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	<title>Culture | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Culture | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Les Arabes israéliens sont des « citoyens de seconde zone »</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/arabes-israeliens-citoyens-seconde-zone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Nov 2025 07:31:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Arabes israéliens]]></category>
		<category><![CDATA[Coexistence]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Égalité]]></category>
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		<category><![CDATA[politique israélienne]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Idée reçue N°3. Longtemps présentée comme une minorité marginalisée, la population arabe d’Israël incarne aujourd’hui une réalité bien plus complexe : une intégration progressive et réelle, certains diraient encore «&#160;imparfaite&#160;». Artistes, médecins, députés, entrepreneurs : <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/arabes-israeliens-citoyens-seconde-zone/" title="Les Arabes israéliens sont des « citoyens de seconde zone »">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Idée reçue N°3. Longtemps présentée comme une minorité marginalisée, la population arabe d’Israël incarne aujourd’hui une réalité bien plus complexe : une intégration progressive et réelle, certains diraient encore «&nbsp;imparfaite&nbsp;». Artistes, médecins, députés, entrepreneurs : les Arabes israéliens ne vivent pas en marge du pays — ils en sont une composante vivante, essentielle et souvent exemplaire.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Une minorité nombreuse et visible</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Arabes israéliens représentent <strong>environ 21 % de la population</strong> du pays, soit près de deux millions de citoyens. Ils parlent hébreu, votent, étudient dans les mêmes universités, et bénéficient des mêmes droits civiques et sociaux que les autres Israéliens. La Loi fondamentale garantit leur citoyenneté pleine et entière depuis 1948.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais leur histoire particulière — celle de familles restées sur place après la création d’Israël — en a fait une minorité longtemps tiraillée entre <strong>identité arabe et appartenance israélienne.</strong><br>Ce dilemme existe encore, mais il ne se traduit plus par une exclusion systématique : <strong>la participation à la vie publique et économique progresse à grande vitesse.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Médecins, ingénieurs, entrepreneurs, députés : l’intégration par le travail</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les hôpitaux israéliens, <strong>près de 25 % du personnel médical est arabe</strong> : médecins, chirurgiens, infirmières. À Haïfa, Nazareth ou Be’er Sheva, les facultés de médecine accueillent chaque année davantage d’étudiants arabes — certains en tête de promotion. L’intégration économique se voit aussi dans la high-tech : plus de <strong>9 000 ingénieurs arabes israéliens</strong> travaillent aujourd’hui dans les grandes entreprises du pays, du cyber au biomédical. (Estimation 2025, basée sur une croissance de 1 000 % depuis 2008). Le nombre total d&rsquo;étudiants arabes en ingénierie a doublé en 6 ans (jusqu&rsquo;en 2019), atteignant ~16 % des étudiants en STEM).</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’exemple le plus symbolique reste celui de <strong>Mansour Abbas</strong>, député et leader du parti islamique modéré Ra’am, qui a rejoint une coalition gouvernementale en 2021 — une première historique.<br>Ce tournant politique a brisé un tabou : <strong>être arabe et influencer directement la politique israélienne n’est plus une contradiction.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Artistes et culture : l’expression d’une double identité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La vitalité culturelle arabe en Israël dément également le cliché de la marginalisation. <a href="https://moyen-orient.fr/en-israel-les-arabes-creent-dans-le-monde-arabe-ils-survivent/">Des artistes comme <strong>Hannan Abu-Hussein</strong>, <strong>Maria Saleh Mahameed</strong> ou <strong>Mohammed Abu Salameh</strong> sont exposés dans les plus grands musées du pays, dont le musée d’art de Tel-Aviv</a>. Ils parlent d’inégalités, de mémoire, de coexistence — mais depuis l’intérieur, pas depuis la marge. La littérature, le cinéma et la musique arabes israéliens ont trouvé leur place dans la scène nationale. Leur art témoigne d’une identité multiple, non pas effacée mais <strong>reconnue et discutée</strong>, reflet d’une société qui apprend à se regarder dans toute sa diversité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une égalité en construction, pas une illusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Certes, il existe encore certaines disparités, comme dans d&rsquo;autres sociétés occidentales et surtout arabes : on parle d&rsquo;écart de revenus, urbanisme inégal, représentations médiatiques parfois biaisées. Mais parler de “citoyens de seconde zone” est complètement inexact. Il y a même des mesures et de lois de « discrimination positive » pour y remédier. Ce que révèle l’expérience arabe israélienne, c’est <strong>un modèle unique mais fonctionnel</strong>, bien plus égalitaire que n&rsquo;importe quelle société arabe — un espace démocratique où la critique existe sans exclure, où la participation est possible sans reniement. L’intégration se mesure désormais moins en slogans qu’en faits :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>taux de scolarisation en hausse,</li>



