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	<title>liban | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>liban | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Dec 2025 16:17:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[liban]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient 2025]]></category>
		<category><![CDATA[normalisation Israël]]></category>
		<category><![CDATA[paix au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[relations israélo-arabes]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Longtemps impensable, souvent instrumentalisée, la paix avec Israël s’impose aujourd’hui comme une question centrale au Levant. Non par adhésion idéologique, mais par contrainte stratégique. En Syrie comme au Liban, la stabilisation régionale, la reconstruction et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/syrie-liban-la-paix-avec-israel-nouvel-horizon-au-moyen-orient/" title="Syrie, Liban : la paix avec Israël, nouvel horizon au Moyen-Orient">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Longtemps impensable, souvent instrumentalisée, la paix avec Israël s’impose aujourd’hui comme une question centrale au Levant. Non par adhésion idéologique, mais par contrainte stratégique. En Syrie comme au Liban, la stabilisation régionale, la reconstruction et même la survie de l’État passent désormais par une remise en cause d’un tabou fondateur.</strong></em></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un tabou historique qui se fissure</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant des décennies, la paix avec Israël a été reléguée au rang d’hérésie politique dans le discours syrien et libanais. Elle était dénoncée publiquement, tout en étant gérée de facto sur le plan sécuritaire. Ce double langage a longtemps structuré le Levant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais le contexte a changé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La guerre syrienne a épuisé les sociétés, ruiné les économies et révélé l’inanité des slogans hérités. La question israélienne ainsi que le rejet ne disparaissent pas — lls changent de statut. La question devient un <strong>dossier stratégique</strong>, non plus un mythe mobilisateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Syrie : la paix comme condition de la sortie de l’isolement</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La Syrie d’après-guerre se reconstruit sous pression internationale. Et cette pression est aujourd’hui explicite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Washington, sous l’impulsion de Donald Trump, a clairement lié la levée progressive des sanctions à des <strong>engagements sécuritaires concrets</strong> de Damas. Parmi eux :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la désescalade durable avec Israël,</li>



<li>la fin de toute permissivité envers des acteurs hostiles opérant depuis le territoire syrien comme Daech,</li>



<li>la stabilisation stricte du front sud.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Il ne s’agit pas d’un traité de paix formel imposé de l’extérieur, mais d’un <strong>préalable politique clair</strong> : sans apaisement sécuritaire avec Israël, il n’y aura pas se véritable reconstruction crédible.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Une évolution silencieuse du discours syrien</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La rue syrienne reste hostile à Israël. Ce rejet est réel, nourri par des décennies de propagande et par une mémoire collective façonnée par le conflit. Mais un phénomène nouveau mérite attention : <strong>l’émergence de voix syriennes favorables à la paix</strong>, ou du moins à une normalisation pragmatique. Ces voix s’expriment rarement dans l’espace public, mais elles circulent dans les cercles intellectuels, économiques et politiques y compris proches du régime islamiste d’Ahmed al-Sharaa.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chez nombre de ses soutiens, une conviction progresse : <em>la reconstruction de la nouvelle Syrie passera, tôt ou tard, par la paix avec Israël.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Non par adhésion affective, mais par calcul rationnel. Un État détruit, sous sanctions, ne peut se permettre un conflit latent avec la première puissance militaire régionale. La paix devient ici un <strong>outil de reconstruction</strong>, non un reniement idéologique.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Golan : d’icône figée à dossier pragmatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le dossier du Golan reste symboliquement explosif, mais il n’est plus traité comme un absolu intangible. Dans les faits, ce front est l’un des plus calmes de la région depuis des décennies.