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	<title>Reconstruction | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Tue, 28 Oct 2025 05:31:30 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Reconstruction | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Israël : le centre de Kiryat Gat, pivot du plan Trump pour Gaza</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/centre-civil-militaire-kiryat-gat-plan-trump/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Oct 2025 05:30:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[CENTCOM]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Donald Trump]]></category>
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		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Marco Rubio]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[stabilisation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En visite à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a inspecté le nouveau centre de coordination civilo-militaire, désormais pilier du plan de stabilisation de Gaza impulsé par Donald Trump. <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/centre-civil-militaire-kiryat-gat-plan-trump/" title="Israël : le centre de Kiryat Gat, pivot du plan Trump pour Gaza">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En visite à Kiryat Gat, dans le sud d’Israël, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a inspecté le nouveau centre de coordination civilo-militaire, désormais pilier du plan de stabilisation de Gaza impulsé par Donald Trump. Ce centre incarne la phase opérationnelle du plan : contrôle de l’aide, désarmement du Hamas, et reconstruction sous tutelle internationale.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un centre de coordination stratégique</h2>



<p>Le centre civil-militaire de Kiryat Gat, inauguré en octobre 2025, constitue la pierre angulaire du dispositif post-guerre de Gaza voulu par Washington.</p>



<p>Dirigé par le général américain Patrick Frank et placé sous la supervision du Commandement central américain (CENTCOM), il réunit déjà plusieurs pays partenaires : États-Unis, Israël, France, Allemagne, Jordanie, Émirats arabes unis, Royaume-Uni et Australie.</p>



<p>Sa mission est triple :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>superviser la mise en œuvre du <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">plan de 20 points élaboré par Donald Trump</a> ;</li>



<li>garantir que l’aide humanitaire parvienne sans détournement ;</li>



<li>coordonner la phase de stabilisation : cessez-le-feu, retrait des troupes israéliennes, désarmement progressif des groupes armés.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture du « post-guerre »</h2>



<p>Selon les informations confirmées par Reuters et AP, le centre de Kiryat Gat est conçu comme un hub de coordination internationale destiné à garantir la transition entre la guerre et la reconstruction.</p>



<p>Marco Rubio y a déclaré que la future gouvernance de Gaza devait être confiée à des pays « avec lesquels Israël est à l’aise » — excluant de facto toute implication du Hamas ou de ses soutiens régionaux.</p>



<p>L’objectif affiché : assurer une reconstruction sécurisée, éviter le vide politique et empêcher la résurgence de milices islamistes.</p>



<p>Le fait que ce centre soit implanté en territoire israélien et non à Gaza même traduit une ligne claire : la stabilisation se fera sous supervision israélo-américaine, mais avec un habillage multilatéral pour élargir la légitimité du processus.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie du réalisme</h2>



<p>Ce dispositif illustre la philosophie géopolitique de Donald Trump : remplacer les promesses diplomatiques par des structures de contrôle.</p>



<p>L’idée n’est pas d’inventer une paix morale, mais d’imposer une stabilité fonctionnelle.</p>



<p>Plutôt que d’exclure les acteurs controversés, la méthode consiste à les impliquer dans des cadres strictement surveillés, afin de canaliser leurs marges d’action.</p>



<p>C’est dans cette logique que le Qatar pourrait être appelé à participer, sous conditions, à la reconstruction et à la logistique humanitaire — un pari risqué mais peut-être nécessaire, selon la logique « récompenser pour neutraliser » déjà testée ailleurs par Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les défis du dispositif</h2>



<p>Plusieurs zones d’ombre persistent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>le rôle exact d’Israël dans la gestion quotidienne du centre ;</li>



<li>la chaîne logistique de l’aide vers Gaza ;</li>



<li>la gouvernance future du territoire, encore indéterminée ;</li>



<li>les réticences israéliennes, notamment sur une éventuelle participation qatarie ou turque à la reconstruction.</li>
</ul>



<p>Pour Jérusalem, l’équation reste délicate : accepter une coopération internationale sans perdre le contrôle stratégique de la sécurité.</p>



<p>Pour Washington, l’enjeu est de montrer des résultats visibles, d’où la création de ce centre qui transforme une vision diplomatique en outil opérationnel.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : du plan à l’action</h2>



<p>Le centre civil-militaire de Kiryat Gat n’est pas une vitrine symbolique, mais l’instrument concret du plan Trump pour Gaza. C’est là que se joue la traduction pratique de la « paix par la stabilité ».</p>



<p>Dans un Moyen-Orient fracturé, ce dispositif incarne une forme nouvelle d’intervention : multilatérale dans la forme, unilatérale dans la direction. Pour Israël, c’est un filet de sécurité. Pour les États-Unis, une démonstration de leadership retrouvé. Et pour Gaza, peut-être, le laboratoire d’un nouvel ordre.</p>