<li>croissance du nombre d’élus arabes,</li>



<li>multiplication des entreprises mixtes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La coexistence est <strong>une réalité quotidienne</strong>, faite d’interdépendances, de débats, et parfois de tensions, mais toujours de citoyenneté.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>Focus Moyen-Orient.fr</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’idée que les Arabes israéliens seraient des “citoyens de seconde zone” relève d’un <strong>narratif politique</strong>, anti israélien, pas d’une réalité statistique. Ils ne sont ni isolés ni invisibles : ils soignent, enseignent, innovent, débattent, créent. Et c’est dans cette normalité partagée que réside, sans doute, <strong>le vrai visage de la coexistence israélienne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sources principales : Central Bureau of Statistics (CBS), Israel Democracy Institute, Taub Center, et études publiées en 2025 (ex. : Israel Journal of Health Policy Research).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/en-israel-les-arabes-creent-dans-le-monde-arabe-ils-survivent/">En Israël, les Arabes créent. Dans le monde arabe, ils survivent.</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Stratégie culturelle et soft power : Dubaï, hub artistique du Moyen-Orient</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/dubai-art-soft-power-culturel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Sep 2025 08:55:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Dubaï]]></category>
		<category><![CDATA[Émirats arabes unis]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Soft power]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Émirats arabes unis (EAU) ne se contentent plus d’être un géant économique et énergétique. Avec des musées prestigieux, des festivals de cinéma et la nouvelle Biennale de Dubaï, ils ambitionnent de devenir un hub <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/dubai-art-soft-power-culturel/" title="Stratégie culturelle et soft power : Dubaï, hub artistique du Moyen-Orient">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les Émirats arabes unis (EAU) ne se contentent plus d’être un géant économique et énergétique. Avec des musées prestigieux, des festivals de cinéma et la nouvelle Biennale de Dubaï, ils ambitionnent de devenir un hub culturel incontournable. Cette stratégie de soft power vise à projeter une image de modernité, de cosmopolitisme et de stabilité, tout en rivalisant avec les capitales culturelles mondiales.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Art Dubai : une vitrine artistique mondiale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis 2007, Art Dubai, la foire d’art contemporain la plus influente du Moyen-Orient, positionne Dubaï comme un carrefour artistique mondial, à l’image des biennales de Venise ou São Paulo. En 2024, l’événement a réuni 120 galeries et des artistes arabes et internationaux, comme l’Égyptien Wael Shawky, dont une installation immersive sur l’histoire du Golfe a captivé le public. Avec environ 30 000 visiteurs en une semaine, selon les organisateurs, Art Dubai consolide la réputation de Dubaï comme capitale culturelle régionale, au-delà de son image économique et touristique.L’événement met en avant la diversité de l’art contemporain arabe tout en favorisant un dialogue interculturel, incarnant l’identité cosmopolite des Émirats.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/art-dubai-Digital-2025-moyen-orient-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-2362" srcset="https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/art-dubai-Digital-2025-moyen-orient-1024x683.jpg 1024w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/art-dubai-Digital-2025-moyen-orient-300x200.jpg 300w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/art-dubai-Digital-2025-moyen-orient-768x512.jpg 768w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/art-dubai-Digital-2025-moyen-orient-1536x1024.jpg 1536w, https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2025/09/art-dubai-Digital-2025-moyen-orient.