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les cercles proches du pouvoir syrien, poussés par les Américains, l’idée progresse qu’un <strong>arrangement sécuritaire durable</strong>, même imparfait, vaut mieux qu’un conflit gelé sans horizon politique. Dans l&rsquo;état actuel des choses, la Syrie n&rsquo;a pas les moyens pour ouvrir un tel débat, encore moins un tel front. La reconstruction est l&rsquo;objectif primordial. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban face à ses contradictions</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la Syrie avance vers une normalisation sécuritaire avec Israël, le Liban sera immédiatement confronté à un choc politique interne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Officiellement en guerre avec Israël, le Liban n’en contrôle ni les leviers militaires ni les décisions stratégiques. Cette situation a permis l’installation durable d’un état d’exception, justifié par un conflit sans fin.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une paix régionale poserait une question brutale : <strong>au nom de quoi le Liban resterait-il enfermé dans une logique de confrontation que ses voisins cherchent à dépasser ?</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un séisme politique plus qu’un tournant diplomatique</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour le Liban, la paix avec Israël serait d&rsquo;abord une épreuve de vérité :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la réalité de la souveraineté de l’État,</li>



<li>le rôle du Hezbollah et la capacité de le désarmer</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En contrepartie, elle ouvrirait des perspectives concrètes : stabilisation du Sud, désescalade durable, intégration économique régionale. Mais ces gains supposent un courage politique que le système libanais peine à produire pour l&rsquo;instant. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Paradoxalement, la paix avec Israël est moins taboue au Liban qu’en Syrie. Et pourtant, le pays demeure incapable de s’engager sur cette voie, prisonnier d’un conflit qu’il ne maîtrise pas, et otage d’une logique de confrontation entretenue par des acteurs armés agissant comme proxies régionaux, au premier rang desquels le Hezbollah.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Quand la paix devient un calcul de survie</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">En Syrie comme au Liban, la paix avec Israël cesse progressivement d’être un tabou, même si l&rsquo;on ne peut que douter encore de la sincérité ou de la capacité des gouvernements syriens et libanais à la concrétiser. Elle n’est plus un horizon idéologique ni repoussoir complet : elle devient un calcul de survie nationale et un enjeu de reconstruction. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr : une rupture de logiciel</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La paix avec Israël ne résoudra pas tous les drames du Levant. Elle n’effacera ni les blessures, ni les mémoires, ni les fractures internes. Mais elle ferait tomber un verrou stratégique majeur. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En Syrie, elle s’impose progressivement comme une option rationnelle. Au Liban, elle poserait la question que tout le monde évite : peut-on encore différer indéfiniment la paix sans sacrifier l’avenir ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">En réalité, la paix, ne doit pas rester un slogan. Elle doit être une <strong>rupture de logiciel</strong>, et donc un test de maturité politique. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/hydro-paix-israel-golfe-2025/">Hydro-paix 2025 : quand la soif rapproche Israël et le Golfe</a></p>
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		<title>Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 10:12:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Focus sur le Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Conférence internationale 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Effondrement économique]]></category>
		<category><![CDATA[Égypte]]></category>
		<category><![CDATA[Hezbollah]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
		<category><![CDATA[Jean-Yves Le Drian]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Politique libanaise]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse. Qu’est-ce qu’un État qui <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/liban-effondrement-souverainete-2025/" title="Le Liban en suspension : entre effondrement rampant et souveraineté introuvable">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le Liban vit en 2025 une crise sans précédent : institutions paralysées, économie ruinée, souveraineté fragmentée. Entre pression internationale et poids du Hezbollah, le pays oscille entre survie et délitement. Analyse.