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	<title>egypte | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>egypte | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Gaza : quand Trump privilégie l’action à la communication</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/gaza-trump-pragmatisme-vs-diplomatie-du-spectacle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 Oct 2025 09:13:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Accords d’Abraham]]></category>
		<category><![CDATA[diplomatie américaine]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que certains affirment que Donald Trump se serait inspiré d’Emmanuel Macron pour sa politique au Moyen-Orient, la réalité montre tout l’inverse. Le président américain avance sans caméras ni slogans : il agit. L’accord de <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/gaza-trump-pragmatisme-vs-diplomatie-du-spectacle/" title="Gaza : quand Trump privilégie l’action à la communication">[...]</a></p>
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<p>Alors que certains affirment que Donald Trump se serait inspiré d’Emmanuel Macron pour sa politique au Moyen-Orient, la réalité montre tout l’inverse. Le président américain avance sans caméras ni slogans : il agit. L’accord de Gaza illustre ce contraste entre une diplomatie du résultat et celle du paraître.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Il ne suffit pas de tenir des conférences, il faut agir</h2>



<p>Alors que certains affirment que Donald Trump se serait « inspiré » d’Emmanuel Macron pour son plan de règlement du conflit à Gaza, les faits racontent une autre histoire : celle d’une diplomatie américaine pragmatique, discrète et orientée vers le résultat.</p>



<p>L’accord conclu à Charm el-Cheikh sur un cessez-le-feu durable à Gaza illustre une méthode fondée non sur les discours ou les symboles, mais sur la coordination réelle entre acteurs régionaux. Sous l’impulsion de Washington, les États-Unis, le Qatar, l’Égypte et la Turquie ont travaillé ensemble pour aboutir à une trêve, à la circulation de l’aide humanitaire et à un cadre de reconstruction du territoire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une diplomatie de terrain, pas de tribune</h2>



<p>Plutôt que de multiplier les conférences et les grandes déclarations, l’administration américaine a choisi d’agir sur le terrain diplomatique. Elle a mobilisé ses partenaires régionaux, favorisé des canaux de discussion concrets, et veillé à ce que chaque étape soit adossée à un engagement mesurable.</p>



<p>Cette méthode tranche avec la diplomatie européenne des photos et des postures. Elle privilégie les mécanismes réels de résolution plutôt que les effets d’annonce. Washington a évité les podiums, préférant les coulisses où se prennent les décisions effectives.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une architecture régionale pragmatique</h2>



<p>Le processus initié par Trump s’inscrit dans une vision plus large : stabiliser Gaza non par injonction morale, mais par coordination opérationnelle. Le plan prévoit un dispositif multilatéral de reconstruction, sous supervision internationale, associant les pays arabes qui ont déjà prouvé leur capacité à agir — l’Égypte, le Qatar, la Turquie — à un cadre politique nouveau.</p>



<p>Cette approche, inspirée de la logique des <a href="https://moyen-orient.fr/accords-abraham-paix-moyen-orient/">Accords d’Abraham</a>, cherche à créer des complémentarités régionales plutôt qu’à alimenter les clivages idéologiques. C’est une diplomatie du concret, loin des illusions romantiques du « processus de paix » européen.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’action plutôt que la mise en scène</h2>



<p>En renouant avec une diplomatie d’efficacité, les États-Unis ont rappelé une vérité simple : les crises du Moyen-Orient ne se résolvent pas par les conférences de presse ni les selfies de sommet, mais par des actes tangibles, des médiations continues et des compromis assumés.</p>



<p>Loin des plateaux et des caméras, la méthode Trump aura consisté à écouter, à négocier et à aboutir. Une démarche qui, qu’on l’approuve ou non, contraste avec les grandes messes diplomatiques où l’on parle de paix sans jamais la construire.</p>



<p>Lire aussi :</p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">Le Plan de paix de Trump pour Gaza : une opportunité pour le Moyen-Orient</a></p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/">Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?</a></p>



