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	<title>Palestine | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Palestine | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </title>
		<link>https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[IMPACT-se]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[programmes scolaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/" title="Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste ">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<article class="page">
<p class="p1">Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et l’effacement d’Israël structurent encore l’apprentissage de plus d’un million d’enfants. Aucune réforme n’a été engagée par l’Autorité palestinienne, malgré des engagements répétés auprès de la communauté internationale.</p>
<h2>Un curriculum structuré autour de la haine</h2>
<p>Ce qui frappe d’abord, ce n’est pas la présence isolée de passages problématiques dans les programmes scolaires 2025-2026. C’est leur cohérence d’ensemble. De l’histoire à la littérature, des études sociales aux sciences, le curriculum construit un récit unique : <strong>le conflit est sacré, l’ennemi est absolu, la mort est glorieuse</strong>.</p>
<p>IMPACT-se montre que les manuels 2025-2026 <strong>violent systématiquement les standards de paix et de tolérance de l’UNESCO</strong>. La glorification de la violence, la promotion du martyre, la déshumanisation des Juifs, l’effacement total d’Israël et la suppression des accords de paix ne sont pas des anomalies : ils constituent l’ossature du programme scolaire. Aucune des lignes essentielles pointées depuis des années n’a été retirée.</p>
<h2>À six ans, on apprend à mourir : le martyr comme vocabulaire de base</h2>
<p>Dans un exercice destiné aux élèves de première année, l’enfant apprend à lire et écrire le mot <em>shahid</em> – « martyr ». L’exemple n’est pas isolé et il est documenté précisément dans le rapport. Choisir ce mot parmi les premiers termes enseignés n’est pas anodin : il s’agit d’introduire tôt l’idée qu’une « belle mort », pour la cause, fait partie de l’horizon normal de l’existence.</p>
<p>À cet âge-là, ailleurs, on apprend « arbre », « maison » ou « soleil ». Ici, on inscrit dans l’imaginaire de l’enfance la figure du mort héroïsé. Ce n’est plus un simple lexique, c’est un projet de société.</p>
<h2>Le jihad présenté comme devoir individuel</h2>
<p>Plus loin, dans les manuels de religion et d’histoire, le jihad est décrit comme un <strong>devoir personnel du croyant</strong>, présenté comme le « summum de la foi » et un chemin vers l’honneur et la récompense divine. Le rapport montre comment cette notion est directement reliée au conflit avec Israël : le jihad n’est pas expliqué comme un effort moral ou spirituel, mais <strong>comme une lutte armée actuelle</strong>.</p>
<p>L’élève n’est plus seulement un enfant qui apprend l’histoire de sa région. Il devient, par le discours même de l’école, un soldat en formation. L’éducation ne prépare pas à la citoyenneté, mais à la mobilisation permanente.</p>
<h2>Des terroristes transformés en modèles nationaux</h2>
<p>Le cas de Dalal Mughrabi, que le rapport décrit en détail, est emblématique. Responsable d’une attaque qui a coûté la vie à 38 civils israéliens – dont treize enfants –, elle est présentée dans les manuels comme une figure héroïque, un modèle féminin de courage et de sacrifice. Des leçons l’érigent en référence positive pour les élèves, sans mention claire de la nature terroriste de l’attentat ni de ses victimes.</p>
<p>Quand un système éducatif célèbre ainsi l’auteure d’un massacre de civils, il ne se contente pas de réécrire l’histoire. Il envoie un message limpide : tuer des innocents peut être un acte de « résistance » admirable. On n’est plus dans la mémoire d’une lutte, mais dans la légitimation d’un registre d’action.</p>
<h2>La déshumanisation du Juif comme pilier doctrinal</h2>
<p>Une autre dimension, tout aussi centrale, ressort des analyses d’IMPACT-se : <strong>la représentation des Juifs</strong>. Dans de nombreux passages, le « Juif » n’est pas un individu, ni même un voisin ou un acteur politique. Il est décrit comme un collectif intrinsèquement négatif, associé à la corruption, au mensonge, à la perfidie, parfois assimilé à des créatures venimeuses.</p>
