syrien, Damas espère obtenir la levée progressive des sanctions américaines. Washington, de son côté, voit dans ce rapprochement avec Israël une manière de <strong>couper définitivement la route à Téhéran</strong> et d’isoler le Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une normalisation sans drapeaux</strong></h2>



<p>Contrairement aux Accords d’Abraham, cette approche ne passe pas par la reconnaissance diplomatique, du moins pour l&rsquo;instant. Elle repose sur une logique de <strong>normalisation technique</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>échanges de renseignements sur les trafics frontaliers ;</li>



<li>prévenir tout mouvement de milices ou de groupes armés vers Israël ;</li>



<li>maintien d’une zone tampon au sud du Golan.</li>
</ul>



<p>Ces contacts discrets n’ont rien d’un traité de paix, mais ils produisent les effets d’un accord de stabilité. Israël, fort de son avance technologique et de son ancrage régional, agit sans illusion : il ne cherche plus la paix symbolique, mais <strong>la gestion sécuritaire</strong>. La diplomatie de façade a laissé place à la diplomatie des cérémonies et des drapeaux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les marges comme nouvelle géopolitique israélienne</strong></h2>



<p>En réalité, ce mouvement dépasse le cas syrien. Depuis l&rsquo;accord de cessez-le-feu à Gaza, Israël et les États-Unis avancent sur plusieurs autres fronts :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>avec Riyad</strong>, un canal de coordination sécuritaire inédit autour du plan Trump pour Gaza ;</li>



<li><strong>avec le Liban</strong>, des pourparlers via Washington pour sécuriser la frontière nord et réduire les risques d’escalade avec le Hezbollah ;</li>



<li><strong>avec la Jordanie et les Émirats</strong>, une intensification des échanges en matière de renseignement et d’énergie.</li>
</ul>



<p>Cette <strong>stratégie des marges</strong> repose sur un principe : consolider les périphéries pour neutraliser le centre. Gaza restera instable ; le reste de la région doit, lui, rester vivable.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le pari américain : stabiliser sans imposer</strong></h2>



<p>Les États-Unis jouent un rôle clé. Washington alterne entre pressions fermes et gestes d’ouverture : <strong>ils l’ont fait avec la Syrie, comme ils le font avec Gaza et le Qatar.</strong> C’est une approche typiquement <em>trumpienne</em>, mêlant contrainte et pragmatisme, pour accompagner, mais aussi imposer, des changements au Moyen-Orient.</p>



<p>Par ailleurs, l’administration américaine sait que les populations locales sont lassées des grandes promesses. Elle préfère désormais miser sur la <strong>stabilité progressive</strong> : un cessez-le-feu qui tient, une frontière qui respire, un ennemi qui devient un voisin.</p>



<p>Dans cette logique, <strong>Israël et la Syrie ne signent pas la paix : ils apprennent à coexister.</strong><br>Et cette coexistence, bien que fragile, sert les intérêts américains : un front nord pacifié, une influence iranienne contenue et une transition régionale pilotée sans confrontation ouverte.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La prudence israélien</strong>ne</h2>



<p>Pour Isarël, cette approche s’inscrit dans une vision cohérente : la sécurité avant la diplomatie, les marges avant les symboles.  Le gouvernement israélien sait que la paix totale avec la Syrie est illusoire pour l&rsquo;instant, mais la stabilité partielle serait déjà un succès.<br>En gérant le sud syrien, en dialoguant même discrètement avec l&rsquo;Arabie saoudite, et en consolidant ses liens avec les États-Unis , Israël <strong>recompose son environnement</strong> sans renoncer à ses lignes rouges : pas de compromis sur le Golan, pas de retrait unilatéral, pas de dépendance diplomatique. C’est une paix pragmatique, réversible, mais réelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Conclusion : une frontière qui devient politique</strong></h2>



<p>La paix entre Israël et la Syrie ne sera ni solennelle ni romantique. Elle prendra la forme d’un réseau de coopérations, d’échanges, de limites assumées. Le Mont Hermon n’est pas un symbole de réconciliation, mais de <strong>cohabitation contrôlée</strong> — et c’est peut-être cela, le nouveau réalisme au Moyen-Orient ?</p>