<p>Sources : Reuters, AP News, Times of Israel (octobre 2025).</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">Le Plan de paix de Trump pour Gaza </a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Syrie : la reconstruction comme nouvel échiquier régional</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/syrie-reconstruction-nouvel-echiquier-regional/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Oct 2025 11:22:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Arabie saoudite]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[économie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[qatar]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Turquie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Analyse. La guerre syrienne n’est pas terminée : elle a simplement changé de forme. Depuis la chute d’Assad et l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Sharaa, la bataille ne se mène plus seulement avec des armes — <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/syrie-reconstruction-nouvel-echiquier-regional/" title="Syrie : la reconstruction comme nouvel échiquier régional">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Analyse. La guerre syrienne n’est pas terminée : elle a simplement changé de forme. Depuis la chute d’Assad et l’arrivée au pouvoir d’Ahmed al-Sharaa, la bataille ne se mène plus seulement avec des armes — comme les violences contre les Alaouites et les Druzes — mais avec des contrats. Derrière la façade d’une reconstruction ambitieuse, se joue une compétition acharnée entre puissances régionales — Turquie, Qatar, Arabie saoudite, Émirats — et acteurs occidentaux, chacun cherchant à transformer ses investissements en influence politique.<br>Par Faraj Alexandre Rifai. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Le projet al-Sharaa : entre rupture et continuité</h2>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir, la reconstruction de la Syrie est devenue le mantra d’Ahmed al-Sharaa. Présenté comme un dirigeant moderne et pragmatique, il se donne l’image d’un chef d’État réformateur. Son discours à l’ONU, salué comme un tournant diplomatique, a marqué le retour « officiel » de la Syrie sur la scène internationale. Il promet une « nouvelle ère » : ouverture économique, lutte contre la corruption, réconciliation nationale.</p>



<p>Mais sur le terrain, le régime reste centralisé et garde un parfum autoritaire. Les élections organisées dans un cadre semi-contrôlé ont exclu les provinces kurdes et druzes. Les comités de « justice transitionnelle » servent davantage à rassurer les bailleurs étrangers qu’à répondre aux crimes du passé. Pendant ce temps, les minorités de l’intérieur demeurent menacées.</p>



<p>Sous un vernis technocratique, al-Sharaa construit un État d’ordre et de puissance : religieux dans son langage, pragmatique dans ses alliances, autoritaire dans sa structure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La reconstruction, nouveau champ de bataille géoéconomique</h2>



<p>Avec des coûts estimés à près de 500 milliards de dollars, la reconstruction syrienne est devenue la principale monnaie d’influence régionale.<br>Chaque puissance cherche à acheter sa part du futur syrien :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La Turquie</strong> s’impose comme l’acteur dominant, avec des projets dans l’énergie, les transports et la défense. Elle contrôle une grande partie des circuits économiques du nord du pays, transformant la proximité géographique en levier stratégique.</li>



<li><strong>Le Qatar</strong>, fidèle à son rôle d’intermédiaire idéologique et financier, multiplie les annonces d’aide et de financement. Ses entreprises s’impliquent dans les réseaux gaziers, les infrastructures et la communication, tout en diffusant un modèle islamo-médiatique calibré pour séduire les nouvelles élites sunnites.</li>



<li><strong>L’Arabie saoudite</strong> avance avec prudence mais constance, cherchant à bloquer le retour de Téhéran et à contenir l’influence turque. Elle cible les secteurs du BTP, de l’énergie et de la sécurité frontalière, dans une logique d’équilibre régional.</li>



<li><strong>Les Émirats arabes unis</strong>, enfin, misent sur la stabilité économique plutôt que sur l’idéologie. Ils investissent dans les infrastructures portuaires et logistiques (notamment à Tartous via DP World), soutiennent des projets immobiliers et énergétiques, et cherchent à positionner Abu Dhabi comme le garant arabe d’une reconstruction ordonnée. Leur approche est claire : neutraliser les excès de l’islam politique par le pragmatisme économique.</li>
</ul>



<p>Dans ce jeu d’influence, l’argent est devenu la principale arme de domination. Investir, c’est désormais régner — non par conquête, mais par dépendance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’Iran et la Russie, les perdants du nouvel ordre syrien</h2>



<p>Les deux parrains du régime Assad ont perdu la partie.<br>L’Iran, qui avait fait de la Syrie un maillon essentiel de son corridor vers la Méditerranée, a vu s’effondrer tout un réseau d’alliances et de bases logistiques. Sa perte est autant géopolitique qu’économique.<br>La Russie, affaiblie par son isolement international, se replie sur la défense de ses bases militaires à Tartous et Hmeimim. Elle conserve une présence symbolique mais voit ses contrats économiques remplacés par des entreprises turques et du Golfe.</p>



<p>Le centre de gravité syrien a basculé : du croissant chiite vers un <strong>croissant sunnite</strong>, dominé par Ankara et Doha, où l’islam politique sert de ciment identitaire à la reconstruction.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour de l’Occident : prudence et calcul</h2>



<p>Les puissances occidentales observent cette recomposition avec des approches contrastées : les États-Unis font preuve de réalisme, tandis que la France et l’Europe se distinguent par leur précipitation.<br>Washington a partiellement levé les sanctions pour permettre un accès limité aux entreprises américaines et européennes, tout en exigeant un dialogue avec Israël et un engagement contre Daech.<br>Bruxelles et Paris, en revanche, ont très rapidement débloqué plusieurs milliards au profit du régime, quelques semaines à peine après sa mise en place — sans condition ni pression politique.</p>



<p>Malgré les massacres perpétrés contre les Alaouites, le président Macron a tenu à être le premier à recevoir al-Sharaa, sans la moindre réserve, mais avec les sourires et les accolades.<br>Leur logique, purement stratégique, semble se résumer ainsi : mieux vaut s’impliquer à la marge que laisser le terrain aux puissances concurrentes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une paix économique, pas politique</h2>



<p>La « nouvelle Syrie » se présente comme un pays stable et réconcilié. En réalité, c’est un système verrouillé où les fractures anciennes se déplacent plutôt qu’elles ne disparaissent.<br>Les minorités sont marginalisées, la société reste sous contrôle, et la religion redevient un instrument d’État.<br>Dans les écoles de Damas, l’islam politique s’enseigne comme une doctrine nationale ; dans les provinces, les milices intégrées à l’armée sont les véritables protectrices du pouvoir.<br>Sous la rhétorique du renouveau, la Syrie affiche les apparences d’un État moderne sur un fond d’autoritarisme religieux contrôlé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme israélien : stabilité ou illusion ?</h2>



