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	<title>France | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>France | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Nov 2025 09:05:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[Ahmed al-Sharaa]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La rencontre historique du 10 novembre 2025 entre Donald Trump et Ahmed al-Sharaa à la Maison-Blanche marque un tournant inattendu. Pour la première fois depuis 1946, un président syrien foule le sol de Washington. Ancien <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/pari-trump-syrie-al-sharaa/" title="Le pari audacieux de Trump sur al-Sharaa : une opportunité risquée">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- TRIBUNE & DÉBATS – Le pari audacieux de Trump sur Ahmed al-Sharaa --></p>
<article class="mo-tribune">
<p class="chapo"><strong>La rencontre historique du 10 novembre 2025 entre Donald Trump et Ahmed al-Sharaa à la Maison-Blanche marque un tournant inattendu. Pour la première fois depuis 1946, un président syrien foule le sol de Washington. Ancien chef du groupe djihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS) – ex-branche d’al-Qaïda –, al-Sharaa est désormais reçu en allié potentiel. Ce pari, typiquement trumpien, conjugue audace stratégique et ambiguïté morale : une main tendue au réalisme, mais sur un fil.</strong></p>
<h2>Les motivations : redessiner la carte régionale autour d’une Syrie « réhabilitée »</h2>
<p>Trump applique à la Syrie sa doctrine du <em>deal</em> pragmatique. Il ne s’agit plus de transformer le Moyen-Orient par la démocratie, mais de stabiliser la région en s’appuyant sur les nouveaux rapports de force. L’objectif est triple : <strong>affaiblir l’axe russo-iranien</strong>, <strong>relancer la reconstruction économique</strong>, et <strong>étendre les Accords d’Abraham</strong> à la Syrie.</p>
<ul>
<li><strong>Affaiblir Téhéran et Moscou.</strong> Depuis la chute d’Assad en décembre 2024 – orchestrée par des factions issues d’Idlib –, la présence iranienne s’est effondrée. La rencontre Trump–al-Sharaa accélère ce retrait et ouvre la voie à une Syrie plus indépendante.</li>
<li><strong>Reconstruire et réintégrer.</strong> La suspension pour 180 jours des sanctions César pourrait libérer un afflux d’investissements et enclencher la remise en route d’une économie exsangue.</li>
<li><strong>Vers la paix régionale.</strong> Al-Sharaa vient de signer l’intégration à la coalition anti-EI et promet l’exploration d’une normalisation progressive avec Israël, marginalisant le Hezbollah et remodelant l’équilibre du Levant.</li>
</ul>
<h2>La stratégie : de l’ennemi djihadiste au partenaire sous condition</h2>
<p>L’approche repose sur un <strong>rebranding progressif</strong> et une <strong>diplomatie transactionnelle</strong>. Washington mise sur des engagements mesurables plutôt que sur des promesses idéologiques.</p>
<ul>
<li><strong>Rebranding politique.</strong> De Riyad (mai 2025) à Washington (novembre), al-Sharaa passe du chef de guerre au chef d’État, mais avec des conditions posées par l&rsquo;Administration de Trump.</li>
<li><strong>Coopération sécuritaire.</strong> Des opérations conjointes anti-EI ont été engagées ; l’intégration partielle des SDF à l’armée nationale est en cours ; des milliers de combattants étrangers devront être expulsés. selon l&rsquo;accord.</li>
<li><strong>Rôle des alliés régionaux.</strong> Ankara soutient la transition, Riyad finance, et une présence logistique américaine autour de Damas est évoquée comme garantie. Et pour couronner cette stratégie, <a href="_wp_link_placeholder" data-wplink-edit="true">un accord triparti (USA, ISraël et Syrie) sur le Mont Hermon pour garantir la sécurité d&rsquo;Israël et</a> prévenir les tensions.</li>
</ul>
<h2>Les risques : une réhabilitation sous haute surveillance</h2>
<p>Le pari comporte des contradictions sérieuses. Les mises en garde portent sur une possible <strong>légitimation prématurée</strong> d’un écosystème politico-sécuritaire dont les réflexes n’auraient pas disparu.</p>
<p><!-- Tableau responsive --></p>
<div class="mo-table-wrap" tabindex="0" role="region" aria-label="Tableau des risques et analyses d’experts">
<table class="mo-table">
<thead>
<tr>
<th style="width: 18%;">Catégorie</th>
<th>Risques principaux</th>
<th style="width: 35%;">Analyses d’experts</th>
</tr>
</thead>
<tbody>
<tr>
<td><strong>Sécuritaires</strong></td>
<td>Résurgence de l’EI ou d’al-Qaïda si HTS conserve ses réseaux ; porosité entre structures locales et transnationales.</td>
<td>Alertes récurrentes sur des <em>liens persistants</em> et sur une “optique trompeuse” si les factions d’Idlib perdurent sous d’autres formes.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Humanitaires</strong></td>
<td>Risque de pressions sur minorités (druzes, kurdes, chrétiens) ; nominations de cadres contestés ; déficit d’inclusion des femmes.</td>
<td>ONG : “Façade inclusive, mais pratiques autoritaires possibles.” Craintes pour les communautés anciennes et les dissidents. Les poursuites ne sont pas encore pérennisées.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Géopolitiques</strong></td>
<td>Réserves d’Israël (Golan) et des Kurdes (SDF) ; perception ambivalente dans la base sunnite.</td>
<td>Risque d’un équilibre instable si la coopération anti-EI est perçue comme purement opportuniste.</td>
</tr>
<tr>
<td><strong>Réputationnels</strong></td>
<td>Crédibilité occidentale fragilisée si la réhabilitation se fait sans garde-fous vérifiables.</td>
