<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Antisémitisme | Moyen-Orient.fr</title>
	<atom:link href="https://moyen-orient.fr/tag/antisemitisme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://moyen-orient.fr/tag/antisemitisme/</link>
	<description>Un autre regard sur le Moyen-Orient</description>
	<lastBuildDate>Tue, 02 Dec 2025 17:36:02 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.1</generator>

<image>
	<url>https://moyen-orient.fr/wp-content/uploads/2022/04/cropped-icone-moyen-orient-32x32.png</url>
	<title>Antisémitisme | Moyen-Orient.fr</title>
	<link>https://moyen-orient.fr/tag/antisemitisme/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </title>
		<link>https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Dec 2025 17:01:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité palestinienne]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Haine]]></category>
		<category><![CDATA[IMPACT-se]]></category>
		<category><![CDATA[Palestine]]></category>
		<category><![CDATA[programmes scolaires]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2979</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/" title="Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste ">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/">Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<article class="page">
<p class="p1">Les programmes scolaires palestiniens continuent de diffuser une idéologie de haine, de violence et de négation de l’autre. Le nouveau rapport 2025-2026 d’IMPACT-se révèle un système éducatif profondément radicalisé, où le martyre, le jihad et l’effacement d’Israël structurent encore l’apprentissage de plus d’un million d’enfants. Aucune réforme n’a été engagée par l’Autorité palestinienne, malgré des engagements répétés auprès de la communauté internationale.</p>
<h2>Un curriculum structuré autour de la haine</h2>
<p>Ce qui frappe d’abord, ce n’est pas la présence isolée de passages problématiques dans les programmes scolaires 2025-2026. C’est leur cohérence d’ensemble. De l’histoire à la littérature, des études sociales aux sciences, le curriculum construit un récit unique : <strong>le conflit est sacré, l’ennemi est absolu, la mort est glorieuse</strong>.</p>
<p>IMPACT-se montre que les manuels 2025-2026 <strong>violent systématiquement les standards de paix et de tolérance de l’UNESCO</strong>. La glorification de la violence, la promotion du martyre, la déshumanisation des Juifs, l’effacement total d’Israël et la suppression des accords de paix ne sont pas des anomalies : ils constituent l’ossature du programme scolaire. Aucune des lignes essentielles pointées depuis des années n’a été retirée.</p>
<h2>À six ans, on apprend à mourir : le martyr comme vocabulaire de base</h2>
<p>Dans un exercice destiné aux élèves de première année, l’enfant apprend à lire et écrire le mot <em>shahid</em> – « martyr ». L’exemple n’est pas isolé et il est documenté précisément dans le rapport. Choisir ce mot parmi les premiers termes enseignés n’est pas anodin : il s’agit d’introduire tôt l’idée qu’une « belle mort », pour la cause, fait partie de l’horizon normal de l’existence.</p>
<p>À cet âge-là, ailleurs, on apprend « arbre », « maison » ou « soleil ». Ici, on inscrit dans l’imaginaire de l’enfance la figure du mort héroïsé. Ce n’est plus un simple lexique, c’est un projet de société.</p>
<h2>Le jihad présenté comme devoir individuel</h2>
<p>Plus loin, dans les manuels de religion et d’histoire, le jihad est décrit comme un <strong>devoir personnel du croyant</strong>, présenté comme le « summum de la foi » et un chemin vers l’honneur et la récompense divine. Le rapport montre comment cette notion est directement reliée au conflit avec Israël : le jihad n’est pas expliqué comme un effort moral ou spirituel, mais <strong>comme une lutte armée actuelle</strong>.</p>
<p>L’élève n’est plus seulement un enfant qui apprend l’histoire de sa région. Il devient, par le discours même de l’école, un soldat en formation. L’éducation ne prépare pas à la citoyenneté, mais à la mobilisation permanente.</p>
