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	<title>Autorité palestinienne | Moyen-Orient.fr</title>
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	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
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	<title>Autorité palestinienne | Moyen-Orient.fr</title>
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	<item>
		<title>Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </title>
		<link>https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
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		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[IMPACT-se]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/" title="Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste ">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<article class="page">
<p class="p1">Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et l’effacement d’Israël structurent encore l’apprentissage de plus d’un million d’enfants. Aucune réforme n’a été engagée par l’Autorité palestinienne, malgré des engagements répétés auprès de la communauté internationale.</p>
<h2>Un curriculum structuré autour de la haine</h2>
<p>Ce qui frappe d’abord, ce n’est pas la présence isolée de passages problématiques dans les programmes scolaires 2025-2026. C’est leur cohérence d’ensemble. De l’histoire à la littérature, des études sociales aux sciences, le curriculum construit un récit unique : <strong>le conflit est sacré, l’ennemi est absolu, la mort est glorieuse</strong>.</p>
<p>IMPACT-se montre que les manuels 2025-2026 <strong>violent systématiquement les standards de paix et de tolérance de l’UNESCO</strong>. La glorification de la violence, la promotion du martyre, la déshumanisation des Juifs, l’effacement total d’Israël et la suppression des accords de paix ne sont pas des anomalies : ils constituent l’ossature du programme scolaire. Aucune des lignes essentielles pointées depuis des années n’a été retirée.</p>
<h2>À six ans, on apprend à mourir : le martyr comme vocabulaire de base</h2>
<p>Dans un exercice destiné aux élèves de première année, l’enfant apprend à lire et écrire le mot <em>shahid</em> – « martyr ». L’exemple n’est pas isolé et il est documenté précisément dans le rapport. Choisir ce mot parmi les premiers termes enseignés n’est pas anodin : il s’agit d’introduire tôt l’idée qu’une « belle mort », pour la cause, fait partie de l’horizon normal de l’existence.</p>
<p>À cet âge-là, ailleurs, on apprend « arbre », « maison » ou « soleil ». Ici, on inscrit dans l’imaginaire de l’enfance la figure du mort héroïsé. Ce n’est plus un simple lexique, c’est un projet de société.</p>
<h2>Le jihad présenté comme devoir individuel</h2>
<p>Plus loin, dans les manuels de religion et d’histoire, le jihad est décrit comme un <strong>devoir personnel du croyant</strong>, présenté comme le « summum de la foi » et un chemin vers l’honneur et la récompense divine. Le rapport montre comment cette notion est directement reliée au conflit avec Israël : le jihad n’est pas expliqué comme un effort moral ou spirituel, mais <strong>comme une lutte armée actuelle</strong>.</p>
<p>L’élève n’est plus seulement un enfant qui apprend l’histoire de sa région. Il devient, par le discours même de l’école, un soldat en formation. L’éducation ne prépare pas à la citoyenneté, mais à la mobilisation permanente.</p>
<h2>Des terroristes transformés en modèles nationaux</h2>
<p>Le cas de Dalal Mughrabi, que le rapport décrit en détail, est emblématique. Responsable d’une attaque qui a coûté la vie à 38 civils israéliens – dont treize enfants –, elle est présentée dans les manuels comme une figure héroïque, un modèle féminin de courage et de sacrifice. Des leçons l’érigent en référence positive pour les élèves, sans mention claire de la nature terroriste de l’attentat ni de ses victimes.</p>
<p>Quand un système éducatif célèbre ainsi l’auteure d’un massacre de civils, il ne se contente pas de réécrire l’histoire. Il envoie un message limpide : tuer des innocents peut être un acte de « résistance » admirable. On n’est plus dans la mémoire d’une lutte, mais dans la légitimation d’un registre d’action.</p>
<h2>La déshumanisation du Juif comme pilier doctrinal</h2>
<p>Une autre dimension, tout aussi centrale, ressort des analyses d’IMPACT-se : <strong>la représentation des Juifs</strong>. Dans de nombreux passages, le « Juif » n’est pas un individu, ni même un voisin ou un acteur politique. Il est décrit comme un collectif intrinsèquement négatif, associé à la corruption, au mensonge, à la perfidie, parfois assimilé à des créatures venimeuses.</p>