<p><strong><a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">Gaza : Trump valide le plan Blair pour une Autorité internationale de transition GITA</a></strong></p>
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		<item>
		<title>1956 : la crise de Suez, un tournant pour le Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/1956-la-crise-de-suez-un-tournant-pour-le-moyen-orient/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Sep 2025 06:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Histoire du Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Crise de Suez]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Nasser]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>1956 : la crise de Suez, un tournant pour le Moyen-Orient. Le 26 juillet 1956, Gamal Abdel Nasser, président de l’Égypte, nationalise le canal de Suez, jusque-là sous contrôle franco-britannique. Cette décision audacieuse entraîne une <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/1956-la-crise-de-suez-un-tournant-pour-le-moyen-orient/" title="1956 : la crise de Suez, un tournant pour le Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>1956 : la crise de Suez, un tournant pour le Moyen-Orient. Le 26 juillet 1956, Gamal Abdel Nasser, président de l’Égypte, nationalise le canal de Suez, jusque-là sous contrôle franco-britannique. Cette décision audacieuse entraîne une intervention militaire de la France, du Royaume-Uni et d’Israël, déclenchant une crise majeure de la guerre froide. Cet épisode marque l’essor du nationalisme arabe, le déclin des puissances coloniales européennes et une recomposition géopolitique au Moyen-Orient, tout en affectant profondément les populations locales.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Les origines de la crise</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un enjeu stratégique</strong> : Inauguré en 1869, le canal de Suez est une artère vitale pour le commerce mondial, reliant l’Europe à l’Asie. En 1956, il achemine environ 1,5 million de barils de pétrole par jour, soit les deux tiers de l’approvisionnement européen ([source : BP Statistical Review of World Energy, données historiques]).</li>



<li><strong>Contexte politique</strong> : Nasser cherche à financer le barrage d’Assouan, un projet clé pour moderniser l’Égypte et assurer son autosuffisance énergétique. Après le retrait du financement promis par les États-Unis et le Royaume-Uni en juillet 1956, Nasser nationalise la <strong>Compagnie universelle du canal maritime de Suez</strong>, contrôlée par des actionnaires britanniques et français, le 26 juillet 1956.</li>



<li><strong>Tensions coloniales</strong> : Cette nationalisation est perçue comme une provocation par Paris et Londres, qui y voient une atteinte à leurs intérêts économiques et à leur prestige colonial, déjà fragilisé par les mouvements d’indépendance en Afrique et en Asie.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">L’intervention militaire</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le protocole de Sèvres</strong> : En octobre 1956, la France, le Royaume-Uni et Israël concluent un accord secret à Sèvres pour coordonner une offensive. Israël, motivé par des tensions frontalières avec l’Égypte et le blocus du détroit de Tiran, lance une attaque dans le Sinaï le 29 octobre 1956.</li>



<li><strong>L’offensive anglo-française</strong> : Les forces britanniques et françaises bombardent des cibles égyptiennes, puis débarquent à Port-Saïd le 5 novembre, visant à reprendre le contrôle du canal et à destituer Nasser.</li>



<li><strong>Impact sur les populations</strong> : Les bombardements et combats à Port-Saïd causent des centaines de morts civils et militaires égyptiens, détruisant des infrastructures et semant la peur parmi les habitants ([source : rapports de l’ONU, 1956]). Les habitants de la région subissent des déplacements forcés et des pertes matérielles importantes.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">La réaction internationale</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>États-Unis et URSS</strong> : Contre toute attente, les deux superpuissances s’opposent à l’intervention. Les États-Unis, dirigés par Eisenhower, condamnent l’opération pour éviter de perdre leur influence dans le monde arabe face à l’URSS. Cette dernière menace d’intervenir militairement, accentuant les tensions de la guerre froide.</li>



<li><strong>Rôle de l’ONU</strong> : Sous pression internationale, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la résolution 1001 le 7 novembre 1956, exigeant un cessez-le-feu et le retrait des forces étrangères. Une force d’urgence de l’ONU (FUNU) est déployée pour superviser la fin des hostilités.</li>



<li><strong>Retrait des troupes</strong> : En décembre 1956, les forces anglo-françaises quittent l’Égypte, suivies par Israël en mars 1957. Malgré des pertes militaires et économiques, Nasser sort renforcé politiquement.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un tournant pour le Moyen-Orient</h2>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>Déclin colonial</strong> : La crise expose la faiblesse des puissances européennes, désormais dépendantes du soutien américain. La France et le Royaume-Uni subissent une humiliation diplomatique, marquant la fin de leur domination au Moyen-Orient.</li>



<li><strong>Nationalisme arabe</strong> : Nasser devient une figure emblématique de la résistance anticoloniale, inspirant des mouvements en Algérie, en Irak et ailleurs. Cependant, sa gestion autoritaire et ses ambitions panarabes suscitent aussi des critiques dans le monde arabe ([source : Eugene Rogan, <em>The Arabs: A History</em>]).</li>