<p>Ces images s’appuient à la fois sur des motifs religieux classiques et sur des stéréotypes modernes (puissance financière, complots globaux, manipulations médiatiques). On ne critique pas ici un gouvernement ou une politique : on essentialise un peuple tout entier. C’est du carburant pur pour l’antisémitisme, transmis par l’institution la plus légitime qui soit aux yeux d’un enfant : l’école.</p>
<h2>Effacer Israël pour effacer la réalité</h2>
<p>Sur les cartes utilisées en classe, Israël n’existe pas. Le territoire est désigné comme « Palestine » du fleuve à la mer, sans frontières internationalement reconnues, sans mention des villes israéliennes, sans représentation de l’État juif.</p>
<p>Le rapport montre également que <strong>toutes les références aux accords de paix</strong> – Oslo, Camp David, Annapolis – ont été progressivement supprimées des manuels récents. Les appels à la coexistence, les textes évoquant une solution négociée, les passages rappelant l’existence de processus de paix ont disparu.</p>
<p>L’élève palestinien ne voit plus la paix comme une option débattue ou trahie. Il ne la voit tout simplement plus.</p>
<h2>Quand même les sciences deviennent des armes symboliques</h2>
<p>L’endoctrinement ne se limite pas aux matières « politiques ». IMPACT-se recense de nombreux exemples où les mathématiques, la physique ou la biologie sont <strong>instrumentalisées pour normaliser la violence</strong>. On y trouve des problèmes de mathématiques comptant les « martyrs », des exercices de physique utilisant des pierres lancées avec des frondes comme illustration, des leçons de sciences évoquant des gaz lacrymogènes utilisés contre les Palestiniens.</p>
<p>L’enfant est ainsi invité à manipuler la guerre comme matériau scolaire neutre. L’acte violent devient un objet de calcul, de mesure, d’observation. La frontière entre savoir et militarisation de l’imaginaire s’efface.</p>
<h2>Gaza : les versions « abrégées » qui reproduisent la même haine</h2>
<p>Après la guerre à Gaza, l’Autorité palestinienne a mis en avant des manuels « abrégés » destinés à l’enseignement en situation de crise. Sur le papier, l’occasion était unique : alléger les programmes, mais aussi expurger les contenus les plus violents. Or le rapport montre que ces versions condensées ne sont qu’une <strong>reformulation des mêmes thèmes : jihad, martyre, effacement d’Israël, diabolisation du Juif</strong>.</p>
<p>Autrement dit, même lorsque la guerre fournit un prétexte pour adapter les contenus, le choix n’est pas de réduire l’endoctrinement, mais de le diffuser sous un nouveau format.</p>
<h2>Abbas, la paix et le mensonge éducatif</h2>
<p>C’est ici que le contraste avec le discours diplomatique devient insoutenable. Mahmoud Abbas est présenté comme un « homme de paix » engagé dans une réforme politique. Mais <strong>un dirigeant qui refuse d’assainir l’école refuse en réalité de préparer les générations à un avenir différent</strong>.</p>
<p>On peut multiplier les annonces de « processus constitutionnel », de « négociations » ou de « reconnaissance » sur la scène internationale : si, dans les salles de classe, on continue d’apprendre que mourir est préférable à vivre avec l’autre, que l’État voisin n’a pas le droit d’exister et que le Juif n’est pas un être humain comme les autres, <strong>la politique n’est qu’un décor</strong>.</p>
<p>L’éducation n’est pas un volet secondaire du conflit. Elle doit en être l’infrastructure principale. Tant que cette infrastructure repose sur la haine, la paix restera un slogan, pas un projet.</p>
<section class="encadre-rapport-impact" style="margin: 2rem 0; padding: 1.2rem 1.4rem 1rem; background: #f5f7fb; border-left: 4px solid #1d3557; border-radius: 4px;">
<h2 style="margin-top: 0; margin-bottom: 0.8rem; font-size: 1.1rem; border: none; padding: 0; font-weight: 600;">Les exemples les plus révélateurs du rapport IMPACT-se</h2>
<ul style="margin: 0.2rem 0 0; padding-left: 1.2rem;">
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Le mot « shahid » enseigné dès la première année</strong><br />
(lecture de base) – p. 22</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Dalal Mughrabi présentée comme héroïne et modèle féminin</strong><br />
– p. 29–33</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Déshumanisation des Juifs</strong><br />
(assimilés à des êtres perfides ou venimeux) – p. 21–22, 129–153</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Cartes effaçant totalement Israël</strong>,<br />
territoire présenté « du fleuve à la mer » – p. 149–165</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Jihad défini comme obligation personnelle du croyant</strong><br />