<h2>Des terroristes transformés en modèles nationaux</h2>
<p>Le cas de Dalal Mughrabi, que le rapport décrit en détail, est emblématique. Responsable d’une attaque qui a coûté la vie à 38 civils israéliens – dont treize enfants –, elle est présentée dans les manuels comme une figure héroïque, un modèle féminin de courage et de sacrifice. Des leçons l’érigent en référence positive pour les élèves, sans mention claire de la nature terroriste de l’attentat ni de ses victimes.</p>
<p>Quand un système éducatif célèbre ainsi l’auteure d’un massacre de civils, il ne se contente pas de réécrire l’histoire. Il envoie un message limpide : tuer des innocents peut être un acte de « résistance » admirable. On n’est plus dans la mémoire d’une lutte, mais dans la légitimation d’un registre d’action.</p>
<h2>La déshumanisation du Juif comme pilier doctrinal</h2>
<p>Une autre dimension, tout aussi centrale, ressort des analyses d’IMPACT-se : <strong>la représentation des Juifs</strong>. Dans de nombreux passages, le « Juif » n’est pas un individu, ni même un voisin ou un acteur politique. Il est décrit comme un collectif intrinsèquement négatif, associé à la corruption, au mensonge, à la perfidie, parfois assimilé à des créatures venimeuses.</p>
<p>Ces images s’appuient à la fois sur des motifs religieux classiques et sur des stéréotypes modernes (puissance financière, complots globaux, manipulations médiatiques). On ne critique pas ici un gouvernement ou une politique : on essentialise un peuple tout entier. C’est du carburant pur pour l’antisémitisme, transmis par l’institution la plus légitime qui soit aux yeux d’un enfant : l’école.</p>
<h2>Effacer Israël pour effacer la réalité</h2>
<p>Sur les cartes utilisées en classe, Israël n’existe pas. Le territoire est désigné comme « Palestine » du fleuve à la mer, sans frontières internationalement reconnues, sans mention des villes israéliennes, sans représentation de l’État juif.</p>
<p>Le rapport montre également que <strong>toutes les références aux accords de paix</strong> – Oslo, Camp David, Annapolis – ont été progressivement supprimées des manuels récents. Les appels à la coexistence, les textes évoquant une solution négociée, les passages rappelant l’existence de processus de paix ont disparu.</p>
<p>L’élève palestinien ne voit plus la paix comme une option débattue ou trahie. Il ne la voit tout simplement plus.</p>
<h2>Quand même les sciences deviennent des armes symboliques</h2>
<p>L’endoctrinement ne se limite pas aux matières « politiques ». IMPACT-se recense de nombreux exemples où les mathématiques, la physique ou la biologie sont <strong>instrumentalisées pour normaliser la violence</strong>. On y trouve des problèmes de mathématiques comptant les « martyrs », des exercices de physique utilisant des pierres lancées avec des frondes comme illustration, des leçons de sciences évoquant des gaz lacrymogènes utilisés contre les Palestiniens.</p>
<p>L’enfant est ainsi invité à manipuler la guerre comme matériau scolaire neutre. L’acte violent devient un objet de calcul, de mesure, d’observation. La frontière entre savoir et militarisation de l’imaginaire s’efface.</p>
<h2>Gaza : les versions « abrégées » qui reproduisent la même haine</h2>
<p>Après la guerre à Gaza, l’Autorité palestinienne a mis en avant des manuels « abrégés » destinés à l’enseignement en situation de crise. Sur le papier, l’occasion était unique : alléger les programmes, mais aussi expurger les contenus les plus violents. Or le rapport montre que ces versions condensées ne sont qu’une <strong>reformulation des mêmes thèmes : jihad, martyre, effacement d’Israël, diabolisation du Juif</strong>.</p>
<p>Autrement dit, même lorsque la guerre fournit un prétexte pour adapter les contenus, le choix n’est pas de réduire l’endoctrinement, mais de le diffuser sous un nouveau format.</p>
<h2>Abbas, la paix et le mensonge éducatif</h2>
