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	<title>Golan | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<item>
		<title>Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 06:50:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Golan]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Relations israélo-syriennes]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De retour de Washington, Ahmed al-Sharaa cherche à s’affirmer. Mais en Israël, ses déclarations sur le Golan, la Russie et les frappes israéliennes ravivent les tensions entre Jérusalem et Damas. 1. Une visite historique… suivie <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/" title="Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/">Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong>De retour de Washington, Ahmed al-Sharaa cherche à s’affirmer. Mais en Israël, ses déclarations sur le Golan, la Russie et les frappes israéliennes ravivent les tensions entre Jérusalem et Damas.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Une visite historique… suivie d’un retour sous haute tension</h2>



<p><a href="http://Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée">Le 10 novembre 2025, al-Sharaa est reçu par Donald Trump</a>. Sanctions Caesar allégées pour six mois, adhésion formelle de la Syrie à la coalition anti-État islamique, réouverture imminente de l’ambassade syrienne à Washington : symboliquement, le message est fort.Mais dès le lendemain, la tonalité change.</p>



<p>Selon Yediot Aharonot et la chaîne publique KAN, le président syrien serait rentré « sûr de lui » et aurait multiplié les déclarations jugées provocatrices par Israël : rappel des « plus de mille frappes israéliennes en Syrie depuis 2011 », accusation de violation répétée de l’Accord de désengagement de 1974, et surtout, refus catégorique d’exclure une présence militaire russe renforcée près du Golan « si les circonstances l’exigent ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Israël : « Il a commencé à faire des choses que nous ne pouvons pas accepter »</h2>



<p>Lors d’une réunion du cabinet de sécurité, Benyamin Netanyahou résume la situation en une phrase : « Il a commencé à faire des choses que nous ne pouvons pas accepter. »</p>



<p>Le ministre de la Défense Israël Katz, lui, ironise : al-Sharaa est revenu « parfumé » de Washington — sous-entendu : grisé par l’attention américaine.</p>



<p>Derrière l’ironie, une vraie inquiétude stratégique : Damas semble estimer que la retenue observée jusqu’ici face aux frappes israéliennes n’était qu’un choix tactique lié à la guerre civile, et non une acceptation définitive du statu quo. Le simple fait de le rappeler publiquement, juste après avoir serré la main de Trump, est perçu comme un signal délibéré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Un jeu d’équilibriste entre trois capitales</h2>



<p>Al-Sharaa doit parler à trois auditoires à la fois, et ils ne veulent pas entendre la même chose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>À Washington, il promet coopération antiterroriste et distance avec l’Iran.</li>



<li>À Moscou (qu’il a visité en octobre), il laisse entendre qu’il reste ouvert à une présence militaire russe renforcée.</li>



<li>À l’intérieur, il doit montrer qu’il ne brade pas la souveraineté syrienne — surtout sur le Golan, symbole national par excellence.</li>
</ul>



<p>Résultat : des messages contradictoires qui passent mal à Jérusalem et qui, même à Washington, commencent à susciter des haussements de sourcils. Plusieurs responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont déjà fait savoir que « la patience a des limites » si Damas se met à jouer la carte russe sur la frontière sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Le Golan, levier intérieur et source de friction extérieure</h2>



<p>En insistant sur le Golan dès son retour, al-Sharaa sait parfaitement ce qu’il fait : il parle à sa base nationaliste et aux officiers de l’ancien régime qu’il a intégrés dans le nouvel appareil sécuritaire.<br>Mais dans la région, ce type de rhétorique, même sans acte concret, est immédiatement lu comme une tentative de renégocier les règles du jeu par la bande. D’autant que les forces syriennes, aidées par des conseillers russes, ont déjà commencé à se redéployer plus au sud ces dernières semaines — un mouvement que Tsahal suit à la jumelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Ni rupture, ni lune de miel : un test grandeur nature</h2>



