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	<title>Géopolitique régionale | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Géopolitique régionale | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 02 Jan 2026 08:57:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Golfe persique]]></category>
		<category><![CDATA[Iran]]></category>
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		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Perspectives de chute du régime en Iran. La « Guerre des Douze Jours » de juin 2025 a brisé la colonne vertébrale de la République islamique. Aujourd’hui, alors que des protestations massives paralysent le pays, <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/" title="Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?">[...]</a></p>
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<p><strong>Perspectives de chute du régime en Iran. La « Guerre des Douze Jours » de juin 2025 a brisé la colonne vertébrale de la République islamique. Aujourd’hui, alors que des protestations massives paralysent le pays, un Moyen-Orient plus stable et pacifié pourrait émerger d’un effondrement géré, loin des scénarios apocalyptiques agités par les conservateurs.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Iran 2025 : un régime fragilisé après la guerre et la crise économique</strong></h2>



<p>Depuis la fin de la « Guerre des Douze Jours » en juin 2025, l’Iran n’est plus le même. Les frappes israélo-américaines ont détruit une grande partie de ses défenses antiaériennes, retardé son programme nucléaire et exposé la vulnérabilité d’un régime qui se présentait comme une forteresse imprenable. Six mois plus tard, les conséquences se font sentir : effondrement économique accéléré, perte d’influence régionale et, depuis fin décembre, à nouveau, des protestations d’une ampleur inédite depuis 2022.</p>



<p>Le rial a plongé à des records historiques (plus de 1,4 million pour un dollar), l’inflation dépasse les 42 %, et les bazars de Téhéran, cœur historique de la contestation, se vident sous la grève des commerçants. Des étudiants sont dans la rue, ils bloquent des universités, des slogans anti-régime – « Ni Gaza ni Liban, ma vie pour l’Iran » ou « Mort au dictateur » – résonnent dans les rues de dizaines de villes. Le gouvernement des mollahs a ordonné la fermeture d’entreprises et d’administrations dans 21 provinces sur 31, un aveu d’impuissance face à une colère qui dépasse les seules revendications économiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>La fin de l’axe iranien au Moyen-Orient</strong></h2>



<p>Ce n’est pas une simple crise conjoncturelle. C’est l’aboutissement de plusieurs revers : la décapitation du Hezbollah au Liban, l’affaiblissement du Hamas à Gaza, la chute du régime Assad en Syrie fin 2024 – coupant le corridor terrestre vers le Levant – et, surtout, l’humiliation militaire de juin 2025. L’Iran, qui contrôlait autrefois quatre capitales arabes via son « Axe de la Résistance », se retrouve isolé, affaibli et contesté de l’intérieur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong><strong>Chute du régime iranien : quelles conséquences régionales ?</strong></strong></h2>



<p>Une chute du régime des mollahs – scénario de plus en plus plausible, selon des analystes comme ceux de l’Institute for Science and International Security ou de Foreign Affairs – redessinerait profondément le Moyen-Orient, mais pas nécessairement dans le chaos que prédisent certains réticents, reprenant de facto la rhétorique du régime. Au contraire, une transition gérée, soutenue par l’opposition unifiée et l’aide internationale, pourrait mener à une stabilité accrue.</p>



<p>D’abord, une paix relative s’installerait. Sans le financement iranien, le Hezbollah rentrerait dans le rang libanais, devenant une force politique comme les autres plutôt qu’un État dans l’État. Les Houthis au Yémen perdraient leur principal soutien logistique, réduisant les menaces en mer Rouge. Le Hamas, déjà laminé, verrait ses capacités de reconstitution limitées. Israël, ayant brisé le tabou des frappes directes sur le sol iranien, consoliderait sa supériorité aérienne régionale, favorisant une stabilisation des frontières nord et est.</p>



<p>Les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête, y verraient une opportunité historique. Les Accords d’Abraham pourraient s’élargir, intégrant potentiellement une Syrie post-Assad normalisée et un Liban reconstruit. La Turquie, bien que gagnante à court terme (comblant partiellement le vide), ferait face à une concurrence accrue pour l’influence sunnite. Comme l’explique l’économiste Nouriel Roubini, un effondrement du régime boosterait la stabilité régionale, permettant une normalisation diplomatique entre Israël et l’Arabie saoudite, et ouvrant la voie à une solution plus rapide du conflit israélo-palestinien.</p>



<p>Si certains pessimistes parient sur les risques – balkanisation ethnique, insécurité nucléaire, perturbation du détroit d’Ormuz ou flux migratoires – ces risques sont exagérés par ceux qui préfèrent un régime affaibli mais prévisible. En réalité, une transition bien gérée les minimise. L’opposition, unifiée autour de figures comme Reza Pahlavi ou le Conseil national de la résistance iranienne, propose un conseil exécutif transitoire intégrant des leaders d’opposition, des technocrates de la diaspora et même des défecteurs du régime pour assurer une continuité administrative sur 100 jours.</p>