<p>Pour Israël, cette recomposition soulève un dilemme inédit.<br>La disparition de l’influence iranienne constitue un soulagement stratégique, mais l’ascension d’un bloc sunnite soutenu par la Turquie et le Qatar n’est pas moins inquiétante.<br>Un régime islamiste « modéré » et centralisé à Damas pourrait, à moyen terme, devenir une source d’instabilité sur le front nord, en légitimant idéologiquement la confrontation avec Israël au nom d’une nouvelle solidarité régionale.<br>La frontière nord d’Israël risque ainsi de passer d’un front chiite à un front sunnite — différent dans la forme, mais pas nécessairement plus rassurant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Si Al-Sharaa voulait vraiment reconstruire la Syrie &#8230;</h2>



<p>S’il voulait véritablement faire de la Syrie un État stable et souverain, Ahmed al-Sharaa devrait transformer la reconstruction en levier de réconciliation, et non en instrument de domination. Cela suppose d’abord de rompre avec la logique des cercles fermés et des alliances confessionnelles, pour bâtir un cadre inclusif où Druzes, Alaouites, Kurdes et sunnites participent à la gouvernance du pays. Il devrait faire ce qu&rsquo;il avait été envisagé depuis le début : une véritable conférence nationale où tous les Syriens sont représentés. Or, la première chose que le régime actuel a fait c&rsquo;est de toucher à la constitution sans avoir la moindre légitimité démocratique pour le faire. <br>Sur le plan économique, la transparence dans la gestion du <strong>Fonds syrien de développement</strong> et la supervision indépendante des grands contrats seraient essentielles pour restaurer la confiance intérieure et attirer des investissements durables. Il faudra s&rsquo;éloigner de la logique tribale dans la gestion de la vie économique du pays. <br>Enfin, un geste symbolique mais décisif consisterait à engager un <strong>dialogue réel avec Israël</strong> sur les frontières et la sécurité régionale, afin de replacer la Syrie dans une dynamique de paix plutôt que dans la perpétuation des antagonismes. Mais pour cela, Al Sharaa devrait s&rsquo;affranchir de sa base la plus radicalisée. <br>La question est de savoir si al-Sharaa veut reconstruire un pays… ou simplement un pouvoir. Et avec Qui ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : la reconstruction comme pouvoir d’État</h2>



<p>La Syrie d’al-Sharaa se reconstruit sur un paradoxe : elle promet le développement économique et, dans une certaine mesure, la paix, mais cultive la domination et la division confessionnelle, et donc le rejet des minorités. <br>Chaque puissance étrangère y voit un miroir de ses propres ambitions, et chaque dollar investi renforce un régime qui a compris la règle du nouveau jeu régional : <strong>celui qui finance commande, celui qui reconstruit gouverne.</strong></p>



<p>Sous l’apparence d’une renaissance nationale, la Syrie devient un laboratoire des puissances extérieure  : un pays pacifié en surface, fracturé en profondeur, et disputé par tous ceux qui prétendent le sauver.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/les-emirats-et-la-turquie-la-rivalite-devenue-partenariat/">Les Émirats et la Turquie : la rivalité devenue partenariat</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Réforme fiscale en Syrie : pari audacieux pour financer la reconstruction</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/reforme-fiscale-en-syrie-pour-financer-la-reconstruction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Oct 2025 16:35:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[fiscalité]]></category>
		<category><![CDATA[Gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[investissement]]></category>
		<category><![CDATA[Karam Shaar]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[réforme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Reconstruction de la Syrie. La nouvelle réforme fiscale syrienne, présentée en 2025, marque un tournant majeur pour un pays exsangue après treize ans de guerre. Allégements pour les ménages, taux réduits pour les entreprises et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/reforme-fiscale-en-syrie-pour-financer-la-reconstruction/" title="Réforme fiscale en Syrie : pari audacieux pour financer la reconstruction">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Reconstruction de la Syrie. La nouvelle réforme fiscale syrienne, présentée en 2025, marque un tournant majeur pour un pays exsangue après treize ans de guerre. Allégements pour les ménages, taux réduits pour les entreprises et introduction d’une taxe sur la consommation : Damas veut séduire investisseurs et classes moyennes. Mais avec une assiette fiscale aussi restreinte, la viabilité de l’État syrien reste en question.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réforme fiscale pour refonder le contrat entre l’État et les Syriens</h2>



<p>La reconstruction de la Syrie ne passera pas seulement par le ciment et l’acier, mais aussi par la refonte des institutions économiques.<br>Face à une économie en ruine, à une inflation chronique et à une perte de confiance généralisée, le gouvernement a présenté une <strong>réforme fiscale ambitieuse</strong> : alléger la pression sur les citoyens, stimuler l’investissement et moderniser l’administration.</p>



<p>Selon l’analyse de l’économiste <strong>Karam Shaar</strong>, cette réforme vise à rompre avec un système fiscal arbitraire et obsolète, hérité des années de guerre, pour installer un cadre plus transparent, équitable et attractif.<br>Mais derrière cette ambition se cache un dilemme : comment financer la reconstruction d’un pays dévasté avec si peu de recettes ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les principaux volets de la réforme</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Impôt sur le revenu : 90 % des Syriens exonérés</h3>



<p>Le nouvel impôt sur le revenu exempterait <strong>plus de 90 % des citoyens</strong>.<br>Le taux maximal serait plafonné à <strong>8 %</strong>, l’un des plus faibles du monde arabe.<br>Des déductions sont prévues pour les dépenses de santé, d’éducation, de logement et les charges familiales.<br>L’objectif est double : <strong>rendre le système plus juste</strong> et <strong>soulager les classes moyennes</strong> lourdement frappées par la crise.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Impôt sur les sociétés : attractivité et simplification</h3>