– p. 48–52</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Maths et sciences politisées</strong><br />
(comptage des « martyrs », imagerie de violence) – p. 1–24</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Suppression des références aux accords de paix</strong><br />
(Oslo, Camp David, etc.) – p. 322–353</li>
</ul>
</section>
<section class="annexe-rapport-impact" style="margin-top: 2.5rem; padding-top: 1.5rem; border-top: 1px solid #e0e0e0;">
<h2 style="font-size: 1.25rem; margin-top: 0; border-left: 3px solid #a8a8a8; padding-left: 0.6rem;">Annexe : repères de lecture dans le rapport IMPACT-se 2025-2026</h2>
<p>Pour les lecteurs et chercheurs souhaitant aller plus loin, voici quelques repères de pages utiles dans le rapport :</p>
<ol style="margin-top: 1rem; padding-left: 1.2rem; line-height: 1.6;">
<li><strong>Glorification du martyre</strong><br />
Introduction du terme <em>shahid</em> en première année et célébration du martyre comme idéal moral : voir p. 22 et le bloc p. 39–55.</li>
<li><strong>Jihad comme obligation personnelle</strong><br />
Passages présentant le jihad armé comme devoir individuel lié au conflit avec Israël : bloc p. 48–52 et section thématique dédiée au jihad.</li>
<li><strong>Dalal Mughrabi et le récit héroïque de la violence</strong><br />
Exemples détaillés montrant comment Mughrabi est présentée comme modèle national : p. 29–33.</li>
<li><strong>Déshumanisation et antisémitisme</strong><br />
Analyse des passages décrivant les Juifs comme collectivité immorale, trompeuse ou menaçante, ainsi que des motifs visuels associés : p. 21–22 et p. 129–153.</li>
<li><strong>Effacement d’Israël et irredentisme</strong><br />
Cartes et descriptions géographiques niant l’existence d’Israël, présentant la totalité du territoire comme « Palestine » à libérer : p. 149–165.</li>
<li><strong>Suppression systématique des références à la paix</strong><br />
Retrait progressif des références aux accords de paix et à la coexistence : p. 322–353.</li>
<li><strong>Politisation des sciences et des mathématiques</strong><br />
Exercices de sciences et mathématiques incorporant violence, conflit et figure du « martyr » : p. 24–46.</li>
</ol>
</section>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le rapport IMPACT-se 2025-2026 ne se contente pas d’énumérer des dérives ponctuelles. Il décrit un système cohérent qui utilise l’école comme vecteur de guerre et non comme instrument de paix. Tant que cette architecture éducative restera intacte, les discours sur la « solution politique » ou sur le « processus de paix » ne seront que des formules creuses.</p>
<p>Si la communauté internationale veut sérieusement œuvrer à la paix, elle devra un jour poser la seule question qui compte : <strong>que raconte-t-on chaque matin aux enfants palestiniens ?</strong> Car un manuel scolaire, sur la durée, pèse plus lourd que n’importe quel communiqué de presse. Et c’est bien là que se joue, aujourd’hui, l’avenir de cette région.</p>
<p><a href="https://www.impact-se.org/wp-content/uploads/Review-of-the-2025-2026-Palestinian-Authority-School-Curriculum.pdf" target="_blank" rel="noopener">Retrouver l&rsquo;intégralité du rapport IMPACT-se 2025-2026</a></p>
</article>
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			</item>
		<item>
		<title>1947–1948 : pourquoi la guerre était inévitable</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/1947-1948-pourquoi-la-guerre-etait-inevitable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 09:07:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire du Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre de 1948]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1947–1948, ces deux années marquent la naissance de l’État d’Israël et la première guerre israélo-arabe. L’ONU propose un plan de partage, accepté par les Juifs mais rejeté par les dirigeants arabes. Ce choix, dicté par <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/1947-1948-pourquoi-la-guerre-etait-inevitable/" title="1947–1948 : pourquoi la guerre était inévitable">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>1947–1948, ces deux années marquent la naissance de l’État d’Israël et la première guerre israélo-arabe. L’ONU propose un plan de partage, accepté par les Juifs mais rejeté par les dirigeants arabes. Ce choix, dicté par l’idéologie et l’illusion de la force, a transformé un compromis possible en un conflit total. Dès l’origine, la guerre devient inévitable.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>L’heure des décisions : novembre 1947</strong></h2>