<p>Des modèles fédéraux pourraient intégrer les minorités kurdes, azéries, baloutches ou arabes, évitant toute fragmentation en favorisant l’autonomie locale sans indépendance. Historiquement, les Iraniens préfèrent la stabilité à la division, comme le montrent les sondages indiquant un rejet massif de la théocratie (85 % moins religieux en 2024).</p>



<p>Sur le nucléaire, les stocks d’uranium enrichi (près de 400 kg selon l’Agence internationale de l’énergie atomique) ne tomberaient pas nécessairement entre de mauvaises mains : une nouvelle gouvernance non nucléaire, soutenue par l’Occident, sécuriserait les sites, et les frappes de 2025 ont déjà retardé le programme de plusieurs années.</p>



<p>Cela n’accélérerait pas la prolifération chez l’Arabie saoudite ou la Turquie ; au contraire, un Iran dénucléarisé apaiserait les tensions régionales. Économiquement, le détroit d’Ormuz ne serait pas perturbé durablement : même pendant la guerre de 2025, l’Iran a évité de le fermer pour ne pas aggraver sa propre crise, et une nouvelle administration, tournée vers le commerce, stabiliserait les flux pétroliers pour attirer investissements et aide internationale.</p>



<p>Quant aux migrations, elles resteraient limitées si la transition maintient les services essentiels (eau, électricité, aide humanitaire), comme le préconisent plusieurs think tanks : focus inward sur la reconstruction plutôt que sur l’exode.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et pour l’Occident ?</strong></h2>



<p>L’administration Trump, qui a revendiqué les frappes de juin, verrait une victoire stratégique : affaiblissement d’un adversaire sans intervention terrestre. L’Europe, souvent critique des actions unilatérales, pourrait jouer un rôle clé en soutenant la transition via des sanctions ciblées sur l’IRGC, du financement pour la société civile et des outils numériques (VPN, Starlink) pour amplifier l’opposition. Un Moyen-Orient sans l’ombre iranienne ouvrirait des opportunités : reconstruction du Liban, stabilisation de la Syrie, relance des négociations sur Gaza.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Vers un printemps iranien ?</strong></h2>



<p>Le régime, malgré son âge (Khamenei, 86 ans, affaibli), dispose encore de forces répressives loyales. Mais la base sociale s’effrite : même parmi les classes moyennes autrefois fidèles, la frustration domine. Les slogans monarchistes ou appelant à la liberté montrent un rejet profond de l’idéologie khomeiniste.</p>



<p>Si le régime tombe, ce ne sera pas par une intervention extérieure, mais par l’usure interne – comme en Syrie pour Assad. L’issue dépendra de la capacité de l’opposition (exilée ou intérieure) à proposer une alternative crédible : une république démocratique laïque, respectueuse des minorités, pourrait stabiliser le pays et pacifier la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p>2026 s’ouvre sur un Moyen-Orient en mutation accélérée. La chute potentielle de Téhéran n’est pas une fin, mais un début : celui d’une ère post-islamiste révolutionnaire. </p>



<p>Aller plus loin : <a href="https://henryjacksonsociety.org/wp-content/uploads/2025/08/HJS-Regime-Collapse-in-Iran-Report-web.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Regime collapse in Iran: a necessity for regional stability?</a></p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/moyen-orient-2025-axes-rivalites-de-puissances/">Moyen-Orient 2025 : la fin des axes, le retour des rivalités de puissances</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/iran-quelles-perspectives-en-cas-de-chute-des-mollahs/">Iran : quelles perspectives au Moyen-Orient en cas de chute des mollahs ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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		<title>Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 06:50:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique régionale]]></category>
		<category><![CDATA[Golan]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Relations israélo-syriennes]]></category>
		<category><![CDATA[syrie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De retour de Washington, Ahmed al-Sharaa cherche à s’affirmer. Mais en Israël, ses déclarations sur le Golan, la Russie et les frappes israéliennes ravivent les tensions entre Jérusalem et Damas. 1. Une visite historique… suivie <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/" title="Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong>De retour de Washington, Ahmed al-Sharaa cherche à s’affirmer. Mais en Israël, ses déclarations sur le Golan, la Russie et les frappes israéliennes ravivent les tensions entre Jérusalem et Damas.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">1. Une visite historique… suivie d’un retour sous haute tension</h2>