<p>Les entreprises seraient désormais soumises à un taux <strong>forfaitaire de 10 %</strong> pour les secteurs dits prioritaires (industrie, santé, éducation, technologie…) et <strong>15 %</strong> pour les autres.<br>L’agriculture reste exonérée, et les dividendes versés par les sociétés résidentes seraient partiellement exclus de l’assiette fiscale.</p>



<p>Ce cadre vise à <strong>attirer les investisseurs locaux et étrangers</strong>, notamment ceux de la diaspora, tout en uniformisant des règles longtemps marquées par l’arbitraire administratif.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Taxe de vente : une “TVA syrienne” à 5 %</h3>



<p>Une <strong>nouvelle taxe de vente</strong> de <strong>5 %</strong> sur la plupart des biens et services — et jusqu’à <strong>15 %</strong> sur les produits de luxe — remplacera les multiples taxes disparates accumulées pendant la guerre.<br>Ce dispositif inspiré de la TVA devrait garantir des <strong>revenus réguliers</strong> pour l’État, mais il pourrait aussi peser sur la consommation populaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Modernisation numérique et lutte contre la corruption</h2>



<p>La réforme s’accompagne d’une <strong>numérisation de la fiscalité</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>e-déclarations, factures électroniques et reçus QR ;</li>



<li>création de <strong>tribunaux fiscaux spécialisés</strong> ;</li>



<li>disparition des anciens comités arbitraires de taxation forfaitaire.</li>
</ul>



<p>L’objectif est clair : <strong>réduire la corruption</strong>, restaurer la transparence et reconstruire un minimum de confiance entre l’administration et les contribuables.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des promesses séduisantes… mais des risques immenses</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Des recettes fiscales insuffisantes</h3>



<p>En exonérant 90 % des ménages et en plafonnant les taux à 8 %, la Syrie s’expose à une chute dramatique de ses recettes.<br>Déjà parmi les plus faibles du monde (moins de 5 % du PIB), la collecte fiscale pourrait se réduire davantage — alors même que les besoins de reconstruction sont colossaux.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une économie trop informelle</h3>



<p>L’essentiel de l’économie syrienne demeure informelle, hors du champ fiscal.<br>Les rares entreprises formelles risquent de porter seules le poids de l’impôt, tandis que la majorité des activités échappent à toute taxation réelle.<br>Sans formalisation progressive du tissu économique, la réforme restera théorique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Défis techniques et administratifs</h3>



<p>La transition numérique suppose une <strong>infrastructure solide</strong> — Internet, électricité, compétences.<br>Or, dans un pays encore ravagé, ces conditions sont loin d’être réunies.<br>Le risque est grand de voir la réforme s’appliquer de manière inégale, voire détournée.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une réforme imposée d’en haut ?</h3>



<p>Enfin, si la réforme est perçue comme un geste technocratique imposé sans concertation, elle pourrait raviver la méfiance entre citoyens et pouvoir.<br>Dans un pays encore fracturé, la fiscalité n’est pas qu’un outil économique : c’est un <strong>symbole de légitimité politique</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers quel modèle de reconstruction ?</h2>



<p>Trois trajectoires se dessinent :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Croissance lente, finances faibles</strong> : la réforme stimule l’activité sans résoudre le déficit budgétaire.</li>



<li><strong>Élargissement progressif de la base fiscale</strong> : si l’économie se formalise, les recettes augmentent à long terme.</li>



<li><strong>Révision forcée</strong> : face à la pénurie de fonds, le gouvernement devra tôt ou tard relever les taux ou introduire de nouvelles taxes.</li>
</ol>



<p>Mais au-delà des chiffres, l’enjeu est politique : <strong>refonder un contrat social</strong> où les Syriens paient des impôts non par peur, mais par confiance dans un État qui rend des services.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pari sur la confiance</h2>



<p>La nouvelle politique fiscale syrienne est à la fois un <strong>acte économique et un acte symbolique</strong>.<br>Elle cherche à transformer un appareil d’État corrompu en un système moderne, à faible pression fiscale et à haute transparence.<br>Mais pour que cette réforme devienne un levier de reconstruction, il faudra plus qu’une loi : <strong>une gouvernance crédible, une société civile impliquée et une économie qui respire</strong>.</p>



<p>La Syrie joue ici une carte essentielle : celle d’un redressement fondé sur la confiance, non sur la contrainte.<br>Et c’est peut-être le défi le plus difficile de tous.</p>



<h2 class="wp-block-heading">À retenir</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>90 % des Syriens exonérés d’impôt sur le revenu.</li>



<li>Impôt sur les sociétés limité à 10–15 %.</li>



<li>Nouvelle taxe de vente de 5 % à 15 %.</li>



<li>Objectif : relancer l’investissement et moderniser l’État.</li>



<li>Risque majeur : recettes insuffisantes pour financer la reconstruction.</li>
</ul>



<p><a href="https://karamshaar.com/syria-in-figures/syria-tax-reform-2025/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Source et plus de détails de l&rsquo;étude de Karam Shaar en anglais</a> </p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/oman-un-impot-sur-le-revenu-en-2028-le-debut-de-la-fin-du-modele-rentier/">Oman : un impôt sur le revenu en 2028, le début de la fin du modèle rentier ?</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/reforme-fiscale-en-syrie-pour-financer-la-reconstruction/">Réforme fiscale en Syrie : pari audacieux pour financer la reconstruction</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 09:06:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité transitoire]]></category>
		<category><![CDATA[Board of Peace]]></category>
		<category><![CDATA[Cessez-le-feu]]></category>
		<category><![CDATA[Désarmement]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie arabe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Gita]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Plan Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Blair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le plan Trump : une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ? Contexte : ce que propose le plan Trump Le plan américano-israélien en 21 points prévoit <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/" title="Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">plan Trump </a>: une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Contexte : ce que propose le plan Trump</strong></h2>