<p>Le 29 novembre 1947, l’ONU vote la résolution 181, prévoyant la partition de la Palestine mandataire en deux États, l’un juif et l’autre arabe, avec un statut international pour Jérusalem.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Les Juifs acceptent</strong>, malgré des concessions douloureuses : un territoire morcelé, sans continuité géographique, et la perte de Jérusalem.</li>



<li><strong>Les Arabes rejettent catégoriquement</strong>, dénonçant une « injustice ».</li>
</ul>



<p>La différence est cruciale : les premiers choisissent de transformer une proposition imparfaite en réalité politique ; les seconds choisissent de refuser toute coexistence. La guerre devient alors inévitable.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le refus arabe : un mélange d’idéologie et de calculs</h2>



<p>L’opposition arabe au plan de partage n’était pas seulement territoriale. Elle était idéologique. Reconnaître un État juif revenait à briser le dogme d’une Palestine exclusivement arabe et musulmane.</p>



<p>La Ligue arabe déclare dès décembre 1947 : <em>« La partition est nulle et non avenue. Nous la rejetons catégoriquement et nous combattrons par tous les moyens. »</em></p>



<p>Ce refus n’était pas accompagné d’une stratégie constructive. Aucun projet d’État palestinien n’est mis en place. Les élites arabes locales étaient divisées, et les régimes voisins (Égypte, Jordanie, Syrie, Irak) voyaient dans la cause palestinienne un prétexte pour leurs propres ambitions territoriales.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’illusion de la force : la guerre « facile » qui s’est retournée</h2>



<p>À la veille de l’indépendance israélienne (14 mai 1948), les armées arabes entrent en guerre, convaincues d’une victoire rapide.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Cinq États arabes</strong> (Égypte, Jordanie, Syrie, Irak, Liban) attaquent le nouvel État.</li>



<li>Ils pensent affronter une population juive fragile, mal armée, dépendante du soutien occidental.</li>
</ul>



<p>Mais la réalité est tout autre :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La société juive est mobilisée, organisée autour de la Haganah, du Palmach et bientôt de Tsahal.</li>



<li>Les survivants de la Shoah apportent une force morale et existentielle.</li>



<li>Le commandement israélien, pragmatique, transforme la lutte pour l’existence en moteur d’unité.</li>
</ul>



<p>Le résultat est sans appel : loin d’être écrasé, Israël consolide son territoire et survit.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les Palestiniens sacrifiés par leurs « alliés »</h2>



<p>La guerre de 1948 n’a pas seulement été une défaite militaire pour les pays arabes : elle a été une catastrophe politique pour les Palestiniens.</p>



<p>Au lieu de favoriser la création de leur État :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La Jordanie annexe la Cisjordanie et Jérusalem-Est.</strong></li>



<li><strong>L’Égypte s’empare de Gaza.</strong></li>



<li>Les réfugiés palestiniens, loin d’être intégrés, sont enfermés dans des camps, privés de droits, pour servir de levier contre Israël.</li>
</ul>



<p>Les régimes arabes préféraient instrumentaliser la cause palestinienne plutôt que de lui donner un avenir. Le drame palestinien est donc aussi le fruit du cynisme arabe.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="500" height="489" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/Guerre-1948-Israel-VS-Pays-arabes-Moyen-Orient.png" alt="Guerre 1948 Israël Pays arabes - Moyen-Orient" class="wp-image-2253" style="width:500px;height:auto" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/Guerre-1948-Israel-VS-Pays-arabes-Moyen-Orient.png 500w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/Guerre-1948-Israel-VS-Pays-arabes-Moyen-Orient-300x293.png 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">1948, une leçon fondatrice ignorée</h2>



<p>L’échec arabe de 1947–1948 n’était pas seulement militaire. Il révélait une incapacité à choisir le pragmatisme plutôt que le rêve d’anéantissement d’Israël.</p>



<p>En refusant le partage, les dirigeants arabes ont condamné les Palestiniens à rester sans État. En attaquant Israël, ils ont créé un conflit sans fin.</p>



<p>Aujourd’hui encore, cette logique du « tout ou rien » continue d’empoisonner la région :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Chaque compromis est vu comme une trahison.</li>



<li>Chaque victoire israélienne est perçue comme une humiliation à effacer.</li>



<li>Chaque défaite palestinienne est instrumentalisée pour nourrir la haine plutôt que pour bâtir une solution.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Accepter l’histoire pour construire l’avenir</h2>



<p>Reconnaître cette responsabilité ne nie pas les souffrances palestiniennes. Mais sans admettre que l’origine du conflit réside dans le <strong>refus arabe d’accepter l’existence d’Israël</strong>, aucune paix n’est possible.</p>