<p>C’est ici que le contraste avec le discours diplomatique devient insoutenable. Mahmoud Abbas est présenté comme un « homme de paix » engagé dans une réforme politique. Mais <strong>un dirigeant qui refuse d’assainir l’école refuse en réalité de préparer les générations à un avenir différent</strong>.</p>
<p>On peut multiplier les annonces de « processus constitutionnel », de « négociations » ou de « reconnaissance » sur la scène internationale : si, dans les salles de classe, on continue d’apprendre que mourir est préférable à vivre avec l’autre, que l’État voisin n’a pas le droit d’exister et que le Juif n’est pas un être humain comme les autres, <strong>la politique n’est qu’un décor</strong>.</p>
<p>L’éducation n’est pas un volet secondaire du conflit. Elle doit en être l’infrastructure principale. Tant que cette infrastructure repose sur la haine, la paix restera un slogan, pas un projet.</p>
<section class="encadre-rapport-impact" style="margin: 2rem 0; padding: 1.2rem 1.4rem 1rem; background: #f5f7fb; border-left: 4px solid #1d3557; border-radius: 4px;">
<h2 style="margin-top: 0; margin-bottom: 0.8rem; font-size: 1.1rem; border: none; padding: 0; font-weight: 600;">Les exemples les plus révélateurs du rapport IMPACT-se</h2>
<ul style="margin: 0.2rem 0 0; padding-left: 1.2rem;">
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Le mot « shahid » enseigné dès la première année</strong><br />
(lecture de base) – p. 22</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Dalal Mughrabi présentée comme héroïne et modèle féminin</strong><br />
– p. 29–33</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Déshumanisation des Juifs</strong><br />
(assimilés à des êtres perfides ou venimeux) – p. 21–22, 129–153</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Cartes effaçant totalement Israël</strong>,<br />
territoire présenté « du fleuve à la mer » – p. 149–165</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Jihad défini comme obligation personnelle du croyant</strong><br />
– p. 48–52</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Maths et sciences politisées</strong><br />
(comptage des « martyrs », imagerie de violence) – p. 1–24</li>
<li style="margin: 0.35rem 0;"><strong>Suppression des références aux accords de paix</strong><br />
(Oslo, Camp David, etc.) – p. 322–353</li>
</ul>
</section>
<section class="annexe-rapport-impact" style="margin-top: 2.5rem; padding-top: 1.5rem; border-top: 1px solid #e0e0e0;">
<h2 style="font-size: 1.25rem; margin-top: 0; border-left: 3px solid #a8a8a8; padding-left: 0.6rem;">Annexe : repères de lecture dans le rapport IMPACT-se 2025-2026</h2>
<p>Pour les lecteurs et chercheurs souhaitant aller plus loin, voici quelques repères de pages utiles dans le rapport :</p>
<ol style="margin-top: 1rem; padding-left: 1.2rem; line-height: 1.6;">
<li><strong>Glorification du martyre</strong><br />
Introduction du terme <em>shahid</em> en première année et célébration du martyre comme idéal moral : voir p. 22 et le bloc p. 39–55.</li>
<li><strong>Jihad comme obligation personnelle</strong><br />
Passages présentant le jihad armé comme devoir individuel lié au conflit avec Israël : bloc p. 48–52 et section thématique dédiée au jihad.</li>
<li><strong>Dalal Mughrabi et le récit héroïque de la violence</strong><br />
Exemples détaillés montrant comment Mughrabi est présentée comme modèle national : p. 29–33.</li>
<li><strong>Déshumanisation et antisémitisme</strong><br />
Analyse des passages décrivant les Juifs comme collectivité immorale, trompeuse ou menaçante, ainsi que des motifs visuels associés : p. 21–22 et p. 129–153.</li>
<li><strong>Effacement d’Israël et irredentisme</strong><br />
Cartes et descriptions géographiques niant l’existence d’Israël, présentant la totalité du territoire comme « Palestine » à libérer : p. 149–165.</li>
<li><strong>Suppression systématique des références à la paix</strong><br />
Retrait progressif des références aux accords de paix et à la coexistence : p. 322–353.</li>