<p>Le plan américano-israélien en 21 points prévoit un cessez-le-feu, un échange otages-prisonniers, un désarmement du Hamas, un retrait israélien par phases, et la création d’une gouvernance transitoire à Gaza composée de « Palestiniens qualifiés » et d’experts internationaux. Cette gouvernance serait supervisée par un organe international – appelé « Board of Peace » ou Gaza International Transitional Authority (<a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">GITA</a>) dans certaines versions – où Tony Blair est pressenti pour jouer un rôle de chef de file/président exécutif.&nbsp;</p>



<p>Plusieurs sources détaillent des éléments proches : autorité suprême internationale à durée limitée, coordination avec une force multinationale et un pilier investissement/reconstruction </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi Tony Blair à Gaza ?</strong></h2>



<p>Washington a testé l’idée : l’ex-Premier ministre britannique, ancien envoyé du Quartet au Proche-Orient (2007-2015), piloterait la transition et la reconstruction, avec un mandat adossé aux partenaires arabes et occidentaux. L’option Blair est sérieusement étudiée à la Maison Blanche et discutée avec Israël et des acteurs arabes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les points positifs d’une supervision Tony Blair</strong></h2>



<p><strong>1) Expérience de haut niveau &amp; réseau international</strong></p>



<p>Blair a déjà travaillé sur les dossiers économiques et institutionnels palestiniens, dispose d’entrées à Washington, Londres, Jérusalem, dans le Golfe, et connaît l’écosystème des bailleurs. Cela peut accélérer la mobilisation financière et la coordination inter-agences pour la reconstruction.&nbsp;</p>



<p><strong>2) Lisibilité et centre de gravité unique</strong></p>



<p>Une autorité clairement identifiée (GITA/Board of Peace), avec un chef politique visible, peut réduire la fragmentation bureaucratique des efforts humanitaires, sécuritaires et économiques, condition clé pour passer du secours à la stabilisation. Les brouillons évoquent une architecture hiérarchique et des guichets d’investissement.&nbsp;</p>



<p><strong>3) Capacité à arrimer des partenaires arabes et européens</strong></p>



<p>Si l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Qatar, les Émirats et les Européens s’alignent, l’effet de levier financier et diplomatique pourrait être significatif, surtout si la supervision n’enterre pas la perspective d’une unification avec la Cisjordanie réformée.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les angles morts</strong></h2>



<p><strong>1) Fort rejet symbolique côté arabe et palestinien</strong></p>



<p>Blair reste associé à l’Irak 2003 et à une image interventionniste. Son nom ravive la critique d’un « tutelle occidentale » et peut crisper l’opinion publique palestinienne et régionale, fragilisant la légitimité locale de la transition.&nbsp;</p>



<p><strong>2) Flou sur l’articulation avec l’Autorité palestinienne (AP)</strong></p>



<p>Le plan écarte ou marginalise l’AP à court terme, ce que Paris et Riyad jugent problématique : sans feuille de route claire vers une gouvernance palestinienne unifiée et vers un État, des partenaires clés pourraient freiner.&nbsp;</p>



<p><strong>3) Risque de mandat sans horizon politique</strong></p>



<p>Plusieurs critiques pointent l’absence de timeline précise pour le retrait israélien et le transfert de compétences. Une transition à durée indéterminée deviendrait ingouvernable et nourrirait l’accusation de « protectorat ».&nbsp;</p>



<p><strong>4) Conditions de sécurité très exigeantes</strong></p>



<p>Le désarmement du Hamas et la mise en place d’une force multinationale sont des prérequis difficiles. Sans adhésion minimale du Hamas (ou son affaiblissement décisif), aucune autorité transitoire ne pourra opérer durablement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les conditions de réussite (minimum vital)</strong></h2>



<p><strong>1) Paquet séquencé « Sécurité ↔ Politique ↔ Économie »</strong></p>



<p>– Sécurité : cessez-le-feu, mécanisme de vérification, police palestinienne formée, présence internationale à mandat clair.</p>



<p>– Politique : calendrier de transfert vers une entité palestinienne réformée (Cisjordanie/Gaza), garde-fous juridiques et inclusion d’acteurs palestiniens crédibles non affiliés au Hamas.</p>



<p>– Économie : fonds fiduciaire pour la reconstruction, priorités (eau, électricité, hôpitaux, logements), contrôles anticorruption, guichet « PME &amp; emplois jeunes ».&nbsp;</p>



<p><strong>2) Parapluie diplomatique arabo-occidental</strong></p>



<p>La France, l’UE et des pays arabes clés demandent des assurances sur l’horizon étatique et la protection des droits. Ces exigences risquent de fragiliser l&rsquo;adhésion régionale. </p>



<p><strong>3) Communication locale et légitimation</strong></p>



<p>Il faudra palestiniser la transition  avec des visages en dehors du Hamas : donner des visages palestiniens à l’exécutif quotidien, des mécanismes de consultation communautaire et protéger les biens/fonciers (Property Rights) pour éviter un ressentiment massif. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les scénarios (du plus crédible au plus risqué)</strong></h2>



<p><strong>Scénario A — </strong> <strong>Supervision Blair limitée &amp; transitoire (le plus viable ?)</strong></p>