<p>Le Moyen-Orient n’a pas besoin de nouvelles utopies. Il a besoin de frontières sécurisées, de voisins rationnels, et d’ennemis qui deviennent, parfois, des interlocuteurs. La paix ne viendra peut-être pas de Gaza, mais des marges où Israël apprend à transformer le conflit en équilibre.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/">Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon</a></p>
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		<title>Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 10:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Golan]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[mont Hermon]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[stabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël et la Syrie au bord d’un accord historique : une présence tripartite sur le mont Hermon pour sécuriser la frontière. Selon plusieurs sources régionales concordantes, Israël et la Syrie seraient sur le point de <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/" title="Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Israël et la Syrie au bord d’un accord historique : une présence tripartite sur le mont Hermon pour sécuriser la frontière.</strong></p>



<p>Selon plusieurs sources régionales concordantes, <strong>Israël et la Syrie seraient sur le point de conclure un accord de sécurité prévoyant une présence conjointe des forces israéliennes, syriennes et américaines</strong> sur des points stratégiques du sud syrien, notamment le <strong>mont Hermon</strong>.<br>Cet arrangement, qui rappelle l’esprit de l’accord de désengagement de 1974 tout en l’adaptant aux réalités post-Assad, marquerait un tournant majeur dans les relations entre deux États officiellement en guerre depuis 1948.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte : un vide sécuritaire né de la chute d’Assad</h2>



<p>La chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 a profondément bouleversé les équilibres au sud de la Syrie. L’effondrement du pouvoir central, face à l’offensive des rebelles menés par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a laissé un vide que les forces israéliennes ont rapidement investi.<br>Dès le 8 décembre 2024, <strong>Tsahal</strong> a franchi la ligne de démarcation pour occuper la zone tampon démilitarisée établie par l’accord de 1974, ainsi que le versant syrien du mont Hermon — un sommet de 2 814 mètres, à la fois observatoire naturel et position stratégique clé.</p>



<p>L’accord de 1974, signé après la guerre du Kippour, avait instauré une zone tampon sous supervision onusienne. Israël s’était alors retiré du mont Hermon, restituant le contrôle à la Syrie.<br>Mais l’effondrement de l’armée syrienne et la montée de factions armées ont conduit Benjamin Netanyahou à <strong>déclarer “caduc” l’accord de 1974</strong>, justifiant une présence militaire israélienne renforcée pour empêcher toute infiltration iranienne ou djihadiste.</p>



<p>Depuis, Israël maintient un dispositif élargi de surveillance et d’opérations ciblées contre les réseaux pro-iraniens.<br>En parallèle, le nouveau président syrien, <strong>Ahmed al-Sharaa</strong> — ancien chef du HTS devenu dirigeant de la “Nouvelle Syrie” — multiplie les signaux d’ouverture et plaide pour un rétablissement des échanges sécuritaires “dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité syrienne”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les contours de l’accord : une surveillance tripartite inédite</h2>



<p>Le 29 octobre 2025, <strong>Al-Arabiya</strong> rapporte qu’un responsable israélien a confirmé que <strong>les négociations entre Jérusalem, Damas et Washington sont entrées dans leur phase finale</strong>, avec un projet d’accord pour une <strong>présence conjointe Israël–Syrie–États-Unis sur plusieurs sites stratégiques, dont le mont Hermon</strong>.<br>Ce dispositif inclurait la création d’un <strong>comité de sécurité tripartite</strong> chargé de superviser la frontière et de prévenir tout affrontement non coordonné.<br>Selon la même source, il s’agirait d’une “mise à jour de l’armistice de 1974 avec des ajustements mineurs”, destinée à refléter la nouvelle réalité du terrain.</p>