<li><strong>Recomposition géopolitique</strong> : L’URSS gagne en influence en fournissant des armes et un soutien financier à l’Égypte pour le barrage d’Assouan. Les États-Unis, quant à eux, renforcent leur rôle de médiateur régional.</li>



<li><strong>Israël</strong> : La victoire militaire israélienne dans le Sinaï consolide sa réputation de puissance régionale, mais son retrait sous pression américaine souligne sa dépendance stratégique vis-à-vis de Washington.</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Conséquences et héritage</h2>



<p>La crise de Suez a des répercussions durables :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Pour l’Égypte</strong> : Si Nasser gagne en prestige, l’Égypte doit faire face à des pertes économiques (dommages au canal, coûts de reconstruction) et à une militarisation accrue du Sinaï, annonçant de futurs conflits.</li>



<li><strong>Pour les populations locales</strong> : Les habitants de Port-Saïd et du Sinaï souffrent des destructions et des traumatismes, un aspect souvent éclipsé par les récits géopolitiques.</li>



<li><strong>Pour la région</strong> : La crise accélère l’entrée de l’URSS au Moyen-Orient, intensifie les rivalités israélo-arabes et consacre les États-Unis comme arbitre incontournable.</li>



<li><strong>Mémoire collective</strong> : Dans le monde arabe, 1956 reste un symbole de résistance face à l’Occident, mais aussi un rappel des coûts humains et matériels des confrontations géopolitiques.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>La crise de Suez de 1956 est bien plus qu’un conflit localisé : elle marque la fin de l’hégémonie coloniale franco-britannique, l’essor du nationalisme arabe sous l’égide de Nasser, et une reconfiguration des équilibres mondiaux dans le contexte de la guerre froide. Si elle consacre Nasser comme héros anti-impérialiste, elle révèle aussi les limites de son projet et les souffrances des populations locales. Cet événement reste essentiel pour comprendre les dynamiques géopolitiques et sociales du Moyen-Orient contemporain.</p>



<p><strong>Sources</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>BP Statistical Review of World Energy (données historiques).</li>



<li>Eugene Rogan, <em>The Arabs: A History</em> (2009).</li>



<li>Keith Kyle, <em>Suez: Britain’s End of Empire in the Middle East</em> (2003).</li>
</ul>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/le-moyen-orient-et-la-seconde-guerre-mondiale-un-front-oublie/">Le Moyen-Orient et la Seconde Guerre mondiale : un front oublié</a></p>



<p><a href="https://main.un.org/securitycouncil/fr/content/resolutions-adopted-security-council-1956" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rapports de l’ONU sur la crise de Suez (1956-1957).</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/1956-la-crise-de-suez-un-tournant-pour-le-moyen-orient/">1956 : la crise de Suez, un tournant pour le Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 12:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié en arabe et récompensé par le Prix international de la fiction arabe 2025, The Prayer of Anxiety de l’écrivain égyptien Mohamed Samir Nada plonge dans la vie d’un village isolé. Entre peur, foi et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/" title="The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Publié en arabe et récompensé par le Prix international de la fiction arabe 2025, <em>The Prayer of Anxiety</em> de l’écrivain égyptien Mohamed Samir Nada plonge dans la vie d’un village isolé. Entre peur, foi et incertitudes, le roman donne voix à une communauté partagée entre traditions étouffantes et bouleversements modernes, miroir des fractures sociales et politiques de l’Égypte contemporaine.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un village comme microcosme</h2>



<p>Le roman se déroule dans le <strong>village de Nag’ Al-Manassi</strong>, en Haute-Égypte, isolé et presque oublié. Les habitants vivent dans la conviction qu’un champ de mines entoure leur territoire, rendant toute tentative de fuite mortelle.</p>



<p>Le monde extérieur reste flou et inaccessible : on ne sait que peu de choses, sinon qu’une guerre oppose l’Égypte à Israël depuis 1967 et que, selon les villageois, l’ennemi pourrait chercher à envahir l’Égypte à travers Nag’ Al-Manassi, présenté comme la première ligne de défense de la frontière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une intrigue entre guerre, épidémie et mystère</h2>



<p>Khalil Al-Khoja, représentant des autorités, est le seul lien des villageois avec l’extérieur. Il contrôle le commerce vital, publie un petit journal local intitulé <em>La Voix de la guerre</em> et commence à enrôler les habitants.</p>