<p>Blair préside une instance de supervision aux pouvoirs bornés, avec mandat de 12–18 mois, objectifs mesurables (sécurité de base, électricité/eau, reprise scolaire, 100 000 logements priorisés), et transfert programmé à une gouvernance palestinienne réformée. Chances : moyennes si un noyau d’États arabes s’engage et si la sécurité tient.&nbsp;</p>



<p><strong>Scénario B — Blair exécutif fort / GITA élargie</strong> </p>



<p>Autorité puissante, agenda reconstruction XXL, présence sécuritaire robuste. Risque : rejet local et accusations de néocolonialisme ; coût politique pour les partenaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Scénario C — </strong> <strong>Échec d’entrée en fonction</strong></p>



<p>Pas d’accord Hamas, violences persistantes, veto d’acteurs régionaux : la proposition Blair devient un sparadrap diplomatique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Verdict : Blair, -t-il une chance ?</strong></h2>



<p>Oui, sous conditions strictes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Mandat court, borné et lisible, avec palestinisation réelle de l’exécutif.</li>



<li>Package financier + sécuritaire crédible, incluant partenaires arabes et européens.</li>
</ol>



<p>Non, si Blair incarne une tutelle occidentale sans horizon politique clair ni inclusion palestinienne, ou si la sécurité de base n’est pas assurée. Dans ce cas, sa nomination deviendrait contre-productive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">À surveiller dans les prochains jours</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <strong>fenêtre de réponse</strong> donnée au Hamas et la teneur de sa réponse. </li>



<li>Le <strong>format exact</strong> du mandat (Board of Peace vs GITA) publié par Washington.</li>



<li>Les <strong>lignes rouges</strong> de Paris/Riyad/Le Caire/Doha sur l’AP et l’horizon étatique. </li>
</ul>
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		<title>Sanctions César 2025 : l’appel de Hamra pour le patrimoine juif en Syrie</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/sanctions-cesar-2025-yosef-hamra-patrimoine-juif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 09:06:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Juifs de Syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Patrimoine juif]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sanctions César]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
		<category><![CDATA[Yosef Hamra]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Juifs de Syrie. Dans une lettre adressée au Congrès américain le 25 septembre 2025, le rabbin Yosef Hamra, leader de la diaspora juive syrienne, appelle à l’abrogation des sanctions César, imposées en 2019 contre Bachar <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/sanctions-cesar-2025-yosef-hamra-patrimoine-juif/" title="Sanctions César 2025 : l’appel de Hamra pour le patrimoine juif en Syrie">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Juifs de Syrie.</strong> <strong>Dans une lettre adressée au Congrès américain le 25 septembre 2025, le rabbin Yosef Hamra, leader de la diaspora juive syrienne, appelle à l’abrogation des sanctions César, imposées en 2019 contre Bachar al-Assad, renversé en décembre 2024. Ces mesures, prolongées jusqu’en 2029, entravent la restauration du patrimoine juif et le retour des minorités sous le gouvernement intérimaire d’Ahmed al-Sharaa. Face à l’amendement 3889 du NDAA 2026, cet appel soulève un dilemme crucial : lever les sanctions sans compromettre la justice pour les crimes du régime déchu.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les sanctions César : un héritage ambigu</h2>



<p>Le <em>Caesar Syria Civilian Protection Act</em> de 2019 visait à sanctionner Assad pour ses crimes de guerre, documentés par 53 000 photos de prisonniers torturés par un ex-photographe militaire surnommé « César ». Ces sanctions extraterritoriales ont gelé les financements pour la reconstruction, ciblant Damas, ses alliés et les investisseurs étrangers.</p>



<p>Après la chute d’Assad le 8 décembre 2024, lors d’une offensive rebelle menée par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), et son exil à Moscou sous protection russe, les sanctions ont été maintenues via le NDAA 2025. Selon Amnesty International (2020), elles aggravent la crise humanitaire en limitant l’accès à médicaments et matériaux, freinant la reconstruction dans un pays où un million de réfugiés sont rentrés depuis 2024.</p>



<p>Les minorités – Juifs, Chrétiens, Yézidis – peinent à restaurer synagogues, églises et cimetières, menaçant un patrimoine millénaire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’appel du rabbin Yosef Hamra</h2>



<p>Yosef Hamra, rabbin syrien exilé à New York et président de la <em>Jewish Heritage in Syria Foundation</em> (fondée en 2015), est le frère du dernier grand rabbin de Syrie, Ibrahim Hamra. Il représente une communauté juive réduite à une poignée de membres à Damas après un exil massif dans les années 1970-1990, sous les persécutions d’Assad.</p>



<p>Dans sa lettre du 25 septembre 2025, il s’oppose à l’amendement 3889 du NDAA 2026, qui prolongerait les sanctions, et plaide pour leur abrogation :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Patrimoine en danger</strong> : « <em>Lifting the Caesar sanctions is essential to restore synagogues and cemeteries, safeguard irreplaceable Jewish heritage</em> », écrit-il, citant la synagogue de Jobar, bombardée en 2014, estimée à 2 millions de dollars de restauration.</li>



<li><strong>Retour des exilés</strong> : Les sanctions bloquent un environnement stable pour les Juifs et autres minorités, un objectif soutenu par al-Sharaa depuis mars 2025.</li>



<li><strong>Risque d’effondrement</strong> : « <em>Permanently locking in sanctions freezes risk discouraging international support</em> », menaçant l’économie et favorisant les extrémistes.</li>
</ul>



<p>Hamra exhorte le Sénat à rejeter l’amendement pour un <em>repeal</em> total, permettant à la Syrie de renaître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Enjeux post-Assad : reconstruction, justice et stabilité</h2>