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Qu’est-ce qu’un État qui n’exerce plus son autorité, qui n’a plus de monnaie stable, plus d’armée pleinement souveraine, plus d’institutions fonctionnelles, plus de stratégie nationale — mais qui continue d’exister diplomatiquement et juridiquement ? Le Liban est aujourd’hui l’exemple le plus avancé de cette zone grise : un pays légal survivant sur le papier, un pays réel fragmenté, affaibli, sous tutelles croisées. La visite de Jean-Yves Le Drian à Beyrouth cette semaine, l’annonce américaine d’une conférence internationale pour soutenir l’armée libanaise en janvier 2026 « probablement à Paris », et les initiatives discrètes mais actives de l’Égypte s’inscrivent dans une même logique : tenter de sauver ce qui peut encore l’être. Mais que reste-t-il réellement du Liban en tant qu’État stratégique et souverain ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban n’est plus gouverné — il est géré à distance</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis l’explosion du port de Beyrouth en 2020, l’État libanais a cessé de fonctionner comme une structure capable de produire de l’ordre. Les indicateurs de 2025 en disent long : une inflation annuelle autour de 150 %, une livre ayant perdu 98,7 % de sa valeur depuis 2019, une dette publique dépassant 150 % du PIB. La pauvreté extrême touche désormais 82 % de la population selon la Banque mondiale. L’électricité est disponible deux à quatre heures par jour, les hôpitaux publics sont maintenus en vie par les ONG, l’eau potable est assurée par l’UNICEF, les universités publiques sont fermées ou agonisantes. Les routes sont défoncées, et la justice se trouve dans un coma artificiel. Le Liban est passé d’un État fragile à un État vitrifié : debout, mais sans colonne vertébrale.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Hezbollah : structure parallèle ou seule colonne restante ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Toute analyse honnête doit partir de ce constat brutal : en décembre 2025, le Hezbollah demeure la seule structure pleinement fonctionnelle du pays. Son arsenal est estimé entre 120 000 et 150 000 roquettes et missiles, malgré la guerre de 2024 et les saisies massives de l’armée cette année, qui a confisqué ou détruit près de 400 000 munitions et équipements. Le mouvement contrôle des ports illégaux, des ministères clés, des réseaux financiers parallèles, la frontière syrienne et une grande partie du Sud. Il constitue la projection directe de l’Iran au Levant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les trois scénarios de désarmement restent inopérants. Le désarmement total est politiquement impossible, refusé par Téhéran et porteur d’un risque de guerre civile. L’intégration du Hezbollah dans l’armée libanaise, souvent évoquée, est rejetée par Washington et Riyad, car elle reviendrait à légaliser l’arsenal actuel. Le statu quo contrôlé, enfin, correspond à la réalité de 2025 : l’armée saisit des caches obsolètes pour la galerie, le Hezbollah conserve ses missiles de précision et ses drones, et chacun fait semblant de croire à un équilibre.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Drian, Washington, Paris, Riyad… et maintenant Le Caire</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">La visite de Jean-Yves Le Drian, du 8 au 10 décembre 2025, vise à verrouiller le cessez-le-feu et à pousser le président Joseph Aoun à accélérer les réformes. Morgan Ortagus a confirmé la tenue d’une conférence internationale en janvier 2026 pour soutenir l’armée libanaise. Les pays du Golfe demeurent extrêmement prudents : Riyad refuse de verser un dollar tant que l’influence iranienne reste dominante.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce paysage, l’Égypte s’affirme comme un acteur discret mais incontournable. Le Caire a multiplié les visites en 2025, coordonne étroitement avec Paris et Riyad, et voit dans un Liban stable un tampon indispensable contre les débordements islamistes. Sa doctrine est simple : la stabilité, même bancale, vaut toujours mieux que le chaos.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Neutralisation ou satellisation ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certains diplomates évoquent encore l’idée d’une neutralité stratégique pour le Liban, à la manière de la Suisse ou de l’Autriche. Mais la neutralité n’a de sens que si les acteurs internes la respectent. Or l’Iran continue de traiter le Liban comme sa profondeur stratégique face à Israël, et le Hezbollah conditionne tout retrait à un départ israélien total — une condition dont il sait pertinemment qu’elle restera irréalisable, tant que le Hezbollah menace le nord d&rsquo;Israël. Un cercle vicieux. En réalité, le Liban parle d’équilibre, mais vit sous tutelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Le Liban : pays réel ou façade commode ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il devient légitime de se demander si le Liban est encore un État opérationnel ou une simple coquille administrative utilisée par des acteurs plus puissants. Le président promet le monopole des armes pour fin 2025 alors que chacun sait que l’échéance sera repoussée. L’armée saisit 400 000 munitions en 2025 mais laisse les missiles balistiques intacts. Le gouvernement négocie avec le FMI sans contrôler la moitié du territoire. La justice n’ose pas enquêter sur l’explosion du port. Le pouvoir réel demeure, comme toujours, hors des institutions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette façade tient parce que chacun y trouve son intérêt : le Hezbollah, l’Iran, la France, les États-Unis, le Golfe, l’Égypte et, bien sûr, la diaspora qui continue de croire qu’il y a quelque chose à sauver.