<li><strong>Politisation des sciences et des mathématiques</strong><br />
Exercices de sciences et mathématiques incorporant violence, conflit et figure du « martyr » : p. 24–46.</li>
</ol>
</section>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Le rapport IMPACT-se 2025-2026 ne se contente pas d’énumérer des dérives ponctuelles. Il décrit un système cohérent qui utilise l’école comme vecteur de guerre et non comme instrument de paix. Tant que cette architecture éducative restera intacte, les discours sur la « solution politique » ou sur le « processus de paix » ne seront que des formules creuses.</p>
<p>Si la communauté internationale veut sérieusement œuvrer à la paix, elle devra un jour poser la seule question qui compte : <strong>que raconte-t-on chaque matin aux enfants palestiniens ?</strong> Car un manuel scolaire, sur la durée, pèse plus lourd que n’importe quel communiqué de presse. Et c’est bien là que se joue, aujourd’hui, l’avenir de cette région.</p>
<p><a href="https://www.impact-se.org/wp-content/uploads/Review-of-the-2025-2026-Palestinian-Authority-School-Curriculum.pdf" target="_blank" rel="noopener">Retrouver l&rsquo;intégralité du rapport IMPACT-se 2025-2026</a></p>
</article>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/programmes-scolaires-palestiniens-2025-haine/">Programmes scolaires palestiniens : en 2025, la haine persiste </a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le Hamas a perdu militairement, mais a-t-il gagné moralement ?</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/le-hamas-a-perdu-militairement-mais-a-t-il-gagne-moralement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Oct 2025 09:48:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Analyses & Tribunes]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Gaza]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<category><![CDATA[Lucidité]]></category>
		<category><![CDATA[Médias]]></category>
		<category><![CDATA[Occident]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2585</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Hamas a perdu militairement la guerre sur le terrain, mais dans certaines opinions occidentales, il continue de triompher sur le plan symbolique. Ce paradoxe révèle une vérité dérangeante : l’Occident, ému par des récits <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/le-hamas-a-perdu-militairement-mais-a-t-il-gagne-moralement/" title="Le Hamas a perdu militairement, mais a-t-il gagné moralement ?">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/le-hamas-a-perdu-militairement-mais-a-t-il-gagne-moralement/">Le Hamas a perdu militairement, mais a-t-il gagné moralement ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<article>
<header>
<p class="chapo"><strong>Le Hamas a perdu militairement la guerre sur le terrain, mais dans certaines opinions occidentales, il continue de triompher sur le plan symbolique. Ce paradoxe révèle une vérité dérangeante : l’Occident, ému par des récits simplistes, cède trop souvent à la rhétorique et la propagande bien rodée du mouvement islamiste.<br />
Par Faraj Alexandre Rifai, auteur / essayiste Franco-Syrien.</strong></p>
</header>
<h2>Une défaite militaire évidente</h2>
<p>À Gaza, les faits sont incontestables : infrastructures détruites, commandement décimé, réseaux souterrains démantelés. Le Hamas a perdu sa capacité à mener une guerre classique.  Ses dirigeants se terrent ou sont éliminés, et ses tunnels, jadis symboles d’invincibilité, sont devenus des tombeaux.<br />
Les opérations israéliennes, bien que critiquées par l&rsquo;Occident pour les milliers de civils tués dans les bombardements, ont réduit l’organisation terroriste à une fraction de sa puissance militaire.</p>