<p>La chute d’Assad en décembre 2024 a ouvert une ère de transition sous al-Sharaa, mais les sanctions compliquent les efforts :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Patrimoine à restaurer</strong> : La synagogue de Jobar et les cimetières juifs, partagés avec Chrétiens et Yézidis, nécessitent des fonds urgents. Des posts X signalent des pillages récents à Damas (#SyriaHeritage, 24 sept. 2025).</li>



<li><strong>Retour des réfugiés</strong> : Un million de Syriens sont rentrés, mais les Juifs restent rares (moins de 20 en 2020). Al-Sharaa promet sécurité, mais les violences sectaires (ex. : attaques contre Alaouites) persistent.</li>



<li><strong>Menace extrémiste</strong> : Le chaos profite aux radicaux, malgré les efforts d’al-Sharaa, mais une levée hâtive pose des risques.</li>



<li><strong>Justice en suspens</strong> : Assad, exilé à Moscou, échappe à la justice pour 500 000 morts. Les États-Unis hésitent à lever César, tandis que la Russie conditionne son aide à al-Sharaa. L’UE plaide pour un <em>repeal</em> conditionnel.</li>



<li><strong>Héritage d’Assad</strong> : Son instrumentalisation des minorités laisse une méfiance, amplifiée par des tensions actuelles.</li>
</ul>



<p>Une solution serait un <strong>fonds UNESCO pour le patrimoine</strong>, combiné à des sanctions ciblées sur les ex-responsables, aligné sur les positions européennes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réserves nécessaires : le nouveau régime sous surveillance</h2>



<p>Si l’appel du rabbin Yosef Hamra ouvre une perspective d’espoir, il serait dangereux d’idéaliser la transition actuelle. Le nouveau régime traîne un passé qui inquiète de nombreuses communautés. Ses discours d’ouverture et ses gestes envers les minorités doivent encore être confirmés par des actes concrets : protection effective des Alaouites, Druzes, des Chrétiens, des Kurdes qui restent particulièrement vulnérables face à nombreuses factions armées.</p>



<p>La restauration du patrimoine et le retour des exilés ne sauraient masquer la nécessité d’une vigilance constante. L’histoire syrienne a montré combien les minorités pouvaient être instrumentalisées. Le nouveau pouvoir devra prouver qu’il est capable d’assurer une coexistence réelle et durable, au-delà des déclarations de principe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>L’appel de Yosef Hamra, urgent dans une Syrie post-Assad, vise à sauver le patrimoine juif et à rouvrir la porte à une coexistence multiconfessionnelle. Mais la justice pour les crimes du régime déchu reste essentielle, alors que la transition d’al-Sharaa reste fragile.</p>



<p>La communauté internationale doit lever les sanctions paralysantes tout en garantissant <strong>accountability</strong>. Un fonds UNESCO et des sanctions ciblées offrent une voie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="791" height="1024" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-791x1024.jpg" alt="" class="wp-image-2342" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-791x1024.jpg 791w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-232x300.jpg 232w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-768x994.jpg 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-1187x1536.jpg 1187w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-1583x2048.jpg 1583w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/G1tPULDXAAEDK37-scaled.jpg 1978w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></figure>



<p><a href="https://jhs.sy/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jewish Heritage In Syria Fondation</a></p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/israel-syrie-accord-securitaire-statu-quo/">Lire aussi : Israël propose à la Syrie un nouvel accord sécuritaire : vers un nouveau statu quo ?</a></p>
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		<title>Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Sep 2025 10:08:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Plan Gita-Blair]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Vers une alternative crédible à la reconnaissance précipitée d’un État palestinien Un projet international pour sortir de l’impasse Depuis le début de la guerre à Gaza, la question du « jour d’après » reste un <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/" title="Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><em>Vers une alternative crédible à la reconnaissance précipitée d’un État palestinien</em></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un projet international pour sortir de l’impasse</h2>



<p>Depuis le début de la guerre à Gaza, la question du « jour d’après » reste un casse-tête insoluble. Entre les partisans d’une réoccupation israélienne, ceux qui défendent un retour de l’Autorité palestinienne (AP), et ceux qui appellent à une reconnaissance immédiate d’un État palestinien, aucun scénario n’a fait consensus.</p>



<p>C’est dans ce contexte qu’a émergé le plan porté par <strong>Tony Blair</strong>, ancien Premier ministre britannique, et désormais soutenu par <strong>Donald Trump</strong>. Selon des informations publiées par <a href="https://www.i24news.tv/fr/actu/israel-en-guerre/artc-plan-blair-pour-le-jour-d-apres-a-gaza-trump-donne-son-feu-vert-a-une-autorite-internationale-de-transition#google_vignette" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>i24NEWS</em> et le <em>Times of Israel</em>,</a> ce projet prévoit la création d’une <strong>Autorité internationale de transition pour Gaza (GITA)</strong>, placée sous mandat de l’ONU.</p>



<p>L’objectif est clair : assurer la gouvernance, la reconstruction et la sécurité de Gaza après la guerre, tout en évitant un retour du Hamas au pouvoir et sans remettre immédiatement les clés à une AP discréditée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La GITA : gouvernance internationale et sécurité renforcée</h2>



<p>Concrètement, la GITA serait mise en place par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Elle disposerait d’un <strong>conseil d’administration de 7 à 10 membres</strong>, comprenant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>un représentant palestinien,</li>



<li>un haut responsable de l’ONU,</li>



<li>une forte représentation musulmane afin d’assurer une légitimité régionale.</li>
</ul>



<p>Durant la phase transitoire, la GITA exercerait une <strong>autorité suprême sur Gaza</strong>, avec des compétences étendues en matière de gouvernance civile, de reconstruction des infrastructures, de gestion humanitaire et de sécurité.</p>