<p>Pour l’instant, personne ne parle de rupture. Washington continue d’appeler al-Sharaa un « partenaire potentiel ». Israël, elle, a déjà fait savoir qu’elle répondrait « avec force » à tout changement du statu quo sur le Golan.</p>



<p>Ce qui se joue en réalité, c’est la capacité d’un régime encore jeune à calibrer sa marge de manœuvre. Al-Sharaa a compris qu’il avait une fenêtre étroite fenêtre d’opportunité entre la bienveillance relative de Trump et la faiblesse actuelle de l’Iran. Il cherche à l’exploiter au maximum — quitte à frôler la ligne rouge.</p>



<p>La visite à Washington restera historique. Ce qui se passera dans les trois à six prochains mois dira si elle aura été un tournant… ou un faux départ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p>Au-delà des déclarations, tout se jouera dans les gestes concrets : niveau de coopération avec les forces américaines à l’est, degré de présence russe au sud, attitude face aux prochaines frappes israéliennes.<br>Pour l’instant, al-Sharaa avance sans doctrine étrangère claire, en misant sur l’ambiguïté. Dans une région où l’ambiguïté est souvent punie, le pari est risqué.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/">Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée</a></p>
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		<title>Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 10:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[Benjamin Netanyahou]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[Golan]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[mont Hermon]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité régionale]]></category>
		<category><![CDATA[stabilisation]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël et la Syrie au bord d’un accord historique : une présence tripartite sur le mont Hermon pour sécuriser la frontière. Selon plusieurs sources régionales concordantes, Israël et la Syrie seraient sur le point de <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/" title="Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Israël et la Syrie au bord d’un accord historique : une présence tripartite sur le mont Hermon pour sécuriser la frontière.</strong></p>



<p>Selon plusieurs sources régionales concordantes, <strong>Israël et la Syrie seraient sur le point de conclure un accord de sécurité prévoyant une présence conjointe des forces israéliennes, syriennes et américaines</strong> sur des points stratégiques du sud syrien, notamment le <strong>mont Hermon</strong>.<br>Cet arrangement, qui rappelle l’esprit de l’accord de désengagement de 1974 tout en l’adaptant aux réalités post-Assad, marquerait un tournant majeur dans les relations entre deux États officiellement en guerre depuis 1948.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte : un vide sécuritaire né de la chute d’Assad</h2>



<p>La chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 a profondément bouleversé les équilibres au sud de la Syrie. L’effondrement du pouvoir central, face à l’offensive des rebelles menés par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a laissé un vide que les forces israéliennes ont rapidement investi.<br>Dès le 8 décembre 2024, <strong>Tsahal</strong> a franchi la ligne de démarcation pour occuper la zone tampon démilitarisée établie par l’accord de 1974, ainsi que le versant syrien du mont Hermon — un sommet de 2 814 mètres, à la fois observatoire naturel et position stratégique clé.</p>



<p>L’accord de 1974, signé après la guerre du Kippour, avait instauré une zone tampon sous supervision onusienne. Israël s’était alors retiré du mont Hermon, restituant le contrôle à la Syrie.<br>Mais l’effondrement de l’armée syrienne et la montée de factions armées ont conduit Benjamin Netanyahou à <strong>déclarer “caduc” l’accord de 1974</strong>, justifiant une présence militaire israélienne renforcée pour empêcher toute infiltration iranienne ou djihadiste.</p>



<p>Depuis, Israël maintient un dispositif élargi de surveillance et d’opérations ciblées contre les réseaux pro-iraniens.<br>En parallèle, le nouveau président syrien, <strong>Ahmed al-Sharaa</strong> — ancien chef du HTS devenu dirigeant de la “Nouvelle Syrie” — multiplie les signaux d’ouverture et plaide pour un rétablissement des échanges sécuritaires “dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité syrienne”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les contours de l’accord : une surveillance tripartite inédite</h2>