<td>“Victoire de communication” possible pour Damas ; pression accrue pour des <em>benchmarks</em> publics et datés.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
</div>
<blockquote><p>« Al-Sharaa change de visage et de costume : il devra prouver qu’il change de fond. »</p></blockquote>
<h2>Et la France ? Le choix de l’immobilisme moral</h2>
<div class="mo-encadre-fr">
<p>Macron avait reçu al-Sharaa à l’Élysée, quelques semaines après les massacres d’Alaouites. Un geste perçu comme hâtif, sans condition ni contrepartie, motivé par le symbole plus que par la stratégie. Trump, lui, a attendu presque un an avant d’ouvrir les portes de la Maison-Blanche — avec des exigences précises : coopération sécuritaire avec Israël, lutte contre Daech, désengagement iranien, inclusion minoritaire.</p>
<p><b>La différence est frappante :</b></p>
<ul>
<li><b>Trump impose des conditions</b>, avant de signer et de recevoir, la France distribue des accolades.</li>
<li><b>Trump parle de stabilité</b>, Macron d’image et de symbole creux.</li>
<li><b>Trump parie sur les rapports de force</b>, la France sur la rhétorique des principes.</li>
</ul>
<p><b>Résultat :</b> Washington façonne et prépare le terrain, pendant que Paris commente depuis les tribunes et conférences, sans effets.</p>
</div>
<h2>Conclusion : un pari stratégique, pas moral</h2>
<p>Le pari de Trump peut être considéré comme un <strong>coup de réalisme</strong>, pas un acte de foi. Il offre à la Syrie une seconde chance, mais à conditions : transparence, inclusion et rupture avec l’extrémisme. S’il réussit, la Syrie pourrait devenir le maillon marquant des <strong>Accords d’Abraham élargis</strong>. S’il échoue, elle replongera dans son rôle de poudrière régionale.</p>
<p>Trump, fidèle à sa logique de joueur, parie sur un ancien ennemi pour remodeler le Moyen-Orient. Mais la mise est haute, la marge d’erreur peut être large, et le résultat imprévisible.</p>
<div class="focus"><strong>🔍 Focus Moyen-Orient.fr</strong><br />
En misant sur la réhabilitation d’un ex-djihadiste devenu président, Washington redéfinit la diplomatie de la rédemption. La question n’est plus seulement : <em>peut-on faire la paix avec ses ennemis ?</em> mais : <em>jusqu’où peut-on aller pour stabiliser un monde sans morale ?</em></div>
</article>
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			</item>
		<item>
		<title>Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 09:06:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité transitoire]]></category>
		<category><![CDATA[Board of Peace]]></category>
		<category><![CDATA[Cessez-le-feu]]></category>
		<category><![CDATA[Désarmement]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie arabe]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Gita]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Plan Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Blair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le plan Trump : une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ? Contexte : ce que propose le plan Trump Le plan américano-israélien en 21 points prévoit <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/" title="Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">plan Trump </a>: une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Contexte : ce que propose le plan Trump</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan américano-israélien en 21 points prévoit un cessez-le-feu, un échange otages-prisonniers, un désarmement du Hamas, un retrait israélien par phases, et la création d’une gouvernance transitoire à Gaza composée de « Palestiniens qualifiés » et d’experts internationaux. Cette gouvernance serait supervisée par un organe international – appelé « Board of Peace » ou Gaza International Transitional Authority (<a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">GITA</a>) dans certaines versions – où Tony Blair est pressenti pour jouer un rôle de chef de file/président exécutif.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs sources détaillent des éléments proches : autorité suprême internationale à durée limitée, coordination avec une force multinationale et un pilier investissement/reconstruction </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi Tony Blair à Gaza ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Washington a testé l’idée : l’ex-Premier ministre britannique, ancien envoyé du Quartet au Proche-Orient (2007-2015), piloterait la transition et la reconstruction, avec un mandat adossé aux partenaires arabes et occidentaux. L’option Blair est sérieusement étudiée à la Maison Blanche et discutée avec Israël et des acteurs arabes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les points positifs d’une supervision Tony Blair</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1) Expérience de haut niveau &amp; réseau international</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Blair a déjà travaillé sur les dossiers économiques et institutionnels palestiniens, dispose d’entrées à Washington, Londres, Jérusalem, dans le Golfe, et connaît l’écosystème des bailleurs. Cela peut accélérer la mobilisation financière et la coordination inter-agences pour la reconstruction.