<p>En 1947, un État palestinien aurait pu voir le jour. En 1948, il aurait pu se construire. Mais les dirigeants arabes ont choisi la guerre. Ils ont perdu, et les Palestiniens ont payé le prix.</p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_isra%C3%A9lo-arabe_de_1948-1949" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Source images </a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La France au Moyen-Orient : prisonnière de ses illusions</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/la-france-au-moyen-orient-prisonniere-de-ses-illusions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 08:06:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie française]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Prisonnière d’un héritage gaulliste dépassé et d’une obsession pour la cause palestinienne, la diplomatie française s’est marginalisée au Moyen-Orient. Dans une région redessinée par le pragmatisme, Paris doit choisir : lucidité et alliances claires, ou <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/la-france-au-moyen-orient-prisonniere-de-ses-illusions/" title="La France au Moyen-Orient : prisonnière de ses illusions">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Prisonnière d’un héritage gaulliste dépassé et d’une obsession pour la cause palestinienne, la diplomatie française s’est marginalisée au Moyen-Orient. Dans une région redessinée par le pragmatisme, Paris doit choisir : lucidité et alliances claires, ou effacement diplomatique.</p>



<p>La France aime à se présenter comme une puissance d’équilibre au Moyen-Orient. En réalité, elle est aujourd’hui décalée, parfois même hors-jeu.</p>



<p>Sa politique étrangère reste figée dans un héritage gaulliste qui privilégie certains régimes arabes et s’accroche à un attachement quasi obsessionnel à la cause palestinienne. Or, le Moyen-Orient a changé : les Accords d’Abraham ont bouleversé les équilibres, l’Iran s’est affaibli, et de nouvelles puissances comme les Émirats arabes unis influencent l’agenda.</p>



<p>Dans ce paysage, la France continue d’agir comme si rien n’avait changé. Et ce décalage l’enferme dans l’illusion et la marginalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage gaulliste devenu un fardeau</h2>



<p>Depuis De Gaulle, Paris cultive une image flatteuse : celle du partenaire « privilégié » du monde arabe. Cette posture visait à compenser la domination américaine et soviétique, mais elle s’est rigidifiée au point d’aveugler.</p>



<p>Relations étroites avec l’Égypte de Nasser ou l’Algérie post-indépendance.<br>Soutien systématique à la cause palestinienne, érigée en symbole, y compris quand des factions palestiniennes justifient le terrorisme et flirtent avec l’antisémitisme.<br>Initiatives internationales sans lendemain : conférences sur le Liban, la Syrie ou l’État palestinien… autant de diplomaties de salon sans réalisme ni concrétisation.</p>



<p>Bref, une diplomatie de posture plus que de résultats. Des postures qui mènent directement vers une sorte de complicité qui va à l’encontre des valeurs mêmes de la France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une région qui a tourné la page</h2>



<p>Le problème est simple : ce logiciel français n’est plus adapté. Les Accords d’Abraham (2020) ont relégué la question palestinienne au second plan, au profit de partenariats économiques et sécuritaires autour d’Israël et de certains pays arabes.</p>



<p>Là où la France caresse encore les vieux démons de la « rue arabe », les États-Unis, eux, ont adapté leurs positions avec pragmatisme et réalisme. Ils donnent l’impression claire qu’ils veulent avancer sur un registre positif : du donnant-donnant.</p>



<p>La France, absente de ces négociations, est spectatrice. Pire : elle a cru que ses vieilles recettes diplomatiques suffiraient encore. L’affaiblissement de l’Iran, consécutif à la chute de Bachar el-Assad en 2024, a redéfini les rapports de force. Là encore, Paris a réagi avec lenteur et timidité. Elle paraît déconnectée, naïve et inadaptée au contexte du Moyen-Orient.</p>



<p>Là où certains pays arabes semblent avoir fait un examen critique de leurs rhétoriques héritées depuis des décennies, la France reste prisonnière de slogans qui attisent la haine et entretiennent les conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ambiguïtés françaises : une neutralité de façade</h2>



<p>En prétendant ménager tout le monde, la France finit par ne convaincre personne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La complaisance envers le Qatar</h3>



<p>La relation entre la France et le Qatar illustre parfaitement les ambiguïtés de la diplomatie française au Moyen-Orient. Au-delà des intérêts économiques et des investissements massifs de Doha en France, ce partenariat s’est transformé en un lien politique singulier, au point de peser sur certaines orientations diplomatiques.</p>