<p>Pourtant, alors que les faits militaires sont clairs, la bataille politique semble tout autre. Dans les médias, sur les réseaux sociaux comme <em>X</em>, et dans les universités occidentales, le Hamas s’érige en victime absolue, ou en champion de « la libération de la Palestine ». L’émotion supplante la raison, et le crime se pare d’une légitimité pseudo-humanitaire. L&rsquo;extrême gauche occidentale continue de porter à haute voix tous les éléments de langage du mouvement terroriste, sans nuance, et même après les milliers de morts et la destruction causés par le Pogrom du 7 octobre.</p>
<h2>La victoire symbolique volée</h2>
<p>En manipulant les images de souffrance, le Hamas a fait de la mort des civils son arme la plus efficace.<br />
Par exemple, en 2023, une vidéo virale montrant un hôpital de Gaza endommagé a été largement relayée sur X, attribuant la faute à Israël avant que des enquêtes ne révèlent l’implication d’une roquette du <strong>Jihad islamique</strong>. Aucun responsable de l&rsquo;extrême gauche n&rsquo;a condamné, alors qu&rsquo;ils le faisaient amplement quand c&rsquo;était attribué à Israël.<br />
De plus, ce type de contenu, amplifié par les algorithmes des réseaux sociaux qui privilégient l’émotion brute, efface les crimes du Hamas — comme les attaques du 7 octobre 2023, qui ont tué 1 200 Israéliens — pour le transformer en symbole universel de résistance.</p>
<p>Cette inversion morale ne relève pas seulement de la propagande. Elle répond à une attente : celle d’un récit simple savamment exploité où l’on peut aimer sans réfléchir, condamner sans connaître. Le Hamas exploite ce besoin de manichéisme, et les plateformes comme X, où les clips de 30 secondes dominent les analyses nuancées, amplifient son message. Si en plus des têtes d&rsquo;affiches comme Rima Hassan relaient ces mensonges fabriqués, l&rsquo;effet est certainement démultiplié.</p>
<h2>L’Occident piégé par sa morale sélective</h2>
<p>Dans certaines élites intellectuelles européennes, la grille de lecture « dominant/dominé » remplace toute réflexion objective. Israël est condamné, par défaut, parce qu’il est fort, le Hamas absous et justifié parce qu’il «représente » « un peuple faible en quête de libération ».<br />
Cette logique perverse excuse et « explique » les exactions du Hamas, comme l’utilisation de civils comme boucliers humains, tandis que les pertes civiles à Gaza, bien réelles et tragiques, alimentent une indignation sincère mais parfois mal informée, car la seule source est « le ministère de santé à Gaza », autrement dit le Hamas lui-même.<br />
Par exemple, des manifestations dans des universités comme Columbia ou à Paris ont vu des étudiants scander des slogans pro-Hamas, affirmer leur soutien au 7 Octobre. En réalité, souvent il s&rsquo;agit pas seulement de critique d’Israël mais de soutien sans scrupule à une organisation terroriste, sous prétexte de soutenir les Palestiniens.</p>
<p>Certains médias occidentaux, par souci d’équilibre ou sous pression de l’opinion, contribuent à ce phénomène. En 2023, des chaînes comme la BBC ont été critiquées pour avoir rapporté des allégations du Hamas sans vérification initiale, comme l’incident de l’hôpital Al-Ahli, renforçant ainsi son narratif de victime. Ce relativisme  transforme la responsabilité en une question de puissance, non d’intention.</p>
<h3><strong data-start="1720" data-end="1768">Et ce brouillage ne s’arrête pas aux médias.</strong></h3>
<p>La reconnaissance unilatérale d’un <strong data-start="1806" data-end="1826">État palestinien</strong> par certains gouvernements européens, au moment même où le Hamas revendique des massacres, revient à <strong data-start="1930" data-end="1978">valider politiquement les crimes terroristes</strong>.<br data-start="1979" data-end="1982" />Sous prétexte de « relancer le processus de paix », on récompense ceux qui l’ont saboté. Cette reconnaissance, déconnectée de toute exigence de désarmement ou de réforme morale, offre au Hamas une victoire diplomatique qu’il n’a pas gagnée sur le terrain. Elle envoie au monde arabe le message que la violence paye, et à Israël celui qu’il sera toujours jugé coupable, même quand il survit.</p>
<h2>Le véritable enjeu : désarmer la rhétorique</h2>