<p>Un jour, un objet inconnu — peut-être une météorite ou un satellite — s’écrase sur le village. Peu après, une <strong>épidémie</strong> défigure la population, y compris les nouveau-nés. Dans le même temps, une main mystérieuse commence à inscrire sur les murs du village les péchés cachés de chacun.</p>



<p>Pour conjurer le mal, le cheikh local invente une nouvelle prière : la <strong>« Prière de l’Anxiété »</strong>.</p>



<p>À travers les voix de <strong>huit personnages différents</strong>, les lecteurs découvrent l’histoire du village, de la <strong>Naksa de 1967</strong> (la guerre des Six Jours) jusqu’à l’épidémie, dans une mosaïque où se mêlent peur, foi, culpabilité et illusions politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les thèmes majeurs</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Anxiété collective</strong> : le roman met en lumière une communauté piégée dans la peur et l’attente d’un avenir incertain.</li>



<li><strong>Religion et superstition</strong> : la prière et la croyance apparaissent comme des refuges, mais aussi comme des symptômes d’un désarroi existentiel.</li>



<li><strong>Pouvoir et oppression</strong> : la figure de Khalil Al-Khoja illustre le rôle des autorités dans le contrôle social et économique.</li>



<li><strong>Mémoire de la Naksa</strong> : l’ouvrage interroge le récit arabe de la défaite de 1967 et les illusions de victoire qui ont suivi.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un style réaliste et poétique</h2>



<p>Mohamed Samir Nada mêle réalisme social et dimension symbolique. Le quotidien du village est décrit avec précision, mais chaque élément — la mine invisible, l’épidémie, les inscriptions sur les murs — devient une <strong>métaphore politique et existentielle</strong>.</p>



<p>La polyphonie des voix permet de refléter la pluralité des expériences, tout en dessinant un portrait collectif d’une société en crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réception et portée</h2>



<p>En remportant l’<strong>International Prize for Arabic Fiction 2025</strong>, <em>The Prayer of Anxiety</em> a acquis une reconnaissance internationale. Le roman séduit par sa richesse narrative et sa capacité à transformer l’histoire d’un village en réflexion universelle sur la peur, l’attente et la quête de vérité.</p>



<p>Sa traduction est attendue, pour permettre aux lecteurs non arabophones d’accéder à cette œuvre majeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Avec <em>The Prayer of Anxiety</em>, Mohamed Samir Nada signe une fresque à la fois réaliste et allégorique. À travers Nag’ Al-Manassi, c’est toute une société égyptienne — et au-delà, arabe — qui se révèle dans ses contradictions, ses illusions et ses blessures. Une œuvre littéraire qui explore la fragilité humaine face à la peur, mais aussi la persistance de l’espoir.</p>



<p><a href="https://en.arabicfiction.org/books/prayer-anxiety" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Prayer of Anxiety de Mohamed Samir Nada</a></p>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/culture-societe/livres/">Lire aussi la rubrique Livres du Moyen-Orient</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Sur les traces de Zeus dans le nord du Sinaï</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/sur-les-traces-de-zeus-dans-le-nord-du-sinai/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 May 2022 08:45:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire]]></category>
		<category><![CDATA[sinai]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un nouveau temple de Zeus, dieu du ciel dans la mythologie grecque, vient d’être découvert dans le nord du Sinaï en Egypte. Selon un communiqué publié par le ministère égyptien des Antiquités, les ruines du <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/sur-les-traces-de-zeus-dans-le-nord-du-sinai/" title="Sur les traces de Zeus dans le nord du Sinaï">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un nouveau temple de Zeus, dieu du ciel dans la mythologie grecque, vient d’être découvert dans le nord du Sinaï en Egypte.</p>



<p>Selon un communiqué publié par le ministère égyptien des Antiquités, les ruines du temple grec ont été découvertes sur le site Tell El Farma (Pelusium) dans le nord de la péninsule du Sinaï. Le site est connu depuis l’époque Pharaonique, et son utilisation avait perduré à travers les périodes gréco-romaines, byzantines, chrétiennes et musulmanes par la suite.</p>