<p>Le Qatar n’est pas un acteur neutre. Il est l’un des principaux soutiens du Hamas et un promoteur actif d’une diplomatie islamiste qui instrumentalise la cause palestinienne pour s’imposer sur la scène régionale. Or, Paris continue de le considérer comme un interlocuteur incontournable, y compris sur la question israélo-palestinienne.</p>



<p>Ce choix n’est pas sans conséquences : il brouille la cohérence de la politique française et jette le doute sur son indépendance. Peut-on prétendre défendre la stabilité et la paix tout en s’alignant, même partiellement, sur un partenaire qui alimente les tensions et protège les acteurs les plus radicaux ?</p>



<p>La question demeure : la France conduit-elle sa propre diplomatie, ou accepte-t-elle que le Qatar lui impose ses priorités, notamment au détriment d’un partenariat stratégique clair avec Israël ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un double discours intenable</h2>



<p>Depuis le 7 octobre, le discours français ne fait que durcir le ton contre Israël, rejoignant parfois les obsessions d’une certaine extrême gauche occidentale. Toujours prompt à désigner Israël comme responsable, Paris s’est retrouvé à la tête d’une coalition de pays qui depuis des décennies cultivent la haine de l’État hébreu.</p>



<p>Aux yeux des acteurs régionaux, cette ambiguïté est une faiblesse. La France paraît vouloir être plus « pro-palestinienne » que certains pays arabes eux-mêmes. Les Émirats et Bahreïn, eux, ont choisi des alliances claires et assumées avec Israël. La France, elle, reste empêtrée dans son obsession. Étrange posture pour un pays qui prétend jouer un rôle dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une marginalisation assumée… à ses dépens</h2>



<p>Le Moyen-Orient de 2025 se recompose rapidement. Mais Paris est à la traîne.</p>



<p>Israël s’impose comme un hub technologique et sécuritaire, mais la France garde ses distances. Pire, elle cherche même à pénaliser les entreprises israéliennes, pourtant parmi les plus innovantes et porteuses d’opportunités pour l’industrie française.</p>



<p>La Turquie étend son influence en Syrie, en s’appuyant sur un régime que Paris a tenu à recevoir en premier, pour quel résultat ? Aucun.</p>



<p>La Chine investit massivement dans le Golfe (25 milliards de dollars avec Riyad en 2023).<br>La Russie, malgré son affaiblissement, conserve des positions stratégiques.</p>



<p>Et pendant ce temps, la France est parasitée par ses débats internes. Les manifestations pro-palestiniennes massives après le 7 octobre ont façonné le discours diplomatique, donnant l’image d’un pays qui ajuste sa politique étrangère en fonction de ses tensions de rue.</p>



<p>Une puissance qui se laisse dicter son agenda par ses propres fractures — et par l’extrême gauche violente — n’est pas une puissance crédible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une diplomatie claire et assumée</h2>



<p>Si la France veut exister, elle doit rompre avec ses illusions. Cela passe par trois choix clairs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Promouvoir les valeurs démocratiques</h3>



<p>Soutenir les initiatives concrètes de stabilité et de déradicalisation. L’exemple jordanien <em>Tawasul</em>, lancé en 2022 et qui a déjà touché 10 000 jeunes, montre qu’il est possible de s’attaquer aux racines de l’extrémisme. La France des Lumières et de la laïcité gagnerait en crédibilité si elle prenait la tête de la lutte contre l’islamisme. Or, elle le laisse prospérer à travers les discours et les médias qataris.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. Forger des alliances stratégiques</h3>



<p>Cesser les demi-mesures et coopérer franchement avec Israël et les Émirats. La cybersécurité, l’innovation, les énergies renouvelables sont autant de domaines où Paris pourrait retrouver un rôle. Avant d’appeler à un État palestinien, la France aurait mieux fait d’appeler à lutter contre le Hamas. C’eût été le meilleur service rendu à la paix — et aux Palestiniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l’illusion</h2>



<p>La diplomatie française ne peut plus se cacher derrière le gaullisme ni derrière l’obsession palestinienne.</p>



<p>Tant que Paris cherchera à flatter la « rue arabe » et à ménager des régimes autoritaires, elle restera marginale.</p>