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">ART DUBAI DIGITAL</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Musées et galeries : un écosystème culturel ambitieux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats investissent massivement dans des infrastructures culturelles pour rivaliser avec Paris ou New York :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Louvre Abu Dhabi</strong>, ouvert en 2017, a attiré 5 millions de visiteurs en cinq ans, symbolisant l’alliance entre prestige occidental et identité arabe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Guggenheim Abu Dhabi</strong>, prévu pour 2025, ambitionne de devenir une référence mondiale de l’art contemporain.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; À Dubaï, le quartier d’Alserkal Avenue abrite des galeries émergentes et soutient une nouvelle génération de créateurs arabes, comme l’artiste émiratie Shaikha Al Mazrou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces projets renforcent l’attrait du tourisme culturel, qui représente déjà 10 % des revenus touristiques des EAU, selon le Département du Tourisme d’Abu Dhabi.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le cinéma émirati : raconter une identité arabe moderne</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le Dubai International Film Festival (DIFF), créé en 2004, a permis l’émergence d’une industrie cinématographique régionale. En 2024, le festival a projeté 120 films, dont 30 % de productions arabes, selon les chiffres officiels. Des films comme Theeb (coproduit aux EAU) ont gagné une reconnaissance internationale, prouvant que le cinéma émirati peut raconter des histoires universelles ancrées dans l’identité du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Émirats investissent également dans la formation, avec des écoles comme la **Dubai Film School**, formant scénaristes et réalisateurs pour bâtir une véritable école du cinéma arabe.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Soft power et diplomatie culturelle : une ambition régionale</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie culturelle répond à plusieurs objectifs :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Diversification économique</strong> : le tourisme culturel devrait générer 15 milliards de dollars d’ici 2030, selon les projections officielles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Diplomatie d’influence</strong> : les Émirats projettent une image d’ouverture et de modernité, contrastant avec les stéréotypes régionaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Cohésion nationale</strong> : valoriser la culture arabe aux côtés d’influences globales renforce l’identité émiratie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; <strong>Leadership régional </strong>: face à l’Arabie saoudite (avec AlUla) et au Qatar (Musée d’art islamique), les EAU cherchent à dominer la scène culturelle du Golfe.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, cette ambition n’est pas sans critiques. Certains dénoncent un « cultural washing », reprochant aux Émirats d’utiliser l’art pour masquer des enjeux sociaux ou politiques, comme les droits des travailleurs migrants. Malgré ces débats, les investissements massifs témoignent d’une volonté de construire une influence durable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">> « <em>La culture est notre pont vers le monde. Elle raconte qui nous sommes et où nous allons</em>« , déclarait Sheikha Hoor Al Qasimi, présidente de la Sharjah Art Foundation, lors de l’inauguration de la Biennale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec le Louvre Abu Dhabi, le futur Guggenheim et un cinéma en plein essor, les Émirats arabes unis placent la culture au cœur de leur soft power. Dubaï et Abu Dhabi ne se contentent plus d’être des hubs économiques : elles aspirent à devenir des références artistiques mondiales, mêlant patrimoine arabe et innovation globale. Mais pourront-elles rivaliser avec les capitales culturelles établies comme Paris ou New York ? </p>



