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	<title>Benjamin Netanyahou | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Benjamin Netanyahou | Moyen-Orient.fr</title>
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		<title>Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Oct 2025 10:55:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décryptages & Dossiers]]></category>
		<category><![CDATA[Stratégie régionale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Israël et la Syrie au bord d’un accord historique : une présence tripartite sur le mont Hermon pour sécuriser la frontière. Selon plusieurs sources régionales concordantes, Israël et la Syrie seraient sur le point de <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/accord-israel-syrie-presence-tripartite-sur-le-mont-hermon/" title="Accord Israël–Syrie : présence tripartite sur le mont Hermon">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Israël et la Syrie au bord d’un accord historique : une présence tripartite sur le mont Hermon pour sécuriser la frontière.</strong></p>



<p>Selon plusieurs sources régionales concordantes, <strong>Israël et la Syrie seraient sur le point de conclure un accord de sécurité prévoyant une présence conjointe des forces israéliennes, syriennes et américaines</strong> sur des points stratégiques du sud syrien, notamment le <strong>mont Hermon</strong>.<br>Cet arrangement, qui rappelle l’esprit de l’accord de désengagement de 1974 tout en l’adaptant aux réalités post-Assad, marquerait un tournant majeur dans les relations entre deux États officiellement en guerre depuis 1948.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le contexte : un vide sécuritaire né de la chute d’Assad</h2>



<p>La chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 a profondément bouleversé les équilibres au sud de la Syrie. L’effondrement du pouvoir central, face à l’offensive des rebelles menés par Hayat Tahrir al-Sham (HTS), a laissé un vide que les forces israéliennes ont rapidement investi.<br>Dès le 8 décembre 2024, <strong>Tsahal</strong> a franchi la ligne de démarcation pour occuper la zone tampon démilitarisée établie par l’accord de 1974, ainsi que le versant syrien du mont Hermon — un sommet de 2 814 mètres, à la fois observatoire naturel et position stratégique clé.</p>



<p>L’accord de 1974, signé après la guerre du Kippour, avait instauré une zone tampon sous supervision onusienne. Israël s’était alors retiré du mont Hermon, restituant le contrôle à la Syrie.<br>Mais l’effondrement de l’armée syrienne et la montée de factions armées ont conduit Benjamin Netanyahou à <strong>déclarer “caduc” l’accord de 1974</strong>, justifiant une présence militaire israélienne renforcée pour empêcher toute infiltration iranienne ou djihadiste.</p>



<p>Depuis, Israël maintient un dispositif élargi de surveillance et d’opérations ciblées contre les réseaux pro-iraniens.<br>En parallèle, le nouveau président syrien, <strong>Ahmed al-Sharaa</strong> — ancien chef du HTS devenu dirigeant de la “Nouvelle Syrie” — multiplie les signaux d’ouverture et plaide pour un rétablissement des échanges sécuritaires “dans le respect de la souveraineté et de l’intégrité syrienne”.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les contours de l’accord : une surveillance tripartite inédite</h2>



<p>Le 29 octobre 2025, <strong>Al-Arabiya</strong> rapporte qu’un responsable israélien a confirmé que <strong>les négociations entre Jérusalem, Damas et Washington sont entrées dans leur phase finale</strong>, avec un projet d’accord pour une <strong>présence conjointe Israël–Syrie–États-Unis sur plusieurs sites stratégiques, dont le mont Hermon</strong>.<br>Ce dispositif inclurait la création d’un <strong>comité de sécurité tripartite</strong> chargé de superviser la frontière et de prévenir tout affrontement non coordonné.<br>Selon la même source, il s’agirait d’une “mise à jour de l’armistice de 1974 avec des ajustements mineurs”, destinée à refléter la nouvelle réalité du terrain.</p>



<p>Les négociations, menées sous médiation américaine, prévoient un <strong>retrait progressif des troupes israéliennes de la zone tampon</strong> à condition que Damas s’engage à :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>interdire toute présence iranienne ou milice étrangère dans le sud-ouest syrien ;</li>



<li>geler les déploiements militaires lourds à proximité du Golan ;</li>



<li>coopérer à la surveillance conjointe de la ligne Hermon-Quneitra.</li>
</ul>



<p>Le rôle américain, pivot du dispositif, est déterminant : Washington entend sceller un accord avant 2026, dans le cadre d’une stratégie régionale de <strong>stabilisation post-Trump</strong>.<br>Des discussions exploratoires auraient déjà eu lieu à Londres et à Chypre entre le ministre israélien des Affaires stratégiques Ron Dermer et le ministre syrien Asaad al-Shaibani, préparant un cadre de coordination.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi le mont Hermon concentre toutes les attentions</h2>



<p>Le mont Hermon n’est pas qu’un symbole : il domine la plaine de la Bekaa, surplombe Damas et contrôle des <strong>sources hydriques cruciales</strong> pour les deux pays.<br>Pour Israël, il représente un <strong>atout de dissuasion</strong> et un poste d’observation essentiel face au Hezbollah.<br>Pour la Syrie, il incarne la <strong>reconquête de la souveraineté nationale</strong>, un enjeu vital pour le régime d’al-Sharaa, soucieux de consolider son autorité au sud du pays et de restaurer sa légitimité.<br>Cette reprise de contrôle, même partielle, serait un signal fort à la population syrienne et aux puissances arabes modérées que la Syrie “post-Assad” redevient un acteur d’État, et non une mosaïque de milices.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un accord qui redessine l’échiquier régional</h2>



<p>Pour Israël, cette coopération serait <strong>un gage de sécurité et un moyen d’isoler l’Iran</strong> de la frontière nord.<br>Pour la Syrie, elle offrirait <strong>un retour sur la scène diplomatique</strong> après une décennie d’isolement.<br>Et pour les États-Unis, elle constituerait une <strong>victoire stratégique</strong> : la démonstration qu’une approche de stabilisation pragmatique — fondée sur la sécurité avant la morale — peut produire des résultats concrets.</p>



<p>Les <strong>Émirats arabes unis</strong> et la <strong>Jordanie</strong> auraient également apporté leur soutien discret à cette initiative, estimant qu’elle pourrait servir de modèle à d’autres zones frontalières sensibles dans la région.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une paix froide, ou un nouveau statu quo ?</h2>



<p>Si cet accord se concrétise, il pourrait être la première étape vers une <strong>intégration progressive de la Syrie dans le cadre élargi des Accords d’Abraham</strong>, ouvrant la voie à une reconnaissance partielle, voire à des échanges économiques sous supervision américaine.<br>Mais les obstacles restent considérables : la fragilité du régime syrien, la méfiance israélienne, et la capacité limitée des États-Unis à garantir une application durable sur le terrain.</p>



<p>Entre scepticisme et espoir, <strong>le mont Hermon</strong> pourrait redevenir ce qu’il n’a plus été depuis un demi-siècle : un sommet d’observation, mais aussi un point d’équilibre.</p>



<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/syrie-reconstruction-nouvel-echiquier-regional/">Syrie : la reconstruction comme nouvel échiquier régional</a></p>
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