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La conférence de janvier 2026 : dernier espoir ou énième sursis ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncée par Washington et confirmée par Paris, la conférence internationale se tiendra probablement à la mi-janvier 2026 à Paris. Son objectif est de mobiliser au moins 500 millions de dollars pour les Forces armées libanaises, afin de financer les salaires, les équipements non létaux, les drones et les formations, et de leur permettre de déployer massivement au sud du Litani tout en poursuivant les saisies d’armes du Hezbollah. Les grands donateurs — États-Unis, France, Arabie saoudite, Qatar, Émirats — posent cependant des conditions strictes : des progrès concrets et vérifiables sur le désarmement et les réformes structurelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le risque est évident : si aucune avancée tangible n’est obtenue, cette aide ne fera que renflouer une façade et repousser encore l’échéance du monopole étatique déjà manqué en décembre 2025. En clair, on paiera les soldes des soldats pour qu’ils continuent à saisir des roquettes rouillées pendant que le Hezbollah garde ses missiles de précision.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Focus Moyen-Orient.fr</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Liban n’est pas mort. Mais il n’est plus souverain, plus stable, plus gouverné. Il survit dans une zone intermédiaire : ni État effondré à la somalienne, ni État fonctionnel. Un pays nominal, une identité suspendue, un territoire stratégique que personne ne veut voir sombrer &#8211; mais que personne n’est prêt à sauver vraiment tant que le Hezbollah conservera son arsenal, son veto et sa capacité de nuisance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les saisies d’armes de 2025, <a href="https://www.lorientlejour.com/article/1485833/joseph-aoun-nous-sommes-prets-a-nous-engager-pleinement-et-efficacement-dans-le-processus-de-paix.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le plan Aoun </a>et la conférence de janvier 2026 ne sont que des gestes qui retardent la seule question qui vaille : une refondation profonde ou un abandon progressif à la satellisation iranienne ? Le Liban reste, pour l’instant, le test grandeur nature de cette équation impossible.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<item>
		<title>L&#8217;art contemporain au Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/menart-fair-un-regard-sur-lart-contemporain-au-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 May 2022 13:45:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Iraq]]></category>
		<category><![CDATA[liban]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La deuxième édition de la foire d’art moderne et contemporain dédiée aux artistes du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord se tiendra à Paris du 19 au 22 mai 2022. Le Moyen-Orient est une région <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/menart-fair-un-regard-sur-lart-contemporain-au-moyen-orient/" title="L&#8217;art contemporain au Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La deuxième édition de la foire d’art moderne et contemporain dédiée aux artistes du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord se tiendra à Paris du 19 au 22 mai 2022.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient est une région où les artistes contemporains se sont réappropriés leur quotidien chaotique et instable pour l’intégrer à leur art. Leurs créations contemporaines sont confrontées à un devoir de mémoire pour faire face à un quotidien chaotique et aux conflits qui secouent la région.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Syrie, par exemple, où sentiments d’appartenance communautaire et nationale ont toujours coexisté. Au Liban, c’est la guerre civile et le conflit israélo-arabe qui constituent des enjeux de mémoire. On y voit des artistes s’en emparer pour dénoncer les silences, les occultations et les non-dits.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les artistes présentés à la Foire MENART FAIR viennent du Moyen-Orient, des pays du Golfe et d&rsquo;Afrique du Nord. Pour sa deuxième édition 2022, elle accueillera 35 artistes libanais, 6 artistes syriens, 1 artiste égyptien et 4 artistes iraquiens, tous représentés par des galeries de renom à Paris, Beyrouth, Munich, Dubaï ou encore Riyad.