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2) Lisibilité et centre de gravité unique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une autorité clairement identifiée (GITA/Board of Peace), avec un chef politique visible, peut réduire la fragmentation bureaucratique des efforts humanitaires, sécuritaires et économiques, condition clé pour passer du secours à la stabilisation. Les brouillons évoquent une architecture hiérarchique et des guichets d’investissement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3) Capacité à arrimer des partenaires arabes et européens</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Si l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Qatar, les Émirats et les Européens s’alignent, l’effet de levier financier et diplomatique pourrait être significatif, surtout si la supervision n’enterre pas la perspective d’une unification avec la Cisjordanie réformée.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les angles morts</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1) Fort rejet symbolique côté arabe et palestinien</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Blair reste associé à l’Irak 2003 et à une image interventionniste. Son nom ravive la critique d’un « tutelle occidentale » et peut crisper l’opinion publique palestinienne et régionale, fragilisant la légitimité locale de la transition.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2) Flou sur l’articulation avec l’Autorité palestinienne (AP)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le plan écarte ou marginalise l’AP à court terme, ce que Paris et Riyad jugent problématique : sans feuille de route claire vers une gouvernance palestinienne unifiée et vers un État, des partenaires clés pourraient freiner.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3) Risque de mandat sans horizon politique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs critiques pointent l’absence de timeline précise pour le retrait israélien et le transfert de compétences. Une transition à durée indéterminée deviendrait ingouvernable et nourrirait l’accusation de « protectorat ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>4) Conditions de sécurité très exigeantes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le désarmement du Hamas et la mise en place d’une force multinationale sont des prérequis difficiles. Sans adhésion minimale du Hamas (ou son affaiblissement décisif), aucune autorité transitoire ne pourra opérer durablement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les conditions de réussite (minimum vital)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>1) Paquet séquencé « Sécurité ↔ Politique ↔ Économie »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">– Sécurité : cessez-le-feu, mécanisme de vérification, police palestinienne formée, présence internationale à mandat clair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Politique : calendrier de transfert vers une entité palestinienne réformée (Cisjordanie/Gaza), garde-fous juridiques et inclusion d’acteurs palestiniens crédibles non affiliés au Hamas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">– Économie : fonds fiduciaire pour la reconstruction, priorités (eau, électricité, hôpitaux, logements), contrôles anticorruption, guichet « PME &amp; emplois jeunes ».&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>2) Parapluie diplomatique arabo-occidental</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, l’UE et des pays arabes clés demandent des assurances sur l’horizon étatique et la protection des droits. Ces exigences risquent de fragiliser l&rsquo;adhésion régionale. </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>3) Communication locale et légitimation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faudra palestiniser la transition  avec des visages en dehors du Hamas : donner des visages palestiniens à l’exécutif quotidien, des mécanismes de consultation communautaire et protéger les biens/fonciers (Property Rights) pour éviter un ressentiment massif. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les scénarios (du plus crédible au plus risqué)</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scénario A — </strong> <strong>Supervision Blair limitée &amp; transitoire (le plus viable ?)</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Blair préside une instance de supervision aux pouvoirs bornés, avec mandat de 12–18 mois, objectifs mesurables (sécurité de base, électricité/eau, reprise scolaire, 100 000 logements priorisés), et transfert programmé à une gouvernance palestinienne réformée. Chances : moyennes si un noyau d’États arabes s’engage et si la sécurité tient.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scénario B — Blair exécutif fort / GITA élargie</strong> </p>



<p class="wp-block-paragraph">Autorité puissante, agenda reconstruction XXL, présence sécuritaire robuste. Risque : rejet local et accusations de néocolonialisme ; coût politique pour les partenaires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Scénario C — </strong> <strong>Échec d’entrée en fonction</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pas d’accord Hamas, violences persistantes, veto d’acteurs régionaux : la proposition Blair devient un sparadrap diplomatique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Verdict : Blair, -t-il une chance ?</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, sous conditions strictes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Mandat court, borné et lisible, avec palestinisation réelle de l’exécutif.</li>