<p>Dans un Moyen-Orient qui n’attend plus personne, le temps des illusions est terminé. À Paris de décider si elle veut être un acteur… ou un simple figurant, béatement souriant.</p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/macron-illusion-palestinienne-diplomatie/">Lire aussi : Macron et l’illusion palestinienne : une diplomatie complice de l’islamisme</a></p>
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		<title>Macron et l’illusion palestinienne : une diplomatie complice de l’islamisme</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/macron-illusion-palestinienne-diplomatie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Sep 2025 16:44:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie française]]></category>
		<category><![CDATA[Emmanuel Macron]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En annonçant la reconnaissance d’un État palestinien, Emmanuel Macron prétend relancer un processus de paix inexistant. En réalité, il cède une fois de plus à une rhétorique qui nourrit l’illusion, au lieu de poser les <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/macron-illusion-palestinienne-diplomatie/" title="Macron et l’illusion palestinienne : une diplomatie complice de l’islamisme">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En annonçant la reconnaissance d’un État palestinien, Emmanuel Macron prétend relancer un processus de paix inexistant. En réalité, il cède une fois de plus à une rhétorique qui nourrit l’illusion, au lieu de poser les conditions réelles d’un règlement durable. Cette initiative s’inscrit dans une longue tradition française de diplomatie symbolique, où l’obsession d’équilibrer les positions se transforme en complaisance vis-à-vis des acteurs les plus radicaux.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">1. La récompense de la haine</h3>



<p>L’Autorité palestinienne est aujourd’hui discréditée, corrompue et incapable d’incarner une alternative crédible au Hamas. Loin d’exiger une réforme en profondeur ou une réorientation vers la coexistence, Paris choisit de <strong>récompenser un appareil politique miné par la haine</strong>. Reconnaître un État dans ces conditions revient à légitimer des structures qui n’ont ni autorité morale, ni légitimité démocratique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. La paix conditionnée ou la complaisance aveugle</h3>



<p>La seule voie vers une paix viable passe par des conditions claires :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Fin du terrorisme</strong>,</li>



<li><strong>Désarmement des factions islamistes</strong>,</li>



<li><strong>Éducation à la coexistence au lieu de la glorification du martyre</strong>,</li>



<li><strong>Responsabilisation de l’Autorité palestinienne face à sa corruption endémique</strong>.</li>
</ul>



<p>Or, la diplomatie française refuse cette lucidité. Elle confond reconnaissance diplomatique et construction de la paix. Elle oublie que <strong>sans transformation interne palestinienne, aucun État ne pourra être autre chose qu’un foyer de violence supplémentaire</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">3. Le piège du narratif islamiste</h3>



<p>En reprenant les slogans de la gauche radicale et en s’alignant sur le discours de certaines capitales arabes, Emmanuel Macron contribue à légitimer le narratif islamiste : celui d’un conflit réduit à un affrontement entre un Israël présenté comme oppresseur et une cause palestinienne sanctifiée, quelles qu’en soient les dérives.<br>Ce narratif nie les responsabilités palestiniennes, efface le rôle des parrains régionaux (Iran, Qatar, Turquie) et marginalise la voix des Palestiniens eux-mêmes qui, sur le terrain, dénoncent le Hamas et ses crimes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">4. Une diplomatie française en perte de crédibilité</h3>



<p>La France se flatte d’être un “artisan de paix”. En réalité, elle se marginalise en s’alignant sur des postures idéologiques sans rapport avec les réalités du terrain.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Elle ignore Israël, premier concerné par sa sécurité.</li>



<li>Elle ferme les yeux sur les otages encore détenus.</li>



<li>Elle contribue à délégitimer ceux qui, dans le monde arabe, luttent contre l’islamisme et pour la coexistence.</li>
</ul>



<p>Cette diplomatie, loin d’incarner la neutralité, devient une <strong>complicité objective</strong> des mouvances islamistes. Elle fragilise la France elle-même, déjà confrontée à la pénétration idéologique des Frères musulmans sur son sol.</p>



<p><strong>La reconnaissance d’un État palestinien dans les conditions actuelles n’est pas un geste de paix : c’est un chèque en blanc donné à la haine, au terrorisme et à la corruption. Emmanuel Macron, au lieu de bâtir un cadre exigeant et crédible, choisit la facilité symbolique et l’applaudissement des forums internationaux. Mais l’histoire récente du Moyen-Orient est claire : les illusions diplomatiques nourrissent toujours les violences de demain.</strong></p>