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-block-embed-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="MENART FAIR : FIRST INTERNATIONAL MODERN &amp;amp; CONTEMPORARY ART FAIR DEDICATED TO MIDDLE EAST &amp;amp; MAGHREB" src="https://player.vimeo.com/video/546826155?h=b986aa9243&amp;dnt=1&amp;app_id=122963" width="678" height="381" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Vidéo MENART FAIR édition 2021</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Informations pratiques<br>Lieu : Cornette de Saint Cyr, 6 avenue Hoche, 75008 Paris<br>Dates : du jeudi 19 au dimanche 22 mai 2022, de midi à 19H<br>Pour plus d’information, retrouver le site<a href="https://menart-fair.com/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> menart-fair.com/fr/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://moyen-orient.fr/category/culture/art/">Retrouver la rubrique Art sur Moyen-Orient.fr</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Caramel de Nadine Labaki</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/caramel-de-nadine-labaki/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Aug 2007 15:51:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[caramel]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[liban]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, le film Caramel de Sikar Banet est une œuvre libanaise en langue arabe très sensuelle. Sorti en France le 15 aout 2007 dans plus de 250 salles, le film est comme une véritable consécration inattendue pour Nadine Labaki, actrice et réalisatrice qui signe là son premier long-métrage.</p>
<p> <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/caramel-de-nadine-labaki/" title="Caramel de Nadine Labaki">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes, le film Caramel de Sikar Banet est une œuvre libanaise en langue arabe très sensuelle. Sorti en France le 15 aout 2007 dans plus de 250 salles, le film est comme une véritable consécration inattendue pour Nadine Labaki, actrice et réalisatrice qui signe là son premier long-métrage.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: left;"><span style="font-weight: bold; color: #006d36;">Synopsis :</span><br />À Beyrouth, cinq femmes se croisent régulièrement dans un institut de beauté, microcosme coloré et sensuel où plusieurs générations se rencontrent, se parlent et se confient. Layale aime Rabih, mais Rabih est marié. Nisrine est musulmane et son mariage prochain pose problème : elle n’est plus vierge. Rima est tourmentée par son attirance pour les femmes et vit au rythme des visites d’une belle cliente aux cheveux longs. Jamale refuse de vieillir. Rose a sacrifié sa vie pour s’occuper de sa sœur âgée. Au salon, les hommes, le sexe et la maternité sont au cœur de leurs conversations intimes et libérées, entre coupes de cheveux et épilation au caramel.</p>
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<object width="425" height="347" data="http://www.dailymotion.com/swf/smWWmp93lTcbfk27S" type="application/x-shockwave-flash"><param name="src" value="http://www.dailymotion.com/swf/smWWmp93lTcbfk27S" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;">C’est parce que la femme libanaise (ou orientale) ne parvient pas à trouver son équilibre ou qu’elle craint le regard des autres qu’elle tombe souvent dans les excès. Les contradictions qui l’animent et les mille questionnements qu’elle affronte et qui sont un véritable obstacle à son épanouissement intriguaient la réalisatrice. Cette dernière se considère comme une femme libérée, même si elle se trouve souvent confrontée au lourd poids de la double culture au Liban. C’est à partir de cette idée maîtresse qu&rsquo;elle a voulu faire sa première œuvre. Une sorte d’hommage à la femme libanaise.</p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: left;">Quoi de mieux alors que le cadre d’un institut de beauté, où la femme se love dans son siège et se livre aux mains travailleuses qui vont prendre soin d’elle, pour dépeindre cette recherche d’identité ?</p>
<p class="MsoNormal">Caramel peut sembler un film de femmes pour les femmes, mais c’est surtout et avant tout un film d’atmosphère. Par l’entrebâillement des portes, par les fenêtres ouvertes ou closes que filme la jeune réalisatrice, sur fond de lumière caramélisée et de musique signée Khaled Mouzannar, l’ambiance d’un Beyrouth cosmopolite et oriental, coloré et kitsch, chaleureux et troublant y est reproduite.</p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #006d36; font-weight: bold;">Sortie en salles le 15 août 2007 </span></p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://www.caramel-lefilm.com/" target="_blank" rel="noopener">Voir aussi le site officiel du film : Caramel</a></p>
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