Airbus, mégas contrats à Dubaï

airbus,dubaiLors du salon aéronautique qui se tient à Dubaï, Airbus vient d'engranger de nombreuses commandes. En fait, si certaines compagnies de la région se montrent friandes d'Airbus, les pays du Golfe seraient-ils plus intéressés par les actions du constructeur?




Airbus vient de remporter un méga-contrat auprès de la compagnie Emirates avec plus de 20 milliards de dollars à la commande. Cette dernière comporte pas moins de 70 appareils A350. De plus, la compagnie a pris des options sur 50 autres A350, sans oublier les 11 appareils déjà commandé du géant A380 dont huit fermes. Ce nouveau contrat porte à 58 le nombre de A380 commandés par Emirates, ce qui fait de la compagnie de Dubaï le plus gros client mondial de son nouveau géant.

En ce qui concerne la commande A350, Emirates avait annoncé qu'elle voulait commander une centaine d'appareils long-courriers mettant ainsi fin à ses hésitations entre le Dreamliner et l'A350. De ce fait, les 70 commandes fermes font d'Emirates le deuxième client de ce long-courrier après une autre compagnie du Golfe, Qatar Airways.

Ces nouvelles commandes confirment le fort développement de la compagnie Emirates, propriété de l'émirat de Dubaï, dont la flotte comporte actuellement 111 appareils. Le groupe a publié ses chiffres il y a quelques jours : plus de 10 millions de passagers durant la première moitié de l'année budgétaire 2007, soit plus de 22% par rapport à 2006.

D'autre part, la compagnie aérienne émiratie à bas prix, Air Arabia, vient de commander 34 A320 et pris option sur 15 autres pour un montant total de quelque 3,5 milliards de dollars. Lancée il y a trois ans, la compagnie dispose de neuf avions pris en leasing et a transporté 1,95 million de passagers durant les neuf premiers mois de 2007, contre 1,26 million au cours de la même période en 2006. Elle est récemment entrée en bourse avec la mise en vente en avril de 55% de son capital, qui lui a rapporté 700 millions de dollars, devenant la première compagnie du Moyen-Orient à ouvrir son capital au public.

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