<p class="wp-block-paragraph">Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/en-israel-les-arabes-creent-dans-le-monde-arabe-ils-survivent/">En Israël, les Arabes créent. Dans le monde arabe, ils survivent.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voir aussi : <a href="https://www.artdubai.ae/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Art Dubai </a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/dubai-art-soft-power-culturel/">Stratégie culturelle et soft power : Dubaï, hub artistique du Moyen-Orient</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Menart Fair 2025 : l’art du Moyen-Orient en douceur</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/menart-fair-2025-lart-du-moyen-orient-en-douceur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Sep 2025 09:28:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Événement culturel]]></category>
		<category><![CDATA[MENART Fair]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Soft power]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que la violence frappe du Moyen-Orient à l’Ukraine, en passant par l’Afrique, Menart Fair 2025 choisit de mettre en lumière un autre langage : celui de la douceur. Pour sa 6ème édition, la foire <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/menart-fair-2025-lart-du-moyen-orient-en-douceur/" title="Menart Fair 2025 : l’art du Moyen-Orient en douceur">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alors que la violence frappe du Moyen-Orient à l’Ukraine, en passant par l’Afrique, Menart Fair 2025 choisit de mettre en lumière un autre langage : celui de la douceur. Pour sa 6ème édition, la foire internationale d’art, historiquement ouverte aux artistes du monde arabe, d’Iran, d’Israël et de Turquie, affirme que la création n’est pas seulement esthétique : elle peut devenir un engagement silencieux, mais d’une puissance rare. Reste que cette année, l’absence d’Israël dans la programmation ne passe pas inaperçue.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La douceur comme arme symbolique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Loin de toute naïveté, la douceur n’est pas synonyme de faiblesse ni de mièvrerie. Elle devient, pour les artistes exposés à Menart Fair, un acte de résistance face à la brutalité du monde. Dans le fil des guerres qui traversent la région MENA, leurs œuvres témoignent, questionnent, mais surtout réinventent des espaces d’intimité, de mémoire et de partage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De la <strong>broderie photographique d’Asma Ben Aïssa (Tunisie)</strong> à l’<strong>encre délicate de Fadi Balhawan (Liban)</strong>, la création se fait fragile et forte à la fois, capturant des émotions qu’aucun discours politique ne saurait exprimer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des gestes infimes, une force silencieuse</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La douceur n’est pas l’oubli des violences, mais une manière de leur opposer une humanité irréductible. Elle se loge dans les matières, les gestes et les silences. Elle se tisse dans les œuvres de <strong>Meriem Bouderbala</strong> (Tunisie), se grave dans les compositions de <strong>Nabil Anani</strong> (Palestinien), ou se peint dans les toiles d’<strong>Ibrahim Hamid</strong> (Arabie Saoudite).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces démarches rappellent que l’art, même dans ses formes les plus subtiles, reste un langage de résistance et de transmission.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un panorama des scènes artistiques du MENA</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec plus d’une quarantaine de galeries venues du Bahreïn, de Syrie, du Liban, d’Iran, de Palestine, mais aussi d’Europe et d’Amérique du Nord, Menart Fair s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable de la création contemporaine issue du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diversité des participants – de la <strong>Zawyeh Gallery (Ramallah &amp; Dubaï)</strong> à la <strong>Galerie Tanit (Beyrouth &amp; Munich)</strong> – témoigne de l’effervescence d’une scène en plein renouvellement, où la mémoire des blessures collectives se mêle à une aspiration universelle à la lumière et à l’espérance.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une absence remarquée : Israël</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si Menart Fair revendique depuis ses débuts une ouverture aux artistes du monde arabe, d’Iran, de Turquie et parfois d’Israël, force est de constater que cette 6ème édition ne mentionne aucune galerie israélienne dans sa programmation. Est-ce un choix assumé, une conséquence des tensions régionales ou simplement le fruit des sélections curatoriales ? La question demeure, tant l’art aurait pu constituer un espace de dialogue au-delà des fractures géopolitiques. Dans un contexte où la culture peut être vectrice de ponts, cette absence interroge sur la difficulté persistante d’inclure Israël dans les grandes initiatives artistiques du Moyen-Orient.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Informations pratiques</h2>