<p>Israël combat militairement le Hamas, mais le monde libre doit apprendre à combattre sa rhétorique.<br />
L’arme la plus redoutable du Hamas n’est plus la roquette, mais le récit qu&rsquo;il infuse dans notre jeunesse.<br />
Chaque vidéo, chaque slogan, chaque larme devient un projectile moral contre ceux qui refusent de se soumettre à son chantage émotionnel. Sur X, les hashtags comme <strong>#FreePalestine</strong>, souvent accompagnés d’images choc, dominent les débats, éclipsant les discussions sur les responsabilités du Hamas dans la prolongation du conflit, dans le « prétendu génocide » et dans la destruction de Gaza. Tout soutien au Palestinien devrait commencer par pointer et condamner ces responsabilités du mouvement terroriste.</p>
<p>Tant que les démocraties se contenteront d’excuser ou d’équilibrer l’incompréhensible, elles perdront la bataille des consciences. Le devoir n’est pas d’être neutre, mais lucide.<br />
Il ne s’agit pas de nier les souffrances des civils palestiniens,<br />
mais de refuser que leur tragédie soit instrumentalisée par une organisation qui prospère sur le chaos.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<blockquote><p>Le Hamas a perdu militairement, mais il gagne chaque fois que nous confondons compassion et lâcheté.<br />
Il triomphe dans nos silences, nos indignations sélectives, nos récits simplistes.<br />
Le jour où l’on cessera d’excuser ses crimes sous prétexte de pitié, il aura vraiment perdu.</p></blockquote>
<aside class="encadre">
<h3>À propos de la rubrique « Analyses &amp; Tribunes »</h3>
<p>Cette rubrique de <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a> s&rsquo;exprime sur les dynamiques politiques Moyen-Orient : des analyses rigoureuses et des tribunes engagées, avec exigence.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://moyen-orient.fr/cinq-verites-sur-le-nouveau-moyen-orient/">Cinq vérités sur le nouveau Moyen-Orient</a></p>
</aside>
</article>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/le-hamas-a-perdu-militairement-mais-a-t-il-gagne-moralement/">Le Hamas a perdu militairement, mais a-t-il gagné moralement ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire</title>
		<link>https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Faraj Alexandre Rifai]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Oct 2025 12:10:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Idées reçues]]></category>
		<category><![CDATA[Antisémitisme]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit israélo-palestinien]]></category>
		<category><![CDATA[Frères musulmans]]></category>
		<category><![CDATA[Hamas]]></category>
		<category><![CDATA[Islamisme]]></category>
		<category><![CDATA[Israël]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://moyen-orient.fr/?p=2565</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est l’une des accusations les plus répandues dans le monde arabe et en Occident : Israël aurait “créé” le Hamas. Un mythe commode, qui dédouane les islamistes de leur responsabilité et transforme les bourreaux en <a class="mh-excerpt-more" href="https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/" title="« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire">[...]</a></p>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/">« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<article>
<header>
<p class="chapo">C’est l’une des accusations les plus répandues dans le monde arabe et en Occident : Israël aurait “créé” le Hamas.<br />
Un mythe commode, qui dédouane les islamistes de leur responsabilité et transforme les bourreaux en victimes.<br />
Les faits racontent une autre histoire — bien plus dérangeante, car elle oblige à regarder en face la nature réelle de ce mouvement.</p>
</header>
<h2>D’où vient cette idée ?</h2>
<p>L’accusation selon laquelle Israël aurait “créé” le Hamas circule depuis des décennies, souvent présentée comme une “vérité cachée”.<br />