<p>Une <strong>Force internationale de stabilisation</strong>, mandatée par la communauté internationale, serait déployée pour empêcher toute résurgence du Hamas, sécuriser les corridors humanitaires et protéger les populations civiles.</p>



<p>L’Autorité palestinienne, de son côté, resterait associée mais dans un rôle secondaire et limité, avec une montée en puissance éventuelle conditionnée à des réformes et à sa capacité à assumer réellement ses responsabilités.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le dilemme israélien</h2>



<p>Le soutien de Donald Trump à ce plan marque une rupture. Le 27 août, lors d’une réunion organisée par Jared Kushner à la Maison Blanche, le président américain a affiché clairement sa préférence pour ce schéma, prenant ses distances avec l’idée controversée d’une « migration volontaire » des Gazaouis qu’il avait lui-même évoquée quelques mois plus tôt.</p>



<p>Pour Israël, cette orientation crée un dilemme stratégique. Le plan Blair évoque explicitement une <strong>unification future de Gaza et de la Cisjordanie sous l’AP</strong>, une perspective que Benjamin Netanyahou et une partie de son gouvernement rejettent.</p>



<p>Cependant, une alternative internationale crédible à la réoccupation israélienne pourrait être perçue à Jérusalem comme un moindre mal. Elle permettrait d’empêcher la résurgence du Hamas, tout en évitant à Israël la responsabilité directe du gouvernement civil à Gaza – une situation intenable à long terme.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les acteurs régionaux au cœur du dispositif</h2>



<p>Tony Blair a entamé une intense campagne diplomatique pour rallier les acteurs arabes clés : <strong>Arabie saoudite, Égypte, Qatar</strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Riyad</strong> conditionne toujours son soutien à une perspective claire vers la création d’un État palestinien. L’Arabie saoudite veut apparaître comme garante d’une solution politique, dans la continuité de ses ambitions régionales.</li>



<li><strong>L’Égypte</strong> voit dans cette formule une manière de contenir le Hamas sans être contrainte d’assumer seule la responsabilité de Gaza, ce qu’elle a toujours refusé.</li>



<li><strong>Le Qatar</strong>, partenaire ambigu et soutien historique du Hamas, reste un acteur incontournable, en raison de son poids financier et de son rôle de médiateur dans la libération des otages.</li>
</ul>



<p>L’adhésion de ces pays sera déterminante pour donner au plan une légitimité régionale et assurer son financement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un contraste frappant avec la stratégie française</h2>



<p>Cette initiative internationale souligne par contraste les errements de la diplomatie française. Plutôt que de soutenir une formule pragmatique et réaliste pour gérer l’après-guerre, Emmanuel Macron a choisi la voie symbolique et périlleuse : <strong>reconnaître un État palestinien</strong> en pleine guerre.</p>



<p>Une telle reconnaissance, en l’absence de structures crédibles et stables, revient à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>récompenser la violence</strong> qui a conduit à la guerre,</li>



<li><strong>renforcer une Autorité palestinienne corrompue et décrédibilisée</strong>,</li>



<li><strong>isoler Israël</strong> au lieu de construire un cadre de stabilité.</li>
</ul>



<p>Là où la France cède aux slogans et aux pressions idéologiques, le plan Blair cherche à bâtir une réalité institutionnelle solide.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Trois avantages stratégiques du plan Blair</h2>



<p>L’initiative n’est pas exempte de défis – notamment la difficulté de garantir une réelle efficacité d’une structure internationale et le risque de blocages diplomatiques au Conseil de sécurité. Mais elle présente trois atouts majeurs :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Neutraliser le Hamas</strong> : la présence d’une force internationale permettrait d’éviter la résurgence des groupes terroristes.</li>



<li><strong>Reconstruire Gaza</strong> : un cadre clair, financé et contrôlé par la communauté internationale, offrirait aux civils gazaouis une perspective concrète.</li>



<li><strong>Créer les conditions d’une gouvernance crédible</strong> : plutôt que d’imposer artificiellement un État palestinien, la GITA préparerait le terrain à une reprise progressive par des structures palestiniennes réformées.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Quel avenir pour Gaza ?</h2>



<p>Le temps presse. « Nous n’avons pas de mois ni de semaines. Nous avons des jours », confiait récemment une source proche des discussions. L’urgence humanitaire et la lassitude régionale face à l’enlisement rendent indispensable une solution rapide.</p>



<p>Deux scénarios se dessinent :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Si la GITA est adoptée</strong>, elle pourrait constituer une étape réaliste vers une stabilisation progressive, ouvrant la voie à une nouvelle gouvernance palestinienne, débarrassée du Hamas.</li>



<li><strong>Si elle échoue</strong>, Gaza risque de retomber soit dans le chaos et le retour du Hamas, soit dans une gestion forcée par Israël, avec tous les risques que cela porte sur le plan sécuritaire et de la tension au niveau régional.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Conclusion</h3>



<p>Le plan Blair soutenu par Donald Trump ne résout pas toutes les contradictions, mais il offre un cadre concret pour sortir de l’impasse. Il marque un contraste saisissant avec la diplomatie française, qui a préféré les symboles creux à la construction d’une solution réaliste.</p>



<p>Dans l’histoire des conflits du Moyen-Orient, les slogans n’ont jamais fait la paix. <strong>Seules des structures solides, sécurisées et financées, peuvent offrir aux Gazaouis une chance de vivre autrement que sous la terreur du Hamas.</strong></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/la-france-au-moyen-orient-prisonniere-de-ses-illusions/">La France au Moyen-Orient : prisonnière de ses illusions</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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