<p class="wp-block-paragraph">📍 <strong>Lieu</strong> : Galerie Joseph, 116 rue de Turenne – 75003 Paris<br>📅 <strong>Dates</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Preview (institutions &amp; collectionneurs) : vendredi 24 octobre, 15h–22h</li>



<li>Inauguration VIP : vendredi 24 octobre, 18h–22h</li>



<li>Ouverture au public : du samedi 25 au lundi 27 octobre 2025<br>⏰ Horaires : 12h–20h (sauf lundi, jusqu’à 19h)<br>🎟️ <strong>Tarif</strong> : 12 € – gratuit pour les moins de 26 ans</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Menart Fair 2025 en un mot : la douceur comme engagement</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En choisissant ce thème, la foire rappelle que l’art peut être une réponse au chaos, une manière d’affirmer la vie face à la mort, l’humanité face à la haine. Dans un monde saturé de violence et de bruit, ces artistes nous rappellent la force des nuances, des silences et de la délicatesse.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Photos </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ibrahim Hamid, Woman and desert city, 2022. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Meriem Bouderbala, Étoffes cutanées, 2008. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Alireza Jahromi, Memories Dissolved in Light, 2024.</p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/menart-fair-2025-lart-du-moyen-orient-en-douceur/">Menart Fair 2025 : l’art du Moyen-Orient en douceur</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 14 Sep 2025 12:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Livres au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[egypte]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Roman]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Publié en arabe et récompensé par le Prix international de la fiction arabe 2025, The Prayer of Anxiety de l’écrivain égyptien Mohamed Samir Nada plonge dans la vie d’un village isolé. Entre peur, foi et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/" title="The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/the-prayer-of-anxiety-un-roman-egyptien-sur-la-peur-et-lesperance/">The Prayer of Anxiety : un roman égyptien sur la peur et l’espérance</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Publié en arabe et récompensé par le Prix international de la fiction arabe 2025, <em>The Prayer of Anxiety</em> de l’écrivain égyptien Mohamed Samir Nada plonge dans la vie d’un village isolé. Entre peur, foi et incertitudes, le roman donne voix à une communauté partagée entre traditions étouffantes et bouleversements modernes, miroir des fractures sociales et politiques de l’Égypte contemporaine.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un village comme microcosme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le roman se déroule dans le <strong>village de Nag’ Al-Manassi</strong>, en Haute-Égypte, isolé et presque oublié. Les habitants vivent dans la conviction qu’un champ de mines entoure leur territoire, rendant toute tentative de fuite mortelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le monde extérieur reste flou et inaccessible : on ne sait que peu de choses, sinon qu’une guerre oppose l’Égypte à Israël depuis 1967 et que, selon les villageois, l’ennemi pourrait chercher à envahir l’Égypte à travers Nag’ Al-Manassi, présenté comme la première ligne de défense de la frontière.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une intrigue entre guerre, épidémie et mystère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Khalil Al-Khoja, représentant des autorités, est le seul lien des villageois avec l’extérieur. Il contrôle le commerce vital, publie un petit journal local intitulé <em>La Voix de la guerre</em> et commence à enrôler les habitants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, un objet inconnu — peut-être une météorite ou un satellite — s’écrase sur le village. Peu après, une <strong>épidémie</strong> défigure la population, y compris les nouveau-nés. Dans le même temps, une main mystérieuse commence à inscrire sur les murs du village les péchés cachés de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conjurer le mal, le cheikh local invente une nouvelle prière : la <strong>« Prière de l’Anxiété »</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À travers les voix de <strong>huit personnages différents</strong>, les lecteurs découvrent l’histoire du village, de la <strong>Naksa de 1967</strong> (la guerre des Six Jours) jusqu’à l’épidémie, dans une mosaïque où se mêlent peur, foi, culpabilité et illusions politiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les thèmes majeurs</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Anxiété collective</strong> : le roman met en lumière une communauté piégée dans la peur et l’attente d’un avenir incertain.</li>



<li><strong>Religion et superstition</strong> : la prière et la croyance apparaissent comme des refuges, mais aussi comme des symptômes d’un désarroi existentiel.</li>



<li><strong>Pouvoir et oppression</strong> : la figure de Khalil Al-Khoja illustre le rôle des autorités dans le contrôle social et économique.</li>