<p>Les négociations, menées sous médiation américaine, prévoient un <strong>retrait progressif des troupes israéliennes de la zone tampon</strong> à condition que Damas s’engage à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>interdire toute présence iranienne ou milice étrangère dans le sud-ouest syrien ;</li>



<li>geler les déploiements militaires lourds à proximité du Golan ;</li>



<li>coopérer à la surveillance conjointe de la ligne Hermon-Quneitra.</li>
</ul>



<p>Le rôle américain, pivot du dispositif, est déterminant : Washington entend sceller un accord avant 2026, dans le cadre d’une stratégie régionale de <strong>stabilisation post-Trump</strong>.<br>Des discussions exploratoires auraient déjà eu lieu à Londres et à Chypre entre le ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer et le ministre syrien Asaad al-Shaibani, préparant un cadre de coordination.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le mont Hermon concentre toutes les attentions</h2>



<p>Le mont Hermon n’est pas qu’un symbole : il domine la plaine de la Bekaa, surplombe Damas et contrôle des <strong>sources hydriques cruciales</strong> pour les deux pays.<br>Pour Israël, il représente un <strong>atout de dissuasion</strong> et un poste d’observation essentiel face au Hezbollah.<br>Pour la Syrie, il incarne la <strong>reconquête de la souveraineté nationale</strong>, un enjeu vital pour le régime d’al-Sharaa, soucieux de consolider son autorité au sud du pays et de restaurer sa légitimité.<br>Cette reprise de contrôle, même partielle, serait un signal fort à la population syrienne et aux puissances arabes modérées que la Syrie “post-Assad” redevient un acteur d’État, et non une mosaïque de milices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord qui redessine l’échiquier régional</h2>



<p>Pour Israël, cette coopération serait <strong>un gage de sécurité et un moyen d’isoler l’Iran</strong> de la frontière nord.<br>Pour la Syrie, elle offrirait <strong>un retour sur la scène diplomatique</strong> après une décennie d’isolement.<br>Et pour les États-Unis, elle constituerait une <strong>victoire stratégique</strong> : la démonstration qu’une approche de stabilisation pragmatique — fondée sur la sécurité avant la morale — peut produire des résultats concrets.</p>



<p>Les <strong>Émirats arabes unis</strong> et la <strong>Jordanie</strong> auraient également apporté leur soutien discret à cette initiative, estimant qu’elle pourrait servir de modèle à d’autres zones frontalières sensibles dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une paix froide, ou un nouveau statu quo ?</h2>



<p>Si cet accord se concrétise, il pourrait être la première étape vers une <strong>intégration progressive de la Syrie dans le cadre élargi des Accords d’Abraham</strong>, ouvrant la voie à une reconnaissance partielle, voire à des échanges économiques sous supervision américaine.<br>Mais les obstacles restent considérables : la fragilité du régime syrien, la méfiance israélienne, et la capacité limitée des États-Unis à garantir une application durable sur le terrain.</p>



<p>Entre scepticisme et espoir, <strong>le mont Hermon</strong> pourrait redevenir ce qu’il n’a plus été depuis un demi-siècle : un sommet d’observation, mais aussi un point d’équilibre.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/syrie-reconstruction-nouvel-echiquier-regional/">Syrie : la reconstruction comme nouvel échiquier régional</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/">Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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		<title>Israël : le centre de Kiryat Gat, pivot du plan Trump pour Gaza</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/centre-civil-militaire-kiryat-gat-plan-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 05:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[CENTCOM]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a inspecté le nouveau centre de coordination civilo-militaire, désormais pilier du plan de stabilisation de Gaza impulsé par Donald Trump. <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/centre-civil-militaire-kiryat-gat-plan-trump/" title="Israël : le centre de Kiryat Gat, pivot du plan Trump pour Gaza">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En visite à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a inspecté le nouveau centre de coordination civilo-militaire, désormais pilier du plan de stabilisation de Gaza impulsé par Donald Trump. Ce centre incarne la phase opérationnelle du plan : contrôle de l’aide, désarmement du Hamas, et reconstruction sous tutelle internationale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un centre de coordination stratégique</h2>



