<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>politique américaine | Moyen-Orient.fr</title>
	<atom:link href="https://moyen-orient.fr/tag/politique-americaine/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://moyen-orient.fr/tag/politique-americaine/</link>
	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Sun, 26 Oct 2025 08:12:03 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2022/04/cropped-icone-moyen-orient-32x32.png</url>
	<title>politique américaine | Moyen-Orient.fr</title>
	<link>https://moyen-orient.fr/tag/politique-americaine/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Trump et le Qatar : le pari risqué de la stabilité à Gaza</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/trump-qatar-pari-stabilite-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Oct 2025 08:05:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[politique américaine]]></category>
		<category><![CDATA[qatar]]></category>
		<category><![CDATA[stabilité]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Trump]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2598</guid>

					<description><![CDATA[<p>Trump parie sur le Qatar pour stabiliser Gaza : un choix risqué et audacieux, entre cynisme stratégique et lucidité géopolitique. En escale à Doha dans la nuit du 26 octobre, Donald Trump a déclaré que <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/trump-qatar-pari-stabilite-gaza/" title="Trump et le Qatar : le pari risqué de la stabilité à Gaza">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/trump-qatar-pari-stabilite-gaza/">Trump et le Qatar : le pari risqué de la stabilité à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Trump parie sur le Qatar pour stabiliser Gaza : un choix risqué et audacieux, entre cynisme stratégique et lucidité géopolitique.</strong></p>



<p>En escale à Doha dans la nuit du 26 octobre, Donald Trump a déclaré que le Qatar pourrait, si nécessaire, envoyer des troupes à Gaza. Par sa simplicité de langage, mais aussi sa manière de bouleverser les codes, le président américain serait-il en train d’essayer une autre méthode — une diplomatie du renversement et du pragmatisme ? Le Qatar, longtemps accusé d’avoir soutenu le Hamas, se retrouverait soudainement promu garant potentiel de la stabilité. Le pari est risqué, voire audacieux : transformer les anciens pyromanes en pompiers de toutes les vertus. <strong>Et si Trump était en train de tenter une manœuvre, malgré la rudesse de son style : associer le Qatar, mais en l’obligeant autrement ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Du financement du Hamas à la “stabilisation” de Gaza</h2>



<p>L’idée qu’un pays ayant abrité les dirigeants du Hamas puisse participer à la sécurisation de Gaza aurait paru impensable il y a encore quelques mois. Mais pour Trump, il n’y a pas d’alliés éternels ni d’ennemis structurels — seulement des acteurs utiles à son “entreprise”, comme dans les affaires.<br>Le Qatar possède des leviers financiers, politiques et médiatiques qu’aucun autre pays arabe ne détient sur le Hamas. Plutôt que d’exclure Doha, Trump semble préférer le <strong>piéger dans la responsabilité</strong> : lui confier un rôle qui l’oblige à assumer les conséquences de ses propres compromissions.<br>C’est une manœuvre typiquement trumpienne : <strong>récompenser pour mieux neutraliser, impliquer pour mieux contrôler.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie du recyclage contrôlé</h2>



<p>Ce principe — transformer les anciens pyromanes en pompiers — traverse toute la doctrine Trump depuis 2017. On le retrouve dans sa gestion du monde arabe, mais aussi dans sa vision plus large de l’ordre international : <strong>réutiliser les contradictions au lieu de les effacer.</strong><br>À Gaza, le Qatar ; en Syrie, Ahmed al-Sharaa, ex-djihadiste devenu chef d’État. Deux figures d’un même modèle : celui des acteurs à la sauce islamiste, aujourd’hui réinsérés dans le jeu géopolitique au nom de la stabilité.<br>En Arabie Saoudite, Trump avait dit au nouveau président syrien : « Vous voulez la levée des sanctions et la reconnaissance ? Alors aidez-nous contre le terrorisme et entamez le dialogue avec Israël. »<br>La Syrie est loin d’intégrer les Accords d’Abraham, comme il l’a suggéré, mais on constate que le régime syrien, pourtant islamiste, a aussitôt adopté un nouveau langage : “paix régionale” et négociation avec Israël, sans passer par la case palestinienne. Le changement est plus que notable.<br>C’est Trump qui l’a amorcé, avec un mélange de <strong>fermeté et de bienveillance stratégique</strong>.<br>Trump ne réhabilite pas leurs idéologies ; il domestique leur pouvoir d’influence. L’avenir dira l’efficacité de cette tactique.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le retour du cynisme stratégique</h2>