<li><strong>Mémoire de la Naksa</strong> : l’ouvrage interroge le récit arabe de la défaite de 1967 et les illusions de victoire qui ont suivi.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Un style réaliste et poétique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Mohamed Samir Nada mêle réalisme social et dimension symbolique. Le quotidien du village est décrit avec précision, mais chaque élément — la mine invisible, l’épidémie, les inscriptions sur les murs — devient une <strong>métaphore politique et existentielle</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La polyphonie des voix permet de refléter la pluralité des expériences, tout en dessinant un portrait collectif d’une société en crise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Réception et portée</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En remportant l’<strong>International Prize for Arabic Fiction 2025</strong>, <em>The Prayer of Anxiety</em> a acquis une reconnaissance internationale. Le roman séduit par sa richesse narrative et sa capacité à transformer l’histoire d’un village en réflexion universelle sur la peur, l’attente et la quête de vérité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sa traduction est attendue, pour permettre aux lecteurs non arabophones d’accéder à cette œuvre majeure.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avec <em>The Prayer of Anxiety</em>, Mohamed Samir Nada signe une fresque à la fois réaliste et allégorique. À travers Nag’ Al-Manassi, c’est toute une société égyptienne — et au-delà, arabe — qui se révèle dans ses contradictions, ses illusions et ses blessures. Une œuvre littéraire qui explore la fragilité humaine face à la peur, mais aussi la persistance de l’espoir.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://en.arabicfiction.org/books/prayer-anxiety" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Prayer of Anxiety de Mohamed Samir Nada</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://moyen-orient.fr/culture-societe/livres/">Lire aussi la rubrique Livres du Moyen-Orient</a></p>
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		<title>Musique et identité : du tarab arabe aux fusions israélo-orientales</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/tarab-arabe-musiques-israelo-orientales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 09:31:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Musique au Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[monde arabe]]></category>
		<category><![CDATA[Moyen-Orient]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Tarab]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du tarab arabe, incarné par Oum Kalthoum et Fairouz, aux musiques israélo-orientales nées en Israël, la musique révèle un contraste saisissant : d’un côté, l’art instrumentalisé pour glorifier la haine d’Israël, de l’autre, une créativité <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/tarab-arabe-musiques-israelo-orientales/" title="Musique et identité : du tarab arabe aux fusions israélo-orientales">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Du tarab arabe, incarné par Oum Kalthoum et Fairouz, aux musiques israélo-orientales nées en Israël, la musique révèle un contraste saisissant : d’un côté, l’art instrumentalisé pour glorifier la haine d’Israël, de l’autre, une créativité qui fusionne héritages orientaux et modernité.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">La musique comme miroir d’une identité collective</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La musique a toujours été un langage identitaire au Moyen-Orient. Le <strong>tarab arabe</strong>, avec ses grandes figures – Oum Kalthoum, Abdel Halim Hafez, Fairouz – a façonné l’imaginaire d’un monde arabe porté par la nostalgie et l’émotion. Ces voix ont exprimé à la fois un raffinement artistique et une charge politique. Car loin de n’être que l’écho d’une culture, elles ont aussi servi de caisse de résonance à des discours nationalistes, glorifiant la guerre contre Israël et justifiant la violence.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le tarab : beauté musicale, haine politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les années 1950-1970, le tarab est devenu un instrument de mobilisation.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Oum Kalthoum</strong> chantait l’unité arabe et la victoire sur « l’ennemi sioniste ».</li>



<li><strong>Abdel Halim Hafez</strong> exaltait la « libération de la Palestine » dans des chants guerriers.</li>



<li>Même <strong>Fairouz</strong>, icône de la poésie musicale, n’a pas échappé à l’instrumentalisation politique, prêtant sa voix à des hymnes de rejet.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La grandeur artistique de ces figures est indéniable. Mais leur héritage est ambigu : elles ont nourri une culture collective où l’excellence musicale se doublait d’une idéologie hostile à Israël.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Israël : de l’exil musical à la fusion identitaire</h2>



<p class="wp-block-paragraph">De l’autre côté, Israël a intégré l’héritage musical des juifs orientaux venus d’Irak, du Yémen, du Maroc ou d’Égypte. Ces musiques, parfois méprisées dans les débuts de l’État, se sont peu à peu imposées. La <strong>musique mizrahie</strong>, popularisée par Zohar Argov puis par Eyal Golan, est devenue un pilier de la culture israélienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais Israël ne s’est pas contenté de préserver : il a <strong>fusionné</strong>.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Jazz oriental où l’oud dialogue avec le saxophone.</li>



<li>Rock et musiques électroniques intégrant des maqâms arabes.</li>



<li>Chants traditionnels judéo-arabes réinventés dans des formats modernes.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Là où le monde arabe a figé le tarab dans la nostalgie et l’idéologie, Israël en a fait un laboratoire vivant d’hybridation culturelle.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paradoxe : haine d’Israël vs héritage partagé</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paradoxe est frappant : les mêmes artistes arabes qui glorifiaient la haine d’Israël et légitimaient la violence sont encore chantés en Israël, mais sous une autre lumière. Des musiciens israéliens reprennent Oum Kalthoum, revisitent les mélodies de Fairouz, intègrent les maqâms dans un répertoire moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La musique devient alors un champ de réappropriation : ce que le monde arabe utilisait pour alimenter le rejet d’Israël devient, pour les Israéliens, un pont identitaire et une source de créativité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une leçon culturelle et politique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ce contraste révèle plus qu’une simple différence musicale : il illustre deux visions de la culture.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Dans le monde arabe : une exaltation d’un âge d’or musical, figé dans la glorification de la lutte et incapable d’innover.</li>



<li>En Israël : une dynamique de fusion, d’invention et d’identité multiple, qui transforme la mémoire en avenir.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">La musique, miroir des sociétés, dit ici une vérité politique : <strong>là où certains entretiennent la haine, d’autres créent des passerelles.</strong></p>
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