<p>Les fouilles archéologiques ont permis d’extraire le temple de Zeus, et de mettre en évidence une porte principale, avec deux colonnes de granite, qui semble avoir été détruite lors d’un tremblement de terre. D’autres blocs en granite ont été extraits, ce qui laisse supposer la présence d’un escalier menant au temple.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Ancient temple dedicated to Zeus uncovered in Northern Sinai" width="678" height="381" src="https://www.youtube.com/embed/JSkk30d-nkE?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div><figcaption>Un temple de Zeus découvert dans le nord-ouest du Sinaï en Egypte</figcaption></figure>



<p><a href="https://moyen-orient.fr/category/histoire/">Rretouver la rubrique Histoire sur Moyen-Orient.fr</a></p>



<p><a href="https://greekreporter.com/2022/04/26/ancient-greek-temple-zeus-sinai-egypt/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Source de l&rsquo;article : nouveau temple Zeus au Sinaï en Egypte</a></p>
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		<item>
		<title>Médiateur des femmes en Égypte</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/mediateur-des-femmes-en-egypte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Oct 2010 19:09:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
		<category><![CDATA[femme]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://moyen-orient.fr//2009/10/28/mediateur-des-femmes-en-egypte/</guid>

					<description><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">83 % des femmes égyptiennes seraient victimes de harcellement au travail, un chiffre qui justifie de loin la création, avec l'aide de l'Union Européenne, d'un médiateur spécialisé pour mieux protéger les femmes.</p>
<p> <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/mediateur-des-femmes-en-egypte/" title="Médiateur des femmes en Égypte">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="margin-bottom: 0cm;">83 % des femmes égyptiennes seraient victimes de harcellement au travail, un chiffre qui justifie de loin la création, avec l&rsquo;aide de l&rsquo;Union Européenne, d&rsquo;un médiateur spécialisé pour mieux protéger les femmes.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Malgré un certain nombre d&rsquo;avancées, en Égypte, comme dans beaucoup de pays arabes, les problèmes liés au statut de la femme sont loin d&rsquo;être résolus. Les exemples sont nombreux, comme les mariages forcé et arrangés, la discrimination au travail ou même le harcellement moral et physique qui fait rage. D&rsquo;après le centre égyptien des droits de la femme, 83 % des femmes se déclarent victimes de harcèlement à un moment de leurs vies.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">C&rsquo;est pour cette raison que, en partenariat avec l&rsquo;Union Européenne, le gouvernement a institué un statut de médiateur au sein d&rsquo;un Conseil national des Femmes. Il est chargé de recevoir les plaintes des femmes sur les problèmes auxquels elles sont confrontées. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un guide ou conseiller avec comme objectif de trouver des solutions spécifiques pour les femmes victimes de discrimination ou d’un mauvais traitement.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm; text-align: center;">
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</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Ce médiateur a montré son efficacité, surtout en s&rsquo;occupant des problèmes de milliers de femmes défavorisées. Selon le journal Almasry Alyoum, en trois mois seulement, le médiateur a reçu 2047 plaintes, dont 414 se rapportent à des questions d&rsquo;ordre familial comme les procédures de divorce et les demandes de pensions alimentaires. En effet, beaucoup de femmes dans ce cas n’ont pas les moyens d’entamer une procédure, le médiateur est une importante aide pour elles. Il apporte une assistance judiciaire via un réseau d’avocats bénévoles.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">D&rsquo;un autre coté, le médiateur apporte un aspect législatif. Ses conseillers procèdent à des analyses régulières des demandes reçues et adressent ensuite des recommandations à la commission législative du Conseil, laquelle les renvoie au parlement, participant ainsi à la rédaction de projets de lois. Ainsi, et toujours dans le même cadre, le conseil des médiateurs pourrait aller plus loin, notamment en lançant des campagnes nationales pour une meilleure une prise de conscience des problèmes des femmes en Égypte.</p>
<p style="margin-bottom: 0cm;">Cela étant, ce conseil de médiateurs souffre encore d&rsquo;un problème de crédibilité auprès des femmes. En effet, il s&rsquo;agit d&rsquo;un organisme gouvernemental. Or, l&rsquo;image de certains organismes gouvernementaux est parfois liée à la manque de neutralité dans le pays. Ainsi l&rsquo;autonomie du Conseil National des Femmes est parfois mise en doute car il est présidé par Suzanne Moubarak, la première dame. Et par conséquence, l’indépendance de cette autorité et sa détermination à critiquer les lois votée par le gouvernement sont compromises aux yeux de l&rsquo;opinion publique.</p>
<p>CGN.</p>
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