Elle s’appuie sur des déclarations ambiguës d’anciens responsables israéliens, comme celles de l’ancien officier <strong>Avner Cohen</strong>, qui a reconnu a posteriori avoir sous-estimé la montée des islamistes face à l’OLP dans les années 1980.</p>
<p>De là à affirmer qu’Israël a “créé” le Hamas, il y a un gouffre.</p>
<p>Ce récit a prospéré dans les milieux pro-Hamas et anti-israéliens, amplifié par des médias comme <em>Al-Jazeera</em> dans les années 1990 ou par des figures publiques, relayant des théories conspirationnistes.<br />
Il a ensuite été repris par une partie de la gauche occidentale en quête d’une cause “anti-impérialiste”.<br />
C’est devenu un argument réflexe : Israël serait responsable de son propre malheur, et les terroristes, les produits de sa politique.</p>
<h2>Ce que les faits montrent</h2>
<p>Le Hamas naît officiellement en <strong>1987</strong>, lors de la première Intifada.<br />
Il s’inscrit dans la mouvance des <strong>Frères musulmans</strong>, active à Gaza depuis les années 1940.<br />
Son fondateur, <strong>Cheikh Ahmed Yassine</strong>, prêche le djihad et la charia et l&rsquo;extermination de l&rsquo;état juif.<br />
Le Hamas s’est formé sur fond de montée de l’islamisme régional, porté par les Frères musulmans —<br />
une dynamique interne à la société palestinienne et indépendante de toute intervention extérieure.</p>
<p>L’idéologie du Hamas est <strong>théologique avant d’être politique</strong> : elle vise la destruction d’Israël, la libération “de toute la Palestine” et l’établissement d’un État islamique.<br />
Sa charte de 1988 parle explicitement d’un “combat contre les Juifs” — pas seulement contre l’occupation.<br />
Aucune archive ni document officiel n’a jamais corroboré l’idée d’un financement ou d’une création délibérée du Hamas par Israël, contrairement à ce que certains prétendent.</p>
<h2>Pourquoi cette confusion persiste</h2>
<p>Ce mythe arrange tout le monde.<br />
Il permet à certains de nier la responsabilité des sociétés arabes dans la montée de l’islamisme,<br />
un phénomène qui dépasse largement le conflit israélo-palestinien.<br />
Il offre à une partie de la gauche occidentale un moyen de soutenir la cause palestinienne tout en évitant d’assumer les crimes du Hamas, comme les attentats suicides ou les tirs de roquettes indiscriminés.<br />
Et il entretient une illusion morale : celle d’un conflit dont Israël serait la cause unique, et non la cible.</p>
<p>Sur le plan psychologique, croire qu’Israël “a créé” le Hamas rassure.<br />
Cela évite d’admettre qu’un mouvement né au cœur du monde arabe puisse prôner la haine, la mort et le martyre.<br />
Par exemple, les prêches enflammés de Cheikh Yassine dans les années 1980, appelant au djihad, reflètent une idéologie ancrée localement, et non importée ou orchestrée de l’extérieur.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<blockquote><p>Non, Israël n’a pas créé le Hamas.<br />
Ce narratif trompeur, en excusant les responsables, empêche un examen de conscience au sein de la société arabe et contre les mouvements islamistes, sur les racines de l’islamisme et les dynamiques du conflit israélo-palestinien.<br />
Démonter ce mythe, c’est ouvrir la voie à une réflexion réaliste qui permet d&rsquo;entrevoir de véritables solutions du conflit israélo-palestinien; où chaque acteur assume ses responsabilités, sans esquiver la violence inhérente à l’idéologie du Hamas.</p></blockquote>
<aside class="encadre">
<h3>Pourquoi cette rubrique ?</h3>
<p>La rubrique <strong>« Idées reçues »</strong> de <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a> démonte les clichés et les récits trompeurs sur la région.<br />
Parce que comprendre le Moyen-Orient, c’est d’abord apprendre à se méfier de tout ce qui paraît évident.</p>
</aside>
</article>
<p>L’article <a href="https://moyen-orient.fr/israel-a-cree-le-hamas/">« Israël a créé le Hamas » : un mythe à déconstruire</a> est apparu en premier sur <a href="https://moyen-orient.fr">Moyen-Orient.fr</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