<p>Le 29 octobre 2025, <strong>Al-Arabiya</strong> rapporte qu’un responsable israélien a confirmé que <strong>les négociations entre Jérusalem, Damas et Washington sont entrées dans leur phase finale</strong>, avec un projet d’accord pour une <strong>présence conjointe Israël–Syrie–États-Unis sur plusieurs sites stratégiques, dont le mont Hermon</strong>.<br>Ce dispositif inclurait la création d’un <strong>comité de sécurité tripartite</strong> chargé de superviser la frontière et de prévenir tout affrontement non coordonné.<br>Selon la même source, il s’agirait d’une “mise à jour de l’armistice de 1974 avec des ajustements mineurs”, destinée à refléter la nouvelle réalité du terrain.</p>



<p>Les négociations, menées sous médiation américaine, prévoient un <strong>retrait progressif des troupes israéliennes de la zone tampon</strong> à condition que Damas s’engage à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>interdire toute présence iranienne ou milice étrangère dans le sud-ouest syrien ;</li>



<li>geler les déploiements militaires lourds à proximité du Golan ;</li>



<li>coopérer à la surveillance conjointe de la ligne Hermon-Quneitra.</li>
</ul>



<p>Le rôle américain, pivot du dispositif, est déterminant : Washington entend sceller un accord avant 2026, dans le cadre d’une stratégie régionale de <strong>stabilisation post-Trump</strong>.<br>Des discussions exploratoires auraient déjà eu lieu à Londres et à Chypre entre le ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer et le ministre syrien Asaad al-Shaibani, préparant un cadre de coordination.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le mont Hermon concentre toutes les attentions</h2>



<p>Le mont Hermon n’est pas qu’un symbole : il domine la plaine de la Bekaa, surplombe Damas et contrôle des <strong>sources hydriques cruciales</strong> pour les deux pays.<br>Pour Israël, il représente un <strong>atout de dissuasion</strong> et un poste d’observation essentiel face au Hezbollah.<br>Pour la Syrie, il incarne la <strong>reconquête de la souveraineté nationale</strong>, un enjeu vital pour le régime d’al-Sharaa, soucieux de consolider son autorité au sud du pays et de restaurer sa légitimité.<br>Cette reprise de contrôle, même partielle, serait un signal fort à la population syrienne et aux puissances arabes modérées que la Syrie “post-Assad” redevient un acteur d’État, et non une mosaïque de milices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord qui redessine l’échiquier régional</h2>



<p>Pour Israël, cette coopération serait <strong>un gage de sécurité et un moyen d’isoler l’Iran</strong> de la frontière nord.<br>Pour la Syrie, elle offrirait <strong>un retour sur la scène diplomatique</strong> après une décennie d’isolement.<br>Et pour les États-Unis, elle constituerait une <strong>victoire stratégique</strong> : la démonstration qu’une approche de stabilisation pragmatique — fondée sur la sécurité avant la morale — peut produire des résultats concrets.</p>



<p>Les <strong>Émirats arabes unis</strong> et la <strong>Jordanie</strong> auraient également apporté leur soutien discret à cette initiative, estimant qu’elle pourrait servir de modèle à d’autres zones frontalières sensibles dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une paix froide, ou un nouveau statu quo ?</h2>



<p>Si cet accord se concrétise, il pourrait être la première étape vers une <strong>intégration progressive de la Syrie dans le cadre élargi des Accords d’Abraham</strong>, ouvrant la voie à une reconnaissance partielle, voire à des échanges économiques sous supervision américaine.<br>Mais les obstacles restent considérables : la fragilité du régime syrien, la méfiance israélienne, et la capacité limitée des États-Unis à garantir une application durable sur le terrain.</p>



<p>Entre scepticisme et espoir, <strong>le mont Hermon</strong> pourrait redevenir ce qu’il n’a plus été depuis un demi-siècle : un sommet d’observation, mais aussi un point d’équilibre.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/syrie-reconstruction-nouvel-echiquier-regional/">Syrie : la reconstruction comme nouvel échiquier régional</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/">Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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