<p>Ces images s’appuient à la fois sur des motifs religieux classiques et sur des stéréotypes modernes (puissance financière, complots globaux, manipulations médiatiques). On ne critique pas ici un gouvernement ou une politique : on essentialise un peuple tout entier. C’est du carburant pur pour l’antisémitisme, transmis par l’institution la plus légitime qui soit aux yeux d’un enfant : l’école.</p>
<h2>Effacer Israël pour effacer la réalité</h2>
<p>Sur les cartes utilisées en classe, Israël n’existe pas. Le territoire est désigné comme « Palestine » du fleuve à la mer, sans frontières internationalement reconnues, sans mention des villes israéliennes, sans représentation de l’État juif.</p>
<p>Le rapport montre également que <strong>toutes les références aux accords de paix</strong> – Oslo, Camp David, Annapolis – ont été progressivement supprimées des manuels récents. Les appels à la coexistence, les textes évoquant une solution négociée, les passages rappelant l’existence de processus de paix ont disparu.</p>
<p>L’élève palestinien ne voit plus la paix comme une option débattue ou trahie. Il ne la voit tout simplement plus.</p>
<h2>Quand même les sciences deviennent des armes symboliques</h2>
<p>L’endoctrinement ne se limite pas aux matières « politiques ». IMPACT-se recense de nombreux exemples où les mathématiques, la physique ou la biologie sont <strong>instrumentalisées pour normaliser la violence</strong>. On y trouve des problèmes de mathématiques comptant les « martyrs », des exercices de physique utilisant des pierres lancées avec des frondes comme illustration, des leçons de sciences évoquant des gaz lacrymogènes utilisés contre les Palestiniens.</p>
<p>L’enfant est ainsi invité à manipuler la guerre comme matériau scolaire neutre. L’acte violent devient un objet de calcul, de mesure, d’observation. La frontière entre savoir et militarisation de l’imaginaire s’efface.</p>
<h2>Gaza : les versions « abrégées » qui reproduisent la même haine</h2>
<p>Après la guerre à Gaza, l’Autorité palestinienne a mis en avant des manuels « abrégés » destinés à l’enseignement en situation de crise. Sur le papier, l’occasion était unique : alléger les programmes, mais aussi expurger les contenus les plus violents. Or le rapport montre que ces versions condensées ne sont qu’une <strong>reformulation des mêmes thèmes : jihad, martyre, effacement d’Israël, diabolisation du Juif</strong>.</p>
<p>Autrement dit, même lorsque la guerre fournit un prétexte pour adapter les contenus, le choix n’est pas de réduire l’endoctrinement, mais de le diffuser sous un nouveau format.</p>
<h2>Abbas, la paix et le mensonge éducatif</h2>
<p>C’est ici que le contraste avec le discours diplomatique devient insoutenable. Mahmoud Abbas est présenté comme un « homme de paix » engagé dans une réforme politique. Mais <strong>un dirigeant qui refuse d’assainir l’école refuse en réalité de préparer les générations à un avenir différent</strong>.</p>
<p>On peut multiplier les annonces de « processus constitutionnel », de « négociations » ou de « reconnaissance » sur la scène internationale : si, dans les salles de classe, on continue d’apprendre que mourir est préférable à vivre avec l’autre, que l’État voisin n’a pas le droit d’exister et que le Juif n’est pas un être humain comme les autres, <strong>la politique n’est qu’un décor</strong>.</p>
<p>L’éducation n’est pas un volet secondaire du conflit. Elle doit en être l’infrastructure principale. Tant que cette infrastructure repose sur la haine, la paix restera un slogan, pas un projet.</p>
<section class="encadre-rapport-impact" style="margin: 2rem 0; padding: 1.2rem 1.4rem 1rem; background: #f5f7fb; border-left: 4px solid #1d3557; border-radius: 4px;">
<h2 style="margin-top: 0; margin-bottom: 0.8rem; font-size: 1.1rem; border: none; padding: 0; font-weight: 600;">Les exemples les plus révélateurs du rapport IMPACT-se</h2>
<ul style="margin: 0.2rem 0 0; padding-left: 1.2rem;">
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Le mot « shahid » enseigné dès la première année</strong><br />
(lecture de base) – p. 22</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Dalal Mughrabi présentée comme héroïne et modèle féminin</strong><br />
– p. 29–33</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Déshumanisation des Juifs</strong><br />
(assimilés à des êtres perfides ou venimeux) – p. 21–22, 129–153</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Cartes effaçant totalement Israël</strong>,<br />