<p><a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Emmanuel_Macron_%282019-10-09%29_03.jpg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Photo </a></p>
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		<title>1967 : la guerre des Six Jours, une victoire militaire devenue piège politique</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/guerre-des-six-jours-1967-israel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 01 Sep 2025 21:13:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire du Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[1967]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit]]></category>
		<category><![CDATA[Guerre des Six Jours]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La guerre des Six Jours de 1967 reste un tournant majeur du conflit israélo-arabe. En six jours, Israël a modifié la carte du Moyen-Orient, remporté une victoire militaire éclatante, mais ouvert une bataille politique et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/guerre-des-six-jours-1967-israel/" title="1967 : la guerre des Six Jours, une victoire militaire devenue piège politique">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La guerre des Six Jours de 1967 reste un tournant majeur du conflit israélo-arabe. En six jours, Israël a modifié la carte du Moyen-Orient, remporté une victoire militaire éclatante, mais ouvert une bataille politique et symbolique qui dure encore aujourd’hui.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Contexte de la guerre</h2>



<p>Au printemps 1967, le Moyen-Orient est en tension extrême. Les États arabes voisins d’Israël – Égypte, Jordanie, Syrie – multiplient les menaces, tandis que l’URSS encourage la confrontation. L’expulsion des Casques bleus par Nasser et la fermeture du détroit de Tiran aux navires israéliens font monter la pression à son paroxysme. En juin, Israël prend l’initiative et lance une offensive éclair. En six jours, son armée écrase ses adversaires et modifie radicalement la carte régionale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les conséquences directes</h2>



<p>La victoire militaire d’Israël est totale :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le Sinaï et Gaza</strong> sont pris à l’Égypte.</li>



<li><strong>La Cisjordanie et Jérusalem-Est</strong> passent sous contrôle israélien, après la défaite jordanienne.</li>



<li><strong>Le plateau du Golan</strong> est arraché à la Syrie.</li>
</ul>



<p>Cette expansion triple quasiment la taille du territoire sous contrôle israélien et donne au pays une profondeur stratégique inédite. Pour la première fois, Jérusalem est réunifiée sous souveraineté israélienne. Mais cette victoire militaire contient en germe de nouveaux défis politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La cristallisation du narratif arabe</h2>



<p>Le sommet de Khartoum, en août 1967, scelle la ligne arabe : <strong>“trois non”</strong> – non à la paix, non à la reconnaissance, non aux négociations avec Israël. Dès lors, la récupération des territoires occupés devient le cœur du narratif arabe et palestinien.<br>Le terme “occupation” entre dans le vocabulaire politique mondial. Israël, qui se voulait dans son droit après une guerre défensive, devient désormais identifié à une puissance occupante. Cette perception nourrit l’hostilité internationale et structure durablement le discours palestinien.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’héritage aujourd’hui</h2>



<p>Près de six décennies plus tard, les conséquences de la guerre de 1967 continuent de peser :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Gaza</strong> : évacuée en 2005 par Israël, elle est devenue une base du Hamas, symbole d’un retrait qui n’a pas apporté la paix.</li>



<li><strong>Cisjordanie</strong> : divisée entre zones autonomes palestiniennes et présence israélienne, elle reste au cœur des tensions.</li>



<li><strong>Jérusalem</strong> : la réunification de 1967 demeure un acquis majeur pour Israël, mais contesté par la communauté internationale.</li>



<li><strong>Le Golan</strong> : annexé par Israël en 1981, il a été reconnu par les États-Unis mais reste rejeté par la majorité des États.</li>
</ul>



<p>La guerre des Six Jours est ainsi devenue un paradoxe : une victoire militaire éclatante, mais aussi le point de départ d’un <strong>conflit narratif</strong> qui n’a cessé de s’amplifier. Israël a gagné la sécurité stratégique, mais au prix d’une bataille politique et symbolique qui perdure jusqu’à aujourd’hui.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour conclure&#8230;</h2>



<p>La guerre de 1967 a redessiné le Moyen-Orient. Elle a offert à Israël une puissance militaire et une assurance stratégique inédites. Mais elle a aussi figé la rhétorique arabe autour de “l’occupation”, un mot devenu central dans toutes les discussions sur le conflit. Comprendre 1967, c’est comprendre pourquoi Gaza, la Cisjordanie et Jérusalem restent, près de soixante ans plus tard, au cœur de toutes les tensions régionales et internationales.</p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/le-moyen-orient-et-la-seconde-guerre-mondiale-un-front-oublie/">Lire aussi Le Moyen-Orient et la Seconde Guerre mondiale : un front oublié</a></p>
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