Un week-end à Beyrouth, que faire ?

Passer un weekend à BeyrouthLes tragiques blessures qu’ont laissées les guerres au Liban nous font parfois oublier que Beyrouth était une ville très vivante avant la guerre : lumière, culture, business et histoire… Plus de quarante après, la capitale du pays des cèdres offre toujours de perspectives d’évasion à ne pas manquer.

Depuis l’avion, et à regarder la ville parsemée entre montagnes et corniches, on se demande ce qu’on peut faire pour s’évader, le temps d’un weekend dans la capitale du pays des cèdres. A peine sorti de l’avion, de l’aéroport collé à la ville, que l’on ressent l’odeur de la mer, plutôt sa présence imposante, la méditerranée. Voici quelques idées, un petit programme non-exhaustif pour vous inspirer :

Programme

Avant de commencer, il serait utile de rappeler que ce programme suppose que vous arrivez un vendredi soir. Beyrouth est à 4 heures d’avion de Paris. Entre 20h et 22h, ce doit être le créneau horaire le plus facile pour un touriste qui ne connait pas la ville, si on ne peut pas arriver avant.

Premier jour

Après avoir déposé vos valises à l’hôtel, partez faire une petite promenade côtière, de quoi deviner le contour marin de la ville, sa proximité presque charnelle avec la méditerranée. La Corniche.  Si vous arrivez avant le cocher du soleil, c’est encore mieux, le spectacle est saisissant. A défaut, la promenade nocturne aura de quoi caresser vos sens, avec un air marin prononcé. Commencez par la partie qui côtoie la plage Ramlet El Bayda (sable blanc) en direction des fameux rochers de Beyrouth, autrement appelés « la grotte aux pigeons », une sorte de minuscules rochers se tenant les pieds dans l’eau, comme un géant de la mer. Prenez le temps d’observer la mer d’un côté et la ville de l’autre. N’oubliez pas de faire une halte pour prendre un thé dans un des cafés de la corniche, l’ambiance du narghilé fait partie du décor aussi. Si vous avez encore la forme, continuez la promenade jusqu’à Ain El Mreisseh où vous verrez une autre face de Beyrouth, avec ses grandes tours illuminées.

Deuxième jour

Après les différentes blessures de la guerre, Beyrouth s’est refait une nouvelle beauté dont les Beyrouthins sont fiers. Le centre ville aux couleurs phéniciennes. Reconstruit en grande pompe, l’endroit mélange traditions et modernité. L’Occident et l’Orient s’y retrouvent presque, avec une dimension dédiée au luxe.  Le contraste est saisissant.

Et au milieu de ce monde occidentalisé, on y trouve quelques touches locales à ne pas manquer, comme le Grand Sérail, une ancienne bâtisse ottomane remise sur pied pour abriter le siège du gouvernement. Un peu plus loin dans le centre, on peut visiter la cathédrale Saint Georges qui côtoie de manière très symbolique le dôme bleu de la mosquée Mohamed al Amine. N’est-ce pas une preuve d’une belle entente interreligieuse ?

Continuez de déambuler dans les rues pour sortir de cette partie moderne et tomber dans les souks de Beyrouth, restaurés et transformés en centre commercial sophistiqué. Un peu plus loin, on peut retomber sur la corniche, ce qui peut vous mener vers l’université américaine, le quartier Hamra et le quartier des arts « Saifi » pour dénicher les beautés des artistes libanais le plus en vogue.

Entretemps, si vous avez un creux, arrêtez-vous dans un des innombrables restaurants et brasseries dans cette partie, il y en a pour tous les goûts et budgets: des mezzés à la libanaise, à la cuisine parisienne pur jus, en passant par une bonne pizza italienne ou un petit repas asiatique. Mais bon, n’oubliez pas de gouter au fameux taboulé libanais et au hommos au jus de grenade, c’est plus que fameux. A ne pas rater : si vous passez par Al Hamra, n’oubliez pas de goûter une sublime pâtisserie Bliss, rue Blisse.

Après, vous pouvez changer de décor en allant vers Achrafieh, un quartier chrétien à l’est de la ville et l’un de ses plus anciens aussi. Même si ce coin est désormais envahi par des tours modernes et vitreuses, l’on peut trouver encore quelques anciennes demeures datant de plus de cents ans, notamment  les villas Sursock, rue Sursock et son musée. Passez par l'escalier Saint-Nicolas et la rue Gouraud aussi, où l’on peut apercevoir les promesses de la vie nocturne de la capitale, avec plein de  cafés et de bars. Place à la fête à Beyrouth.

Troisième jour

Avant de repartir, vous pouvez découvrir les environs de Beyrouth. Là, deux possibilités s’offrent à vous en fonction du temps qu’il vous reste.  D’abord, Beiteddine, en arabe maison de la religion, qui est un palais construit au début du XIXe siècle par l'émir Bachir, un prince libanais. La partie centrale, du palais est sans doute la plus intéressante, elle est très joliment décorée de sculptures, de boiseries et de mosaïques.  La Dar comprend les appartements privés de l'émir, les cuisines et un magnifique hammam.  Le palais est situé au milieu de jardins et abrite un beau musée des  mosaïques byzantines.

Ou alors, vous avez la possibilité de vous  rendre dans les vignobles de Ksara, le plus ancien domaine viticole du pays. Le domaine a hérité de vieilles traditions  qui remontent à 1857, époque à laquelle un groupe de moines jésuites décide de produire un vin de qualité supérieure. Si vous optez pour cette deuxième possibilité, n’oubliez pas de manger dans un des restaurants qui surplombent les vignobles, l’ambiance est inoubliable, comme la nourriture.

Voilà que votre week-end est terminé. Il est temps de reprendre l’avion. Source photo.