territoire présenté « du fleuve à la mer » – p. 149–165</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Jihad défini comme obligation personnelle du croyant</strong><br />
– p. 48–52</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Maths et sciences politisées</strong><br />
(comptage des « martyrs », imagerie de violence) – p. 1–24</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Suppression des références aux accords de paix</strong><br />
(Oslo, Camp David, etc.) – p. 322–353</li>
</ul>
</section>
<section class="annexe-rapport-impact" style="margin-top: 2.5rem; padding-top: 1.5rem; border-top: 1px solid #e0e0e0;">
<h2 style="font-size: 1.25rem; margin-top: 0; border-left: 3px solid #a8a8a8; padding-left: 0.6rem;">Annexe : repères de lecture dans le rapport IMPACT-se 2025-2026</h2>
<p>Pour les lecteurs et chercheurs souhaitant aller plus loin, voici quelques repères de pages utiles dans le rapport :</p>
<ol style="margin-top: 1rem; padding-left: 1.2rem; line-height: 1.6;">
<li><strong>Glorification du martyre</strong><br />
Introduction du terme <em>shahid</em> en première année et célébration du martyre comme idéal moral : voir p. 22 et le bloc p. 39–55.</li>
<li><strong>Jihad comme obligation personnelle</strong><br />
Passages présentant le jihad armé comme devoir individuel lié au conflit avec Israël : bloc p. 48–52 et section thématique dédiée au jihad.</li>
<li><strong>Dalal Mughrabi et le récit héroïque de la violence</strong><br />
Exemples détaillés montrant comment Mughrabi est présentée comme modèle national : p. 29–33.</li>
<li><strong>Déshumanisation et antisémitisme</strong><br />
Analyse des passages décrivant les Juifs comme collectivité immorale, trompeuse ou menaçante, ainsi que des motifs visuels associés : p. 21–22 et p. 129–153.</li>
<li><strong>Effacement d’Israël et irredentisme</strong><br />
Cartes et descriptions géographiques niant l’existence d’Israël, présentant la totalité du territoire comme « Palestine » à libérer : p. 149–165.</li>
<li><strong>Suppression systématique des références à la paix</strong><br />
Retrait progressif des références aux accords de paix et à la coexistence : p. 322–353.</li>
<li><strong>Politisation des sciences et des mathématiques</strong><br />
Exercices de sciences et mathématiques incorporant violence, conflit et figure du « martyr » : p. 24–46.</li>
</ol>
</section>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le rapport IMPACT-se 2025-2026 ne se contente pas d’énumérer des dérives ponctuelles. Il décrit un système cohérent qui utilise l’école comme vecteur de guerre et non comme instrument de paix. Tant que cette architecture éducative restera intacte, les discours sur la « solution politique » ou sur le « processus de paix » ne seront que des formules creuses.</p>
<p>Si la communauté internationale veut sérieusement œuvrer à la paix, elle devra un jour poser la seule question qui compte : <strong>que raconte-t-on chaque matin aux enfants palestiniens ?</strong> Car un manuel scolaire, sur la durée, pèse plus lourd que n’importe quel communiqué de presse. Et c’est bien là que se joue, aujourd’hui, l’avenir de cette région.</p>
<p><a href="https://www.impact-se.org/wp-content/uploads/Review-of-the-2025-2026-Palestinian-Authority-School-Curriculum.pdf" target="_blank" rel="noopener">Retrouver l&rsquo;intégralité du rapport IMPACT-se 2025-2026</a></p>
</article>
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			</item>
		<item>
		<title>Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 09:06:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité transitoire]]></category>
		<category><![CDATA[Board of Peace]]></category>
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		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Plan Trump]]></category>
		<category><![CDATA[Reconstruction]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tony Blair]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le plan Trump : une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ? Contexte : ce que propose le plan Trump Le plan américano-israélien en 21 points prévoit <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/plan-trump-tony-blair-gaza/" title="Plan Trump : Tony Blair à Gaza, opportunité ou pari risqué ?">[...]</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Tony Blair pressenti pour superviser Gaza dans le <a href="https://moyen-orient.fr/gaza-plan-trump/">plan Trump </a>: une opportunité de reconstruction ou un pari risqué ?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Contexte : ce que propose le plan Trump</strong></h2>