<p>Le centre civil-militaire de Kiryat Gat, inauguré en octobre 2025, constitue la pierre angulaire du dispositif post-guerre de Gaza voulu par Washington.</p>



<p>Dirigé par le général américain Patrick Frank et placé sous la supervision du Commandement central américain (CENTCOM), il réunit déjà plusieurs pays partenaires : États-Unis, Israël, France, Allemagne, Jordanie, Émirats arabes unis, Royaume-Uni et Australie.</p>



<p>Sa mission est triple :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>superviser la mise en œuvre du <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">plan de 20 points élaboré par Donald Trump</a> ;</li>



<li>garantir que l’aide humanitaire parvienne sans détournement ;</li>



<li>coordonner la phase de stabilisation : cessez-le-feu, retrait des troupes israéliennes, désarmement progressif des groupes armés.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture du « post-guerre »</h2>



<p>Selon les informations confirmées par Reuters et AP, le centre de Kiryat Gat est conçu comme un hub de coordination internationale destiné à garantir la transition entre la guerre et la reconstruction.</p>



<p>Marco Rubio y a déclaré que la future gouvernance de Gaza devait être confiée à des pays « avec lesquels Israël est à l’aise » — excluant de facto toute implication du Hamas ou de ses soutiens régionaux.</p>



<p>L’objectif affiché : assurer une reconstruction sécurisée, éviter le vide politique et empêcher la résurgence de milices islamistes.</p>



<p>Le fait que ce centre soit implanté en territoire israélien et non à Gaza même traduit une ligne claire : la stabilisation se fera sous supervision israélo-américaine, mais avec un habillage multilatéral pour élargir la légitimité du processus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie du réalisme</h2>



<p>Ce dispositif illustre la philosophie géopolitique de Donald Trump : remplacer les promesses diplomatiques par des structures de contrôle.</p>



<p>L’idée n’est pas d’inventer une paix morale, mais d’imposer une stabilité fonctionnelle.</p>



<p>Plutôt que d’exclure les acteurs controversés, la méthode consiste à les impliquer dans des cadres strictement surveillés, afin de canaliser leurs marges d’action.</p>



<p>C’est dans cette logique que le Qatar pourrait être appelé à participer, sous conditions, à la reconstruction et à la logistique humanitaire — un pari risqué mais peut-être nécessaire, selon la logique « récompenser pour neutraliser » déjà testée ailleurs par Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis du dispositif</h2>



<p>Plusieurs zones d’ombre persistent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le rôle exact d’Israël dans la gestion quotidienne du centre ;</li>



<li>la chaîne logistique de l’aide vers Gaza ;</li>



<li>la gouvernance future du territoire, encore indéterminée ;</li>



<li>les réticences israéliennes, notamment sur une éventuelle participation qatarie ou turque à la reconstruction.</li>
</ul>



<p>Pour Jérusalem, l’équation reste délicate : accepter une coopération internationale sans perdre le contrôle stratégique de la sécurité.</p>



<p>Pour Washington, l’enjeu est de montrer des résultats visibles, d’où la création de ce centre qui transforme une vision diplomatique en outil opérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : du plan à l’action</h2>



<p>Le centre civil-militaire de Kiryat Gat n’est pas une vitrine symbolique, mais l’instrument concret du plan Trump pour Gaza. C’est là que se joue la traduction pratique de la « paix par la stabilité ».</p>



<p>Dans un Moyen-Orient fracturé, ce dispositif incarne une forme nouvelle d’intervention : multilatérale dans la forme, unilatérale dans la direction. Pour Israël, c’est un filet de sécurité. Pour les États-Unis, une démonstration de leadership retrouvé. Et pour Gaza, peut-être, le laboratoire d’un nouvel ordre.</p>



<p>Sources : Reuters, AP News, Times of Israel (octobre 2025).</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">Le Plan de paix de Trump pour Gaza </a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/centre-civil-militaire-kiryat-gat-plan-trump/">Israël : le centre de Kiryat Gat, pivot du plan Trump pour Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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