<li>Package financier + sécuritaire crédible, incluant partenaires arabes et européens.</li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Non, si Blair incarne une tutelle occidentale sans horizon politique clair ni inclusion palestinienne, ou si la sécurité de base n’est pas assurée. Dans ce cas, sa nomination deviendrait contre-productive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">À surveiller dans les prochains jours</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <strong>fenêtre de réponse</strong> donnée au Hamas et la teneur de sa réponse. </li>



<li>Le <strong>format exact</strong> du mandat (Board of Peace vs GITA) publié par Washington.</li>



<li>Les <strong>lignes rouges</strong> de Paris/Riyad/Le Caire/Doha sur l’AP et l’horizon étatique. </li>
</ul>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La France au Moyen-Orient : prisonnière de ses illusions</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/la-france-au-moyen-orient-prisonniere-de-ses-illusions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 08:06:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie française]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Géopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Prisonnière d’un héritage gaulliste dépassé et d’une obsession pour la cause palestinienne, la diplomatie française s’est marginalisée au Moyen-Orient. Dans une région redessinée par le pragmatisme, Paris doit choisir : lucidité et alliances claires, ou <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/la-france-au-moyen-orient-prisonniere-de-ses-illusions/" title="La France au Moyen-Orient : prisonnière de ses illusions">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Prisonnière d’un héritage gaulliste dépassé et d’une obsession pour la cause palestinienne, la diplomatie française s’est marginalisée au Moyen-Orient. Dans une région redessinée par le pragmatisme, Paris doit choisir : lucidité et alliances claires, ou effacement diplomatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France aime à se présenter comme une puissance d’équilibre au Moyen-Orient. En réalité, elle est aujourd’hui décalée, parfois même hors-jeu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa politique étrangère reste figée dans un héritage gaulliste qui privilégie certains régimes arabes et s’accroche à un attachement quasi obsessionnel à la cause palestinienne. Or, le Moyen-Orient a changé : les Accords d’Abraham ont bouleversé les équilibres, l’Iran s’est affaibli, et de nouvelles puissances comme les Émirats arabes unis influencent l’agenda.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce paysage, la France continue d’agir comme si rien n’avait changé. Et ce décalage l’enferme dans l’illusion et la marginalité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un héritage gaulliste devenu un fardeau</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis De Gaulle, Paris cultive une image flatteuse : celle du partenaire « privilégié » du monde arabe. Cette posture visait à compenser la domination américaine et soviétique, mais elle s’est rigidifiée au point d’aveugler.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Relations étroites avec l’Égypte de Nasser ou l’Algérie post-indépendance.<br>Soutien systématique à la cause palestinienne, érigée en symbole, y compris quand des factions palestiniennes justifient le terrorisme et flirtent avec l’antisémitisme.<br>Initiatives internationales sans lendemain : conférences sur le Liban, la Syrie ou l’État palestinien… autant de diplomaties de salon sans réalisme ni concrétisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, une diplomatie de posture plus que de résultats. Des postures qui mènent directement vers une sorte de complicité qui va à l’encontre des valeurs mêmes de la France.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une région qui a tourné la page</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le problème est simple : ce logiciel français n’est plus adapté. Les Accords d’Abraham (2020) ont relégué la question palestinienne au second plan, au profit de partenariats économiques et sécuritaires autour d’Israël et de certains pays arabes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où la France caresse encore les vieux démons de la « rue arabe », les États-Unis, eux, ont adapté leurs positions avec pragmatisme et réalisme. Ils donnent l’impression claire qu’ils veulent avancer sur un registre positif : du donnant-donnant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La France, absente de ces négociations, est spectatrice. Pire : elle a cru que ses vieilles recettes diplomatiques suffiraient encore. L’affaiblissement de l’Iran, consécutif à la chute de Bachar el-Assad en 2024, a redéfini les rapports de force. Là encore, Paris a réagi avec lenteur et timidité. Elle paraît déconnectée, naïve et inadaptée au contexte du Moyen-Orient.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où certains pays arabes semblent avoir fait un examen critique de leurs rhétoriques héritées depuis des décennies, la France reste prisonnière de slogans qui attisent la haine et entretiennent les conflits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ambiguïtés françaises : une neutralité de façade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En prétendant ménager tout le monde, la France finit par ne convaincre personne.