<p><a href="http://Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée">Le 10 novembre 2025, al-Sharaa est reçu par Donald Trump</a>. Sanctions Caesar allégées pour six mois, adhésion formelle de la Syrie à la coalition anti-État islamique, réouverture imminente de l’ambassade syrienne à Washington : symboliquement, le message est fort.Mais dès le lendemain, la tonalité change.</p>



<p>Selon Yediot Aharonot et la chaîne publique KAN, le président syrien serait rentré « sûr de lui » et aurait multiplié les déclarations jugées provocatrices par Israël : rappel des « plus de mille frappes israéliennes en Syrie depuis 2011 », accusation de violation répétée de l’Accord de désengagement de 1974, et surtout, refus catégorique d’exclure une présence militaire russe renforcée près du Golan « si les circonstances l’exigent ».</p>



<h2 class="wp-block-heading">2. Israël : « Il a commencé à faire des choses que nous ne pouvons pas accepter »</h2>



<p>Lors d’une réunion du cabinet de sécurité, Benyamin Netanyahou résume la situation en une phrase : « Il a commencé à faire des choses que nous ne pouvons pas accepter. »</p>



<p>Le ministre de la Défense Israël Katz, lui, ironise : al-Sharaa est revenu « parfumé » de Washington — sous-entendu : grisé par l’attention américaine.</p>



<p>Derrière l’ironie, une vraie inquiétude stratégique : Damas semble estimer que la retenue observée jusqu’ici face aux frappes israéliennes n’était qu’un choix tactique lié à la guerre civile, et non une acceptation définitive du statu quo. Le simple fait de le rappeler publiquement, juste après avoir serré la main de Trump, est perçu comme un signal délibéré.</p>



<h2 class="wp-block-heading">3. Un jeu d’équilibriste entre trois capitales</h2>



<p>Al-Sharaa doit parler à trois auditoires à la fois, et ils ne veulent pas entendre la même chose :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>À Washington, il promet coopération antiterroriste et distance avec l’Iran.</li>



<li>À Moscou (qu’il a visité en octobre), il laisse entendre qu’il reste ouvert à une présence militaire russe renforcée.</li>



<li>À l’intérieur, il doit montrer qu’il ne brade pas la souveraineté syrienne — surtout sur le Golan, symbole national par excellence.</li>
</ul>



<p>Résultat : des messages contradictoires qui passent mal à Jérusalem et qui, même à Washington, commencent à susciter des haussements de sourcils. Plusieurs responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont déjà fait savoir que « la patience a des limites » si Damas se met à jouer la carte russe sur la frontière sud.</p>



<h2 class="wp-block-heading">4. Le Golan, levier intérieur et source de friction extérieure</h2>



<p>En insistant sur le Golan dès son retour, al-Sharaa sait parfaitement ce qu’il fait : il parle à sa base nationaliste et aux officiers de l’ancien régime qu’il a intégrés dans le nouvel appareil sécuritaire.<br>Mais dans la région, ce type de rhétorique, même sans acte concret, est immédiatement lu comme une tentative de renégocier les règles du jeu par la bande. D’autant que les forces syriennes, aidées par des conseillers russes, ont déjà commencé à se redéployer plus au sud ces dernières semaines — un mouvement que Tsahal suit à la jumelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">5. Ni rupture, ni lune de miel : un test grandeur nature</h2>



<p>Pour l’instant, personne ne parle de rupture. Washington continue d’appeler al-Sharaa un « partenaire potentiel ». Israël, elle, a déjà fait savoir qu’elle répondrait « avec force » à tout changement du statu quo sur le Golan.</p>



<p>Ce qui se joue en réalité, c’est la capacité d’un régime encore jeune à calibrer sa marge de manœuvre. Al-Sharaa a compris qu’il avait une fenêtre étroite fenêtre d’opportunité entre la bienveillance relative de Trump et la faiblesse actuelle de l’Iran. Il cherche à l’exploiter au maximum — quitte à frôler la ligne rouge.</p>



<p>La visite à Washington restera historique. Ce qui se passera dans les trois à six prochains mois dira si elle aura été un tournant… ou un faux départ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Focus Moyen-Orient.fr</h2>



<p>Au-delà des déclarations, tout se jouera dans les gestes concrets : niveau de coopération avec les forces américaines à l’est, degré de présence russe au sud, attitude face aux prochaines frappes israéliennes.<br>Pour l’instant, al-Sharaa avance sans doctrine étrangère claire, en misant sur l’ambiguïté. Dans une région où l’ambiguïté est souvent punie, le pari est risqué.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/">Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/al-sharaa-washington-israel-syrie-tensions/">Al-Sharaa après Washington : signaux d’affirmation, crispations régionales</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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