<p>Le plan américano-israélien en 21 points prévoit un cessez-le-feu, un échange otages-prisonniers, un désarmement du Hamas, un retrait israélien par phases, et la création d’une gouvernance transitoire à Gaza composée de « Palestiniens qualifiés » et d’experts internationaux. Cette gouvernance serait supervisée par un organe international – appelé « Board of Peace » ou Gaza International Transitional Authority (<a href="https://moyen-orient.fr/plan-gita-blair-gaza/">GITA</a>) dans certaines versions – où Tony Blair est pressenti pour jouer un rôle de chef de file/président exécutif.&nbsp;</p>



<p>Plusieurs sources détaillent des éléments proches : autorité suprême internationale à durée limitée, coordination avec une force multinationale et un pilier investissement/reconstruction </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pourquoi Tony Blair à Gaza ?</strong></h2>



<p>Washington a testé l’idée : l’ex-Premier ministre britannique, ancien envoyé du Quartet au Proche-Orient (2007-2015), piloterait la transition et la reconstruction, avec un mandat adossé aux partenaires arabes et occidentaux. L’option Blair est sérieusement étudiée à la Maison Blanche et discutée avec Israël et des acteurs arabes.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les points positifs d’une supervision Tony Blair</strong></h2>



<p><strong>1) Expérience de haut niveau &amp; réseau international</strong></p>



<p>Blair a déjà travaillé sur les dossiers économiques et institutionnels palestiniens, dispose d’entrées à Washington, Londres, Jérusalem, dans le Golfe, et connaît l’écosystème des bailleurs. Cela peut accélérer la mobilisation financière et la coordination inter-agences pour la reconstruction.&nbsp;</p>



<p><strong>2) Lisibilité et centre de gravité unique</strong></p>



<p>Une autorité clairement identifiée (GITA/Board of Peace), avec un chef politique visible, peut réduire la fragmentation bureaucratique des efforts humanitaires, sécuritaires et économiques, condition clé pour passer du secours à la stabilisation. Les brouillons évoquent une architecture hiérarchique et des guichets d’investissement.&nbsp;</p>



<p><strong>3) Capacité à arrimer des partenaires arabes et européens</strong></p>



<p>Si l’Arabie saoudite, l’Égypte, le Qatar, les Émirats et les Européens s’alignent, l’effet de levier financier et diplomatique pourrait être significatif, surtout si la supervision n’enterre pas la perspective d’une unification avec la Cisjordanie réformée.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les angles morts</strong></h2>



<p><strong>1) Fort rejet symbolique côté arabe et palestinien</strong></p>



<p>Blair reste associé à l’Irak 2003 et à une image interventionniste. Son nom ravive la critique d’un « tutelle occidentale » et peut crisper l’opinion publique palestinienne et régionale, fragilisant la légitimité locale de la transition.&nbsp;</p>



<p><strong>2) Flou sur l’articulation avec l’Autorité palestinienne (AP)</strong></p>



<p>Le plan écarte ou marginalise l’AP à court terme, ce que Paris et Riyad jugent problématique : sans feuille de route claire vers une gouvernance palestinienne unifiée et vers un État, des partenaires clés pourraient freiner.&nbsp;</p>



<p><strong>3) Risque de mandat sans horizon politique</strong></p>



<p>Plusieurs critiques pointent l’absence de timeline précise pour le retrait israélien et le transfert de compétences. Une transition à durée indéterminée deviendrait ingouvernable et nourrirait l’accusation de « protectorat ».&nbsp;</p>



<p><strong>4) Conditions de sécurité très exigeantes</strong></p>



<p>Le désarmement du Hamas et la mise en place d’une force multinationale sont des prérequis difficiles. Sans adhésion minimale du Hamas (ou son affaiblissement décisif), aucune autorité transitoire ne pourra opérer durablement.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les conditions de réussite (minimum vital)</strong></h2>



<p><strong>1) Paquet séquencé « Sécurité ↔ Politique ↔ Économie »</strong></p>



<p>– Sécurité : cessez-le-feu, mécanisme de vérification, police palestinienne formée, présence internationale à mandat clair.</p>