<p>Cette logique rompt avec la diplomatie occidentale classique, encore prisonnière de son langage moral : droits, démocratie, modération. Trump parle un autre langage — celui du résultat.<br>Pour lui, si le Qatar peut contrôler le Hamas et participer à son désarmement et à la reconstruction, alors son passé n’a plus d’importance.<br>C’est une vision brutale, mais inédite. Toutes les chancelleries européennes reçoivent en grande pompe l’émir du Qatar, sans la moindre exigence ; aucune, même pas Macron, n’a osé ce mélange de <strong>fermeté et de bienveillance</strong>, préférant la complaisance et les remerciements éternels.<br>Trump, lui, veut visiblement oser transformer les faiblesses régionales en <strong>instruments de stabilisation.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un pari dangereux, mais peut-être nécessaire</h2>



<p>Associer le Qatar à Gaza revient à miser sur une contradiction : demander au parrain de devenir arbitre. C’est un pari risqué, car Doha reste idéologiquement lié aux mouvances islamistes et entretient une rivalité de fond avec l’Arabie saoudite et les Émirats.<br>Mais c’est aussi un pari peut-être <strong>indispensable</strong>, car aucun autre acteur arabe ne dispose aujourd’hui d’un accès aussi direct aux réseaux politiques, financiers et humanitaires de Gaza.<br>Trump l’a compris : vouloir reconstruire Gaza sans le Qatar reviendrait à construire sans fondations. Le risque est immense, mais l’alternative — le vide — le serait davantage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les réticences israéliennes : prudence ou méfiance stratégique ?</h2>



<p>Du côté israélien, la perspective d’une présence qatarie à Gaza suscite naturellement la méfiance.<br>Pour Jérusalem, Doha reste avant tout l’un des principaux bailleurs du Hamas, un acteur double ayant longtemps financé la guerre sous couvert d’aide humanitaire.<br>Les responsables israéliens redoutent que toute mission militaire ou civile du Qatar ne serve de couverture à une influence prolongée sur le territoire, voire à une résurrection politique du Hamas sous un autre nom.<br>Mais Trump calcule autrement.<br>Il considère que <strong>l’exclusion totale du Qatar est illusoire</strong> : aucune solution durable ne peut émerger à Gaza sans impliquer, d’une manière ou d’une autre, l’État qui a financé, hébergé et influencé les factions islamistes.<br>C’est là tout le paradoxe de son plan : ce que Jérusalem voit comme un risque, Trump le voit comme une <strong>opportunité.</strong><br>Peut-être estime-t-il que la seule manière de neutraliser le Qatar est <strong>de l’obliger à réussir</strong> ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion : la stabilité sans vertu, le pari du réel</h2>



<p>Trump ne ramène pas la morale au Moyen-Orient, il ramène <strong>le calcul du réel</strong>.<br>Il ne cherche pas la paix juste, mais la paix possible et réaliste. Sa vision n’est pas celle d’un idéologue, mais d’un stratège businessman :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« Mieux vaut un acteur compromis sous contrôle qu’un chaos incontrôlable. »<br>Faire du Qatar un garant de Gaza, c’est un pari dangereux — mais peut-être le seul qu’il reste à tenter.<br>Dans un Moyen-Orient fracturé, où chaque victoire morale a produit un désastre politique, ce pari incarne la brutalité du réel : la stabilité ne se conquiert plus par la vertu, mais par <strong>la fermeté bienveillante.</strong><br>Et Trump, cynique ou clairvoyant, semble l’avoir compris avant les autres : aujourd’hui, la survie de l’ordre passe par ceux qui l’ont autrefois menacé.</p>



<p>Lire aussi :<a href="https://moyen-orient.fr/gaza-trump-pragmatisme-vs-diplomatie-du-spectacle/"> Gaza : quand Trump privilégie l’action à la communication</a></p>
</blockquote>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/trump-qatar-pari-stabilite-gaza/">Trump et le Qatar : le pari risqué de la stabilité à Gaza</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