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La complaisance envers le Qatar</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La relation entre la France et le Qatar illustre parfaitement les ambiguïtés de la diplomatie française au Moyen-Orient. Au-delà des intérêts économiques et des investissements massifs de Doha en France, ce partenariat s’est transformé en un lien politique singulier, au point de peser sur certaines orientations diplomatiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Qatar n’est pas un acteur neutre. Il est l’un des principaux soutiens du Hamas et un promoteur actif d’une diplomatie islamiste qui instrumentalise la cause palestinienne pour s’imposer sur la scène régionale. Or, Paris continue de le considérer comme un interlocuteur incontournable, y compris sur la question israélo-palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce choix n’est pas sans conséquences : il brouille la cohérence de la politique française et jette le doute sur son indépendance. Peut-on prétendre défendre la stabilité et la paix tout en s’alignant, même partiellement, sur un partenaire qui alimente les tensions et protège les acteurs les plus radicaux ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question demeure : la France conduit-elle sa propre diplomatie, ou accepte-t-elle que le Qatar lui impose ses priorités, notamment au détriment d’un partenariat stratégique clair avec Israël ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un double discours intenable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis le 7 octobre, le discours français ne fait que durcir le ton contre Israël, rejoignant parfois les obsessions d’une certaine extrême gauche occidentale. Toujours prompt à désigner Israël comme responsable, Paris s’est retrouvé à la tête d’une coalition de pays qui depuis des décennies cultivent la haine de l’État hébreu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aux yeux des acteurs régionaux, cette ambiguïté est une faiblesse. La France paraît vouloir être plus « pro-palestinienne » que certains pays arabes eux-mêmes. Les Émirats et Bahreïn, eux, ont choisi des alliances claires et assumées avec Israël. La France, elle, reste empêtrée dans son obsession. Étrange posture pour un pays qui prétend jouer un rôle dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une marginalisation assumée… à ses dépens</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Moyen-Orient de 2025 se recompose rapidement. Mais Paris est à la traîne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Israël s’impose comme un hub technologique et sécuritaire, mais la France garde ses distances. Pire, elle cherche même à pénaliser les entreprises israéliennes, pourtant parmi les plus innovantes et porteuses d’opportunités pour l’industrie française.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Turquie étend son influence en Syrie, en s’appuyant sur un régime que Paris a tenu à recevoir en premier, pour quel résultat ? Aucun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La Chine investit massivement dans le Golfe (25 milliards de dollars avec Riyad en 2023).<br>La Russie, malgré son affaiblissement, conserve des positions stratégiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et pendant ce temps, la France est parasitée par ses débats internes. Les manifestations pro-palestiniennes massives après le 7 octobre ont façonné le discours diplomatique, donnant l’image d’un pays qui ajuste sa politique étrangère en fonction de ses tensions de rue.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une puissance qui se laisse dicter son agenda par ses propres fractures — et par l’extrême gauche violente — n’est pas une puissance crédible.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pour une diplomatie claire et assumée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si la France veut exister, elle doit rompre avec ses illusions. Cela passe par trois choix clairs.</p>



<h3 class="wp-block-heading">1. Promouvoir les valeurs démocratiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Soutenir les initiatives concrètes de stabilité et de déradicalisation. L’exemple jordanien <em>Tawasul</em>, lancé en 2022 et qui a déjà touché 10 000 jeunes, montre qu’il est possible de s’attaquer aux racines de l’extrémisme. La France des Lumières et de la laïcité gagnerait en crédibilité si elle prenait la tête de la lutte contre l’islamisme. Or, elle le laisse prospérer à travers les discours et les médias qataris.</p>



<h3 class="wp-block-heading">2. Forger des alliances stratégiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Cesser les demi-mesures et coopérer franchement avec Israël et les Émirats. La cybersécurité, l’innovation, les énergies renouvelables sont autant de domaines où Paris pourrait retrouver un rôle. Avant d’appeler à un État palestinien, la France aurait mieux fait d’appeler à lutter contre le Hamas. C’eût été le meilleur service rendu à la paix — et aux Palestiniens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sortir de l’illusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La diplomatie française ne peut plus se cacher derrière le gaullisme ni derrière l’obsession palestinienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Tant que Paris cherchera à flatter la « rue arabe » et à ménager des régimes autoritaires, elle restera marginale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un Moyen-Orient qui n’attend plus personne, le temps des illusions est terminé. À Paris de décider si elle veut être un acteur… ou un simple figurant, béatement souriant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://moyen-orient.fr/macron-illusion-palestinienne-diplomatie/">Lire aussi : Macron et l’illusion palestinienne : une diplomatie complice de l’islamisme</a></p>
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