<p>– Politique : calendrier de transfert vers une entité palestinienne réformée (Cisjordanie/Gaza), garde-fous juridiques et inclusion d’acteurs palestiniens crédibles non affiliés au Hamas.</p>



<p>– Économie : fonds fiduciaire pour la reconstruction, priorités (eau, électricité, hôpitaux, logements), contrôles anticorruption, guichet « PME &amp; emplois jeunes ».&nbsp;</p>



<p><strong>2) Parapluie diplomatique arabo-occidental</strong></p>



<p>La France, l’UE et des pays arabes clés demandent des assurances sur l’horizon étatique et la protection des droits. Ces exigences risquent de fragiliser l&rsquo;adhésion régionale. </p>



<p><strong>3) Communication locale et légitimation</strong></p>



<p>Il faudra palestiniser la transition  avec des visages en dehors du Hamas : donner des visages palestiniens à l’exécutif quotidien, des mécanismes de consultation communautaire et protéger les biens/fonciers (Property Rights) pour éviter un ressentiment massif. </p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les scénarios (du plus crédible au plus risqué)</strong></h2>



<p><strong>Scénario A — </strong> <strong>Supervision Blair limitée &amp; transitoire (le plus viable ?)</strong></p>



<p>Blair préside une instance de supervision aux pouvoirs bornés, avec mandat de 12–18 mois, objectifs mesurables (sécurité de base, électricité/eau, reprise scolaire, 100 000 logements priorisés), et transfert programmé à une gouvernance palestinienne réformée. Chances : moyennes si un noyau d’États arabes s’engage et si la sécurité tient.&nbsp;</p>



<p><strong>Scénario B — Blair exécutif fort / GITA élargie</strong> </p>



<p>Autorité puissante, agenda reconstruction XXL, présence sécuritaire robuste. Risque : rejet local et accusations de néocolonialisme ; coût politique pour les partenaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Scénario C — </strong> <strong>Échec d’entrée en fonction</strong></p>



<p>Pas d’accord Hamas, violences persistantes, veto d’acteurs régionaux : la proposition Blair devient un sparadrap diplomatique.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Verdict : Blair, -t-il une chance ?</strong></h2>



<p>Oui, sous conditions strictes :</p>



<ol class="wp-block-list">
<li>Mandat court, borné et lisible, avec palestinisation réelle de l’exécutif.</li>



<li>Package financier + sécuritaire crédible, incluant partenaires arabes et européens.</li>
</ol>



<p>Non, si Blair incarne une tutelle occidentale sans horizon politique clair ni inclusion palestinienne, ou si la sécurité de base n’est pas assurée. Dans ce cas, sa nomination deviendrait contre-productive.&nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">À surveiller dans les prochains jours</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>La <strong>fenêtre de réponse</strong> donnée au Hamas et la teneur de sa réponse. </li>



<li>Le <strong>format exact</strong> du mandat (Board of Peace vs GITA) publié par Washington.</li>



<li>Les <strong>lignes rouges</strong> de Paris/Riyad/Le Caire/Doha sur l’AP et l’horizon étatique. </li>
</ul>
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			</item>
		<item>
		<title>L’annexion de la Cisjordanie : pourquoi le sujet revient dans le débat israélien ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/lannexion-de-la-cisjordanie-pourquoi-le-sujet-revient-dans-le-debat-israelien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 13:49:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[Cisjordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Judée-Samarie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2117</guid>

					<description><![CDATA[<p>L’annexion revient en Israël. Le débat sur une possible annexion de la Cisjordanie (Judée-Samarie) refait surface, porté à la fois par les courants religieux-nationalistes, par les impératifs de sécurité après le 7 octobre, et par <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/lannexion-de-la-cisjordanie-pourquoi-le-sujet-revient-dans-le-debat-israelien/" title="L’annexion de la Cisjordanie : pourquoi le sujet revient dans le débat israélien ?">[...]</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’annexion revient en Israël. Le débat sur une possible annexion de la Cisjordanie (Judée-Samarie) refait surface, porté à la fois par les courants religieux-nationalistes, par les impératifs de sécurité après le 7 octobre, et par les calculs politiques de Benyamin Netanyahou. Entre mémoire du retrait de Gaza, menace du Hamas et perspectives régionales comme les accords d’Abraham, le sujet illustre les dilemmes stratégiques de l’État hébreu.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Un dossier ancien réactivé</h2>



<p>L’idée d’une annexion, partielle ou totale, de la Cisjordanie — que les Israéliens nomment Judée-Samarie — n’est pas nouvelle. Elle ressurgit aujourd’hui dans le débat israélien pour des raisons à la fois politiques, sécuritaires et diplomatiques.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le poids du courant religieux-nationaliste</h2>



<p>Au sein du paysage politique israélien, le sionisme religieux occupe une place visible mais minoritaire (10 à 15 sièges à la Knesset). Sa conviction est que cette terre, au cœur de la tradition biblique (Hébron fut la première capitale du roi David avant Jérusalem), appartient par essence au peuple juif. Cette approche idéologique reste cependant loin de représenter la majorité des Israéliens.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La logique des « territoires contre la paix » remise en cause</h2>



<p>Durant plusieurs décennies, la majorité israélienne a soutenu l’idée d’échanges territoriaux en contrepartie d’accords de paix, comme ce fut le cas avec l’Égypte (1979) puis la Jordanie (1994). Mais la perspective d’un État palestinien n’a plus la même crédibilité : beaucoup d’Israéliens estiment que cette équation n’apporterait pas la sécurité promise.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le traumatisme du retrait de Gaza</h2>



<p>Le désengagement de 2005, pensé comme un premier pas vers un compromis territorial, a profondément marqué l’opinion. L’espoir d’une stabilisation a été suivi d’une intensification des tirs de roquettes depuis Gaza et du maintien d’attentats en Israël. Aux yeux de nombreux Israéliens, la promesse « retrait = paix » a perdu toute valeur.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’effet du 7 octobre 2023</h2>



<p>L’attaque du Hamas a radicalement changé les perceptions. Elle a montré que l’existence d’une frontière n’était pas une garantie de sécurité. Pour beaucoup d’Israéliens, se retirer de Cisjordanie reviendrait à exposer directement le centre du pays, poumon démographique et économique, à de nouvelles menaces.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Plus de contrôle, moins de vulnérabilité</h2>



<p>Dans ce contexte, une majorité de l’opinion n’exige pas forcément une annexion totale, mais souhaite davantage de contrôle territorial. Le sentiment dominant est que la sécurité passe par la présence sur le terrain plutôt que par des retraits.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Entre tactique politique et diplomatie régionale</h2>



<p>L’annonce de revendications maximalistes, comme celles portées par le ministre Bezalel Smotrich, est perçue par plusieurs analystes comme une tactique de négociation plus qu’un programme immédiat. Dans la logique du Proche-Orient, la démonstration de force et la menace servent souvent de levier dans les discussions, plus que la bonne volonté affichée.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une réponse indirecte au Hamas</h2>



<p>Certains responsables israéliens veulent aussi envoyer un signal au Hamas : l’attaque du 7 octobre ne conduira pas à une reconnaissance accrue d’un État palestinien, mais au contraire à une réduction des perspectives de souveraineté. Une logique d’incitation et de sanction qui s’inspire d’approches déjà expérimentées sous Donald Trump.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les marges de manœuvre de Netanyahu</h2>



<p>Dans un système de coalition, le Premier ministre peut garder une certaine distance vis-à-vis des déclarations de ses ministres, tout en conservant un espace de négociation multiple : sur la scène intérieure, avec ses alliés religieux, et sur la scène internationale, avec Washington ou Riyad.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une séquence régionale plus large</h2>



<p>Une annexion, même partielle, pourrait être perçue comme une concession symbolique au sionisme religieux, favorisant en retour une plus grande souplesse pour négocier un cessez-le-feu durable à Gaza. Elle s’inscrirait aussi dans une dynamique régionale plus large, où la normalisation avec l’Arabie saoudite et l’élargissement des accords d’Abraham restent en arrière-plan.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Conclusion</h2>



<p>Le retour du thème de l’annexion en Israël n’exprime pas seulement un choix idéologique. Il reflète un contexte où les leçons du retrait de Gaza, le choc du 7 octobre et les logiques de négociation au Moyen-Orient redessinent les équilibres. Plutôt qu’un consensus immédiat, c’est une <strong>tactique politique et diplomatique</strong> qui domine : afficher la fermeté pour négocier, dans une région où la perception de la force reste un langage incontournable.</p>


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